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Dardagny

commune suisse

Dardagny
Dardagny
Temple protestant de Dardagny.
Blason de Dardagny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Communes limitrophes Satigny, Russin, Avully, Challex, Péron, Saint-Jean-de-Gonville, Thoiry
Maire Pierre Duchêne (PLR)
2015-2020
NPA 1283
N° OFS 6620
Démographie
Gentilé Dardagniens
Population
permanente
1 861 hab. (31 décembre 2017)
Densité 216 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 42″ nord, 5° 59′ 42″ est
Altitude 433 m
Min. 349 m
Max. 504 m
Superficie 8,6 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Dardagny
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Dardagny

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Dardagny
Liens
Site web www.dardagny.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Dardagny est une commune suisse du canton de Genève située sur la rive droite du Rhône.

GéographieModifier

Située presque à l'extrémité occidentale du pays, Dardagny est délimitée par la frontière avec la France à l'ouest et au nord, par le Rhône au sud et les communes de Russin et Satigny à l'est. Le territoire de la commune est bordé à l'est par l'Allondon et quelques petits affluents dont le Roulave. Le ruisseau des Charmilles se jette pour sa part directement dans le Rhône en passant par le territoire français.

Selon l'Office fédéral de la statistique (OFS), Dardagny mesure 8,6 km2[2]. 9,4 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 61,4 % à des surfaces agricoles, 25,9 % à des surfaces boisées et 3,3 % à des surfaces improductives.

La commune comprend les localités d'Essertines, La Plaine, Malval, La Tuilière et Les Granges. Elle fait partie de la région du Mandement et est limitrophe de Satigny, Russin et Avully, ainsi que de la France.

HistoireModifier

L'histoire de Dardagny remonte au Néolithique comme l'atteste une hache retrouvée sur place. En 1093 est établi un rapport sur l'édification de l'église Saint-Pierre qui se trouve aujourd'hui au centre du village de Dardagny.

En 1280, Amyon de Dardagny, le premier seigneur féodal et chevalier de Genève est mentionné pour la première fois lorsqu'il reçoit 30 livres en héritage. À cette époque, trois puissantes seigneuries se trouvent dans les environs des Dardagny : celle du sud possédée par André de la Corbière, celle du nord possédée par Michaud de Livron et celle du centre possédée par Amyon de Dardagny. Le village appelé alors Dardaniacum est pour sa part cité pour la première fois en 1309.

Avec l'avènement de la Réforme protestante en 1536, le secteur de Dardagny ainsi que ceux de Châteauvieux et de Confignon passent aux mains de la nouvelle république genevoise. Au début de l'année 1646, le seigneur genevois Amédée Favre parvient à réunir à nouveau les domaines sous son autorité. Son fils Daniel Favre les unifie en 1655.

En 1721, un banquier français du nom de Jean Vasserot, ayant fait fortune en Hollande (constructeur aussi du château de Vincy), acquiert le domaine de Dardagny des mains de la famille Lullin. À sa mort en 1731, son fils Jean prend en charge le domaine et réorganise l'édifice pour en faire l'un des plus beaux châteaux genevois du XVIIIe siècle : entre 1735 et 1740, il redessine les façades, fait créer dans la cour intérieure une salle des fêtes et construire à l'intérieur un escalier monumental, tout en dotant aussi la propriété d'un jardin en terrasses[3].

De nouveaux embellissements aux façades sont entrepris en 1780-1781 par Jacques-Antoine Horngacher qui pourvoit la salle des fêtes d'un orgue[3].

L'intérieur de l'édifice est particulièrement remarquable pour son escalier à balustrade en ferronnerie ouvragée, et pour sa salle des fêtes à décor baroque en trompe-l'oeil, avec colonnes torsadées et armes de la famille Horngacher[3].

En 1848, le château et le domaine sont acquis par Jean-Louis Fazy.

En 1904, la commune de Dardagny rachète le château et un projet de démolition en 1916, pour construire à cette place une école, déclenche une forte opposition populaire. Après dix ans d'incertitudes, le Conseil municipal, le Grand Conseil et le Conseil d'État genevois décident de classer le château et de le faire restaurer à moindres frais entre 1926 et 1932 par Frédéric Metzger pour le transformer en mairie et école[3].

 
Le château de Dardagny.

En 1860, le peintre Armand Leleux rénove l'actuelle Maison Leleux dans laquelle il vit durant une certaine période. Il y reçoit d'autres peintres célèbres comme Jean-Baptiste Camille Corot qui peint le célèbre chemin des Pompes. En 1978, la commune reçoit le prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national en raison de la préservation de son environnement de par sa position éloignée du tissu urbain genevois.

DémographieModifier

Selon l'Office fédéral de la statistique, Dardagny possède 1861 habitants fin 2017. Sa densité de population atteint 216 hab./km2

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Dardagny entre 1850 et 2010[4] :

 

ÉconomieModifier

Au Moyen Âge, Dardagny est un village de viticulteurs et de meuniers. En 1321, l'existence d'un moulin est établie alors que des papeteries mises sur pied en 1545 ne seront remplacées qu'en 1850 dans le cadre de l'industrialisation par une usine. Au cours du XVIIe siècle, l'horlogerie commence à s'établir à Dardagny mais disparaît toutefois complètement au XIXe siècle lorsque l'élevage se modernise. Cette tendance perdure toutefois jusque vers 1950. En 1827, une fromagerie est même construite alors que le village se spécialise presque exclusivement à partir des années 1950 dans la viticulture qui n'emploie toutefois qu'un quart de la population. Sur la totalité des 860 hectares de la commune, 180 reviennent à la culture du raisin, 250 aux installations culturelles (dont le château) et 160 aux forêts. Trois quarts de la population sont des pendulaires.

Monuments et curiositésModifier

  • Le château de Dardagny (classé Bien Culturel d'importance nationale)[5] avec sa salle des chevaliers baroque ainsi qu'une imposante balustrade abrite mairie et école ; il est le plus grand du canton de Genève, reconstruit en 1723 par Jean Vasserot. De plan rectangulaire, il comporte une façade monumentale à fronton de style classique et est flanqué aux angles de quatre tours carrées, seuls vestiges d'une construction antérieure de 1655[6].
  • La maison du peintre Armand-Alexandre Leleux
  • La petite église dont le clocher se trouve au milieu du toit contrairement aux autres clochers de la région. Eglise réformée de style classique, elle fut construite en 1723 aux frais de Jean Vasserot.
  • Lla vallée de l'Allondon, cadre protégé, qui constitue un espace de détente populaire

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. « Population résidente du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en mars 2017 », sur Site officiel de l’État de Genève.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. a b c et d Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 571
  4. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 14 avril 2012)
  5. Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale, Berne, 1995, p. 176.
  6. Guide culturel de la Suisse, Zürich, Ex Libris, , 445 p., p. 119

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