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Cyril Lemieux
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
Nationalité
Activité
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Cyril Lemieux (né le [1]) est un sociologue français, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Depuis octobre 2017, il préside l'Association des Lemieux, qui rassemble les porteurs de ce nom de Basse et Haute Normandie, de Bretagne et du Canada.

Parcours et axes de recherchesModifier

À son entrée à l'EHESS, il a enseigné pendant plusieurs années au pôle régional de Marseille de l'EHESS. Il était alors membre du SHADYC (Sociologie, Histoire, Anthropologie des Dynamiques Culturelles) (devenu depuis 2010 Centre Norbert Elias) (EHESS-CNRS), fondé par Jean-Claude Passeron, et dirigé par l'historien Jean Boutier. À Paris, il est devenu membre du Groupe de sociologie politique et morale (GSPM) (Institut Marcel Mauss, EHESS-CNRS), laboratoire qui fut dirigé par Luc Boltanski et Laurent Thévenot. Depuis mars 2013, il est membre du Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités (LIER). Il enseigne également la sociologie des médias à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris.

Ses principaux domaines de recherche sont le journalisme et, plus généralement, le mince territoire qui sépare le privé du public (le secret, l'officieux par exemple dans le cas du dopage dans le cyclisme), dans une démarche épistémologique qualifiée de pragmatique. La publication de Mauvaise presse. Une sociologie compréhensive du travail journalistique et de ses critiques (2000) lui a donné une audience nationale dans le champ de la critique des médias, lui valant également des critiques provenant des publications les plus radicales[2] en la matière (Acrimed, PLPL).

Durant la campagne présidentielle française de 2007, il a tenu un blog intitulé « Prises de parti journalistique »[3]. Entre août 2007 et septembre 2009, il a tenu une chronique dans l'émission « La suite dans les idées » de France Culture, en traitant un thème d'actualité dans une perspective sociologique. Ses chroniques sont regroupés dans le recueil La Sociologie sur le vif, publié en 2010. Depuis septembre 2013, il tient une chronique mensuelle dans le journal Libération.

PublicationsModifier

OuvragesModifier

  • (sous la direction de) La subjectivité journalistique. Onze leçons sur le rôle de l’individualité dans la production de l’information, Paris, Éditions de l’EHESS, coll. « Cas de figure », 2010.
  • La sociologie sur le vif, Paris, Presses des Mines, 2010.
  • Un président élu par les médias ? Regard sociologique sur la présidentielle de 2007, Paris, Presses des Mines, 2010.
  • Le devoir et la grâce. Pour une analyse grammaticale de l’action, Paris, Economica, coll. « Etudes sociologiques », 2009 (ISBN 978-2-7178-5714-6).
  • avec Michel de Fornel (dir.), Naturalisme versus constructivisme ?, Paris, Éditions de l’EHESS, coll. «Enquête », 2007 (ISBN 978-2-71322152-1).
  • Mauvaise Presse. Une sociologie compréhensive du travail journalistique et de ses critiques, Paris, Éditions Métailié, « Leçons de choses », 2000. (ISBN 2-86424-342-3)
  • traduction de Michèle Lamont, La morale et l'argent. Les valeurs des cadres en France et aux États-Unis, ((en) Money, morals, and manners : the culture of the French and the American upper-middle class), Paris, Métailié, « Leçons de choses », 1995. (ISBN 2-86424-190-0)

ArticlesModifier

  • « Autorités plurielles : le cas des journalistes », dans Esprit, 2005, mars-avril, p. 101-114,
  • « Le scandale comme épreuve. Élément de sociologie pragmatique », dans Politix, 2005, no 71, p. 9-38
  • « Contraintes du travail journalistique et affaires de dopage : pour une approche sociologique», dans J.-F. Diana, V. Meyer, « Dire le dopage », Questions de communication, Hors série, no 1, p. 39-55, 2004.
  • « De certaines différences internationales en matière de pratiques journalistiques : Comment les décrire ? Comment les expliquer ? », dans J.- B. Legavre (dir.), La presse écrite : objet(s) délaissé(s) ?, Paris, L'Harmattan, 2004, coll. « Logiques politiques », p. 29-51.
  • « Faux débats et faux-fuyants. À propos de la responsabilité des journalistes dans l'élection du 21 avril », dans Christophe Prochasson, Vincent Duclert, Perrine Simon-Nahum (dir.), Il s'est passé quelque chose : le 21 avril 2002, Paris, Denoël, 2003, p. 19-41.
  • « Élus et médias locaux : La nouvelle donne », dans Pouvoirs locaux, Communication, médias et démocratie locale, 2002, no 52, p. 75-79.
  • « Couverture des élections et éthique journalistique », dans Les dossiers de l'audiovisuel, Télévision, politique et élections, no 102, INA, 2002, p. 36-38.
  • « Les médias : Entre liberté critique et exonération de responsabilité », dans Yves-Charles Zarka (et alii) (dir.), « La France et ses démons », Cités, n° hors série Paris, PUF, 2002, p. 281-285.
  • « Critique de la raison journalistique. De Sofia à Paris, comment remettre en cause démocratiquement les dérivés des médias », dans J. Damianova, (dir.), Mélanges à Ivaylo Znepolski, Sofia (Bulg.), Presses de l'Université de Sofia, 2002, p. 467-503.
  • « Heurs et malheurs du journalisme d’investigation en France », dans C. Delporte, M. Palmer, D. Ruellan (dir.), Presse à scandale, scandale de presse, Paris, L'Harmattan, 2002, p. 85-96.
  • « Critique du journalisme : comment repolitiser le débat? », dans Mouvements, 2001, no 15/16, p. 131-137.
  • « Les formats de l'égalitarisme. Transformations et limites de la figure du journaliste justicier dans la France contemporaine », dans Quaderni, 2001, no 45, p. 53-68.
  • « Les médias et la démocratie : Jacques Bouveresse et Karl Kraus », dans Esprit, 2001, novembre, p. 159-170.

Notes et référencesModifier

  1. « Cyril Lemieux : Les démons de l'info », sur www.lesinfluences.fr (consulté le 23 septembre 2016)
  2. Article collectif Acrimed, « Quelle critique des médias ? », (consulté le 4 février 2012) : « La critique des médias, telle que nous la concevons, doit être une critique radicale (parce qu’elle prend les choses à la racine...) et explicative »
  3. du blog, medias.blog.lemonde.fr.

Voir aussiModifier