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Danse hongroise no 5
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Les Danses hongroises sont une œuvre de Johannes Brahms.


L'intérêt du musicien pour la musique tzigane fut très précoce : dès l'âge de dix-neuf ans, il accompagna le violoniste hongrois Eduard Reményi à travers l'Allemagne, qui l'initia à la musique de son pays et lui présenta Joseph Joachim. Celui-ci devint par la suite son ami.

Au nombre de vingt-et-une, les danses hongroises furent composées sur plusieurs années : les six premières furent proposées dès 1867 à un éditeur, qui les refusa. Les dix premières parurent en 1869 dans leur version pour piano à quatre mains. Les dernières ont été éditées en 1880.

Elles ne comportent pas de numéro d'opus, le compositeur ne les considérant pas comme des œuvres originales, mais de simples adaptations d'œuvres de musique traditionnelle. Il semble cependant que les thèmes des onzième, quatorzième et seizième soient totalement originaux.

Il en existe de nombreuses transcriptions. Seules la première, la troisième et la dixième furent orchestrées par Johannes Brahms lui-même, en 1885. Le compositeur allemand Albert Parlow orchestra les onzième, douzième, treizième, quatorzième, quinzième et seizième. Le compositeur tchèque Antonín Dvořák fit les orchestrations des cinq dernières. Les autres furent orchestrées par le chef d'orchestre suédois Johan Andreas Hallén (deuxième), le compositeur russe Paul Juon (quatrième), Martin Schmeling (cinquième, sixième et septième) et Gál (huitième et neuvième). Brahms fit un arrangement des dix premières pour piano seul. Son ami le violoniste Joseph Joachim en fit également une version pour violon et piano.

DétailsModifier

Dans la cultureModifier

Parmi ces vingt-et-une danses hongroises, la plus connue est sans aucun doute la cinquième, très souvent jouée.

Une scène célèbre dans le cinéma où on peut l'entendre est une scène du film Le Dictateur de Charlie Chaplin, lorsque celui-ci, jouant le rôle d'un barbier, rase un client en suivant le rythme de la musique. On l'entend aussi dans Le Retour du grand blond avec Pierre Richard. Il sert aussi de base au dessin animé musical La Polka des pourceaux.

Reprises, citations et hommagesModifier

Le groupe de black metal Belphegor reprend le thème de la Danse no 1 dans leur chanson In Blood - Devour this sanctity, sur l'album Blood Magick Necromance[1].

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Album Blood Magick Necromance, piste In Blood - Devour this sanctity, thème à la guitare et au chant de 2'18" à 2'48" et de 3'58" à 4'20"