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Cover girl

femme dont la photo figure sur la couverture d'un magazine. Elle peut être un mannequin, une célébrité ou une artiste. Le terme n'est généralement pas usité pour qualifier une apparition occasionnelle ou exceptionnelle sur un magazine
Une cover girl en première page du magazine Australian Woman's Mirror, (14 novembre 1939)

Une cover girl est une femme dont la photo figure sur la couverture d'un magazine[1]. Elle peut être un mannequin, une célébrité ou une artiste. Le terme n'est généralement pas usité pour qualifier une apparition occasionnelle ou exceptionnelle d'une personne sur la couverture d'un magazine. Le terme est apparu pour la première fois, en anglais, vers 1899[2]. Le pendant masculin "cover boy", n'est cependant pas entré dans les usages.

La cover girl se distingue de la pin up qui peut également faire la couverture de certains magazine. Une pin-up est en effet une représentation de femme, dessinée ou photographique, dans une pose attirante ou « sexy », (ce qui est à l'origine du terme anglo-saxon de "pin-up girl" ou en français "jeune femme épinglée au mur"), mot employé pour la première fois en 1941. Depuis leur apparition. En effet, les pin-up véhicule une image de charme et d'érotisme, alors que la cover girl, plus généraliste n'a pas cette vocation sexuellement provocatrice.

Frances Vorne alias "The Shape" en Pin-up de couverture de Yank, the Army Weekly, (23 février 1945)

Sommaire

Différents types de cover girlsModifier

Les cover girls sont une caractéristique des magazines d’intérêt général dans la culture occidentale, tant pour les hommes que pour les femmes, avec quelques exceptions décrites ci-dessous.

Ce sont les célébrités qui font la couverture de magazines tels que Redbook pour dont la clientèle est plutôt féminine, ou Gentlemen's Quarterly, Maxim, Health[3] ou Esquire pour les périodiques masculins. Ces célébrités incluent les têtes couronnées ou l'aristocratie pour accroitre le caractère de reconnaissance.

Certains magazines pour femmes présentent un modèle totalement inconnu ou peu connu du grand public, mais qui représente le style du magazine, comme Seventeen. Cette tendance se reflète également dans les magazines pour hommes tels que Men's Fitness ou Sports Illustrated.

Une troisième catégorie de magazines utilise un modèle ou un mannequin aisément reconnaissable du fait de sa présence ou visibilité dans les magazines de mode ou la publicité, sans pour autant être une célébrité. C'est la stratégie souvent adoptée par le magazine ELLE.

Dans la plupart des cas, l’objectif est toujours de maximiser les ventes tout en exprimant une certaine différenciation, et en portant les valeurs du titre ou de la marque.

Pour de nombreuses aspirantes cover girls, une couverture de magazine est une opportunité extrêmement lucrative[4].

Approches et stratégies éditorialesModifier

Les décisions éditoriales pour affirmer le positionnement du magazine sur son marché influencent de manière décisive la représentation des ""cover girls".

Au 20e siècle, de nombreux magazines féminins mettent en scène des personnalités royales ou aristocratiques. Dans les années 1980 et 1990, Diana, princesse de Galles, faisait régulièrement la une des couvertures. Mais généralement généralement photographiée par des paparazzi, il ne s'agissait pas strictement d'une image de "cover girl". Il y avait cependant des exceptions où des portraits autorisés de la royauté, tels que Diana, la princesse Béatrice de York et Elizabeth II, faisaient la courverture de Vogue, Tatler et Harper's Bazaar. Malgré les plaintes du public contre une telle exploitation dans les années 1990, les éditeurs n'ont pas hésité à utiliser de telles redevances lorsque cela était possible.

De nouveaux magazines masculins fondés au cours des années 1980, tels que Arena et Gentlemen's Quarterly, ne mentionnent que très rarement des femmes en couverture. Ces magazines sont considérés comme non sexuellement provocateurs, ce qui éloigne délibérément ces périodiques du courant traditionnel. La première édition d’Esquire comportait notamment une photographie de Brigitte Bardot, âgée de plus de trente ans. Toutefois, cette tendance a changé au cours des années 90, initialement avec Loaded au Royaume-Uni, puis FHM. L’édition britannique de GQ a finalement été contrainte de faire de même[5].

Plus tard, Peter Howarth, rédacteur en chef britannique de Esquire, a décidé de censurer les femmes à moitié nues des couvertures du magazine afin de différencier encore une fois la marque de la concurrence. Le résultat a été une baisse immédiate des ventes mais une augmentation des recettes publicitaires, le magazine ayant réussi à attirer des annonceurs pour des produits au passionnément plus haut de gamme qu'auparavant[6].

La cover girl à travers les âges...Modifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Pierre Fy et Bernard Joubert, Les pin-up, Paris, Éditions Alternatives, coll. « Collector's », , 96 p. (ISBN 9782841461219, OCLC 406559437)
  • Louis K. Meisel et Charles G. Martignette, L'âge d'or de la pin-up américaine, Köln, Taschen, , 380 p. (ISBN 9783822883419, OCLC 36345279)
  • (en) Maria Elena Buszek, Pin-up grrrls : feminism, sexuality, popular culture, Durham, Duke University Press, , 444 p. (ISBN 9780822337461, OCLC 62281839)

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier