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Coupe du monde féminine de football 2019

8e édition de la Coupe du monde féminine de football
Coupe du monde féminine de football 2019
Description de l'image 2019 FIFA Women World Cup logo.svg.
Généralités
Sport Football féminin
Organisateur(s) FIFA
Édition 8e
Lieu(x) Drapeau de la France France
Date Du 7 juin au
Participants 24
Épreuves 52 rencontres
Affluence 1 131 312 (21 756 par match)
Site(s) 9 stades
Site web officiel Site officiel

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : États-Unis États-Unis (3)
Vainqueur Drapeau : États-Unis États-Unis (4)
Deuxième Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Troisième Drapeau : Suède Suède
Buts 146
Averti Cartons Jaunes 124
Red card.svg Cartons Rouges 4
Meilleure joueuse Drapeau : États-Unis Megan Rapinoe
Meilleure(s) buteuse(s) Drapeau : Angleterre Ellen White
Drapeau : États-Unis Alex Morgan
Drapeau : États-Unis Megan Rapinoe (6 buts)
Meilleure(s) passeuse(s) Drapeau : Pays-Bas Sherida Spitse (4 passes)

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La Coupe du monde féminine de football 2019 est la huitième édition de la Coupe du monde féminine de football. Elle se déroule en France, selon la décision de la FIFA du [1]. C'est la première fois que la France organise la Coupe du monde féminine.

Ce mondial représente un double enjeu pour les équipes européennes, puisque les trois meilleures d'entre elles sont directement qualifiées pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020. Elles se retrouvent au nombre de sept qualifiées en quarts de finale ; la seule équipe non-européenne présente à ce stade de la compétition étant celle des États-Unis, la tenante du titre, qui élimine finalement l'équipe hôte 2-1 le 28 juin au Parc des Princes. Les demi-finales opposent les USA à l'Angleterre et la Suède aux Pays-Bas, ces trois dernières formations étant donc les qualifiées européennes pour le tournoi olympique 2020.

L'équipe des États-Unis remporte son quatrième titre mondial en battant celle des Pays-Bas 2-0 au Groupama Stadium de Lyon le 7 juillet 2019, et conserve ainsi le trophée ramené du Canada en 2015.

Sommaire

Préparation de l'événementModifier

Désignation du pays hôteModifier

 
Logo de la candidature française pour la Coupe du monde 2019.

Le , la FIFA annonce l'ouverture officielle des candidatures pour l'organisation de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2019. Les fédérations candidates doivent soumettre une déclaration d'intérêt et fournir l'ensemble des documents demandés au plus tard le 31 octobre 2014. La FIFA annonce également qu'elle souhaite que le même pays organise la Coupe du Monde Féminine 2019 et la Coupe du Monde Féminine U-20 2018, tout en se réservant le droit d’attribuer séparément l’organisation des deux événements[2].

Initialement, cinq pays ont manifesté leur intérêt pour accueillir les deux événements : l'Angleterre, la France, la République de Corée, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud. Toutefois, le nombre de pays candidats a été ramené à deux en octobre 2014, après l'abandon des différentes candidatures à l'exception de la France et de la Corée du Sud. La Fédération sud-africaine de football avait initialement manifesté son intérêt en avril 2014, avant de déclarer forfait avant la date limite de dépôt des candidatures en Octobre 2014[3]. La Fédération japonaise de football et la Fédération suédoise de football avaient également manifesté leur intérêt, sans déposer de candidature. En effet, le Japon souhaitait finalement se concentrer sur la Coupe du monde de rugby 2019 et les Jeux olympiques d'été de 2020, tandis que la Suède a décidé de se concentrer sur la Coupe d'Europe des moins de 17 ans[4].

Finalement, la France était donc en compétition avec la Corée du Sud pour organiser la huitième édition de la Coupe du monde féminine ainsi que la neuvième édition de celles des moins de 20 ans en 2018.

Le , le comité exécutif de la FIFA attribue à l'unanimité l'organisation du tournoi à la France[5].

C'est la première fois que la France accueille la Coupe du Monde féminine de football sur son sol, après avoir organisé la Coupe du Monde masculine en 1938 et en 1998[6].

