DeLorean DMC-12

automobile

DeLorean DMC-12
DeLorean DMC-12
Une DeLorean DMC-12 de 1983.
Delorean DMC-12 Logo.svg

Marque DeLorean Motor Company
Années de production (1976) 1981 - 1983 puis
2017 (re-fabrication exceptionnelle)
Production 8 583 + 300 exemplaire(s)
Classe Sportive
Usine(s) d’assemblage Drapeau de l'Irlande du Nord (drapeau du Royaume-Uni) Dunmurry puis
Drapeau des États-Unis Houston (2017)
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) PRV (V6)
Position du moteur Longitudinale arrière
Cylindrée 2 849 cm3
Puissance maximale 130 ch DIN (95,6 kW)
Couple maximal 216 N m
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses Manuelle à 5 rapports
Automatique à 3 rapports
Poids et performances
Poids à vide 1 233[1] kg
Vitesse maximale 192 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 9,5 à 10,5 s
Consommation mixte 10 à 15 L/100 km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé 2 portes en acier inoxydable et fibre de verre
Coefficient de traînée 0,33
Suspensions Triangles superposés
Direction Crémaillère
Freins Hydraulique à disque
Dimensions
Longueur 4 216 mm
Largeur 1 857 mm
Hauteur 1 140 mm
Empattement 2 413 mm
Voies AV/AR 1 661 mm  / 1 590 mm
Volume du coffre 396 dm3
Chronologie des modèles

La DeLorean DMC-12 est une voiture de sport conçue et fabriquée par le constructeur automobile américain DeLorean Motor Company, abrégé DMC. Elle fut produite de à début 1983 et a reçu quelques restylages légers. Elle est plus connue sous le simple nom « DeLorean », puisqu'il s'agit de l'unique modèle produit et commercialisé par ce constructeur.

La DMC-12 est un coupé à deux portes papillon en acier inoxydable avec une caisse en fibre de verre sur laquelle des panneaux en inox ont été apposés.

Le premier prototype est créé en 1976 et la production débute en 1981 ; la première voiture étant construite le 21 janvier, à l'usine DeLorean Motor Company de Dunmurry, en Irlande du Nord. Au cours de sa production, plusieurs caractéristiques de la DeLorean sont modifiées, telles que le capot, les roues et l'intérieur. La DMC-12 est produite à 8 583 exemplaires, avant que la production ne cesse en 1983[2]. En 2007, et selon James Espey, le vice-président de DeLorean Motor, environ 6 500 DMC-12 sont toujours en circulation[3].

Cette voiture connaît une renommée internationale grâce à son apparition au cinéma dans la trilogie Retour vers le futur, où elle est convertie en machine à voyager dans le temps.

En 2016, DeLorean Motor Company annonce que la production de la DMC-12 sera relancée en 2017, avec 300 exemplaires produits. DMC, jusque-là, ne faisait que réparer les modèles existants. En revanche, les plans seront modifiés : par exemple, le moteur ne serait plus un PRV V6, afin de produire moins de CO2 et qui n'est plus fabriqué depuis 1998.

HistoriqueModifier

ContexteModifier

 
John DeLorean en 1982.

En , John Zachary DeLorean, ancien vice-président de General Motors, crée dans la ville de Détroit dans le Michigan, une société de consultant en ingénierie, la « John Z. De Lorean Corporation ». L'homme d'affaire commence également à parler de la construction de sa propre voiture de sport, qui, selon lui, doit être techniquement très avancée, d'une haute sécurité et d'un prix de vente élevé : la voiture que General Motors lui avait interdit de concrétiser en 1962[2].

En , William "Bill" Collins Jr. remit sa démission à General Motors pour rejoindre John DeLorean. Ils avaient travaillés ensemble chez Pontiac, où ils furent les hommes à l'origine de la première GTO et du projet Trans Am. Collins était persuadé que le développement de cette nouvelle voiture de sport deviendrait la chose la plus importante de sa carrière. Il est vrai que le cahier des charges ambitieux de la DeLorean était alléchant : une voiture de sport pour gentleman, d'une ligne percutante, avec le moteur à l'arrière, la carrosserie en acier inoxydable, des portes-papillon et de bonnes performances. La voiture devait aussi être un exemple dans le domaine de la sécurité active et passive, elle devait pouvoir accueillir les passagers de grande taille et garder une ligne indémodable au fil du temps[2]. Bill Collins est engagé comme concepteur et chef de projet[2] ; son titre officiel dans l'entreprise était « Vice President - Product »[4].

Développement et conceptionModifier

Après s'être mis d'accord sur les dimensions de la futur voiture, Bill Collins se rendit chez Pioneer Engineering pour faire réaliser une première maquette du poste de conduite[2]. En , l'entreprise de John DeLorean conclut un contrat avec la société italienne Italdesign afin que Giorgetto Giugiaro et son équipe de designer conçoivent ensemble la voiture de sport. Le binome de chez DMC souhaitait que la voiture ait un Cx de 0,33, des pare-chocs en élastomère moulés d'une pièce, des phares rectangulaires apparents, un pare-brise incliné de 60° et deux entrées d'air de 100 pouces2 chacune[5]. L'équipe d'Italdesign propose plusieurs modèles avec un style aérodynamique très acéré et un moteur central arrière, comme le voulait John DeLorean, dans le même style que les Lamborghini Countach, Lotus Esprit et BMW M1 entre autres. John DeLorean et Bill Collins approuvent l'un des nombreux modèles proposés et Italdesign compose plusieurs croquis et une maquette fidèle à ces inspirations du moment[2]. La maquette de style à l'échelle 1:1 est fabriquée à partir de « epo-wood » (cadre en bois avec un plâtre époxy spécial[6]) puis est ensuite expédiée au bureau de DMC à Détroit le [7]. Cette maquette servit de gabarit pour le premier prototype[8],[9].

