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Daniel Garrigue

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Garrigues.

Daniel Garrigue
Illustration.
Daniel Garrigue en 2010.
Fonctions
Maire de Bergerac
En fonction depuis le
(5 ans, 3 mois et 14 jours)
Élection
Prédécesseur Dominique Rousseau

(12 ans, 8 mois et 27 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Michel Manet
Successeur Dominique Rousseau
Député français

(10 ans)
Élection
Réélection
Circonscription 2e de la Dordogne
Législature XIIe, XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP (2002-2008)
NI (2008-2012)
Prédécesseur Michel Suchod
Successeur Brigitte Allain

(4 ans et 19 jours)
Élection
Circonscription 2e de la Dordogne
Législature Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Michel Suchod
Successeur Michel Suchod
Conseiller général de la Dordogne

(4 ans et 4 jours)
Élection
Circonscription Canton de Bergerac-1
Prédécesseur Dominique Rousseau

(3 ans, 2 mois et 22 jours)
Élection
Circonscription Canton de Bergerac-2
Prédécesseur Jean Chagneau
Successeur Jean Chagneau
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Talence (Gironde)
Nationalité Française
Parti politique AN (1969)
RPR (1993-1997)
UMP (2002-2008)
RS (2010-2011)
Diplômé de IEP de Paris
Profession Administrateur de l'Assemblée nationale

Daniel Garrigue, né le à Talence (Gironde), est un homme politique français.

Sommaire

BiographieModifier

Étudiant à l'Institut d'études politiques de Paris, il fait partie des étudiants qui refusent les mouvements de rue de Mai 68 mais qui souhaitent les réformes[réf. nécessaire]. Il participe ainsi[Comment ?] aux réflexions et aux débats qui préparent la loi Faure sur l'Université. Pour contrecarrer les tentatives de boycott des élections universitaires, il participe au groupe d'extrême droite Action nationaliste aux élections de Sciences Po en 1969 et il milite au Cercle Pareto[1], disant avoir alors été « bagarreur »[2]. Il fait campagne pour le « oui » au référendum de 1969, puis se reconnaît dans la Nouvelle société de Jacques Chaban-Delmas. Après l'éviction du Premier ministre en juillet 1972, il se rapproche du Front progressiste de Dominique Gallet. Soutien de Chaban-Delmas à l'élection présidentielle de 1974, il participe, après l'échec de ce dernier, à la fondation du Club de l'horloge[2] le [3], et en rédige les premiers statuts[4]. Il s'en sépare en janvier 1975[5], rejoint l'Union des démocrates pour la République, et contribue à la rédaction de L'Enjeu dans l'équipe du secrétaire général Yves Guéna. Il appartient au Rassemblement pour la République[2] mais s'en sépare en 1978 pour rejoindre la Fédération des républicains de progrès de Jean Charbonnel.

Diplômé de Sciences Po en 1969, il devient administrateur à l'Assemblée nationale en 1973, notamment dans les Commissions des Lois, des Finances, de la Production et des Échanges, de la Défense nationale.

Originaire de Dordogne, il est élu pour la première fois conseiller général RPR de la Dordogne, lors des cantonales de 1992, puis élu député de la 2e circonscription de la Dordogne en 1993. Il est élu maire de Bergerac de 1995 à 2008. Ayant perdu son siège de député aux législatives de 1997, il le retrouve en 2002, et est réélu député de la Dordogne en 2007. Il remporte les cantonales le 28 mars 2011 et devient conseiller général de Bergerac.

Dans le classement de l'activité parlementaire des députés, il a été classé 17e sur 577 députés en 2009 et 13e sur 577 députés en 2010[6].

Positions politiquesModifier

GaullismeModifier

Issu du courant des gaullistes sociaux du RPR, il démissionne, le 5 décembre 2008, de l'UMP et du groupe parlementaire pour protester contre ce qu'il estime être un manque de débat au sein du parti majoritaire, en particulier sur les questions du bouclier fiscal et du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, sur lesquels il est opposé à la ligne de l'UMP[7]. Il devient alors député non-inscrit.

Il rejoint en juin 2010 le mouvement de Dominique de Villepin, République solidaire, dont il devient le porte-parole le , en remplacement de Marie-Anne Montchamp devenue secrétaire d'État dans le troisième gouvernement François Fillon[8],[9]. Il adresse sa lettre de démission le 12 avril 2011[10] à la suite de désaccords sur le programme qui sera présenté par Dominique de Villepin deux jours plus tard, le 14 avril[11] en dénonçant le manque de cohérence et de concertation d'un certain nombre de mesures, en particulier le projet de revenu citoyen[12].

Il choisit de soutenir la candidature du président du MoDem François Bayrou à l'élection présidentielle de 2012. L'UMP investit alors contre lui l'ancien sénateur Dominique Mortemousque en vue des élections législatives de 2012[13]. Le 10 juin 2012, Daniel Garrigue échoue au premier tour, terminant sixième avec 13,89 %[14].

Lors de l'élection présidentielle de 2017, il vote pour le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon, au premier tour et indique qu'il votera « sans aucun enthousiasme » pour le candidat En marche, Emmanuel Macron, au second tour[15].

FinanceModifier

Daniel Garrigue fut rapporteur spécial sur les engagements financiers de l'État, à la commission des Finances de l'Assemblée nationale, de 2002 à 2007.

Au sein de la commission des Finances, il s'est également impliqué dans les problématiques relatives à la régulation financière internationale. En juin 2008, il est l'auteur d'un rapport sur Les fonds souverains, révélateurs de nos propres faiblesses[16]. En 2009, il coécrit avec la députée Élisabeth Guigou le rapport En finir avec les trous noirs de la finance mondiale : Du G20 de Londres au G20 de Pittsburg[17] et traitant de la révision de la directive sur la fiscalité de l'épargne et la lutte contre les paradis fiscaux, les centres offshore et les juridictions financières non coopératives.

EuropeModifier

Ancien vice-président de la délégation pour l'Union européenne, à l'Assemblée nationale, il a écrit un rapport sur L'Europe face à la crise financière[18], présenté en décembre 2008. Daniel Garrigue a également fondé le club « Les Français pour l'Europe ».

Laïcité et intégrationModifier

En juillet 2010, il vote contre le projet de loi interdisant la burqa[19]. S'il se déclare « opposé au port de la burqa qui marque, soit un asservissement de la femme, soit un refus inacceptable du dialogue », il considère que le projet de loi impose une conception uniforme de l’ordre public qui dicte les comportements, la lutte contre un extrémisme risquant, selon lui, de susciter un autre extrémisme. Il dénonce une volonté d'instrumentalisation et calque sa position sur celle du Conseil d’État, et sur la loi de 2004 sur la laïcité. Il défend ainsi une interdiction délimitée, selon les lieux et les circonstances, par exemple dans l’accès aux services publics (écoles, transports, hôpitaux, services administratifs), et notamment lors de la remise des enfants à la sortie des écoles.

Détail des mandats et fonctionsModifier

Mandats actuelsModifier

Mandats précédentsModifier

OuvragesModifier

  • Le Député aujourd'hui, Paris, Assemblée nationale, coll. « Connaissance de l'Assemblée nationale » (no 6), , 132 p. (ISBN 2-11-087102-4).
  • Dir. avec Jacques Remiller, La Chimie en France : une force méconnue ?, Sèvres, Agora Europe, , 156 p. (notice BnF no FRBNF39941424).
  • Le Roman de la 21 : histoire d'une déviation, Saint-Pierre-d'Eyraud, Impressions, , 128 p. (ISBN 978-2917494-05-9).
  • Le temps des gaullistes de gauche (préf. Bernard Lachaise), L'Harmattan, coll. « Histoire, Textes, Sociétés », , 298 p. (ISBN 978-2-343-15863-1).

Notes et référencesModifier

  1. Lamy 2016, p. 271.
  2. a b et c Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII, , 701 p. (SUDOC 197696295, lire en ligne), p. 270.
  3. Lamy 2016, p. 291.
  4. Lamy 2016, p. 296.
  5. Lamy 2016, p. 292.
  6. « Exclusif : Le classement 2010 des députés », sur lesinfos.com, .
  7. « Le député de Dordogne Daniel Garrigue quitte l'UMP », sur nouvelobs.com, (consulté le 5 décembre 2008).
  8. Garrigue, nouveau porte-parole de Villepin, Sud Ouest édition Périgueux du 25 novembre 2010.
  9. http://www.republiquesolidaire.fr/5906-villepin-designe-le-nouveau-porte-parole-de-republique-solidaire
  10. Villepin candidat : et si c'était la fin ? sur Marianne.net, consulté le 27 avril 2011.
  11. Les proches de Dominique de Villepin s'en vont un à un sur Le Monde.fr, consulté le 27 avril 2011.
  12. Adrien Vergnolle, Il quitte Villepin, Sud Ouest éditions Dordogne du 15 avril 2011.
  13. Mortemousque , le retour, Sud Ouest, 12 décembre 2011
  14. Résultats des élections législatives 2012 - Dordogne - 2e circonscription sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 14 juin 2012.
  15. Julien Chabrout, « Le maire ex-UMP de Bergerac Daniel Garrigue a voté Benoît Hamon au premier tour de la présidentielle », lelab.europe1.fr, 25 avril 2017.
  16. « Rapport d'information déposé par la délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne sur les fonds souverains, révélateurs de nos propres faiblesses », sur www.assemblee-nationale.fr, .
  17. « Rapport d'information déposé par la commission des affaires européennes sur la révision de la directive sur la fiscalité de l’épargne et la lutte contre les paradis fiscaux, les centres offshore et les juridictions non coopératives », sur www.assemblee-nationale.fr, .
  18. « Rapport d'information déposé par la commission des affaires européennes sur l’Europe face à la crise financière », sur www.assemblee-nationale.fr, .
  19. Analyse du scrutin n° 595 - Séance du : 13/07/2010 sur le site de l'Assemblée nationale, consulté le 25 novembre 2010.
  20. Bergerac : Daniel Garrigue a été élu maire sur Sud Ouest du 6 avril 2014.
  21. Sud Ouest édition Dordogne, 28 mars 2011.

AnnexesModifier