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David Thesmar

économiste français
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David Thesmar est un économiste libéral français né le . Après avoir été professeur à HEC Paris (2005-2016), il est, depuis , Franco Modigliani Professor of Financial Economics au Massachusetts Institute of Technology (Sloan School of Management)[1].

BiographieModifier

David Thesmar est diplômé de l'École polytechnique, intégrée en 1992, et de l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE). Il obtient un master à la London School of Economics en 1997, puis un doctorat d'économie à l'École des hautes études en sciences sociales en 2000[2].

Administrateur de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), il a été chercheur au Crest, conjoncturiste à l’Insee puis professeur à l'ENSAE (2002-2005). Il a enseigné à l'École normale supérieure (Ulm), l'École polytechnique (2004-2005) et à la London School of Economics. En 2005, il entre comme professeur associé au sein du département finance et économie d'HEC Paris[3]. Il enseigne aussi à l'école d'économie de Paris et à l'ENSAE.

De 2015 à 2016, il est professeur invité à la Haas School of Business de l'université de Californie à Berkeley[1].

Il est spécialisé en économie financière. Il a commencé par travailler sur la modification de la demande de travail et la hausse des inégalités, l'organisation et la gouvernance d'entreprise, et la finance comportementale (agents non rationnels). Depuis quelques années et en lien avec la crise, ses travaux s'orientent davantage vers l'économie bancaire, la création d'entreprises, et le marché immobilier[4].

En 2007 — soit peu de temps avant la crise des subprimes —, il estime, dans un article écrit en collaboration avec Augustin Landier intitulé Le mégakrach n'aura pas lieu et paru dans Les Échos (n°19970) du que « le danger d'une explosion financière, et donc le besoin de régulation, n'est peut-être pas si grand qu'on ne le pense[5] » : le risque que survienne un krach boursier à court et moyen terme est un « scénario pessimiste », les hedge funds comme la titrisation réduisant selon lui fortement les mécanismes conduisant à un effondrement boursier. À la suite de la crise, il mènera, dans La société translucide (Fayard, 2010), une réflexion sur le rôle et les limites de la régulation. Une thèse du livre est que la régulation doit passer par la transparence et la mise en ligne systématique des données publiques.

En , il milite pour un défaut sur la dette souveraine grecque[6]. Selon lui, la zone euro, avec l'appui de la France, sacrifie les peuples des pays périphériques en refusant une recapitalisation des banques et des restructurations souveraines[7].

Il demande la publication sur internet des données sur les conflits d'intérêt en politique et dans l'administration en [8]. En , il milite pour la mise en place de class-actions à la française[9].

Il est depuis 2008 membre du Conseil d'analyse économique, et a produit à ce titre plusieurs rapports et notes, sur la fiscalité du capital, le financement du patrimoine culturel, la protection du consommateur et le droit des défaillances d'entreprise.

Il est membre du Cercle des économistes et chroniqueur au quotidien français Les Échos. David Thesmar intervient également dans l'émission de France Culture L'Économie en questions.

DistinctionsModifier

Il a obtenu en 2007 le Prix du meilleur jeune économiste de France, décerné par Le Monde et le Cercle des économistes. Le il a reçu le prix HEC du chercheur de l'année 2007[10].

PublicationsModifier

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Ouvrages non académiquesModifier

Principaux articles académiquesModifier

  • (en) David Thesmar et Mathias Thoenig, « Creative Destruction and Organization Change », Quarterly Journal of Economics, vol. 115, no 4,‎ , p. 1201-1237 (DOI 10.1162/003355300555051).
  • (en) « Identifying Dynamic Discrete Choice Models » Econometrica, (en coll. avec T. Magnac).
  • (en) « Changes in the Functional Structure of Firms and the Demand for Skill » Journal of Labor Economics, , vol. 22, no 3 (en coll. avec E. Maurin).
  • (en) « On the Relation Between Organisational Practices and New Technologies: the Role of (Time Based) Competition » Economic Journal, , vol. 116, no 508, p. 128-154 (en coll. avec P. Askenazy, M. Thoenig).
  • (en) « Banking deregulation and Industry Structure: Evidence From the French Banking Act of 1985 » Journal of Finance, , vol. 62, no 2, p. 597-628 (en coll. avec M. Bertrand, A. Schoar).
  • (en) « Performance and Behavior of Family Firms: Evidence From the French Stock Market » Journal of the European Economic Association, , vol. 5, no 4, p. 709-751 (en coll. avec D. Sraer).
  • (en) « Financial Risk Management: Why Did Independence Fail? » American Economic Review P&P, (en coll. avec D. Sraer et A. Landier)
  • (en) « Optimal Dissent in Organizations » Review of Economic Studies, (en coll. avec D. Sraer et A. Landier)
  • (en) « Growth LBOs » Journal of Financial Economics, (en coll. avec Q. Boucly et D. Sraer)
  • (en) « The Collateral Channel: How Real Estate Shocks Affect Corporate Investment » American Economic Review, 2012 (en coll avec T.Chaney et D. Sraer)
  • (en) « Social Networks in the Boardroom » Journal of the European Economic Association, 2013, (en coll. avec F. Kramarz)

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier