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Dalila Ennadre
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Dalila Ennadre, née en 1966, est une réalisatrice marocaine, connue pour ses documentaires sur la vie quotidienne au Maroc et ses portraits de femmes, et dont les œuvres ont été plusieurs fois primées.

BiographieModifier

Dalila Ennadre est née en 1966 à Casablanca, au Maroc. Elle grandit en France, chemin de Marvilles à Saint-Denis puis dans la cité des 4000 à La Courneuve. Son frère aîné, Touhami Ennadre, se passionne pour la photographie et devient artiste-photographe [1]. Elle arrête ses études à 16 ans, et de 1985 à 1996, elle séjourne successivement en Guyane, en Allemagne, au Maroc et au Québec. Pendant cette période, elle étudie le cinéma en autodidacte, et travaille comme chargée de production sur des séries TV ou des films de commande pour des institutions[2],[3].

Elle décide de se consacrer à la réalisation de films documentaires, souvent sur des thèmes issus de rencontres et tournant autour de la vie quotidienne au Maroc. En 1987, elle réalise un premier documentaire Par la grâce d'Allah, sur un meunier des montagnes marocaines, puis en 1994, Idoles dans l'ombre. De 1996 à 1999, elle intervient pour la société L'Yeux ouverts comme chargée de production et comme monteuse, notamment sur La Ballade des sans papiers en 1997, et Nous retournerons un jour en 1999. Cette même année 1999, elle revient à la réalisation[2],[3]. Elle commence notamment le tournage de El Batalett, Femmes de la médina, y dressant le portrait chaleureux de quelques femmes marocaines qui habitent le quartier pauvre de l'ancienne médina de Casablanca, où elle est née, ainsi que le portrait de leurs enfants et ados[4].

Les réalisations s’enchaînent ensuite dans les années 2000, dont La caravane de Mé Aïcha en 2003 sur la vie d'une poétesse dans le désert, Fama, une héroïne sans gloire en 2004 sur une militante démocratique, Je voudrais vous raconter en 2005 sur la réalité de la vie des femmes au moment de la réforme du droit de la famille, et J'ai tant aimé en 2008 sur une ancienne prostituée de l'armée française[5].

En 2012, elle est également actrice dans un film de Brahim Fritah, Chroniques d’une cour de récré. Elle est en 2013 en résidence artistique à l'Espace 1789 de Saint-Ouen. Elle est ensuite de retour à l’ancienne médina de Casablanca pour tourner Des murs et des hommes[2].

Quelques distinctions (non exhaustif)Modifier

Les réalisations d’Ennadre ont été primées à plusieurs reprises. Dès 2002, le Grand Prix aux rencontres documentaires Traces de vies de Clermont-Ferrand et Vic-le-Comte est décerné à El Batalett, Femmes de la médina [6]. En 2009, son film J'ai tant aimé reçoit le prix du meilleur documentaire du Festival de Cinéma Africain de Tarifa, en Espagne. Et plus récemment, en 2014, Des murs et des hommes est récompensé du Grand prix documentaire du Festival du cinéma maghrébin d'Alger, et du Grand Prix TV 2M au Fidadoc (festival international du film documentaire) d’Agadir.

FilmographieModifier

Comme réalisatriceModifier

Comme actriceModifier

  • 2012 : Chroniques d'une cour de récré. Elle y interprète la mère.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

WebographieModifier