Démocratie chrétienne en Belgique

La Démocratie chrétienne est un des principaux courants politiques belges.

Il regroupe aujourd'hui trois partis : le CD&V en Belgique néerlandophone (Communauté flamande et Bruxelles), Les Engagés en Belgique francophone (Communauté française, Bruxelles et Wallonie) et le CSP en Belgique germanophone (Communauté germanophone).

HistoriqueModifier

Parti catholique 1884-1945Modifier

Le Parti catholique était un parti politique belge unitaire et conservateur. Il était, aux côtés du Parti libéral et du Parti ouvrier belge, l’un des trois partis politiques belges que l’on comprend sous la dénomination de « partis traditionnels ». Fondé en 1884, c’est le deuxième parti à proprement parler qu’a vu naître l’histoire politique belge. Il disposera de la majorité des sièges dans les deux Chambres de 1884 à 1914, ce qui permettra aux catholiques de gouverner seuls de manière continue pendant trente ans.

 
Évolution des résultats du Parti Catholique aux élections législatives, de 1884 à 1939.

Parti social chrétien 1945-1972Modifier

Le parti est renommé à la suite de la Seconde Guerre mondiale pour devenir le Parti Social Chrétien (PSC). "Un nouveau parti, une nouvelle pensée, de jeunes équipes, voilà ce qu'est le PSC-CVP". Telle était la première phrase du programme de Noël 1945. Ce nouveau parti marquait une rupture radicale par rapport au parti d'avant-guerre tant sur le plan doctrinal que celui de l'organisation.

 
Évolution des résultats du Parti Social Chrétien aux élections législatives, de 1946 à 1968.

La scission linguistique de 1972Modifier

Le PSC finira par se scinder, en 1972, en deux partis : le Parti Social Chrétien (PSC), côté francophone en Wallonie, qui deviendra le Centre démocrate humaniste (cdH) en 2002 puis "Les Engagés" en 2022; et le Christelijke Volkspartij (CVP), côté néerlandophone en Flandre, qui deviendra le Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V) en 2001[1].

Les deux partis chrétiens-démocrates aujourd'hui (depuis 1999)Modifier

 
Évolution des résultats du CD&V et du cdH aux élections législatives, de 1971 à 2019.

Les élections législatives belges de 1999 infligent un sérieux revers au CVP qui décide alors de changer de nom pour devenir le CD&V en 2001[2]. C'était la première fois que les chrétiens-démocrates étaient exclus d'un gouvernement belge depuis 1958.

Les deux partis finiront par s'éloigner idéologiquement avec le CD&V devenant un parti de centre-droit et se rapprochant des nationalistes flamands du N-VA, tandis que le nouveau Centre démocrate humaniste se rapprochait du centre-gauche en abandonnant la mention du christianisme dans son nom[1].

En 2014, pour la première fois, l'un fera partie du gouvernement fédéral (CD&V), tandis que l'autre restera dans l'opposition (cdH). C'est la première fois que les deux partis frères ne montent pas ensemble au gouvernement[3]. Rebelote en 2020 où le gouvernement d'Alexander De Croo est formé sur une coalition composée notamment du CD&V.[4]

En mars 2022, le CDH se réunit en congrès pour présenter son nouvel habillage et se donner un nouveau départ, à deux ans des élections. Il opte ainsi pour un nouveau nom, “Les Engagés”[5].

Personnalités chrétiennes-démocratesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « CD&V (Parti chrétien-démocrate flamand) », sur La Revue nouvelle (consulté le )
  2. O.M., « Le CVP se transforme en CD&V. Pour être plus «lisible»... », sur La Libre, (consulté le )
  3. Pierre Bouillon, « CD&V au pouvoir, CDH dans l’opposition, une première », sur Le Soir, (consulté le )
  4. Belga et La rédaction, « Composition de la Vivaldi: le gouvernement de toutes les premières », (consulté le )
  5. Xavier Lambert, « Nouveau nom, nouveau logo, nouveau manifeste pour le cdh : qu’est-ce qu'il y a derrière le changement en "Les engagé(e)s" ? »  , sur rtbf.be, (consulté le )

Voir aussiModifier