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Denis Berger

militant et dirigeant communiste et trotskiste français
Denis Berger
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Militant politique, politologueVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Partis politiques
Directeur de thèse
Michel Leboeuf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Denis Berger, né le à Paris et mort le dans cette même ville, est un militant et dirigeant communiste et trotskiste, français. Il devient par la suite politologue.

BiographieModifier

Militant du Parti communiste internationaliste dès 1950, il suit la minorité pabliste qui décide de quitter les organisations trotskistes pour faire de l'entrisme au Parti communiste français auquel il adhère en 1953.

Parallèlement, il entre dans la direction du parti communiste internationaliste pabliste, dont il est membre du bureau politique à partir de 1955.

En 1956, il est en contact avec divers oppositionnels à l'interne du PCF, notamment l'équipe de Tribune de discussion autour de Félix Guattari et Lucien Sebag, à laquelle il participe et qui va fusionner avec celle de L’Étincelle, animée par des militants plus italiens, comme Victor Leduc, Jean-Pierre Vernant et Gérard Spitzer. La découverte des activités trostkistes de Berger conduit cependant le groupe de L’Étincelle à prendre rapidement ses distances.

En 1958, Berger fonde alors la revue La Voie communiste dont il restera le principal animateur.

Il s'oppose alors à la direction du PCI, et notamment à Pierre Frank, défendant l'idée d'une fusion au sein d'un mouvement associant largement tous les communistes oppositionnels. La rupture intervient fin 1958, La Voie communiste regroupe alors quelques militants : Lucien Sebag, Gabriel Cohn-Bendit, Félix Guattari, Simon Blumenthal, Roger Frey. La publication de cette revue vaut à Berger d'être exclu du PCF en 1960.

L'essentiel de l'activité militante de ce groupe est centré sur le soutien aux nationalistes algériens, et notamment à Mohamed Boudiaf et à son Parti de la révolution socialiste.

La Voie communiste connaît cependant une lourde crise en 1965 qui conduit à l'explosion du petit groupe. Denis Berger continue la publication d'une feuille plus modeste, appelée simplement La Voie, qui reste cependant très confidentielle.

En 1971, Berger décide donc d'adhérer au PSU, et d'y militer au sein du courant marxiste-révolutionnaire, animé par Jacques Kergoat et Jean-Marie Vincent. Il quitte le PSU avec les militants de ce courant l'année suivante, mais n'adhère à la Ligue communiste révolutionnaire qu'en 1975.

Il se rapproche alors de Michel Lequenne et Jean-Marie Vincent et participe à la création d'une tendance oppositionnelle au sein de la LCR, la tendance trois (souvent appelée T3) qui naît en 1977. Avec les autres dirigeants de la T3, il ne se retrouve pas dans l'attitude trop peu critique à ses yeux de la LCR quant à l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS.

Il finit par quitter la LCR en 1985, sans pour autant rejoindre, comme beaucoup d'autres militants de la T3, Les Verts.

Il se consacre alors essentiellement à un travail intellectuel. Maitre de conférences en sciences politiques à partir de 1989, il publie alors plusieurs ouvrages et contribue à des revues politiques et théoriques.

Liens externesModifier