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David N. Dinkins
Illustration.
David Dinkins en 2007.
Fonctions
96e maire de New York

(3 ans, 11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Edward I. Koch
Successeur Rudolph W. Giuliani
Biographie
Date de naissance (92 ans)
Lieu de naissance Trenton (New Jersey)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de Brooklyn Law School (JD)
Université Howard (BS)

David Dinkins
Maires de New York

David Norman Dinkins, né le 10 juillet 1927 à Trenton (New Jersey), est un homme politique américain.


David Dinkins 2017.jpg

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

En 1945, après ses études secondaires menées à la Trenton Central High School (en)[1], David Denkins demande à faire partie de l'US Marine Corps[2], bien que le quota des "noirs" soit atteint, il réussit tout de même à servir dans le corps des Marines[3].

Une fois démobilisé, il est accepté à l'université Howard de Washington, D.C., où il obtient un Bachelor of Science en mathématiques. En 1956, il entreprend des études de droit à la Brooklyn Law School[4] où il obtient son Bachelor of Laws (LL,B)[5].

Il est le premier Afro-Américain à accéder au poste de maire de New York, et également le dernier démocrate jusqu'à l'élection de Bill de Blasio le 5 novembre 2013. Il est également le premier maire new-yorkais du XXe siècle à échouer dans une candidature à une seconde investiture.

Mandat de maireModifier

Dinkins fait partie des personnalités politiques démocrates de Harlem, et fait partie d'un groupe d'Afro-Américains influents, parmi lesquels Percy Sutton, Basil Paterson et Charles Rangel. Il est élu à l'Assemblée de l'État de New York pour le 78e district mais ne siège qu'en 1966 avant de démissionner. En tant qu'investisseur, il fait partie des cinquante investisseurs qui aident Percy Sutton à fonder la l'Inner City Broadcasting Corporation (société de diffusion des quartiers défavorisés) en 1971.

Il est brièvement maire adjoint d'Abraham Beame, mais cède la fonction, étant engagé par intérim. Il est élu président du borough de Manhattan en 1985, lors de sa troisième tentative. Il est élu maire de la ville le 7 novembre 1989 après avoir battu Ed Koch qui se présente pour une troisième élection et deux autres démocrates lors des primaires, puis le candidat républicain Rudy Guiliani, avec une courte avance.

Membre du Parti démocrate, il est le 96e maire de New York, en fonction du 1er janvier 1990 au 31 décembre 1993.

Dinkins entre en fonction en promettant de régler les problèmes de racisme au cœur de ce qu'il appelle une « superbe mosaïque » de communautés. Lors de son élection, certains pensent que son tempérament calme et discret, qui contraste avec celle de son prédécesseur Ed Koch, et le fait qu'il était le premier maire noir à occuper cette fonction, pourraient apaiser les tensions communautaires. Au contraire, le mandat de Dinkins est marqué par plusieurs événements graves, comme les émeutes de Crown Heights[6], [7]ou le boycott d'un magasin coréen dans le quartier de Flatbush, à Brooklyn. Dinkins est ainsi divisé entre les revendications de sa communauté d'origine, et le besoin de trouver un soutien plus important, étant donné que le vote de la communauté Afro-Américaine est insuffisant pour obtenir le soutien de la ville dans sa totalité. Il nomme comme responsable des Affaires hispaniques une ancienne membre des Young Lords, [réf. souhaitée]Marlene Citron.

Il est ainsi perçu par certains comme un maire faible et indécis, au cours des crises qui touchent la ville. Les qualités diplomatiques qui sont jusqu'alors perçues comme un avantage apparaissent comme une faiblesse. Dinkins est également frappé par le sentiment que la criminalité est devenue incontrôlable[8], alors que la ville connaît son pic de consommation de crack, et toutes les guerres de quartier que la drogue entraîne. La ville de New York devient alors une ville dangereuse, et les attentat du World Trade Center en 1993 précipitent la sortie de Dinkins, remplacé par Rudolph Giuliani en 1994, lorsqu'il perd le scrutin de 1993 par 48,3 % des suffrages, alors qu'il avait obtenu 51 % des voix contre le même opposant en 1989.

L'universitaireModifier

En 1994, il devient professeur de politique publique à la School of International and Public Affairs, Columbia University (en) (SIPA)[9].

L'université Columbia a créé les archives David Denkins au sein de sa bibliothèque[10]

Vie privéeModifier

Dinkins réside à New York avec son épouse, Joyce Burrows Dinkins. Ils ont deux enfants (David Jr. et Donna Dinkins Hoggard) et deux petits-enfants (Jamal Hoggard et Kalila Dinkins Hoggard)

Notes et référencesModifier

  1. (en-US) « David Dinkins-African American Poltical Leaders », sur www.myblackhistory.net (consulté le 8 juillet 2019)
  2. (en-US) « David N Dinkins | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 8 juillet 2019)
  3. (en) « David Dinkins | Biography & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 8 juillet 2019)
  4. (en-US) « David N. Dinkins (1927- ) • BlackPast », sur BlackPast, (consulté le 8 juillet 2019)
  5. (en) « The Honorable David N. Dinkins's Biography », sur The HistoryMakers (consulté le 8 juillet 2019)
  6. (en-US) « David Dinkins Facts », sur biography.yourdictionary.com (consulté le 8 juillet 2019)
  7. (en-US) John Leland, « David Dinkins Doesn’t Think He Failed. He Might Be Right. », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 8 juillet 2019)
  8. Stéphane Lauer, « Bill Bratton, le flic de choc qui a sauvé New York », M, le magazine du Monde, semaine du 22 novembre 2013, p. 78-84.
  9. (en-US) « David Dinkins | Columbia SIPA », sur sipa.columbia.edu (consulté le 8 juillet 2019)
  10. (en-US) « Columbia celebrates completion of David N. Dinkins Archives honoring former mayor », sur Columbia Daily Spectator (consulté le 8 juillet 2019)

Liens externesModifier

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