Débardeur (vêtement)

type de tee-shirt

Le débardeur est un vêtement fin, sans manches, pouvant être décolleté à l’avant et dans le dos. Il est porté à même la peau. On l’appelle aussi « marcel » en France, camisole[1] en Amérique du Nord et en Suisse romande ou singlet[2] en Belgique.

Débardeur
Image dans Infobox.
Ouvrier d’une usine textile de Caroline du Nord, vêtu d’un débardeur, photographié par Lewis Hine en 1937.
Caractéristiques
Type

DescriptionModifier

Le débardeur est un sous-vêtement en jersey, en côte ou en mailles filets qui découvre les épaules, et laisse apparaître entièrement les bras. L’emmanchure peut être plus ou moins échancrée selon la coupe.

Il était porté par les forts des Halles de Paris chargés de opérations de débardage des camions qui approvisionnaient le marché parisien dès le milieu du XIXe siècle. Il prend son nom de « marcel » à la suite de sa commercialisation par Marcel Eisenberg, propriétaire des « Établissements Marcel », à Roanne[3].

Quand il est destiné aux femmes, il peut être désigné par le terme tank top.

Au cinémaModifier

Le débardeur blanc est entré dans la culture populaire avec le concours, entre autres, de James Dean, de Marlon Brando, qui le portait moulant dans le film Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) ou de Bruce Willis jouant John McClane dans Die Hard[4]. Le « marcel » porte le nom, en Amérique et Australie, de wifebeater (littéralement « tabasseur de femme ») qui pourrait découler du personnage de Stanley Kowalski, un homme violent interprété par Brando dans le Tramway[5]. Bruce Lee en porte un lui aussi dans La Fureur du dragon sorti en 1972.

Notes et référencesModifier

  1. Grand Dictionnaire terminologique.
  2. Dictionnaire Larousse.
  3. Julien Neuville, « Un peu d'histoire… le marcel », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  4. Nicolas Alamone, « Débardeur : faute de goût ou pas ? », L’Express, 8 juillet 2015.
  5. (en) Troth Wells, T-shirt, New Internationalist, , p. 12