Cymburge de Mazovie

Cymburge de Mazovie
Illustration.
Cymburge de Mazovie, portait du XVIe siècle.
Titre
Duchesse d'Autriche

(12 ans, 4 mois et 16 jours)
Prédécesseur Marguerite de Poméranie
Successeur Aliénor de Portugal
Mathilde du Palatinat
Biographie
Dynastie Dynastie Piast
Date de naissance 1394 ou 1397
Lieu de naissance Varsovie (Duché de Mazovie)
Date de décès
Lieu de décès Türnitz (Autriche)
Sépulture Abbaye de Lilienfeld
Père Siemovit IV de Mazovie
Mère Alexandra de Lituanie
Conjoint Ernest d'Autriche intérieure
Enfants Frédéric V Red crown.png
Marguerite
Albert VI Red crown.png
Catherine
Ernest
Alexandra
Anne
Rodolphe
Léopold

Cymburge de Mazovie (en polonais : Cymbarka mazowiecka ; en allemand : Cimburgis von Masowien, également Zimburgis ou Cimburga), née 1394 ou 1397 à Varsovie et morte le à Türnitz en Autriche, est une princesse polonaise qui devient vers 1412 la seconde épouse du duc Ernest d'Autriche, de la maison de Habsbourg, et par là duchesse de la lignée de l'Autriche intérieure en Styrie, Carinthie et Carniole. En tant que mère de l'empereur Frédéric III, Cymburge, après Gertrude de Hohenberg, est devenue la deuxième femme à être l'ancêtre de tous Habsbourg ultérieurs, du fait que seule la descendance de Frédéric s'est perpétuée en lignée masculine.

BiographieModifier

Elle naît à Varsovie dans le duché de Mazovie, la fille du duc Siemovit IV († 1426) de la dynastie Piast et de sa femme Alexandra de Lituanie († 1434), fille du grand-duc Olgierd, issu de la dynastie des Gédiminides, et sœur de Ladislas II Jagellon, roi de Pologne. Le frère de Cymburge, Aleksander Mazowiecki, est nommé prince-évêque de Trente en 1424.

 
Ernest sauve Cymburge, tableau du XIXe siècle, palais du Belvédère.

Bien que les fiançailles de son frère aîné Guillaume avec la princesse polonaise Hedwige échouent de façon humiliante, le duc Ernest d'Autriche, après la mort de sa première épouse Marguerite de Poméranie se rend à Cracovie pour demander la main de Cymburge. Selon les chroniques de Johann Jacob Fugger (1516-1575), les deux se donnèrent rendez-vous pour une partie de chasse où Ernest sauve la vie de sa fiancée. Quoiqu'il n'ait pas l'agrément de la famille des Habsbourg, le mariage se révèle heureux. En 1414, Ernest commence à porter le titre d’archiduc.

La vie de Cymburge est peu connue. La tradition veut qu'elle ait été renommée également pour sa force exceptionnelle, qui lui permettait, par exemple, d'enfoncer des clous dans un mur à mains nues et de casser des noix entre ses doigts[1]. Un de ses descendants, Auguste II le Fort précisément, se distinguera par sa vigueur puisqu'il était capable de briser à mains nues un fer à cheval.

Cymburge survit à son mari et meurt à Türnitz dans l'actuelle Basse-Autriche, lors d'pèlerinage à Mariazell. Elle est enterrée à l'abbaye de Lilienfeld.

DescendanceModifier

Prognathisme habsbourgeoisModifier

Bien que le fait soit controversé, on a soutenu (au moins depuis Robert Burton en 1621[2]) que c'est d'elle que la famille hérite cette mâchoire inférieure proéminente (le prognathisme), caractéristique physique de la plupart de ses membres pendant plusieurs générations jusqu'au XVIIIe siècle[3]. On le retrouve même chez quelques-uns de ses lointains descendants actuels (bien qu'il n'apparaisse pas aussi nettement). La statue de Cymburge dans la Hofkirche d'Innsbruck ne présente cependant pas cette caractéristique[4] ; mais on la retrouve dans un portrait d'Albert Ier, bisaïeul de son mari[5].

NotesModifier