En , l'entreprise est renommée « DeLorean Motor Company » (DMC)[2].

  Image externe
  Photo original de la « DSV-1 » auprès de Bill Collins tiré du documentaire britannique Car Crash: The DeLorean Story de 2004[10].

Sous les directives de John DeLorean, le premier prototype roulant de la voiture est terminé en par Bill Collins et donne une idée générale assez précise de ce que sera la voiture de série. Elle est motorisée par un quatre cylindres en ligne de chez Citroën[2]. Le concept initial s'appelle alors « DSV-1 » (abréviation de « DeLorean Safety Vehicle »)[11],[9], une auto dotée de tous les organes de sécurité du moment (pare-chocs et châssis à déformation, protections du passager et freinage). John DeLorean souhaitait créer la voiture « éthique », axée sur la sécurité et l'environnement, dont les matériaux choisis seraient un gage de longévité.

Un an plus tard, un deuxième prototype voit le jour. Muni d'un moteur V6 PRV de 2,8 L de cylindrée et développant 130 ch. Le moteur Citroën du premier prototype était trop mou et fut donc rapidement abondonné. Le PVR est donc choisi et préféré, notament car il était certifié aux États-Unis dans la Peugeot 604 et ne demandait donc plus qu'un test de 5 000 miles d'émissions toxiques au lieu des 50 000 miles obligatoires[5].

Le prototype est envoyé la même année au salon des concessionnaires à La Nouvelle-Orléans. L'objectif de John DeLorean était de pouvoir les « allécher » et d'en vendre un maximum. Il arrive à convaincre 350 concessionnaires et à faire pré-commander 30 000 voitures, sans savoir quand il allait pouvoir les livrer ni même avoir d'usine pour les construire[12].

Présentation et lancementModifier

Après avoir les croquis, les prototypes, une équipe d'ingénieurs et les concessionnaires pour pouvoir vendre toutes ses futures voitures, DMC manquait d'une seule chose pour lancer le projet : 200 millions de dollars pour construire une usine. Pour cela, John DeLorean chercha des investisseurs à travers toute la planète. Il est allé en Espagne, ou General Motors ferma une usine qui n'était pas assez rentable, puis en Italie pour racheter l'usine de Maserati qui était en faillite depuis 1975, ou encore à Porto Rico où un programme de fabrication d'usine était en cours. Mais aucune de ces pistes n'aboutit, notamment parce que les investisseurs voulaient des parts de DMC et John DeLorean voulait être le seul gérant[12].

Le gouvernement britannique entend parler de la recherche de partenaire et est alors prêt à financer et construire l'usine en Irlande du Nord dont DMC a besoin. Cependant, avant de se lancer dans un tel projet, il vérifie que les commandes des voitures sont bien des commandes fermes. Or ce n'était pas le cas et le gouvernement abandonna ce projet qui était trop risqué. Malgré cela, John DeLorean n'abandonna pas et intima au gouvernement britannique de construire son usine en Irlande, sachant que l'Irlande du Nord manquait cruellement d'emplois. À l'époque, le taux de chômage est extrêmement élevé en Irlande du Nord et il est très facile de trouver la main-d'œuvre nécessaire. Finalement, le gouvernement britannique accepte et lui déroule le tapis rouge afin de créer des emplois dans cette région. Grâce aux fonds obtenus des subventions de l'État, plus d'une centaine de millions de Dollars est investie. La DeLorean Motors Company s'installe donc en Irlande en 1978, dans la commune de Dunmurry dans la banlieue du Sud-Ouest de Belfast. La construction de l'usine débute en et 2 500 emplois sont crées. Le projet du coupé sportif abordable et innovant ambitionne des volumes de ventes considérables, principalement aux États-Unis. Cependant, la production en chaîne des DMC-12, prévue en 1979, ne peut commencer qu'en 1981, en raison de problèmes de mise au point[2],[12].

 
Une DeLorean DMC-12 (modèle 1981).

La voiture est présentée au public en 1980 et le , après de nombreux retards, les premières DMC-12 sortent de l'usine[13].

L'entreprise offre des salaires intéressants et le meilleur matériel disponible. Cependant, les employés sont, pour la plupart, inexpérimentés et la qualité de fabrication laisse à désirer, à tel point que les premiers modèles expédiés aux États-Unis doivent être partiellement démontés puis réassemblés dans des Quality Assurance Centers (ou QAC), humoristiquement appelés « Quack ». La plupart des problèmes de qualité sont résolus dès 1982[14], et les DMC-12 sont vendues avec une garantie de douze mois et un contrat de service de cinq ans ou 80 000 km[15].

Faillite et arrêt de la productionModifier

Dès la fin de l'année 1981, la demande plus faible que prévu, et les coûts plus élevés qu'escompté sont fatals pour les comptes de DMC. Le seuil de rentabilité était estimé aux alentours de 10 000 à 12 000 véhicules vendus par an, mais les ventes annuelles sont restées plafonnées à 6 000 unités. En réponse à la chute des revenus de l'entreprise, un plan de restructuration est lancé. Une holding est alors créée, la DeLorean Motors Holding Company, regroupant la DeLorean Motor Company et ses filiales.

