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Crise de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem

Crise de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem
Informations générales
Date juillet 2017en cours
Lieu drapeau de Jérusalem Jérusalem
Belligérants
Drapeau de la Palestine Palestiniens Drapeau d’Israël Police et armée israéliennes

Conflit israélo-palestinien

La crise de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem fait référence à un regain de tensions et de violences entre Israéliens et Palestiniens après une fusillade mortelle survenue sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Deux policiers druzes israéliens ont été tués par trois Arabes israéliens en représailles au meurtre de 2 jeunes palestiniens 2 jours plutôt . Suite à cette attaque, l'installation de portiques équipés de détecteurs de métaux aux entrées de l’esplanade, suscitent la polémique et la colère des Palestiniens qui se manifeste par des affrontements violents à Jérusalem-Est, une attaque au couteau meurtrière dans une colonie israélienne et le gel par le président palestinien Mahmoud Abbas des contacts avec Israël.

Sommaire

ContexteModifier

 
L'Esplanade des Mosquées domine la Vieille Ville de Jérusalem avec en son centre le dôme du Rocher et plus à droite sur l'esplanade, la mosquée al-Aqsa.

Le 10 juillet 2017 , l'enfant Palestinien Mustafa Nour, 12 ans, a été prit pour cible sans raison par des soldats israéliens qui l'ont fusillé, alors qu'il jouait avec son ami sur le balcon de sa maison dans l'arrondissement d'Issawiya, à Jérusalem. transporté d'urgence à l'hôpital Palestinien de Jérusalem-Est , le pronostic vital de l'enfant est engagé[1]. Le 12 juillet , deux jeunes Palestiniens, Khalil Suliman (15 ans) et Mohammed Salamah (14 ans), ont étés tués par des tirs de l'armée israélienne lors d'une manifestation civile à Jénine[2] .Le vendredi 14 juillet 2017,en représailles, trois Arabes israéliens ouvrent le feu dans aux abords de l'esplanade et tuent deux policiers israéliens. Les assaillants sont abattus sur l'esplanade des Mosquées. Cet événement est considéré comme « l’un des incidents les plus sérieux de ces dernières années ». L’attaque entraîne la fermeture de toutes les entrées et l'annulation des prières sur ce site le même jour[3]. L'installation par la police israélienne de détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade engendre « le refus des autorités religieuses musulmanes d'entrer sur ce lieu saint ». Après la fermeture exceptionnelle pendant deux jours elle est rouverte après l'installation des détecteurs à deux des portes de l'esplanade. Cependant les responsables du Waqf continuent à refuser d'entrer sur l'esplanade en passant par ces détecteurs. La veille, les prières avaient été organisées à l'extérieur « en signe de protestation à l'installation des détecteurs »[4].

ChronologieModifier

Le 16 juillet, après une fermeture exceptionnelle de deux jours, Israël rouvre le lieu saint après avoir installé des détecteurs de métaux aux entrées afin de mieux contrôler les accès de la zone. Selon les autorités israéliennes les armes des assaillants de l’attaque du 14 juillet avaient été cachées dans la mosquée. Cette décision est prise sans consulter le Waqf suscite la polémique et les violences palestiniennes[3].

Le 19 juillet , le Cheikh Ekrema Sabri, Imam de la Mosquée sainte d'Al-Aqsa, a été roué de coups par l'armée israélienne à l'entrée de la Mosquée .Transporté d'urgence à l'hôpital, son pronostic vital n'est pas engagé mais son état de santé demeurais inquiétant .

Le 21 juillet, deux jeunes Palestiniens de 17 et 18 ans ont été tués par balle par l'armée israélienne dans les quartiers d’At-Tur et de Ras Al-Amoud à Jérusalem. Un troisième enfant Palestinien a lui aussi été tué après avoir été visé au cœur avec des balles réelles de l'armée israélienne dans le quartier d’Abou Dis, en Cisjordanie. Des dignitaires musulmans et des factions politiques palestiniennes avaient appelé les fidèles à se rassembler pour une « journée de colère » contre les nouvelles mesures de sécurité, qui, selon eux, « contreviennent aux accords régissant les lieux depuis plusieurs décennies »[5]. Auparavant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait décidé de ne pas retirer les portiques de sécurité aux entrées de l'esplanade et de « laisser la police sur place décider des mesures à prendre ». Dans la crainte d'affrontements la police israélienne décide d'interdire aux hommes de plus de cinquante ans l'accès à la vieille ville aux hommes palestiniens de moins de 50 ans, pour la grande prière du vendredi[6].

Dans la soirée, une famille juive rassemblée pour un dîner de Shabbat dans une colonie en Cisjordanie, est attaquée par un Palestinien de 19 ans qui poignarde les membres de la famille installés à table. Il tue 3 personne et blesse grièvement une quatrième. Il est abattu par un voisin[7].

Le 23 juillet, plusieurs colons israéliens ont attaqués des véhicules Palestiniens à l'ouest de Naplouse, en Cisjordanie. Selon les témoins, les colons ont ouvert le feu à balles réelles et ont jeté des pierres sur les véhicules, blessant une vingtaine de Palestiniens[8]

RéactionsModifier

Réaction palestinienneModifier

Le 21 juillet, le président palestinien Mahmoud Abbas annonce un gel des contacts avec Israël et demande l'annulation des nouvelles mesures de sécurité mises en place autour de l'esplanade des Mosquées. Il déclare « Au nom de la direction palestinienne, j'annonce un gel de tous les contacts avec l'Etat d'occupation à tous les niveaux jusqu'à ce qu'Israël s'engage à annuler toutes les mesures contre notre peuple palestinien en général et à Jérusalem et dans la mosquée Al-Aqsa en particulier »[9].

Réaction israélienneModifier

Réactions internationalesModifier

Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, est convoquée le 24 juillet à la demande de la France, de la Suède et de l'Egypte afin de « parler urgemment de la façon dont les appels à la désescalade peuvent être soutenus ». Les représentants du Quartette, Etats-Unis, Russie, Union européenne, Onu pour le Proche-Orient ont appelé toutes les parties à « faire preuve d'une retenue maximale, à éviter les actions de provocation »[10].

RéférencesModifier

Articles connexesModifier