Emblèmes de la Coupe du mondeModifier

Le logo et le slogan de la Coupe du monde ont été lancés le au Musée de l'Homme à Paris, en présence du Président de la FIFA, Gianni Infantino, du président de la Fédération Française de Football Noël Le Graët et de la Ministre des Sports, Laura Flessel[7].

Le logo choisi reprend la forme du trophée de la Coupe du monde, surmonté par un ballon de football entouré de huit fragments de lumière, symbolisant la huitième édition de la Coupe du monde féminine. Il fait allusion à plusieurs icônes culturelles françaises :

Le slogan de la Coupe du monde est « Le moment de briller » (dare to shine en anglais)[8].

Le , la FIFA dévoile le portrait de la mascotte de la Coupe du monde : un jeune poussin nommé Ettie[9]. Ce choix est une référence au coq gaulois, qui est un symbole national français dans la culture populaire. Son nom, Ettie, provient du mot « étoile », la première étoile qui a été remportée par son père Footix lors de la Coupe du monde de football de 1998 en France[10].

Le , Adidas a dévoilé le ballon de la compétition baptisé Conext19[11]. À partir des matchs à élimination directe, il est remplacé par le Tricolore19[12]. Inspiré du Tricolore utilisé pendant la Coupe du monde masculine en 1998, ce ballon est composé de flammes bleues, blanches et rouges rappelant le drapeau de la France.

Contrairement aux éditions précédentes, la Coupe du monde 2019 ne dispose d'aucun hymne officiel, cependant le titre « Gloria » de l'artiste Jain qui a inauguré la coupe du monde[13] est de facto l'hymne de cette coupe du monde, le titre étant diffusé à la fin de la majorité des matchs. Après les échecs de « Happiness » d'Alexis Jordan pour la Coupe du monde féminine 2011 et de « Live it up » pour la Coupe du monde masculine 2018, la FIFA a également décidé de privilégier des « hymnes » par équipes. L'équipe de France féminine a ainsi son propre hymne, « Le moment de briller », interprété par la chanteuse de rap Sianna Dwayna[14].

AmbassadriceModifier

L'ambassadrice choisie par la FIFA afin d'assurer la promotion de la Coupe du Monde est Deyna Castellanos, une jeune footballeuse vénézuélienne qui avait été l'une des attractions de la Coupe du monde des moins de 17 ans diputée en Jordanie en 2016[17].

Le choix de la FIFA n'est pas anodin, Dayna Castellanos faisant partie des joueuses de football les plus suivies sur les réseaux sociaux[17].

Elle a en charge la gestion du compte Twitter @FIFAWWC durant toute la compétition[17].

Villes et stadesModifier

Les neuf villes hôtes ont été choisies par le comité exécutif de la Fédération Française de Football en concertation avec la FIFA[18].

Onze villes étaient initialement candidates pour recevoir des matches de cette compétition[19]. Auxerre (stade de l'Abbé-Deschamps)[20] et Nancy (stade Marcel-Picot)[21] ne sont pas retenues. Initialement proposé, le Stade Jean Bouin a finalement été remplacé par le Parc des Princes[22].

Trois des stades ont été utilisés durant l'Euro 2016 : le Parc Olympique lyonnais (ou Stade de Lyon) à Décines, en banlieue lyonnaise, l'Allianz Riviera (ou Stade de Nice) à Nice et le Parc des Princes à Paris. Ce dernier a accueilli des matches de la Coupe du monde masculine 1998 et se trouve sur l'ancien site d'un stade ayant accueilli des matches de la Coupe du monde masculine 1938. Le stade de la Mosson à Montpellier a également été utilisé en 1998. Les autres stades peuvent accueillir moins de 30 000 spectateurs.

Le match d'ouverture s'est déroulé au Parc des Princes[23] tandis que les demi-finales ainsi que la finale se dérouleront au Parc Olympique lyonnais d'une capacité de 58 000 places (initialement, Lyon devait également accueillir le match d'ouverture[24]).

Interrogé sur l’attribution au même stade (celui de Lyon) des deux demi-finales et de la finale, le comité d’organisation de la FIFA a indiqué vouloir offrir « une forme de reconnaissance pour le travail de l'Olympique Lyonnais et de Jean-Michel Aulas en faveur du football féminin »[25]. Par ailleurs, la capacité du stade de Lyon (le plus grand des neuf stades choisis) permettra d’assurer l’accueil d’un maximum de supporters[25].

Pour l'occasion, les stades qui font l'objet d'un naming ont été renommés pendant la période de la compétition afin de ne pas concurrencer les sponsors de la FIFA. L'Allianz Riviera a ainsi été renommé Stade de Nice et le Groupama Stadium renommé en Stade de Lyon[26].

Certains stades sélectionnés ont par ailleurs fait l'objet de travaux afin de répondre aux exigences fixées par la FIFA. C'est notamment le cas du Stade Auguste-Delaune à Reims, dont la pelouse a été changée au printemps 2018 et dont l'espace presse a dû être refait pour accueillir les journalistes des différents pays[27]. La pelouse du Stade de Lyon a également été changée à trois semaines de la réception des demi-finales et de la finale[28].

Le stade de France et le stade Vélodrome : les deux grands absentsModifier

Le Stade de France, qui avait accueilli la finale de la Coupe du Monde masculine en 1998, n’a finalement pas été retenu par la ville de Paris au moment de la phase de candidature en 2014, au contraire du Parc des Princes[25].

L’absence de match au Stade de France s’expliquerait également par les relations compliquées qu’entretiendrait la Fédération française de football avec le Consortium Stade de France, en raison du coût du contrat signé entre les deux parties pour l’organisation des matchs de l’équipe de France masculine (un contrat jugé trop cher par la Fédération)[29].

Concernant le Stade Vélodrome, les contraintes liées à l'organisation de travaux au sein du stade à une période antérieure aurait incité la fédération à porter son choix sur le stade de Nice plutôt que sur le stade Vélodrome[29].

Cartographie des stades et capacitésModifier

Lyon Paris Nice
Stade de Lyon Parc des Princes Stade de Nice
Capacité : 57 900[30] Capacité : 45 600[31] Capacité : 35 100[32]
     
Rennes
Localisation des 9 stades sélectionnés
pour la Coupe du monde féminine de football 2019.
Le Havre
Roazhon Park Stade Océane
Capacité : 28 600[33] Capacité : 24 000[34]
   
Valenciennes Reims
Stade du Hainaut Stade Auguste-Delaune
Capacité : 22 600[35] Capacité : 20 500[36]
   
Montpellier Grenoble
Stade de la Mosson Stade des Alpes
Capacité : 19 300[37] Capacité : 18 000[38]
   

Assistance vidéo à l'arbitrageModifier

Pour la première fois de l'histoire de la compétition, l'assistance vidéo à l'arbitrage sera utilisée lors des matches de la phase finale[39].

Des enjeux inéditsModifier

Enjeux pour la FIFAModifier

 
Le Président de la FIFA Gianni Infantino en 2011.

La Coupe du Monde 2019 représente un enjeu majeur pour la FIFA dans la promotion du football féminin.

Lors de la dernière Coupe du Monde féminine de football organisée au Canada en 2015, 1,35 million de spectateurs avaient été comptabilisés dans les différents stades sur l'ensemble de la compétition[40]. En choisissant la France, pays où le football féminin est en plein développement, la FIFA espère qu'un nouveau record d'affluence sera atteint.

Au niveau des audiences TV, les enjeux sont encore plus importants. Alors que la dernière Coupe du Monde avait rassemblé 750 millions de téléspectateurs, la FIFA espère dépasser le stade symbolique du milliard de téléspectateurs pour l'édition 2019[40].

Selon le président de la FIFA, Gianni Infantino, la Coupe du Monde 2019 doit ainsi constituer « un tournant décisif » pour l'engouement autour du football féminin[40].

Enjeux pour la FFFModifier

Du côté de la Fédération Française de Football (FFF), la Coupe du Monde doit permettre de donner un coup d'accélérateur au plan de féminisation du football français qui a été lancé en 2011[41].

En 2016-2017, la France comptait 165 000 joueuses licenciées. Suite à la Coupe du Monde en France, la Fédération espère dépasser le cap des 200 000 licenciées en 2020[41].

Dans cette optique, le président de la FFF, Noël Le Graët, compte sur la Coupe du Monde afin de donner « un coup de fouet » au développement du foot féminin en France[42].

Contraintes de sécuritéModifier

Comme lors de l’Euro 2016 qui avait été organisé en France, le dispositif de sécurité a été renforcé autour des stades afin de prévenir les risques d’attentat. Environ 20 000 agents de sécurité privée ont ainsi été appelés afin de compléter les effectifs de gendarmerie, militaires, CRS, démineurs et sapeurs-pompiers[43]. Leur rôle sera de sécuriser les accès presse via des « postes inspection filtrage » (PIF), avec portiques et tunnels à rayons X[44].

Des consignes ont par ailleurs été données aux sociétés privées ainsi qu’à la police nationale afin que leurs effectifs dédiés à la Coupe du Monde comportent un maximum de femmes, notamment pour la sécurité des vestiaires à l'intérieur des stades. Cinq policières et gendarmes ont ainsi affectées à chaque sélection, dont une agente de liaison chargée de coordonner la sécurité[44].

Acteurs de la Coupe du mondeModifier

Équipes qualifiéesModifier

En tant que pays organisateur, l'équipe de France est qualifiée d'office pour sa quatrième participation à une phase finale de Coupe du monde, après les éditions 2003, 2011 et 2015.

Les 24 équipes nationales qualifiées pour la phase finale par confédération et par expérience
Europe (UEFA)
9 places dont une au pays hôte
Amérique du Sud (CONMEBOL)
3 places[45]
Afrique (CAF)
3 places
Océanie (OFC)
1 place
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
3 places[45]
Asie (AFC)
5 places
 
Les équipes participant à la Coupe du monde féminine 2019.

Liste des joueusesModifier

Chaque association nationale doit soumettre au plus tard le , soit 42 jours avant le match d'ouverture, une liste préliminaire pouvant contenir jusqu'à 50 joueuses maximum dont au moins quatre gardiennes de but. La liste définitive de 23 joueuses dont trois gardiennes de but, qui doivent être choisies parmi celles de la liste préliminaire, doit être transmise au plus tard le 27 mai à midi. Une joueuse de cette liste ne peut être remplacée qu'en cas de blessure grave survenue au plus tard 24 heures avant le premier match de son équipe, et sur approbation de la Commission médicale de la FIFA[46].

ArbitresModifier

Le , la Commission des arbitres de la FIFA publie le choix des 27 arbitres et 48 arbitres assistants[47],[48]. Le 4 juin, la FIFA annonce le retrait de l'arbitre canadienne Carol Anne Chénard et de l'arbitre assistante Yongmei Cui pour des raisons de santé[49].

Confédération Arbitres
AFC   Kate Jacewicz
  Qin Liang
  Casey Reibelt
  Ri Hyang-ok
  Yoshimi Yamashita
CAF   Lidya Tafesse Abebe
  Gladys Lengwe
  Salima Mukansanga
CONCACAF   Marie-Soleil Beaudoin
  Melissa Borjas
  Ekaterina Koroleva
  Lucila Venegas
CONMEBOL   Edina Alves Batista
  María Carvajal
  Laura Fortunato
  Claudia Umpiérrez
OFC   Anna-Marie Keighley
UEFA   Jana Adámková
  Sandra Braz
  Stéphanie Frappart
  Riem Hussein
  Katalin Kulcsár
  Kateryna Monzul
  Anastasia Pustovoitova
  Esther Staubli
  Bibiana Steinhaus
Confédération Arbitres assistants
AFC   Makoto Bozono
  Fang Yan
  Maiko Hagio
  Hong Kum-nyo
  Kim Kyoung-min
  Lee Seul-gi
  Naomi Teshirogi
CAF   Bernadettar Kwimbira
  Mary Njoroge
  Lidwine Rakotozafinoro
  Queency Victoire
CONCACAF   Chantal Boudreau
  Princess Brown
  Enedina Caudillo
  Mayte Chávez
  Felisha Mariscal
  Kathryn Nesbitt
  Shirley Perello
  Stephanie-Dale Yee Sing
Confédération Arbitres assistants
CONMEBOL   Mónica Amboya
  Neuza Back
  Mary Blanco
  Mariana De Almeida
  Luciana Mascaraña
  Tatiane Sacilotti
  Loreto Toloza
  Leslie Vásquez
OFC   Sarah Jones
  Maria Salamasina
UEFA   Oleksandra Ardasheva
  Kylie Cockburn
  Petruța Iugulescu
  Chrysoula Kourompylia
  Susanne Küng
  Ekaterina Kurochkina
  Julia Magnusson
  Sian Massey
  Manuela Nicolosi
  Michelle O'Neill
  Katrin Rafalski
  Lisa Rashid
  Lucie Ratajová
  Sanja Rođak-Karšić
  Maryna Striletska
  Mária Súkeníková
  Mihaela Tepusa
  Katalin Török