En , au vu des interrogations sur la viabilité d'une telle entreprise, la compagnie doit annuler l'émission d'actions qui auraient dû lui rapporter 27 millions de dollars. John DeLorean tente alors de convaincre le gouvernement britannique de lui accorder une aide, mais celle-ci lui est refusée tant qu'il ne trouverait pas d'appuis auprès d'autres investisseurs. Quelque mois plus tard, il devient la cible du FBI et de la DEA américaine. En , John DeLorean est arrêté pour un trafic de cocaïne, auquel il était accusé de s'être livré pour pallier les difficultés financières de l'entreprise. Il fut plus tard libéré à la suite d'un non-lieu, le jury estimant comme la défense, qu'il s'agissait d'un piège tendu par le FBI qui le soupçonnait mais sans preuves. Finalement, jamais les fonds nécessaires à la remise à flot de l'entreprise ne seront rassemblés. La compagnie fait faillite le et cesse toute activité, emportant avec elle 2 500 emplois et près de 100 millions de dollars d'investissements[16],[17],[18].

Environ une centaine de DMC-12, partiellement assemblées, sont terminées par la société Consolidated International, d'où la présence de modèles neufs sur le marché jusqu'en 1983[19]. Les stocks de pièces de l'usine, du service de garantie, ainsi que les pièces fabriquées par les sous-traitants mais non livrées, sont expédiés à Columbus (Ohio), en 1983 et 1984. Les pièces sont vendues en gros et au détail par correspondance, par la société KAPAC.

RenaissanceModifier

En 1995, l'entrepreneur anglais Stephen Wynne fonde une société homonyme, peu de temps après avoir acquis la marque déposée DMC, et reprend les pièces restantes appartenant à la société d'origine. L'entreprise, basée dans la banlieue de Houston, assemble de nouveaux exemplaires, assure le remplacement de pièces détachées originales et la création de pièces sur mesure[20]. Les premières installations sont ouvertes à Humble, au Texas, et d'autres sont basées à Bonita Springs, en Floride, à Crystal Lake, dans l'Illinois, à Bellevue, dans l'État de Washington, à Garden Grove, en Californie et à Hem, aux Pays-Bas[21]. La nouvelle société DeLorean Motor Company n'est pas associée à l'entreprise d'origine, mais soutient les propriétaires de la DeLorean DMC-12.

En 1997, le stock de pièces restantes, une partie de l'outillage d'époque, ainsi que les droits sur les noms et logos, sont rachetés à KAPAC par une nouvelle société, DeLorean Motor Company (Texas) (en), qui voit le jour à Houston au Texas, afin de distribuer les pièces détachées et en développer de nouvelles en cas de pénurie. 99 % des pièces sont ainsi disponibles, garantissant une longue vie aux DeLorean toujours sur les routes[réf. nécessaire].


En 2016, la nouvelle entreprise annonce refabriquer 300 exemplaires de la DMC-12 à partir de l'année 2017[22].

Les différentes versionsModifier

Comprendre la désignationModifier

DMC-12 est l'abréviation de deux éléments[12] :

  • DMC : la marque de l'entreprise, soit DeLorean Motor Company ;
  • 12 : le tarif initial de commercialisation voulu par John DeLorean, soit 12 000 $.

La maquette de styleModifier

 
La maquette originale de la DMC-12, ici au musée Ulster Transport Museum.

Après avoir conclu un contrat avec la société italienne Italdesign en , John DeLorean voit avec Giorgetto Giugiaro pour concevoir le design de la futur DMC-12. Après s'être mis d'accord, une maquette de style à l'échelle 1:1 est fabriquée à partir de « epo-wood » (cadre en bois avec un plâtre époxy spécial)[23],[9].

Elle est expédiée au bureau de DMC à Détroit le [24]. Cette maquette servit de gabarit pour le prototype. Elle est ensuite envoyée à l'usine de Belfast où elle est modifiée au premier trimestre de 1979 pour refléter le design rafraîchi utilisé pour la production[25],[2]. Lorsque l'usine a fermé à la fin de l'année 1982, la maquette a été donnée au musée Ulster Folk and Transport Museum dans la petite commune de Cultra, au nord-est de Belfast en Irlande du Nord, où elle est maintenant exposée et visible[26],[9].

Les prototypesModifier

En , le premier prototype roulant est terminé et donne une idée générale assez précise de ce que sera la future voiture de série. Deux particularités esthétiques la caractérisent rapidement : tout d'abord, les portes papillons lui donnent un style bien à part, et deuxièmement, la carrosserie non peinte, en inox brossé brut. Ce premier prototype est muni d'un moteur quatre cylindres essence de chez Citroën, utilisé notamment sur les CX, accouplé à une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports[2],[27]. Ce concept initial s'appelle alors « DSV-1 » (abréviation de « DeLorean Safety Vehicle »). Elle est dotée de tous les organes de sécurité du moment (pare-chocs et châssis à déformation, protection du passager et freinage). John DeLorean souhaitait créer la voiture « éthique », axée sur la sécurité et l'environnement, dont les matériaux choisis seraient un gage de longévité[28],[9]. Le cockpit diffère grandement de celui des futures DMC-12 de série : celui-ci, entièrement garni de cuir de couleur caramel, dispose d'un volant doté d'un airbag, d'une planche de bord avancée afin d'absorber les impacts pour les genoux des passagers et la console centrale renferme le réservoir d'essence[5]. À noter également que le dessous de caisse est en fibre de verre moulée par injection[27]. Ce prototype est aujourd'hui exposé au musée America's Transportation Experience / AACA auprès d'une DMC-12 de série, dans la ville de Hershey en Pennsylvanie aux États-Unis[29].

  Image externe
  Photo de l'intérieur du premier prototype.

