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Croque-monsieur

sandwich chaud, au pain de mie, au jambon et au fromage.

Croque-monsieur
Image illustrative de l’article Croque-monsieur
Un croque-monsieur

Lieu d’origine France
Place dans le service Plat principal
Température de service Chaud
Ingrédients Pain de mie
Jambon blanc
Fromage
Mets similaires Croque-madame
Classification Cuisine française

Un croque-monsieur est un sandwich chaud, originaire de France, à base de pain de mie, de jambon blanc et de fromage (emmental, comté...), grillé à la poêle, au four ou dans un appareil spécialisé.

On peut l'agrémenter de beurre, de crème fraîche ou de sauce béchamel voire lui superposer un œuf au plat pour obtenir un croque-madame.


OrigineModifier

Il serait apparu pour la première fois en 1910 au menu d'un café parisien, boulevard des Capucines[1]. L'origine du mot reste néanmoins inconnue, même si certains avancent plusieurs théories, la plus répandue étant que le bistrotier du café ait lancé, sous forme de boutade, que la viande à l'intérieur du sandwich était de la chair humaine[2].

Marcel Proust en fait mention dans À l'ombre des jeunes filles en fleurs, paru en 1919 : « Or, en sortant du concert, comme, en reprenant le chemin qui va vers l'hôtel, nous nous étions arrêtés un instant sur la digue, ma grand-mère et moi, pour échanger quelques mots avec madame de Villeparisis qui nous annonçait qu'elle avait commandé pour nous à l'hôtel des croque-monsieur et des œufs à la crème[3],[4]… »

Lors de la première séance du Dictionnaire de l'Académie française à laquelle Louis Leprince-Ringuet a assisté, il a été discuté du mot « croque-monsieur ». La définition retenue a été : « Mets composé de deux tranches de pain de mie entre lesquelles on a placé du jambon recouvert de fromage et que l'on passe au four. » De retour chez lui, madame Leprince-Ringuet lui fit remarquer que c'était bien la preuve que cette assemblée était uniquement masculine, puisque, comme toutes les femmes le savent, un croque-monsieur ne se cuit pas au four, mais au moyen d'un ustensile ménager spécifique. À la session suivante, Louis Leprince-Ringuet montra cet ustensile à ses collègues. Malgré cette démonstration amusante, la définition est restée inchangée[5].

VariantesModifier

 
Croque-monsieur cuisiné à la poêle.

L'ajout ou la substitution d'un ingrédient ont donné naissance à d'autres variantes, telles :

  • le croque provençal (avec des tomates) ;
  • le croque auvergnat (avec du bleu d'Auvergne) ;
  • le croque normand ( avec des pommes et du camembert) ;
  • le croque gallois ;
  • le croque norvégien (avec du saumon) ;
  • le croque tartiflette (avec des pommes de terre) ;
  • le croque sucré (on remplace la garniture par de la banane et du chocolat en poudre)[6] ;
  • le croque caramélisé (la garniture est composée de sucre en poudre) ;
  • le croque hawaïen (avec une rondelle d'ananas) ;
  • le croque tourangeau (garniture à base de rillons ou de rillettes de Tours) ;
  • le sandwich Monte Cristo (en)[7] ;
  • le croque-monsieur bourguignon avec de la moutarde de Dijon ;
  • etc.

DiversModifier

Le nom « croque-monsieur » est invariable selon l'orthographe traditionnelle. On trouve néanmoins parfois l'orthographe « croque-messieurs », comme dans le Dictionnaire Quillet de la langue française, édition de 1965[8].

Depuis les rectifications orthographiques du français en 1990, il s'écrit aussi sans trait d'union et alors, il « suit la règle générale du singulier et du pluriel[9],[10] ».

Dans la culture populaireModifier

  • Dans l'épisode 95 de la saison 2 de Kaamelott, Guethenoc se plaint à Arthur que la Bretagne n'a pas de plat national. Soulignant que la paysannerie bretonne produit le plus mauvais vin et le plus mauvais pain, Arthur invite Karadoc pour inventer le fameux plat composé de deux tranches de pain, deux tranches de jambon fumé et deux tranches de fromage. Guethenoc propose de l'appeler le Karadoc, qui répond : « Non, c'est trop long. Ma famille m'appelle croque. » Arthur présente donc le fameux mets : « Le croque, messieurs[11]. »

RéférencesModifier

  1. « Tartines craquantes et croque-monsieur fondants », www.cuisine.larousse.fr.
  2. « Origine des mots », sur originedesmots.blogspot.be (consulté le 22 juin 2012).
  3. « L'histoire du croque-monsieur », sur club-sandwich.net (consulté le 23 juillet 2008).
  4. Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. À l'ombre des jeunes filles en fleurs, Paris, Nouvelle Revue française, 1918, tome 2, p. 231.
  5. Bruno Fuligni, Folle histoire. Les gourmands mémorables, Éditions Prisma, 2015 (ISBN 2810416060 et 9782810416066).
  6. « Croque-monsieur aux poires et Nutella », 750g,‎ (lire en ligne).
  7. « Le sandwich Monte Cristo », www.recette-americaine.com.
  8. « Définition de croque-monsieur », CNRTL (consulté le 11 juin 2008).
  9. « Règles », www.renouvo.org.
  10. « Liste de mots selon l'orthographe de 1990 », www.renouvo.org.
  11. Hypnoweb, « Kaamelott : S02E95. Le Plat national », sur kaamelott.hypnoweb.net (consulté le 28 janvier 2019).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier