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Délégation générale à l'informatique

La Délégation générale à l'informatique est une instance créée en septembre 1966 dans le cadre du Plan Calcul pour stimuler la production de logiciels et de matériels informatiques. L'un de ses premiers animateurs fut le gaulliste Robert Galley.

HistoireModifier

Le gouvernement avait une expérience de ce type d'instance depuis la création en 1961 de la Délégation générale à la recherche scientifique et technique, elle aussi rattachée aux services du Premier ministre. La DGI est fondée à la suite du rapport de François-Xavier Ortoli, directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou.

Le rôle de la Délégation générale à l'informatique est d'inciter les investisseurs à faire un effort de rattrapage dans le domaine de l'informatique, en pilotant le Plan Calcul, à une époque où Bull n'investit que 6 % à 7 % de ses ventes en recherche contre 20 % pour la CII[1], la société soutenue par la DGI, via des subventions.

Le , Robert Galley accède à un poste ministériel. Son adjoint, Maurice Allègre, devient délégué à l'informatique à sa place. Il a pour adjoint Michel Monpetit, qui sera ensuite directeur adjoint de l'IRIA, décédé en 1976 dans un accident de voiture, dont le nom sera donné au Prix Monpetit, créé pour récompenser un chercheur ou un ingénieur pour ses travaux dans le domaine des mathématiques appliquées ou de l'informatique.

Le , cinq mois après son élection, Valéry Giscard d'Estaing décide la suppression de la Délégation générale à l’informatique et le remplacement par une nouvelle DIELI (Direction des industries électroniques et de l'informatique), au champ plus vaste, incluant l'électronique, mais aux pouvoirs plus modestes.

BibliographieModifier

  • Histoire de Bull
  • Jacques Jublin et Jean-Michel Quatrepoint, French ordinateurs, Editions Alain Moreau, .  
  • Jean-Pierre Brulé, L'informatique malade de l'Etat, Les belles lettres, .  

RéférencesModifier