Un an plus tard, un deuxième prototype voit le jour. Après mûre réflexion, le moteur V6 à injection franco-suédois PRV (Peugeot-Renault-Volvo) de 2,8 L de cylindrée est sélectionné pour la voiture. Il est choisi notamment car il est certifié pour les États-Unis dans la Peugeot 604. De plus, celui-ci est nettement plus puissant que le précédent. L'emplacement du moteur passe, d'une position centrale-arrière pour la DSV-1, à une position en porte-à-faux arrière et cet emplacement est ensuite gardé pour les DMC-12 de série. Le châssis devait initialement être produit grâce à l'utilisation d'une nouvelle technologie de fabrication non testée connue sous le nom de moulage de réservoir élastique (ERM), qui allégerait la voiture tout en réduisant vraisemblablement ses coûts de production[29].

Les « mules »Modifier

Plusieurs centaines de DMC-12 ont été produites sans panneaux en acier inoxydable, pour la formation des ouvriers, et sont appelées « voitures noires » ou « mules », en référence à leurs panneaux en fibre de verre noire au lieu d'inox. Celles-ci n'ont jamais été commercialisées[29].

Les DMC-12 peintesModifier

 
Une DMC-12 repeinte en rouge.

À l'origine, et malgré les rumeurs, la totalité des modèles produits de l'usine de Dunmurry en Irlande du Nord, sortaient avec une carrosserie en acier inoxydable brossé. DMC n'a jamais produit de voiture peinte en usine. Cependant, une entreprise sous-traitante de DeLorean Motor Company eut la possibilité de peindre quelques DMC-12. Ainsi, trois exemplaires ont été envoyés dans l'usine de ce sous-traitant aux États-Unis : l'une était peinte en noir (série 667), une autre en rouge (série 661) et la dernière en jaune (série 672)[30].

Après avoir utilisé les trois exemplaires comme voitures de société pour DeLorean, le constructeur automobile les a vendues à peu près au moment où l'entreprise a fait faillite suite à l'arrestation de John DeLorean en 1982. La voiture rouge a finalement été vendue à un particulier qui, ignorant son importance historique, l'a dépouillée jusqu'au métal nu. La voiture noire a fait son chemin vers le New Jersey où elle aurait été repeinte en bleu. Enfin, la voiture jaune était connue pour la dernière fois dans son état peint d'origine et résidait en Pennsylvanie en 2018[30].

Les DMC-12 plaquées orModifier

  Image externe
  Document du catalogue de vente des DMC-12 plaquées or.

Dans le cadre d'une promotion, pour Noël 1980, la compagnie American Express désirait vendre des DMC-12 plaquées or 24 carats à leurs clients les plus fidèles et possédant la carte de paiement « gold ». L'American Express et la DeLorean Motor Company, conclut un contrat et 100 voitures de cette édition limitée fût proposée au prix de 85 000 dollars chacunes. Dans le catalogue de DeLorean, l'American Express la déclare comme étant « la voiture la plus luxueuse du monde ».

Ils citent également ceci (traduit en français) : « La voiture du futur - une voiture de sport si spectaculaire qu'elle dépasse l'imagination. De ses spectaculaires portes papillon et sa surface extérieure en or 24 carats scintillant à son ingénierie automobile de championnat du monde Colin Chapman, la DeLorean glisse vers le futur avec une grâce et une autorité rarement vues.

Le luxe est incroyable. Spécialement commandée par vous seul - telle que conçue par le grand Giorgetto Giugiaro - la DeLorean est un chef-d'œuvre d'ingénierie et de design. Et, comme il sied à son caractère extraordinaire, l'ensemble des panneaux de carrosserie extérieurs en acier inoxydable sans corrosion de cette DeLorean en édition limitée seront galvanisés avec de l'or pur 24 carats.

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De plus, pas plus de 100 exemplaires ne seront jamais produits. La première étape pour devenir l'une des 100 personnes au monde à acquérir cette voiture en édition limitée est d'appeler l'un de nos numéros sans frais pour obtenir des réponses à toutes vos questions. Lorsque la production de votre voiture commencera au Royaume-Uni pour être livrée à l'un des plus de 300 concessionnaires DeLorean aux États-Unis en , un acompte de 10 000 $ sera requis sur ce chef-d'œuvre de 85 000 $. Facturable, bien sûr, sur votre compte American Express Card. Vraiment une opportunité en or ! »

Seulement deux voitures ont été vendues parmit les trois fabriquées en usine. Deux autres ont été plaquées en or, à l'initiative de leurs propriétaires[31],[32].

La VIN « 4300 »Modifier

 
La DMC-12 VIN « 4300 » plaqué or au National Automobile Museum à Reno (Nevada).

La première a été acquise par un entrepreneur canadien, Sherwood Marshall, qui en a fait don au National Automobile Museum situé à Reno (Nevada). Elle porte le numéro VIN « 4300 », dispose d'un intérieur de couleur marron et d'une transmission manuelle[33],[34],[32].

La VIN « 4301 »Modifier

La deuxième fut acquise par Roger Mize, le président de la Snyder National Bank à Snyder, au Texas. La voiture a résidé pendant une vingtaine d'années dans une vitrine du hall de la banque. En 2003, elle est donnée au musée Petersen à Los Angeles en Californie où elle y réside encore aujourd'hui. Elle porte le numéro VIN « 4301 », dispose d'un intérieur noir et d'une boîte de vitesse automatique. Pendant les vingt ans dans la banque et dans le musée, elle n'a jamais été démarrée. Son compteur kilométrique affiche environ 10 miles, soit 16 km, dont la plupart ont été accumulés lorsque celle-ci est déplacée dans le musée en la poussant[35],[34],[32].

