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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bourgoing.

Denis de Bourgoing
Naissance
Blismes, France
Décès 1989
Origine Drapeau de la France France
Arme Marine nationale
Grade vice-amiral
Années de service 1915-1967
Commandement Marine nationale en Indochine 1952
Conflits Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale, Guerre d'Indochine
Distinctions commandeur de la Légion d'honneur
Autres fonctions président de l'Académie du Morvan

Denis Félix Marie Victor de Bourgoing, né à Blismes (Nièvre)[1] le , et mort en 1989, est un militaire, enseignant et dirigeant de sociétés français.

BiographieModifier

OriginesModifier

Né sur le finage de Blismes, dans la Nièvre, Denis de Bourgoing est le fils de Guillaume de Bourgoing et de son épouse Marguerite Guillaume de Sermizelles. Il est issu d'une ancienne famille du Nivernais, déjà citée au XIIIe XIIIe siècle. Il a vu le jour dans le château de Quincize, situé au sud-ouest de Blismes, qui fut jadis alternatif de cette paroisse et de celle de Poussignol. Ce manoir du XVIIe siècle est flanqué d'un pavillon et de deux tours rondes, auquel on parvient par une longue avenue bordée d'arbres. Quincize avec ses dépendances formait une seigneurie en toute justice, mouvante du Comté de Château-Chinon. Le seigneur y possédait, basse, moyenne et haute justice. L'Ouche du Pilori, rappelle le signe patibulaire érigé pour l'exécution des sentences criminelles. Pierre Ier Pitoys, seigneur de Saint-Maurice, bailli et gouverneur de Château-Chinon, son fils Pierre II, épousera Françoise Le Bourgoing. Il portait « D'Azur à une croix ancrée d'or ». Le fief passera par le jeu des alliances et des ventes à la famille de Simon Pierre Sautereau et de son fils, qui portait « D'argent à la croix d'or, accompagné de quatre merlettes »[2], puis aux Sermizelles[3].

Jeunesse et familleModifier

Denis de Bourgoing épouse à la mairie de Paris VIIIe, le , Marie Marguerite Élisabeth Roselyne de Villeneuve Bargemon, née le , qui lui donnera quatre enfants : François, Guillaume, Jean-Marie, futur maire de Blismes (1983-1995) et président de l'Académie du Morvan, et Pierre de Bourgoing[4].

Carrière militaireModifier

Il entre dans la Marine nationale en 1915, devient aspirant le . Diplômé de l'École de guerre navale, il sera directeur des études de cette même école. En 1933, il est remplacé au ministère de la Marine, état-major général, section D, études des armements navals par Darrieus[5]. Il est chargé de cours à L'École supérieure de guerre navale et, tirant les conclusions de la Seconde Guerre mondiale, réorganise complètement ceux-ci[6].

GradesModifier

  • 1916 : aspirant
  • enseigne de vaisseau 2e classe ;
  • enseigne de vaisseau Ier classe ;
  • lieutenant de vaisseau ;
  • capitaine de corvette ;
  • capitaine de frégate (actif en 1938) ;
  • capitaine de vaisseau (actif en 1947) ;
  • contre-amiral (actif en 1952, commandant de la Marine en Indochine)[7] ;
  • vice-amiral ;
  • commandant de la Marine nationale en Indochine d'avril 1951 à novembre 1952.

DécorationsModifier

Vie civileModifier

Il est nommé directeur général de la Compagnie du port de Beyrouth. Ancien secrétaire général de l'IRFED, il cofonde l'Académie du Morvan le dans l'ancienne mairie de Château-Chinon, en compagnie d'Henri Desbruères, qui sera le premier président du triumvirat, composé de Claude Régnier et du peintre Jacques Thévenet. Lui est dans la chancellerie exécutif. Il deviendra ensuite le second président de l'Académie. Il est propriétaire agricole à Blismes.

PublicationModifier

  • « Trois siècles de constructions navales dans la Nièvre », in Revue Historique des armées, no 115 [numéro spécial 600 ans de constructions navales], 1974, p.185-193.

Notes et référencesModifier