Démographie de la Turquie

démographie

Démographie de la Turquie
Évolution démographique de la Turquie
Évolution démographique de la Turquie
Dynamique
Population 82 003 882 hab.
(2018)[1]
Évolution de la population 0.49 % (2018)[2],[3]
Indice de fécondité 1,88 enfant par [4]
(2019)[5]
Taux de natalité 15,4  (2018)[6],[7]
Taux de mortalité  (2018)[8],[9]
Taux de mortalité infantile 16,9  (2018)[10]
Âges
Espérance de vie à la naissance 75,3 ans (2018)[11]
Hommes : 72,9 ans
Femmes : 77,7 ans
Âge médian 31,4 ans (2018)[12]
Hommes : 30,9 ans
Femmes : 31,9 ans
Structure par âge 0-14 ans : 24,26 %
15-64 ans : 67,96 %
65 ans et plus : 7,79 %
Sex-ratio (2018)
Population totale 101 /100
À la naissance 105 /100
Par tranche d'âge 0-14 ans : 105 /100
15-24 ans : 104 /100
25-54 ans : 103 /100
55-64 ans : 99 /100
65 ans et + : 81 /100
Flux migratoires (2018)
Taux de migration −4,5 
Composition linguistique
Turc (officiel)  
Kurde  
Autres  
Composition ethnique (2016[13])
Turcs 70 à 75 %
Kurdes 19 %
Autres 7 à 12 %
Composition religieuse (2017[13])
Islam 99,2 %
Christianisme 0,6 %
Autres 0,2 %

Cet article contient des informations sur la démographie de la Turquie, incluant, entre autres, des statistiques démographiques sur les natalités, les mortalités, les migrations ainsi que sur les groupes culturels, ethniques et religieux.

Évolution de la populationModifier

Évolution récente de la population[14]
Année Population
(au 31 décembre)
Évolution
2009 72 561 312
2010 73 722 988 + 1,60 %
2011 74 724 269 + 1,36 %
2012 75 627 384 + 1,21 %
2013 76 667 864 + 1,38 %
2014 77 695 904 + 1,34 %
2015 78 741 053 + 1,35 %
2016 79 814 871 + 1,36 %
2017 80 810 525 + 1,25 %
2018 82 003 882 + 1,47 %
2019 83 154 997 + 1,40 %

La croissance démographique turque est nettement supérieure à celle des autres pays européens (environ 1,4 % par an). En 2020, la Turquie dépasse la population de l'Allemagne pour devenir le deuxième pays le plus peuplé d'Europe derrière la Russie.

Les projections ci-dessous ont été réalisées en 2018 par l'Institut statistique de Turquie[15],[16].

Projections (2018)[15],[16]
Année Population
2023 86 907 367
2040 100 331 233
2060 107 095 998
2080 107 100 904

Évolution des principaux indicateurs démographiquesModifier

Projections des Nations unies[17]
Période Naissances annuelles Décès annuels Solde naturel annuel Taux de natalité (‰) Taux de mortalité (‰) Solde naturel (‰) Indice de fécondité Taux de mortalité infantile
1950-1955 1 108 000 431 000 677 000 48.4 18.8 29.6 6.30 167.4
1955-1960 1 237 000 485 000 752 000 46.9 18.4 28.5 6.15 163.9
1960-1965 1 328 000 529 000 799 000 44.3 17.6 26.7 6.05 160.5
1965-1970 1 355 000 562 000 792 000 40.3 16.7 23.6 5.70 156.9
1970-1975 1 451 000 564 000 887 000 38.7 15.0 23.7 5.30 141.3
1975-1980 1 523 000 545 000 977 000 36.4 13.0 23.4 4.72 119.4
1980-1985 1 579 000 505 000 1 074 000 33.8 10.8 23.0 4.15 96.7
1985-1990 1 433 000 457 000 976 000 27.7 8.8 18.9 3.28 78.0
1990-1995 1 419 000 432 000 987 000 25.1 7.7 17.4 2.90 63.0
1995-2000 1 382 000 399 000 983 000 22.6 6.5 16.1 2.57 45.5
2000-2005 1 296 000 373 000 923 000 19.7 5.7 14.0 2.23 31.4
2005-2010 1 316 000 384 000 932 000 18.7 5.5 13.2 2.15 24.0

