Croix des évadés 1940-1945

décoration belge

Croix des évadés 1940-1945
Illustration.
Avers
Croix des évadés 1940-1945
Conditions
Décerné par Drapeau de la Belgique Belgique
Type Décoration de guerre
Décerné pour Acte patriotique suivant une évasion d'un emprisonnement ou du territoire ennemi
Éligibilité Citoyens belges
Détails
Statut Plus décernée
Campagne Seconde Guerre mondiale
Statistiques
Création

La Croix des évadés 1940-1945 (néerlandais : Kruis der Ontsnapten 1940–1945) était une décoration belge de temps de guerre créée par arrêté-loi du gouvernement belge en exil à Londres le [1]. Elle était décernée aux citoyens belges qui, durant la Seconde Guerre mondiale, s'étaient évadés de la Belgique occupée, d'un autre territoire occupé ou d'Allemagne et qui, à la suite de leur évasion, s'étaient prouvés par un acte patriotique en se joignant à un groupe de la résistance, ou avaient été emprisonnés pour un minimum de trois mois à la suite d'un acte patriotique, ou avaient voyagé clandestinement dans le but de participer à une action patriotique belge contre l'ennemi. Les prisonniers de guerre évadés étaient aussi éligibles à la croix s'ils rencontraient ce dernier critère.

Les critères d'attribution de la croix furent plus tard amendés pour inclure les évadés de territoires non occupés qui firent leur chemin jusqu'au Royaume-Uni pour continuer les combats contre l'ennemi occupant. Ceci incluait les Belges qui furent sauvés des plages de Dunkerque entre le et le et ceux qui, avant le , s'étaient évadés de la France non occupée ou de l'Afrique française du Nord.

Au , date de forclusion pour l'introduction des demandes, la Croix des évadés avait été octroyée à 4 927 personnes, chiffre relativement faible pour une distinction de guerre. À la demande des organisations d'anciens combattants, une loi de 2001[2] a été adoptée en vue de permettre à ceux qui n'avaient pu introduire leur demande dans les délais de solliciter cette distinction.

InsigneModifier

La Croix des évadés 1940-1945 est une croix pattée d'une largeur de 39 mm avec des rayons de 7 mm radiants entre ses bras. Son avers porte un bouclier central large de 14 mm et d'une hauteur de 18 mm arborant un lion rampant superposé à des barreaux de prison. La croix est uniface, son revers est dépourvu de toute image ou inscription.

La Croix des évadés 1940-1945 est suspendue d'un anneau à un ruban vert de soie moirée d'une largeur de 37 mm avec une bande centrale noire de 6 mm de large et deux bandes noires de 3 mm de large situées à 6 mm des rebords du ruban.

Récipiendaires illustres (liste partielle)Modifier

RéférencesModifier

  1. La liste des dossiers de la Croix des Évadés conservés aux Archives générales du Royaume
  2. La liste des récipiendaires provient des nécrologies de ces derniers sur le site ARS MORIENDI cité plus bas

BibliographieModifier

  • Quinot H., 1950, Recueil illustré des décorations belges et congolaises, 4e édition. (Hasselt)
  • Cornet R., 1982, Recueil des dispositions légales et réglementaires régissant les ordres nationaux belges 2e éd. N.pl., (Bruxelles)
  • Borné A.C., 1985, Distinctions honorifiques de la Belgique, 1830-1985 (Bruxelles)
  • Sarah De Vlam, 2000, Passage Pyreneeën (nl), Uitgeverij Vrijdag (ISBN 978 94 6001 867 1)
  • Charles-Albert de Behault, 1940, trois frères et un ami s'évadent de Belgique, in Bulletin trimestriel de l'ANRB, juillet 2019.
  • Charles-Albert de Behault, Que Dieu te protège! Bruxelles-Londres en deux cent cinquante jours, in Bulletin trimestriel de l'ANRB, avril 2018.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Arrêté-loi instituant la Croix des Évadés (Moniteur belge du ).
  2. Loi du visant à abroger la loi du fixant un délai de forclusion pour l’introduction de demandes ou propositions relatives à l’octroi de la Croix des Évadés. parue au Moniteur belge du .

Liens externesModifier