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Article général Pour un article plus général, voir Structure interne de la Terre.
Schéma simplifié de la croûte terrestre. 1 : croûte continentale ; 2 : croûte océanique ; 3 : manteau supérieur.

La croûte continentale est la partie supérieure de la lithosphère continentale et constitue l'armature des continents. D'une structuration complexe et mal définie, elle est essentiellement constituée de roches magmatiques acides (granitoïdes) et de roches métamorphiques. Sa partie supérieure est constituée d'une couche hétérogène de sédiments et de roches sédimentaires d'extension et d'épaisseur variables (de quelques mètres à quelques kilomètres). Elle présente une épaisseur moyenne de 35 km, qui peut être réduite à quelques kilomètres dans les zones de rift et dépasser les 70 km sous les chaînes de montagnes (racine orogénique crustale)[1].

Sommaire

Croissance de la croûte continentaleModifier

La croissance de la croûte continentale se caractérise par le transfert de matériaux mantelliques juvéniles dans la croûte. Deux mécanismes sont généralement proposés : mode de croissance horizontale par des processus de subduction (production de magmatisme d’arc ou accrétion d’arcs insulaires) ; mode de croissance verticale par du magmatisme tardi à post-orogénique (sous placage de magma mantellique en réponse à une délamination de la lithosphère par rupture de panneau plongeant de la lithosphère océanique ; fusion intracrustale lié à l’extension lithosphérique ou à un panache)[2].

Depuis le Paléoprotérozoïque et l’installation d’une tectonique des plaques moderne, le volume de croûte généré au niveau des zones de subduction est de 2.8 à 3 km3/an, alors que le taux de recyclage de la croûte continentale est estimé à 3,2 km3/an[3]. Cette différence suggère que le volume actuel de croûte continentale a été atteint dès l’Archéen ou le début du Protérozoïque et que depuis, la production de croûte continentale a progressivement diminué au profit du recyclage de la croûte existante, lors de la formation des supercontinents[4].

Notes et référencesModifier

  1. Alain Foucault et Jean-François Raoult, Dictionnaire de géologie, Paris, Dunod, (réimpr. 1984, 1988, 1995, 2000, 2005), 7e éd. (1re éd. 1980), 388 p. (ISBN 978-2-10-054778-4), p. 355-356
  2. (en) Roberta Rudnick, « Growing from below », Nature, vol. 347,‎ , p. 711-712 (DOI 10.1038/347711a0)
  3. (en) David W. Scholl & Roland von Huene, « Implications of estimated magmatic additions and recycling losses at the subduction zones of accretionary (non-collisional) and collisional (suturing) orogens », The Geological Society, vol. 318,‎ , p. 105-125 (DOI 10.1144/SP318.4)
  4. (en) EA Belousova, YA Kostitsyn, WL Griffin, GC Begg, SY O'Reilly, N.J. Pearson, « The growth of the continental crust: constraints from zircon Hf-isotope data », Lithos, vol. 119, no 3-4,‎ , p. 457-466 (DOI 10.1016/j.lithos.2010.07.024)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • (en) Nick M. W. Roberts, Martin J. Van Kranendonk, Stephen Parman & Peter D. Clift, « Continent formation through time », Geological Society, vol. 389,‎ , p. 1-16 (DOI 10.1144/SP389.13)