NatalitéModifier

Évolution des principaux indicateurs au cours des dix dernières années[18]
Année Naissances Taux de natalité
(pour 1 000 habitants)
Indice de fécondité
(enfants par femme)
2010 1 261 169 17,2 2,08
2011 1 252 812 16,9 2,05
2012 1 294 605 17,2 2,11
2013 1 297 505 17,0 2,11
2014 1 351 088 17,5 2,19
2015 1 336 422 17,1 2,16
2016 1 314 764 16,6 2,11
2017 1 297 638 16,2 2,08
2018 1 252 745 15,4 2,00
2019 1 183 652 14,4 1,88
2020 1 112 859 13,3 1,76
 
Taux de fécondité par province en 2019[19].
  • 3 à 4 enfants par femme
  • 2 à 3
  • 1,5 à 2
  • 1 à 1,5

C'est dans la région de l'Anatolie du Sud-Est que la natalité est la plus élevée. En 2020, le taux de fécondité y atteint 2,83 enfants par femme et le taux de natalité est de 22,4 .

La baisse de fécondité entre 2001 et 2008 est notamment due à la baisse de près de 17 % du nombre des naissances dans le sud-est de la Turquie, à majorité kurde[20]. Cette baisse est à mettre en relation avec l'augmentation de l'offre, en matière de santé, proposée par le gouvernement turc (contraception…) et le début du planning familial, inexistant jusqu’alors, dans cette région.

Composition ethnique et religieuseModifier

Population de la Turquie en fonction de la langue maternelle
Langues Recensement 1935[21] Recensement 1945[22] Recensement 1965[22]
Nombre % Nombre % Nombre %
Turc 13,828,000 87.5 16,598,037 88.3 28,175,579 90.2
Kurde 1,473,000 9.3 1,476,562 7.9 2,108,721 6.9
Zazaki 147,707 0.5
Arabe 145,000 0.9 247,204 1.3 368.971 1.2
Grec 109,000 0.7 88,680 0.5 49.143 0.2
Adyguéen 92,000 0.6 66,691 0.4 57,337 0.2
Ladino 79,000 0.5 51,019 0.3 9,124 0.0
Arménien 77,000 0.5 56,179 0.3 32,484 0.1
Laze 46,987 0.3 27,715 0.1
Géorgien 40,076 0.2 32,334 0.1
Abaza 8,602 0.0 10,643 0.0
Autres 110,137 0.6 157,449 0.5
Total 15,803,000 18,790,174 31,391,207

Jusqu'en 1965, la langue, la religion et l'ethnie sont recensées avec précision et rendues publiques[23]. Ces données sont toujours recueillies mais sont désormais confidentielles[23]. Il est donc impossible de donner des chiffres précis en ce qui concerne ces trois sujets. D'autant plus qu'il s'agit de questions politiquement très sensibles et donc sujettes à manipulations dans un but de propagande de part et d'autre.

HistoireModifier

La plupart des « Turcs d'origine turque » contemporains sont les descendants des populations qui vivaient sur place avant l'arrivée des populations turques en provenance d'Asie centrale, qui étaient au départ minoritaires en Anatolie, de la même façon que les Arabes au Maghreb. L' islamisation des populations s'est accompagnée de l'assimilation linguistique à la population politiquement et militairement dominante, la turcisation a donc accompagné l'islamisation, surtout en Anatolie occidentale et centrale, sauf en « Anatolie orientale » (Doĝu Anadolu), qui est d'ailleurs l'appellation officielle du Kurdistan turc et des régions peuplées d'Arméniens jusqu'au génocide de 1915-1916 et d'autres minorités non-turques, où vivraient encore quelques dizaines, voire centaines de milliers de musulmans arménophones (Hémichis, pourtant convertis depuis le XVIIe et le XIXe siècles) et hellénophones (Pontiques musulmans), ainsi que des crypto-chrétiens.