La VIN « 20105 »Modifier

Une troisième fut construite par Consolidated International en 1983, juste après la faillite de DeLorean Motor Companyet. Elle est la toute dernière DMC-12 à être fabriquée et sortie de l'usine et porte le numéro de fabrication VIN « 20105 ». Ce véhicule a été assemblé à partir de pièces détachées commandées par American Express, pour remplacer des pièces endommagées aux deux autres lors du transport. Parmit toutes les pièces de rechange, la portière droite a été endommagée à l'usine de Dunmurry, laissant cette DMC-12 sans porte droite de rechange. Pour que Consolidated International complète le reskin de cette voiture, ils ont fait plaquer une porte aux États-Unis. Cette voiture est maintenant dans une collection privée dans le Maryland[32],[34].

Les autres DMC-12 plaquées orModifier

Deux autres ont été plaquées en or, à l'initiative de leurs propriétaires[15],[34].

La première porte le VIN « 5421 » et dispose d'une boîte de vitesses manuelle et d'un intérieur noir. Son premier propriétaire, vivant à New York, a acheté cette DMC-12 neuve en inox classique en 1981. Il explique avoir acheter la toute première DMC-12 de Long Island, et l'avoir payé environ 28 000 $. Il avait reçu, juste auparavent, l'offre d'American Express décrivant les 100 Deloreans en or 24 carats et à trouvé ça « cool ». Après avoir fait quelques recherches, cette personne trouve une entreprise pour faire un placage électrochimique, situé à Laurel. Un placage au pinceau a été effectué pour chaque éléments de la voiture, après un long procédé chimique. Le placage à l'or comprenait également les embouts d'échappement. Les jantes et les pare-chocs ont été pulvérisés avec de la peinture dorée pour correspondre au placage. Il a fallu trois mois pour terminer la totalité de la voiture. L'ensemble du projet lui aurait coûté environ 8 000 $ en 1981 (la galvanoplastie à l'or, la peinture des roues et pare-chocs ainsi que le voyage et l'hôtel). Avec le prix de la voiture neuve, le coût total est de 36 000 $, soit une économie de 49 000 $ réalisée par rapport à l'offre d'American Express. Plusieurs mois plus tard, cette personne vend sa voiture à un canadiens qui ne pourra pas l'envoyé dans son pays suite à des problèmes juriques. Elle est donc stockée dans un garage pendant un certain temps près de chutes du Niagara. Elle est ensuite revendu et à ce jour introuvable[15].

Une seconde voiture, portant le numéro de fabrication VIN « 16625 », a également été plaquée or 24 carats. Elle date de 1983 et dispose d'un intérieur noir avec une transmission manuelle. Elle a été annoncée dans le magasine américan DuPont Registry de chez un concessionnaire automobile à New York. Contrairement aux autres DMC-12 plaquées or, les carénages avant et arrière de celle-ci n'ont pas été modifiés. Autre particularité, l'intérieur de la porte passager n'a également pas été plaquée or. En , cette voiture refait surface dans une vente aux enchères ordonnée par un tribunal à Flint, dans le Michigan. Sont kilométrage était de 156 milles au compteur. Elle fait maintenant partie d'une collection privée et est parfois vue lors d'expositions dans le nord-est des États-Unis[15],[36].

Les DMC-12 à conduite à droiteModifier

CaractéristiquesModifier

DimensionsModifier

 
Une DMC-12 de 1981.
Masses et dimensions de la DMC-12
  DMC-12
Longueur 4 216 mm
Largeur 1 857 mm
Hauteur 1 140 mm
Empattement 2 413 mm
Voies Avant / Arrière 1 661 mm / 1 490 mm
Rayon de braquage 11 m
Masse à vide 1 233 kg
PTAC ... kg
Chargement de remorque
(freiné et non freiné)
... kg et ... kg
Coffre 396 l
Capacité du réservoir 51 l

Note : ce tableau comprend les dimensions hors-tout, cependant, les rétroviseurs, antennes ou autres éléments hors carrosserie ne sont pas pris en compte.

Chaîne cinématiqueModifier

MotorisationModifier

 
Moteur PRV V6.

À l'origine, le moteur monté à l'arrière de la DMC-12 devait être un moteur à piston rotatif de type Wankel, mais en raison de l'arrêt de la production et la dissolution de l'entreprise Comotor en 1977 qui fabriquait ce moteur, ce choix est vite abondonné[réf. nécessaire].

Le premier prototype est équipé d'un moteur 4 cylindres en ligne de la Citroën CX[37]. Dans le second propotype, le moteur PRV (Peugeot-Renault-Volvo) V6, est choisit et finalement retenue pour la DMC-12 de série. Après signature d'un contrat avec DMC, le PRV passe à une cylindrée de 2,85 litres. Ce moteur est une évolution du 2,7 L, alors présent dans la Renault 30[38]. Il est déjà certifié aux normes anti-pollution aux États-Unis avec la Peugeot 604 et ne demandait donc plus qu'un test de 5 000 miles d'émissions toxiques au lieu des 50 000 miles obligatoires[5]. Il dispose d'un système à injection direct type K-Jetronic de la marque Bosch[39]. Il est fabriqué dans l'usine de Douvrin.

D'après son constructeur, la DMC-12 avec boîte manuelle passerait de 0 à 60 mph (97 km/h) en 8,8 secondes[40] (9,5 secondes en réalité[38]). Équipée d'une boite de vitesses automatique, ce temps passerait à 10,5 secondes, chiffre mesuré par le magazine Road & Track[41].