Arbitres pour l'assistance vidéo à l'arbitrageModifier

Le 15 mars 2019, le Conseil de la FIFA approuve l'utilisation de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) pour la première fois dans une compétition féminine de la FIFA. La technologie avait été précédemment déployée pour la Coupe du monde de football de 2018 en Russie[50]. Les 15 arbitres pour la VAR sont annoncés par la FIFA le 2 mai 2019[51],[52].

Confédération Arbitres VAR
AFC   Chris Beath
  Mohammed Abdulla Hassan Mohamed
CONCACAF   Drew Fischer
CONMEBOL   Mauro Vigliano
UEFA   Bastian Dankert
  Carlos del Cerro Grande
  Paweł Gil
  Massimiliano Irrati
  Tiago Martins
  Danny Makkelie
  José María Sánchez Martínez
  Sascha Stegemann
  Clément Turpin
  Paolo Valeri
  Felix Zwayer

Déroulement de la phase finaleModifier

Tirage au sortModifier

Le tirage au sort de la phase finale du Mondial 2019 a lieu le à La Seine musicale à Boulogne-Billancourt. Il obéit à des règles strictes[53] :

  • Une équipe de chaque chapeau par groupe
  • Le pays hôte est traditionnellement dans le chapeau 1 et le groupe A
  • Les équipes d'une même confédération (UEFA exceptée) doivent jouer dans des groupes différents
  • Chaque groupe doit contenir 1 ou 2 équipes européennes
Répartition des équipes avant le tirage au sort
Chapeau 1 Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4

  France
  États-Unis
  Allemagne
  Angleterre
  Canada
  Australie

  Pays-Bas
  Japon
  Suède
  Brésil
  Espagne
  Norvège

  Corée du Sud
  Chine
  Italie
  Nouvelle-Zélande
  Écosse
  Thaïlande

  Argentine
  Chili
  Nigeria
  Cameroun
  Afrique du Sud
  Jamaïque

Composition des six groupes pour le premier tour
Groupe A Groupe B Groupe C
  France   Allemagne   Australie
  Corée du Sud   Chine   Italie
  Norvège   Espagne   Brésil
  Nigeria   Afrique du Sud   Jamaïque
Groupe D Groupe E Groupe F
  Angleterre   Canada   États-Unis
  Écosse   Cameroun   Thaïlande
  Argentine   Nouvelle-Zélande   Chili
  Japon   Pays-Bas   Suède

Cérémonie d'ouvertureModifier

 
La cérémonie d'ouverture au Parc des Princes le

La cérémonie d'ouverture a eu lieu le au Parc des Princes à Paris, juste avant le match France-Corée du Sud, en présence de la chanteuse pop Jain[54].

L’artiste française a interprété plusieurs titres, dont une chanson inédite intitulée « Gloria », en hommage au football, un sport incarnant le « succès collectif »[55]. Différents spectacles de plusieurs tableaux retraçant l’histoire du football féminin ont ensuite été réalisés par près de 300 figurantes. La Patrouille de France a survolé le Parc des Princes pour parachever la cérémonie[56].

