Daniel Pipes

Daniel Pipes, né le à Boston dans le Massachusetts, aux États-Unis, est un journaliste américain et un ancien universitaire, spécialisé dans l'analyse de la politique internationale et de l'antiterrorisme.

Daniel Pipes
Daniel Pipes.jpg
Photographie prise en 2007
Biographie
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Père : Richard Pipes
Père
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Parti politique
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BiographieModifier

Daniel Pipes est le fils aîné de Richard Pipes. Celui-ci, Juif polonais réfugié d’Europe avec son épouse au début de la Seconde Guerre mondiale et devenu professeur d'histoire de la Russie à l'université d'Harvard, se fit connaître comme un soviétologue affilié au Parti républicain et soutenant des positions radicales vis-à-vis du communisme durant la guerre froide.

Daniel Pipes souhaitait devenir mathématicien mais, après sa deuxième année à Harvard, il décida d’étudier l’histoire islamique, pour laquelle il avait développé un intérêt à la suite de voyages au Sahara et au Sinaï.

Après ses études, il passa deux ans à apprendre l’arabe au Caire puis il retourna à l'université de Harvard située à Cambridge pour décrocher son doctorat en histoire islamique médiévale juste au moment où l’ayatollah Khomeini lançait la révolution iranienne, ce qui l'incita à se concentrer non plus sur l’islam médiéval, mais sur sa présence moderne.

Au début des années 1980, Pipes enseigna à l’université de Chicago, à Harvard et au Naval War College, mais ne parvint pas à obtenir un poste de titulaire. En 1986, il déménagea à Philadelphie pour diriger le Foreign Policy Research Institute, un Think tank fondé en 1955 par Robert Strausz-Hupé, un réfugié autrichien professeur de philosophie politique à l'Université de Chicago.

En 2003, George W. Bush le nomme au conseil de l’Institut des États-Unis pour la paix, une organisation déclarée comme non partisane, soutenue par des fonds fédéraux et dédiée à la résolution pacifique de conflits, qu'il quittera en 2005.

À la fin des années 2000, les conséquences de ses prises de position en faveur de l'intervention en Irak lui ont valu des critiques[1].

À partir 2007, il enseigne à la Pepperdine University en Californie comme Distinguished Visiting Professor[2], il n'est plus en fonction en 2016.

Pour la campagne des primaires présidentielles du parti républicain de 2008, il rejoint l'équipe de Rudolph Giuliani[3].

Positions politiquesModifier

 
Photographie mise sur son site.

Étudiant au début des années 1970, il s'est distingué à plusieurs reprises par son opposition aux manifestations pacifistes, organisées contre la guerre du Vietnam.

De 1986 à 1993, il est rédacteur en chef du journal Orbis où il publie des articles prônant le soutien à l’Irak de Saddam Hussein contre l’Iran voisin (guerre Iran-Irak). C'est ce qu'il nomme « l’alternative de Bagdad », d'après le titre de l'ouvrage de Laurie Mylroie.

Daniel Pipes a cependant soutenu l'engagement américain contre l'Irak en 2003, arguant de la menace que représentaient le régime irakien et son supposé arsenal d'armes de destruction massive.

Récents postes officielsModifier

Depuis 1980, il est membre du Conseil des relations étrangères.

Il est le fondateur du Forum du Moyen-Orient.

Il a été nommé par George W. Bush à la tête de l’Institut des États-Unis pour la paix, poste qu'il a occupé d'août 2003 au 19 janvier 2005[4].

Notes et référencesModifier

  1. Didier Chaudet, Florent Parmentier et Benoît Pélopidas, L'empire au miroir : Stratégies de puissance aux États-Unis et en Russie, Droz, , 248 p. (ISBN 978-2-600-01158-7, lire en ligne), p. 150.
  2. (en) « lISTE », sur Université Pepperdine.
  3. « Rudy Giuliani joue son va-tout en Floride pour s'imposer dans le camp républicain », Le Monde, 28 janvier 2008
  4. (en) Congressional Record, vol. 149-25, Gouvernement des États-Unis, (lire en ligne), D163.

AnnexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier