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Crise des otages à l'ambassade japonaise

Réplique de la résidence de l'abassadeur, construite à des fins d'entraînement pour de futures prises d'otages.

La crise des otages de l'ambassade japonaise débuta le à Lima lorsque 14 membres du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) prirent en otage près de 700 diplomates, hauts fonctionnaires, officiers militaires et hommes d'affaires qui participaient à une soirée à la résidence de l'ambassadeur du Japon au Pérou, Morihisa Aoki (ja), en célébration du 63e anniversaire de l’empereur Akihito. Malgré le fait que la prise d'otage se déroula dans la résidence officielle de l'ambassadeur, les médias en référèrent comme la crise d'otage de « l'ambassade du Japon » et c'est ainsi que celle-ci est officiellement connue.

La plupart des otages furent relâchés relativement rapidement. Après avoir été détenus comme otages pendant 126 jours, 71 invités restant furent libérés le lors d'un raid par un commando des forces armées péruviennes, durant lequel un otage péruvien, deux membres du commando dont son chef et tous les militants du MRTA moururent[1].

L'opération Chavín de Huántar fut perçue par la plupart des Péruviens comme un succès et gagna l'attention des médias du monde entier. Le président Alberto Fujimori reçut beaucoup de crédit pour avoir sauvé la vie des otages.

Des rapports ont depuis suggéré qu'un nombre important d'insurgés avaient été sommairement exécutés après leur reddition. Cela a mené à des poursuites civiles contre les officiers militaires pour leur implication dans la mort des militants. En 2001, le bureau du procureur général du Pérou a pris en compte les accusations et des audiences ont été ordonnées[2].

Notes et référencesModifier

  1. Chris Chan, Forces spéciales : Un panorama complet des forces spéciales du monde, Elcy Éditions, , 240 p. (ISBN 978-1472312358), p. 142-143.
  2. (en)Reuters, « Peru state attorney seeks Fujimori murder charges », sur latinamericanstudies.org, .