Phase de groupesModifier

Le format du premier tour est celui d'un tournoi toutes rondes simple. Chaque équipe joue un match contre toutes les autres équipes du même groupe.

  • Victoire : 3 points ;
  • Match nul : 1 point ;
  • Défaite : 0 point.

Le classement de chaque équipe dans chaque groupe est déterminé selon l'ordre suivant [57] :

  1. le plus grand nombre de points obtenus après tous les matches de groupes ;
  2. en cas d'égalité de points, la meilleure différence de buts dans tous les matches de groupes ;
  3. en cas d'égalité de différence de buts, le plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches de groupes.

Si, sur la base des trois critères susmentionnés, deux équipes ou plus sont ex æquo, leur classement sera déterminé comme suit :

  1. le plus grand nombre de points obtenus entre les équipes concernées ;
  2. la meilleure différence de buts particulière entre les équipes concernées ;
  3. le plus grand nombre de buts marqués entre les équipes concernées ;
  4. le fair-play (1 point pour un avertissement non suivi d'une expulsion, 3 pour le second avertissement dans un même match entraînant une expulsion, 4 pour une expulsion directe, 5 pour un avertissement suivi plus tard d'une expulsion directe) ;
  5. tirage au sort par la commission d'organisation de la FIFA.

À l'issue de ce classement, le premier et le deuxième de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs troisièmes sont qualifiés pour les huitièmes de finale.

Abréviations
  • Pts : nombre de points
  • J : nombre de matchs joués
  • G : nombre de matchs gagnés
  • N : nombre de matchs nuls
  • P : nombre de matchs perdus
  • BP : nombre de buts marqués (« buts “pour” »)
  • BC : nombre de buts encaissés (« buts “contre” »)
  • Diff : différence de buts (BP-BC)
  • Classement
  • Équipe qualifiée
  • Meilleure troisième, qualifiée
  • Équipe éliminée

Équipe en caractère gras = Équipe qualifié

  • Rencontre :

Équipe en caractère gras = Équipe victorieuse

Groupe AModifier

Au début de la compétition, la France et la Norvège font office de favoris du groupe A. Bien que privée de son attaquante phare Ada Hegerberg, élue Ballon d'or de l'année 2018, en conflit avec sa fédération, la Norvège espère disputer la première place à la France, le pays hôte.

Lors de leur premier match, la France et la Norvège étalent leur puissance offensive, en s’imposant respectivement 4-0 et 3-0 face à la Corée du Sud et au Nigeria. Elles s’affrontent ensuite lors du deuxième match. Malgré la puissance physique des Norvégiennes et un but contre son camp de Wendie Renard, les Bleues s’imposent finalement 2-1 et prennent la première place du groupe[58]. Lors du dernier match, elles consolident leur première place en s’imposant 1-0 contre le Nigeria grâce à un penalty manqué puis retiré après utilisation de la VAR en toute fin de match[59]. De leur côté, les Norvégiennes assurent leur deuxième place en battant les Coréennes 2-1 et assurent ainsi leur qualification en huitième de finale[60]. Le Nigeria termine troisième et la Corée du Sud quatrième.

Classement du groupe A
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   France 9 3 3 0 0 7 1 +6
2   Norvège 6 3 2 0 1 6 3 +3
3   Nigeria 3 3 1 0 2 2 4 -2
4   Corée du Sud 0 3 0 0 3 1 8 -7

France   4 - 0   Corée du Sud Parc des Princes, Paris
21:00
(Henry  ) Le Sommer   9e
(Thiney  ) Renard   35e
(Majri  ) Renard   45+2e
(Le Sommer  ) Henry   85e
(3 - 0) Spectateurs : 45 261
Arbitrage :   Claudia Umpiérrez
Arbitre vidéo :   Mauro Vigliano
Rapport

Norvège   3 - 0   Nigeria Stade Auguste-Delaune, Reims
21:00
(Graham Hansen  ) Reiten   17e
(Reiten  ) Karlseng Utland   34e
Ohale   37e (csc)
(3 - 0) Spectateurs : 11 058
Arbitrage :   Kate Jacewicz
Arbitre vidéo :   Danny Makkelie
Rapport   13e Oparanozie
  45+1e Ordega