Au cours de leur histoire, l'Empire ottoman et la République de Turquie ont accueilli au total des millions, de

  • Juifs séfarades après 1492 lors de la Reconquista
  • réfugiés polonais et hongrois après chaque insurrection (il existe encore sur le bord du Bosphore une localité polonaise, Adampol, Polonezköy ou Polonez Köy), notamment celle de 1848[24]
  • Juifs ashkénazes fuyant les pogroms d'Ukraine et de Russie
  • Juifs tant achkénazes que séfarades fuyant l'antisémitisme en Europe puis la Shoah (alors que les Alliés les refoulaient de leur territoire)
  • Russes d'églises ou sectes dissidentes pendant l'ère tsariste
  • révolutionnaires socialistes ou communistes, puis des trotskystes dans les années 1930-1940
  • réfugiés musulmans (Muhadjirs) en provenance de régions naguère dominées par des États musulmans et conquises par des États chrétiens : Espagnols de l'ancienne Al-Andalus, Tatars, Circassiens et Tchétchènes de l'Empire de Russie, partisans algérien d'Abdelkader, Mahdistes soudanais, Turkmènes, Kazakhs et autres peuples de langues apparentées au turc en Asie centrale, fuyant l'URSS, puis quelques milliers d'Afghan, et même des Kazakhs et des Ouïghours fuyant la Chine communiste. Il y a également plus d'un million de musulmans des Balkans (Turcs, Bosniaques, Albanais, Pomaks, Grecs musulmans etc.) fuyant les nouveaux pouvoirs chrétiens en 1920[25], puis communistes, jusqu'à la fin des années 1980 en Yougoslavie et en Bulgarie par exemple.

Aujourd'hui un pourcentage non négligeable de la population turque descend de réfugiés venus des Balkans, du Caucase ou d'autres régions européennes. De même, une partie des immigrés originaires de Turquie en Europe occidentale sont eux-mêmes issus de ces migrations, tout comme leurs homologues grecs d'ailleurs, parmi lesquels de nombreux Micrasiates et Pontiques ou leurs descendants.

Aujourd'huiModifier

Les 12 à 17 millions de Kurdes constituent la plus forte minorité du pays[26],[27],[28], parlant le kurmandji ou le zazaki ou le turc. La Turquie contemporaine compte également des minorités arabes (le long de la frontière syrienne), lazes, géorgiennes (géorgienne-Chveneburi (en) et adjare) et « réfugiées » (muhadjir : Turcs et autres musulmans en provenance tant des Balkans-Albanais, Bosniaques, Pomaksetc.-que du Caucase-Tcherkesses, Tchétchènesetc.-, de l'Asie centrale ou de l'Afrique orientale).

Il reste par ailleurs quelques milliers de (descendants de) rescapés du génocide ottoman des minorités chrétiennes, Arméniens, Grecs micrasiates et pontiques, Assyriens (Syriaques orthodoxes ou catholiques-Süryani-, Chaldéens-Keldani et Nestoriens-Nasturi).

Aux côtés de ces minorités chrétiennes vivaient des populations de même origine mais converties à l'islam et qui ont échappé au génocide, massacres et autres déportations ottomans et turcs. Leur importance numérique actuelle est impossible à estimer objectivement, certaines sources parlent de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de Hémichis (musulmans de langue arménienne) et de Pontiques musulmans.

Parmi les intellectuels turcs des provinces de la mer Noire, il y a eu ces dernières années un regain d'intérêt pour les origines non-turques et non-musulmanes, tant des familles que de villages et de régions entières où les générations qui ont vécu les génocides et massacres ethniques des quatre dernières décennies de l'Empire ottoman avaient préféré occulter ce passé. En témoigne par exemple le Dictionnaire encyclopédique de la Mer Noire, basé sur les recherches du journaliste Özhan Öztürk, mais aussi les œuvres d'Ömer Asan (musulman pontique) et de Selma Koçiva (Laze), et plus récemment (cinquième sur la liste des meilleures ventes en avril 2005) le livre Ma grand-mère de l’avocate Fethiye Çetin, relatant la vie de sa grand-mère née arménienne mais orpheline adoptée par une famille musulmane après le génocide.