Essence
Modèle et boîte Construction Moteur + Nom Cylindrée Performance Couple 0 à 100 km/h Vitesse maxi Consommation + CO2
DMC-12[2]
(boîte mécanique 5)
01/1981 - 1983 6 cylindres en V
PRV ZN
2 849 cm3
(2,8 L)
95,6 kW (130 ch) à ... tr/min 216 N m à ... tr/min 9,5 s 192 km/h
(205 km/h[note 1])
~ 10 l/100 km
... g/km
DMC-12
(boîte automatique 3)
01/1981 - 1983 6 cylindres en V
PRV ZN
2 849 cm3
(2,8 L)
95,6 kW (130 ch) à ... tr/min 216 N m à ... tr/min 10,5 s ... km/h ... l/100 km
... g/km

Autres informations :

  • puissance fiscale : 16 CV[2] ;
  • rapport poids/puissance : 9,9[2] ;
  • 1 000 m, départ arrêté, mesuré : 33 secondes.

Boîtes de vitessesModifier

La boîte de vitesses mécanique à cinq rapports, conçue par Renault, est fabriquée par Renault à l'usine de Cléon. La boîte de vitesses automatique à trois rapports, conçue par Renault, est fabriquée par la STA à Ruitz. Les moteurs et boîtes de vitesses sont envoyés chaque semaine par la mer des usines PRV jusqu'à l'usine DMC en Irlande du Nord[réf. nécessaire].

MécaniqueModifier

En termes de freinage, la DMC-12 dispose d'un système hydraulique à double circuit avec servofrein à dépression. Les voitures sont toutes munie de disques pleins à l'avant et l'arrière et d'étrier à simple piston. Le frein de stationnement est mécanique (commande à main), agissant sur les roues arrière[42].

La direction est à crémaillère et pignon, avec 2,65 tours de volant, de butée à butée, et un rayon de braquage de onze mètres. La DMC-12 est initialement équipée de jantes en alliage de 14 pouces de diamètre et de six pouces de large à l'avant, et quinze pouces de diamètre et huit pouces de largeur à l'arrière, montées sur pneus Goodyear radiaux. En raison du moteur monté à l'extrême arrière du véhicule, la DMC-12 a une répartition des masses assez inégale, soit 35 % à l'avant et 65 % à l'arrière[43].

La suspension est à quatre roues indépendantes, avec ressorts hélicoïdaux et amortisseurs hydrauliques. Le train avant possède deux triangles superposés, le train arrière est du type « multibras »[44]. La tenue de route de la voiture est considérée comme très bonne. Le dessin du châssis et la hauteur de la voiture sont dictés par les exigences de hauteur de pare-chocs et d'éclairage alors en vigueur à l'époque, mais de nombreux propriétaires ont depuis remplacé ou modifié les ressorts avant pour retrouver le dessin original[réf. nécessaire].

Châssis et carrosserieModifier

La carrosserieModifier

 
Acier inoxydable brossé de la DMC-12.

Le dessin de la carrosserie est dû à l'italien Giorgetto Giugiaro de l'entreprise Italdesign. Elle est recouverte d'acier inoxydable brossé, sans peinture ni vernis[45]. Le type de l'acier utilisé est de l'inox 304 austénitique qui a la particularité d'être non-magnétique. Cette catégorie d'acier inoxydable est très peu répandue dans l'industrie automobile car il coûte environ cinq fois plus cher que l'acier classique. En contrepartie, la DeLorean Motor Company réalise des économies sur la peinture et pouvait offrir une garantie anticorrosion, chose très rare à l'époque. Les panneaux en inox sont fixés sur une structure monocoque en fibre de verre, structure elle-même fixée sur un châssis en double-Y dérivé de celui de la Lotus Esprit.

Cinq véhicules ont été plaqués or 24 carats[32]. Des DeLorean peintes existent, mais elles l'ont toutes été après leur sortie d'usine[30]. Plusieurs centaines de voitures sont également produites sans les panneaux d'acier inoxydable, pour les modèles d'essai, et sont appelées « black cars » ou « mules », en référence à leurs panneaux de fibre de verre de couleur noire en lieu et place de l'acier inoxydable. Elles n'ont jamais été commercialisées[29].

Entretien de la carrosserieModifier

 
Vue détaillée de l'avant de la DMC-12.

Une carrosserie en inox non peinte présente des difficultés lors de sa restauration. Dans la réparation traditionnelle des carrosseries, les imperfections sont souvent corrigées à l'aide de mastic de carrosserie ou par étamage, ce qui ne pose pas de problème puisque le mastic est ensuite masqué par l'apprêt et la peinture finale (sur beaucoup de voitures contemporaines du mastic est utilisé pour dissimuler la jointure entre le pavillon et le panneau de l'aile arrière, par exemple). Avec une carrosserie non peinte, le matériau doit être réparé de manière parfaite et sans artifice. En outre, il est extrêmement difficile de peindre une carrosserie en inox, la peinture ayant des problèmes d'accroche sur ce matériau. DeLorean envisageait à l'époque que les panneaux de carrosserie endommagés soient purement et simplement remplacés plutôt que réparés, ce qui explique la grande quantité de pièces de carrosserie toujours disponible actuellement[46].

Les petites imperfections dans les panneaux inox peuvent être ôtées à l'aide d'un tampon à récurer non métallique (alors que les tampons en métal peuvent laisser des particules métalliques incrustées dans l'inox, ce qui peut donner un aspect « rouillé » à l'inox), ou même à l'aide de papier de verre[46].

Les portes papillonsModifier

 
Organigramme de l'ouverture des portes papillon de la DMC-12.

Une idée fausse sur la DMC-12 est que l'ouverture de ses portes requiert plus d'espace latéral qu'un véhicule à ouverture de portière classique. À l'inverse, les portières, lorsqu'elles sont ouvertes, requièrent seulement 28 cm (11 pouces) de largeur par rapport au véhicule[47] ; ouvrir et fermer les portières dans un espace réduit est donc aisé, sauf si le plafond, dans le cas d'un parking couvert, est très bas.

 
Vue détaillée d'une porte ouverte.