Nigeria   2 - 0   Corée du Sud Stade des Alpes, Grenoble
15:00
Kim D.   29e (csc)
(Okeke  ) Oshoala   75e
(1 - 0) Spectateurs : 11 252
Arbitrage :   Anastasia Pustovoitova
Arbitre vidéo :   Carlos del Cerro Grande
Chikwelu   61e Rapport   49e Ji
  71e Hwang

France   2 - 1   Norvège Stade de Nice, Nice
21:00
(Majri  ) Gauvin   46e
Le Sommer   72e (pén.)
(0 - 0)   54e (csc) Renard Spectateurs : 34 872
Arbitrage :   Bibiana Steinhaus
Arbitre vidéo :   Felix Zwayer
Le Sommer   56e Rapport   71e Engen

Nigeria   0 - 1   France Roazhon Park, Rennes
21:00
(0 - 0) Renard   79e (pén.) Spectateurs : 28 267
Arbitrage :   Melissa Borjas
Arbitre vidéo :   Danny Makkelie
Ebere      28e, 75e
Nnadozie   77e
Chikwelu   90+9e
Rapport Gauvin   45+1e

Corée du Sud   1 - 2   Norvège Stade Auguste-Delaune, Reims
21:00
(Geum-min  ) Yeo   77e (0 - 1) Graham Hansen   4e (pén.)
Herlovsen   50e (pén.)
Spectateurs : 13 034
Arbitrage :   Marie-Soleil Beaudoin
Arbitre vidéo :   Christopher Beath
Cho   4e
Yeo   85e
Rapport

Groupe BModifier

Au début de la compétition, l’Allemagne fait office de grande favorite du groupe B. L’outsider du groupe est l’Espagne, nation où le foot féminin est en constante progression durant les dernières années[61]. Le pays a disputé sa première Coupe du Monde en 2015 mais avait été éliminé dès la phase de poules. Les Espagnoles espèrent passer un cap lors l'édition 2019.

Lors du premier match, l’Allemagne s’impose difficilement face à la Chine 1-0 et perd sa meilleure joueuse Dzsenifer Marozsán sur blessure[62]. De son côté, l’Espagne s’impose également en toute fin de match face à l’Afrique du Sud 3-1 après avoir été mené 1-0. Les deux nations s’affrontent lors du deuxième match. Malgré une domination dans la possession, les Espagnoles s’inclinent finalement 1-0 face aux Allemandes[63]. Lors du dernier match, les Allemandes assurent leur première place en disposant facilement des Sud-Africaines 4-0, tandis que l’Espagne assure sa deuxième place et sa qualification en huitième de finale en faisant match nul contre la Chine 0-0[64]. Avec quatre points, la Chine termine troisième et se qualifie également pour les huitièmes de finale. L’Afrique du Sud est quatrième et éliminée.

Classement du groupe B
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Allemagne 9 3 3 0 0 6 0 +6
2   Espagne 4 3 1 1 1 3 2 +1
3   Chine 4 3 1 1 1 1 1 0
4   Afrique du Sud 0 3 0 0 3 1 8 -7

Allemagne   1 - 0   Chine Roazhon Park, Rennes
15:00
Gwinn   66e (0 - 0) Spectateurs : 15 283
Arbitrage :   Marie-Soleil Beaudoin
Arbitre vidéo :   Massimiliano Irrati
Oberdorf   82e Rapport   12e Wang Sha.
  44e Yang
  50e Liu S.
  71e Wang Shu.