Au XIXe et au XXe siècles, des rumeurs ont fréquemment circulé, reprises par certains voyageurs, au sujet de l'existence de centaines de milliers de crypto-chrétiens, surtout dans des régions rurales et dans les petites villes. Les Alévis en particulier ont été considérés par certains missionnaires protestants comme tels, et il y a eu des projets de « reconversion ». Des rescapés du génocide des chrétiens ottomans, profitant de l'instauration d'une république laïque, se seraient fait passer pour des Alévis afin d'échapper aux exactions. Un fait plus tangible est la survivance de certaines traditions juives, à l'instar de celles des Marranes, principalement parmi les Dönme (Sabbatéens), les descendants des fidèles juifs de la secte de Sabbataï Tsevi, qui s'était proclamé messie et qui dut se convertir à l'islam pour éviter d'être exécuté (les sultans ottomans soutenaient l'orthodoxie contre les dissidences religieuses).

Le tableau ci-dessous concerne la population en Turquie suivant le pays de naissance. L'écrasante majorité de la population est née dans le pays. La présence de population née dans les pays des Balkans (Bulgarie, Macédoine…) concerne essentiellement des personnes se définissant comme Turc de par la langue, la religion et/ou l'ethnie et qui ont gagné la Turquie à diverses périodes (Muhadjir à la fin de l'empire ottoman, réfractaires au processus de régénération en Bulgarie, réfugiés ethniques de l'ex-Yougoslavie).

Données génétiquesModifier

L'analyse en composantes principales de plus de 500 000 génotypes de SNP révèle un chevauchement important entre les Turcs actuels et les Moyen-Orientaux et une relation avec les Européens et les Asiatiques du Sud et du Centre. D'après cette étude, l'ascendance génétique des Turcs est à 38% européenne, 35% du Moyen-Orient, 18% d'Asie du Sud et 9% d'Asie centrale[29]. La structure génétique dans les échantillons observés était homogène et unique[29].

Situation des minorités religieusesModifier

Sur le plan religieux, la majorité de la population est (au moins nominalement) musulmane sunnite, mais la Turquie compte également environ 12−13 millions d'alévis[26]. Ceux-ci sont généralement considérés comme des musulmans hétérodoxes mais un grand nombre d'entre eux ne s'estime pas musulman[30]. Ils sont majoritairement turcs mais aussi kurdes[30]. On dénombre aussi 500 000 à 1 500 000 chiites (souvent azéris), surtout dans la région d'Iğdır, proche des frontières avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan (Nakhitchevan) et l'Iran, et un nombre indéterminé (100 000 ?) d'Alaouites arabophones ou turcophones dans les régions de Hatay (ex-sandjak d'Alexandrette), Adana et Mersin (ex-Cilicie).

Les observateurs peuvent noter que :

  • Il existe une case « religion » (din) sur la carte d'identité (Nüfus Cuzdani) qu'on peut laisser vierge ou mettre : Müslüman (islam), Rum ortodoks (Église orthodoxe), Ermeni, Hristyan (christianisme), Süryani, Keldani, Nasturi, Musevi, Dönme. Jusqu'en 2006, il fallait indiquer dans la case une des religions précitées mais en 2006, l'État turc permet de laisser la case vierge[31]. En 2010, la Cour européenne des droits de l'homme demande à la Turquie de retirer cette case[31].
  • Contrairement à la quasi-totalité des autres pays à majorité musulmane, il est socialement et juridiquement possible de se dire athée (dinsiz, « sans religion ») en Turquie, mais les écoles publiques comportent un cours de religion musulmane sunnite dans le cursus général et obligatoire sauf pour les élèves des trois minorités reconnues (Grecs orthodoxes, Arméniens apostoliques et Juifs). Un parent alévi n'a pas eu gain de cause en justice en contestant le caractère obligatoire de ces cours[32].
  • Il existe une fondation (waqf) religieuse étatique (Türk Diyanet Vakfi) qui forme des imams et des enseignants de religion dans des écoles professionnelles spécifiques (les lycées İmam hatip) et en envoie certains dans ses succursales (dirigées par des fonctionnaires consulaires) à travers le monde, là où existent des communautés musulmanes turcophones. Cependant, il n'existe qu'une Diyanet pour les musulmans sunnites, même si certains Alévis ont récemment demandé la création d'une Diyanet alévie[33]. Les demandes de permis de bâtir pour les temples alévis (cem) sont régulièrement refusés, celles pour des mosquées chiites sont acceptées, mais non financées par la Diyanet[32].
  • Seules trois minorités religieuses sont reconnues officiellement, conformément au Traité de Lausanne du 24 juillet 1923, et ont donc le droit de maintenir des écoles spécifiques : les Grecs orthodoxes (sous l'égide du Patriarcat œcuménique de Constantinople), les Arméniens apostoliques (sous l'égide du Patriarcat arménien de Constantinople) et les Juifs.
  • Voir aussi Église orthodoxe turque, Sabbatéens.

ÉmigrationModifier

ImmigrationModifier

Population par pays de naissance
2011[34] 2015[35] 2019[36] 2020[36]
Population totale 74 526 000 78 741 053 82 003 882 83 154 997
  Turquie 73 569 000 77 148 616 78 345 669 79 121 186
Population totale née à l'étranger 957 000 1 592 437 3 658 213 4 033 811
Inconnus 1 379 723 1 365 217
  Bulgarie 409 000 378 658 362 749 361 904
  Irak 9 000 97 500 283 759 313 806
  Allemagne 156 000 263 318 281 867 292 437
  Syrie 6 000 76 400 163 808 217 901
  Afghanistan 16 000 38 692 115 162 142 423
  Turkménistan 5 000 24 937 71 187 136 881
  Iran 9 000 36 200 80 161 108 547
  Azerbaïdjan 25 000 52 836 85 264 97 847
  Ouzbékistan 18 000 36 083 63 244 77 968
  Russie 13 000 34 486 47 178 56 974
  Arabie saoudite 5 000 14 573 41 320 53 239
  Macédoine du Nord 83 000 43 400 39 980 38 791
  France 10 000 28 507 33 929 37 524
  Kazakhstan 12 000 21 546 29 454 36 216
  Pays-Bas 9 000 32 345 34 589 35 655
  Royaume-Uni 8 000 32 140 30 574 33 367
  Kirghizistan 4 000 17 235 26 656 32 689
  Égypte 5 067 25 625 31 656
  Ukraine 5 000 20 547 25 991 29 793
  Grèce 33 000 26 928 24 459 29 614
  Belgique 5 000 26 531 28 263 29 489
  Géorgie 5 000 25 019 26 537 29 285
  Libye 2 000 16 442 22 483 28 044
  États-Unis 11 000 24 026 24 858 26 614
  Autriche 6 000 18 609 22 885 24 172
  Chine 2 000 12 426 16 037 20 776
  Jordanie 10 759 17 261
  Somalie 7 234 16 164
  Maroc 10 038 15 952
  Moldavie 5 000 13 472 14 693 14 860
  Yémen 11 411 14 778
  Suisse 8 000 13 453 14 199 14 743
  Palestine 10 536 14 737
  Algérie 5 797 10 462
  Koweït 5 540 9 591
  Pakistan 6 398 9 430
  Roumanie 10 000 9 512 8 891 8 914
  Serbie et   Monténégro 9 000 9 201 8 958 8 691
  Liban 5 777 8 434
  Nigeria 5 052 8 202
  Émirats arabes unis 4 906 7 930
  Indonésie 4 920 6 500
  Suède 5 586 6 364
  Tadjikistan 4 293 5 514
  Australie 5 167 5 341
  Danemark 4 939 5 223

En 2019, les principaux pays d'origine des immigrés en Turquie sont : le Turkménistan (+ 65 936), la Syrie (+ 35 139), l'Afghanistan (+ 30 438), l'Irak (+ 25 198) et l'Iran (+ 24 347)[37],[38].