Les portes papillon ont été choisit par John DeLorean en référence à la mythique Mercedes-Benz 300 SL, surnommée « Gullwing » (mouette en français, en fonction de l'allure qu'avait la voiture). Chacunes d'elle font un poids de 70 kg. Le système d'ouverture est concus par Grumman, fabricant du LEM pour aller sur la lune. L'ouverture se fait grace à une barre de torsion placée au niveau des gonds de chaques portes et est assisté par un verrin, qui sert également les retenirs[48]. Comme la Lamborghini Countach, les portières de la DMC-12 possèdent de petites vitres partiellement ouvrantes, électriques de série. Des vitres intégralement descendantes n'auraient en effet pas été possibles du fait de la hauteur réduite des panneaux de portes. Ces portières possèdent en revanche deux éclairages de sécurité rouge et orange sur leur tranche, permettant de voir le véhicule sur tous les côtés de nuit, ou par faible luminosité.

Le châssisModifier

Bill Collins et John DeLorean envisagent un châssis fondé sur une nouvelle technologie connue sous le nom de ERM (pour « elastic reservoir moulding »), qui contribuerait à réduire le poids ainsi que les coûts de fabrication. Cependant, cette technologie, dont DeLorean a acquis les droits d'utilisation, se révèle inadaptée pour une production de masse[49].

Ces problèmes, ainsi que d'autres modifications d'envergure apportées au concept original engendrent une pression considérable sur les délais de mise au point. Le véhicule doit être presque entièrement reconçu, le travail étant confié à Colin Chapman, fondateur et dirigeant de Lotus. Chapman remplace la plupart des matériaux douteux et impose des techniques de fabrication utilisées chez Lotus : la DMC-12 se voit dotée de la suspension et du châssis utilisés sur la Lotus Esprit. Cependant, les caractéristiques essentielles voulues par DeLorean sont conservées : la ligne, signée Giorgetto Giugiaro, les portes papillon et la carrosserie en acier inoxydable.

Options et accessoiresModifier

La lunette arrière reçoit des persiennes.

PrixModifier

Le nom de la voiture « DMC-12 » provient de son prix prévu initialement de 12 000 dollars[50]. En 1981, une DMC-12 possède un tarif indicatif de 25 000 dollars (le supplément pour transmission automatique étant de 650 dollars)[38], ce prix équivaut à environ 65 071 dollars de 2014. À une époque[Quand ?] il existait une liste d'attente de personnes prêtes à payer 10 000 dollars de plus que le prix catalogue pour être prioritaires ; cependant, après la faillite de l'entreprise, les voitures restantes seront finalement vendues sous le prix catalogue[51].

La DMC-12 est uniquement disponible avec deux options : transmission manuelle montée de série, ou transmission automatique contre supplément ; l'intérieur de la voiture peut être choisi en gris ou noir. Plusieurs options proposées par les concessionnaires sont également proposées : housse, tapis de sol, bandes décoratives extérieures grises ou noires, porte-bagages ou porte-skis adaptables. La finition standard de la voiture inclut la carrosserie inox brute, portes papillon, sellerie cuir, climatisation, radio-cassette AM/FM, vitres et rétroviseurs électriques, verrouillage centralisé, vitres teintées, bandes de protection latérales, essuie-glaces intermittents et lunette arrière dégivrante[réf. nécessaire].

Production, évolutions et exportModifier

Capot original de 1981.
 
Capot de 1983.

Environ 9 200 DMC-12 sont produites entre janvier 1981 et décembre 1982[15], dont près d'un cinquième en octobre 1981[52]. Très peu de voitures sont produites entre février et , une production importante n'ayant repris qu'en août. Selon certaines sources, seulement 8 583 DMC-12 auraient été produites[53],[54].

Bien qu'il y ait eu peu d'années-modèles concernant la DeLorean, plusieurs changements interviennent durant la production. John DeLorean affirma que les changements à chaque année-modèle n'étaient qu'un artifice destiné à vendre davantage de véhicules. Plutôt que d'opérer de grands changements à chaque nouvelle année-modèle, il change ou améliore quelques détails durant la production (ce qui est toujours la norme aujourd'hui). Il n'y a donc pas de distinction véritable entre les modèles 1981, 1982, et 1983, mais on observe en revanche de subtiles évolutions tout au long de la carrière de la DeLorean ; la plus visible est le changement de capot.

 
Une DMC-12 électrique à Milan en 2012.

En 2007, on estime que 6 500 véhicules sont encore en état de marche[3]. Mi-2007, DMC annonce la remise en production pour 2008 de la DMC-12, en quantité limitée, à partir de 80 % de pièces d'origine et 20 % de pièces nouvelles.

En 2011, la production d'une DMC électrique (appelée « DMC EVE ») est annoncée pour 2013 par DeLorean Motor Company et Epic EV[55], projet qui n'a pas débouché sur une exploitation commerciale.

En 2016, DeLorean Motor Company annonce que, grâce à un assouplissement en 2015 de la législation américaine sur les véhicules anciens de petite série (le Low Volume Vehicle Manufacturing Act (en)), la production de la DMC-12 sera relancée en 2017 : DMC qui, jusque-là, ne faisait que réparer les modèles existants, prévoit de produire 300 exemplaires[56]. Les plans seront par contre modifiés : par exemple, le moteur ne sera plus un PRV V6, afin de satisfaire les nouvelles normes anti-pollution. Le prix annoncé est supérieur à 80 000 dollars l'unité[57],[58].

