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Description et caractéristiquesModifier

 
Les Psolidae ont souvent le dos protégé par des plaques minéralisées.

Cet ordre compte des holothuries vagiles ou sessiles de forme ramassée (en saucisse ou en fuseau), munies de 10 à 30 tentacules buccaux arborescents (qui sont souvent la seule partie visible de l'animal, quand le corps est dissimulé), rétractables dans un introvert au moyen de muscles rétracteurs du pharynx, attachés à des muscles longitudinaux radiaires simples[1]. Leurs podia peuvent être disposés de manière très délimités sur les radius (souvent très marqués), ou parfois répartis sur tout le corps ; ils ne sont qu'exceptionnellement absents, chez une poignée d'espèces endogées. Ils n'ont pas de tubes de Cuvier ni d'ampoules tentaculaires. La respiration s'effectue par deux structures pulmonaires qui débouchent sur le cloaque. Ces holothuries ont une paire de gonades de chaque côté du mésentère dorsal[2].

Les deux principales familles d'holothuries littorales arborescentes sont les Cucumariidae et les Phyllophoridae, les premières n'ayant que 10 tentacules buccaux (ramifiés) et les secondes un nombre généralement supérieur[3] (souvent 20). Les Psolidae se distinguent par leur sole ventrale, leur face dorsale souvent endurcie voir couverte de plaques protectrices, et le fait que la bouche et l'anus sont dorsaux (trait partagé, mais de manière moins marquée, avec les Ypsilothuriidae). Un autre critère de différenciation est l'anneau calcaire pharyngien : il est complexe et porte des extensions postérieures chez les Phyllophoridae, et très simple chez les Cucumariidae ; ceux des Sclerodactylidae sont intermédiaires (courts mais constitués de nombreux éléments)[2].

Mode de vieModifier

Ce sont pour la plupart des holothuries se déplaçant peu voire pas du tout. Leur corps est maintenu à l'abri (enfoui dans le sable, caché dans une cavité) ou protégé (par un comportement cryptique, une face dorsale endurcie ou des toxines), tandis que le panache de tentacules est déployé dans le courant afin d'y capturer le plancton - il se rétractera rapidement à la moindre menace. Les bras sont ensuite successivement ramenés à la bouche pour y collecter la nourriture, ce qui les fait parfois appeler « lèche-doigts ». Certaines espèces (notamment dans les familles Rhopalodinidae et Ypsilothuriidae) vivent entièrement enfouies dans le sable, ne laissant dépasser que leurs tentacules.

Liste des famillesModifier

Selon World Register of Marine Species (2 décembre 2013)[4] : ...

Selon ITIS (2 décembre 2013)[5] :


Voir aussiModifier

Références taxinomiquesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Alain Guille, Pierre Laboute et Jean-Louis Menou, Guide des étoiles de mer, oursins et autres échinodermes du lagon de Nouvelle-Calédonie, ORSTOM, , 244 p. (lire en ligne).
  2. a et b (en) Maria Byrne et Timothy O'Hara, Australian echinoderms : Biology, Ecology and Evolution, CSIRO Publishing, (ISBN 9781486307630, lire en ligne).
  3. G. Cherbonnier, « Echinodermes : holothurides », Faune de Madagascar, Paris, ORSTOM,‎ (horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers12-05/25111.pdf).
  4. World Register of Marine Species, consulté le 2 décembre 2013
  5. ITIS, consulté le 2 décembre 2013