Courbe BP

En économie, la courbe BP est le lieu géométrique des points indiquant toutes les combinaisons du taux d’intérêt (r) et du niveau du revenu (Y) pour lesquelles la balance des paiements est en équilibre.

AllureModifier

Courbe croissanteModifier

Variations du revenuModifier

Dans le cas d’une imparfaite mobilité des capitaux, la courbe BP a une allure croissante. Pour expliquer la raison de cette allure, il est possible de faire référence au graphique à côté. Quand le revenu augmente (ceteris paribus), l’équilibre se déplace du point E au point P. Dans ce cas, nous sommes dans un point où la balance des paiements est déficitaire, vu que les importations ont augmenté. En plus, dans le point P, elles ne sont compensées par une entrée suffisante de capitaux. Pour faire en sorte que ces capitaux entrent dans le pays concerné, il sera nécessaire de les attirer à travers des meilleures perspectives de rendement et, donc, à travers des hausses du taux d'intérêt. L’entrée de capitaux (avec une aggravation des engagements financiers nets internationaux) nous amène dans la position d’équilibre EI.

Au cas où le revenu diminuerait (toujours ceteris paribus), l’équilibre se déplace dans le point A, c’est-à-dire un point où la balance des paiements est excédentaire. Vu le surplus commercial, il est possible d’avoir un équilibre de la balance des paiements avec un taux d'intérêt inférieur (qui comporte moins de charges financières pour les endettés). Cela conduira la situation en équilibre dans le point EII.

Variations du taux d’intérêtModifier

En considérant les cas de variations du taux d'intérêt, ceteris paribus, quand le taux d'intérêt monte, les entrées de capitaux augmentent. Dans le point A, on a donc un excédent. Dans un régime de changes flottants, l’entrée de capitaux provoque une appréciation du taux de change de la monnaie nationale par rapport à l’étranger. La réduction des exportations ou l’augmentation des importations conduiront à une réduction du revenu (la courbe IS se « contracte » vers gauche). De cette façon, on arrive dans le point EI.

Dans le cas de baisse du taux d'intérêt, on a une sortie de capitaux. Le déficit (point P) de la balance des paiements, causé par cette sortie de capitaux, conduit à une dépréciation de la monnaie nationale. Il en résulte une amélioration de la position commerciale extérieure (déplacement de la courbe IS vers droite) et une augmentation du revenu. Le point EII est le nouveau point d’équilibre.

Dans le graphique, la variation du taux d'intérêt est causée par une modification de la politique monétaire (courbe LM). Dans la doctrine, dans un régime de changes flottants, cette politique est considérée comme la plus efficace précisément parce qu’elle utilise les variations du taux de change.

Courbe horizontaleModifier

Parfaite mobilité des capitauxModifier

Dans les cas de parfaite mobilité des capitaux, la courbe BP est horizontale. En effet, dans cette situation, le taux d'intérêt national ne peut pas varier par rapport au taux d'intérêt international. Il suffira la moindre variation du taux d’intérêt pour provoquer une entrée ou une sortie « déboutante » de capital qui s’arrêtera seulement quand le taux d’intérêt national aura atteint le niveau du taux d’intérêt international.

BibliographieModifier

  • G. De Arcangelis, Economia internazionale, Milan, McGraw-Hill, 2005, p. 294. (ISBN 8838662320)
  • B. Jossa, Macroeconomia, Padoue, CEDAM, 1996, p. 581-583. (ISBN 8813222807)
  • B. Jossa, M. Musella, Macroeconomia: teorie per la politica economica, Rome, Carocci, 1996, p. 142-143. (ISBN 88-430-0455-7)

Articles connexesModifier