ProductionModifier

 
Plaque de fabrication.
Quantités des différents modèles de DMC-12 produits
Carrosseries Code châssis VIN Années Modèles Nombre d'exemplaires
Maquette 1975 Maquette de style « epo-wood » 1
Prototypes 1976 et 1977 Prototypes « DSV-1 » et « DSV-2 » 2
1978 ?
Total des maquettes et prototypes Inconnue
Coupé 1981 DMC-12 6 539
1982 1 126
1983 918
Versions
spécifiques
4300
4301
1980 DMC-12 plaquées or 3
20105 1983
? ? 2
Total des coupés (avec versions spécifiques) 8 583

Dans la culture populaireModifier

CinémaModifier

Dans Retour vers le futurModifier

 
La DeLorean, machine à voyager dans le temps dans la trilogie Retour vers le futur.
 
Réplique de la DeLorean utilisée dans la trilogie Retour vers le futur (San Francisco, 2013).

La DeLorean est notamment popularisée au cinéma dans la trilogie Retour vers le futur (1985-1990) où elle sert de machine à remonter le temps. Dans le premier film, le docteur Emmett Brown (interprété par Christopher Lloyd), inventeur de la machine, indique avoir choisi la DeLorean pour sa carrosserie en acier inoxydable, mais également pour sa beauté car, selon lui : « Quitte à voyager dans le temps au volant d'une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ! ». Lors du tournage de la trilogie, six unités de la DeLorean ont été utilisées, et actuellement il n'en existe plus que trois[59]. Une DeLorean utilisée dans le premier film est aujourd'hui exposée au musée Petersen de Los Angeles[60].

Autres apparitions remarquablesModifier

TélévisionModifier

  • Dans la série Deux Flics à Miami (saison 1, épisode 9), on peut apercevoir trois DeLorean parquées au milieu d'un village des Everglades.
  • On peut également l’apercevoir dans les séries Alerte Cobra, Cold Case[62] et dans l'épisode 10 de la saison 2 de Chuck.
  • Un film publicitaire français de 2011 pour la marque Bénénuts débute par l'arrivée d'une DeLorean rouge[63]. Dans cette publicité, les deux protagonistes ouvrent le coffre arrière pour montrer leur produit, or sur cette voiture le moteur se trouve à l'arrière et le coffre est donc à l'avant.
  • Dans un sketch de l'émission Made in Groland du , une DeLorean est utilisée dans une parodie de Retour vers le futur[64].
  • Dans la série The Last Man on Earth, Phil Miller (interprété par Will Forte) vole la DeLorean de Retour vers le futur (saison 2).
  • Dans la série Orange Is The New Black, le gardien Joel Luschek possède une DeLorean.

Clips musicauxModifier

La DMC-12 apparaît dans les clips de plusieurs artistes et groupes : Macklemore et Ryan Lewis (Thrift Shop), Tunisiano (Équivoque), Daddy Yankee (Llegamos a la Disco), Owl City (Deer in the Headlights), 2 Brothers on the 4th Floor (Dreams [Will comme alive][65]), Beastie Boys (court-métrage Fight for Your Right Revisited), Rim'K (DeLorean[66]), Redfoo (New Thang), Helmut Fritz (Les filles), etc.

Jeux vidéoModifier

  • Dans le jeu vidéo Scarface: The World Is Yours de 2006, la DMC-12 est jouable[67] ;
  • Dans le jeu indépendant Hotline Miami, le personnage principal se déplace d'un niveau à l'autre avec une DeLorean DMC-12. La DeLorean DMC-12 est également visible dans le jeu vidéo Payday 2 et plus particulièrement dès le premier niveau de la mission Hotline Miami du DLC du même nom sorti le 30 septembre 2014.
  • Elle figure aussi dans les jeux de simulation Gran Turismo et Driver: San Francisco.
  • Le , Psyonix intègre (via un DLC payant) un modèle de la DeLorean depuis Retour vers le Futur comme voiture jouable dans le jeu-vidéo Rocket League.
  • En 2011, une voiture inspirée de la DeLorean est disponible en DLC sur Xbox 360 et PS3 dans le jeu Burnout Paradise (aux côtés de la voiture de la série K 2000 et de celle du film Ghostbusters).
  • Le , la DeLorean DMC-12 de 1982 est aussi présente, sans DLC, dans le jeu Forza Motorsport 4, dès sa sortie. Elle sera aussi disponible dès la sortie dans le jeu de la même license, Forza Horizon 5 (2021).
  • La DeLorean a joué un rôle de premier plan dans le jeu vidéo Retour vers le futur, le jeu de 2010.
  • Elle est présente dans la franchise Grand Theft Auto: Vice City Stories sous le nom « Deluxo ». Elle fera une réapparition dans Grand Theft Auto: Online avec la mise à jour « Le braquage de la fin du monde », elle est d'ailleurs capable de voler[68].

Jouets et figurinesModifier

 
La DeLorean de Playmobil.
  • Pour le 35e anniversaire de Retour vers le futur en 2020, plusieurs marques, de Playmobil à FunkoPop, ont lancé des produits exclusifs inspirés de la DeLorean et des personnages principaux du célèbre film réalisé par Robert Zemeckis[69].
  • Hot Wheels a de son côté sorti une mini-version collector de la Delorean pour le 35e anniversaire.
  • Ainsi qu'une DeLorean Elite de Hot Wheels Retour vers le futur 30e anniversaire.
  • La marque Kids Logic a sorti pour l'occasion du 21 octobre 2015 dans Retour vers le futur II une DeLorean flottante magnétique.

Notes et référencesModifier

Crédits internesModifier

NotesModifier

  1. Selon le constructeur.

RéférencesModifier

  1. Espey 2014, p. 16.
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Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Ivan Fallon et James Srodes, John Z. DeLorean. Le dernier aventurier de l'automobile, Londreys, , 529 p. (ISBN 978-2-9041-8414-7).
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Liens externesModifier