Département de Pando

département de Bolivie

Département de Pando
Drapeau de Département de Pando
Drapeau
Département de Pando
Point septentrional de Bolivie.
Administration
Pays Drapeau de la Bolivie Bolivie
Capitale Cobija
ISO 3166-2 BO-N
Démographie
Population 110 436 hab. (2012)
Densité 1,7 hab./km2
Géographie
Superficie 6 382 700 ha = 63 827 km2
Localisation
Localisation de Département de Pando

Le département de Pando est une des neuf subdivisions de la Bolivie. Il est situé dans le nord du pays. Sa capitale est la ville de Cobija.

Le département a une superficie de 63 827 km2. Il est limité au nord par le Brésil, au sud par le département de La Paz, à l'est par le département du Beni et le Brésil, et à l'ouest par le Pérou.

Il comptait 110 436 habitants en 2012[1].

HistoireModifier

La région est historiquement peuplée par des peuples autochtones nomades présents dans ce secteur de l'Amazonie, il s'agit des Yaminahuas, des Tacanas, des Ese'ejjas, des Toromonas, des Machineris, des Cavineños et des Pacahuaras.

L'établissement des premiers colons européens dans la région date de la fin du XIXe siècle, venus pour l'exploitation du caoutchouc.

Après la dissolution de la Confédération péruvio-bolivienne en 1839, le territoire est annexé au département de Santa Cruz. Il devient ensuite une partie du département du Beni lors de sa création en 1842 pour ensuite devenir un territoire à part entière en 1900, sous l'impulsion du président José Manuel Pando, nommé Territoire national des colonies du Nord-Ouest.

Le département est enfin créé le 24 septembre 1938 durant le gouvernement du président Germán Busch Becerra afin de donner à la région un plus grand poids politique ainsi que d'y favoriser la croissance démographique et économique. Il est nommé en l'honneur de l'ancien président José Manuel Pando qui a également agi comme explorateur dans le nord bolivien[2].

PolitiqueModifier

Conformément à la constitution bolivienne, la plus haute autorité du département est le gouverneur, élu au suffrage direct pour un mandat de cinq ans. Le département compte également une assemblée départementale bénéficiant de pouvoirs législatifs et exécutifs.

En 2008, le massacre d'une douzaine de paysans soutenant le gouvernement d'Evo Morales a coûté son poste au préfet Leopoldo Fernández (es), qui a été depuis incarcéré à La Paz en détention préventive[3].

Le MAS (Movimiento Al Socialismo) d'Evo Morales remporta l'élection régionale en avril 2010, le candidat Adolfo Flores obtenant 49,7 % des voix contre Paulo Bravo (48,4 %) de l'opposition, dans ce bastion historique de la droite[3].

DémographieModifier

Le département de Pando est le moins peuplé de la Bolivie, en plus d'être celui avec la densité la plus faible[1].

Population du département
2001 2005 2012 2022
52 525 60 995 110 436

Divisions administrativesModifier

Le département de Pando est subdivisé en 5 provinces :

Province Capitale Superficie
(km²)
Population
(2012)
Carte des provinces
Abuná Santa Rosa de Abuná 7 468 4 049
Federico Román Fortaleza 13 200 7 034
Madre de Dios Puerto Gonzalo Moreno 10 879 24 070
Manuripi Puerto Rico 22 461 14 986
Nicolás Suárez Cobija 9 819 60 297

HydrographieModifier

La région très arrosée correspond à la zone de confluence des principaux cours d'eau qui contribuent à la formation du Madeira. Citons le Río Beni, le Río Orthon et le Río Madre de Dios (tous deux affluents du Beni et dont une partie du bassin se situe au Pérou) et le Río Abuná, rivière frontière avec le Brésil. Au nord-ouest, une petite partie du territoire est drainée par le Rio Acre qui baigne notamment Cobija et fait partie du réseau du Rio Purus.

La topographie montre une altitude moyenne de 280 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Notes et référencesModifier

  1. a et b (es) Instituto National de Estadística, « Noticias | CENSOS », sur censosbolivia.ine.gob.bo (consulté le 18 octobre 2020)
  2. (es) « Creación del Departamento de Pando (24 de septiembre de 1938) », sur L'Historia, (consulté le 18 octobre 2020)
  3. a et b Evo le mordió una punta a la Media Luna, Pagina/12, 8 avril 2010