Estimation de la population immigréeModifier

Estimation de la population immigrée[39]
2019
Population totale en Turquie 82 003 882
Population immigrée totale 5 876 829
  Syrie 3 743 494
  Bulgarie 652 900
  Allemagne 371 430
  Irak 230 277
  Macédoine du Nord 195 449
  Iran 83 183
  Grèce 80 407
  Pays-Bas 29 630
  Roumanie 28 155
  Russie 26 967
  Royaume-Uni 25 680
  Azerbaïdjan 22 792
  France 21 690
  Autriche 19 463
  États-Unis 18 435
  Afghanistan 18 390
  Chypre 14 107
  Suisse 14 077
  Belgique 11 881
  Ouzbékistan 10 813
  Géorgie 8 837
  Suède 7 240
  Kazakhstan 6 781
  Arabie saoudite 5 971
  Ukraine 5 672
  Norvège 4 823
  Pologne 4 635
  Danemark 4 567
  Albanie 4 495
  Libye 4 167
  Australie 3 984
  Italie 3 857
  Israël 3 690
  Bosnie-Herzégovine 3 212
  Moldavie 3 165
  Somalie 2 942
  Turkménistan 2 758
  Japon 2 715
  Kirghizistan 2 662
  Chine 2 385
  Finlande 2 267
  Canada 1 934
  Espagne 1 640
  Pakistan 1 579
  République tchèque 1 537
  Liban 1 534
  Jordanie 1 241
  Nigeria 1 189
  Arménie 1 076
  Égypte 1 065
  Palestine 1 000

Population par nationalité en TurquieModifier

2015 2018
Population Totale en Turquie 77.695.904 80.810.525
  Turquie 77.177.625 79.891.464
Population étrangère totale 518.279 919.061
  Irak 47.219 201.082
  Afghanistan 33.569 79.640
  Allemagne 63.183 77.224
  Syrie 50.903 64.586
  Azerbaïdjan 30.205 51.564
  Iran 21.900 44.943
  Turkménistan 18.418 42.841
  Ouzbékistan 10.964 31.593
  Russie 21.599 24.254
  Géorgie 19.091 23.246
  Ukraine 12.936 18.684
  Kirghizistan 10.575 18.562
  Libye 6.168 15.810
  Égypte 2.735 14.546
  Autriche 10.453 14.362
  Kazakhstan 11.853 12.586
  Chine 8.298 12.440
  Royaume-Uni 14.883 10.263
  Moldavie 7.028 9.213
  Bulgarie 9.153 8.445
  Palestine 2.526 8.264
  Yémen 1.276 7.069
  États-Unis 8.897 6.861
  Maroc 2.283 5.503
  Jordanie 1.526 5.303
  Pays-Bas 5.287 5.166
  Nigeria 1.714 4.437
  Inde 1.150 4.131
  Indonésie 2.438 3.869
  Pakistan 1.980 3.711
  Somalie 4.202 3.365
  Philippines 1.648 3.159
  Tadjikistan 1.221 3.091
  France 3.782 3.047
  Albanie 1.651 2.908
  Corée du Sud 3.905 2.882
  Algérie 806 2.664
  Danemark 2.597 2.584
  Arabie saoudite 551 2.436
  Italie 2.909 2.236
  Biélorussie 1.110 2.095

Source :https://ec.europa.eu/eurostat/fr/data/database

RéférencesModifier

  1. Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  2. Le taux de variation de la population 2018 correspond à la somme du solde naturel 2018 et du solde migratoire 2018 divisée par la population au 1er janvier 2018.
  3. Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  4. L'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) pour 2019 est la somme des taux de fécondité par âge observés en 2019. Cet indicateur peut être interprété comme le nombre moyen d'enfants qu'aurait une génération fictive de femmes qui connaîtrait, tout au long de leur vie féconde, les taux de fécondité par âge observés en 2019. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme. C’est un indicateur synthétique des taux de fécondité par âge de 2019.
  5. Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  6. Le taux de natalité 2018 est le rapport du nombre de naissances vivantes en 2018 à la population totale moyenne de 2018.
  7. Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  8. Le taux de mortalité 2018 est le rapport du nombre de décès, au cours de 2018, à la population moyenne de 2018.
  9. Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  10. Le taux de mortalité infantile est le rapport entre le nombre d'enfants décédés à moins d'un an et l'ensemble des enfants nés vivants.
  11. L'espérance de vie à la naissance en 2018 est égale à la durée de vie moyenne d'une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de 2018. C'est un indicateur synthétique des taux de mortalité par âge de 2018.
  12. L'âge médian est l'âge qui divise la population en deux groupes numériquement égaux, la moitié est plus jeune et l'autre moitié est plus âgée.
  13. a et b Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA
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  16. a et b (en)Population Projections, 2018-2080
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  37. (en)Migration Statistics
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Liens externesModifier