Espagne   3 - 1   Afrique du Sud Stade Océane, Le Havre
18:00
Hermoso   70e (pén.)
Hermoso   83e (pén.)
(Torrecilla  ) García   89e
(0 - 1)   25e Kgatlana (  Motlhalo) Spectateurs : 12 044
Arbitrage :   María Carvajal
Arbitre vidéo :   Mauro Vigliano
Corredera   90+4e Rapport      60e, 81e Vilakazi
  69e van Wyk
  77e Biyana

Allemagne   1 - 0   Espagne Stade du Hainaut, Valenciennes
18:00
Däbritz   42e (1 - 0) Spectateurs : 20 761
Arbitrage :   Kateryna Monzul
Arbitre vidéo :   Danny Makkelie
Schweers   63e Rapport

Afrique du Sud   0 - 1   Chine Parc des Princes, Paris
21:00
(0 - 1)   40e Li Y. (  Zhang) Spectateurs : 20 011
Arbitrage :   Katalin Kulcsár
Arbitre vidéo :   Christopher Beath
Matlou   83e Rapport

Afrique du Sud   0 - 4   Allemagne Stade de la Mosson, Montpellier
18:00
(0 - 3)   14e Leupolz (  Schweers)
  29e Däbritz
  40e Popp (  Gwinn)
  58e Magull
Spectateurs : 15 502
Arbitrage :   Sandra Braz
Arbitre vidéo :   Clément Turpin
Ramalepe   53e
Vilakazi   58e
Mulaudzi   66e
Rapport   54e Magull

Chine   0 - 0   Espagne Stade Océane, Le Havre
18:00
(0 - 0) Spectateurs : 11 814
Arbitrage :   Edina Alves Batista
Arbitre vidéo :   Mauro Vigliano
Wen   63e Rapport

Groupe CModifier

Au sein du Groupe C, le Brésil fait office de favori. Néanmoins des doutes subsistent concernant sa capacité à aller loin dans la compétition. Finalistes de la Coupe du monde féminine en 2007, les Brésiliennes sont ensuite rentrées dans le rang et ont été éliminées dès les huitièmes de finale en 2015. La sélection compte néanmoins sur le talent individuel de ses joueuses (Marta, Cristiane, Formiga) pour atteindre le dernier carré[61].

De son côté, l’Australie espère enfin passer le stade des quarts de finale d’une Coupe du Monde, après 3 éliminations consécutives en 2007, 2011 et 2015. Bien que fragile défensivement, les Matildas comptent sur leur duo d’attaque constitué de Caitlin Foord et Sam Kerr (meilleure buteuse de l’histoire de la ligue de football féminin aux États-Unis) afin de franchir ce cap[61].

Quinzième du classement mondial FIFA, l'Italie, elle, retrouve la Coupe du Monde, vingt ans après sa dernière participation[65]. Enfin, la Jamaïque, participe pour la première fois de son histoire à la Coupe du Monde[66].

Le déroulement du groupe C est marqué par plusieurs surprises. Lors du premier match, l’Italie réalise un petit exploit en battant l’Australie 2-1 grâce à un but en toute fin de match. De son côté, le Brésil dispose facilement de la Jamaïque grâce un triplé de son attaquante Cristiane mais perd ensuite lors de son deuxième match face à l’Australie 3-2 après avoir pourtant mené 2-0. Pendant ce temps, l’Italie assure sa qualification en huitième finale en battant la Jamaïque 5-0 grâce à un triplé de Cristiana Girelli et un doublé d'Aurora Galli[65].

Lors de la dernière journée, le Brésil bat l’Italie, déjà qualifiée, 1-0 grâce un penalty de son attaquante Marta. De son côté, l’Australie assure sa qualification en battant la Jamaïque 4-1 grâce un quadruplé de Sam Kerr[67]. Au terme d’une phrase de groupe disputée, l’Italie, l’Australie et le Brésil terminent à égalité avec 6 points chacune. Grâce à une meilleure différence de buts, l’Italie et l’Australie terminent respectivement premier et deuxième. Le Brésil termine parmi les meilleurs troisièmes et se qualifie également en huitième de finale[68]. Par ailleurs, en marquant le penalty face à l'Italie le 18 juin à Valenciennes, la capitaine brésilienne Marta atteint le total de dix-sept buts marqués en Coupe du monde, et établit un nouveau record tous sexes confondus, dépassant le joueur allemand Miroslav Klose (16 buts)[69].

Classement du groupe C
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Italie 6 3 2 0 1 7 2 +5
2   Australie 6 3 2 0 1 8 5 +3
3   Brésil 6 3 2 0 1 6 3 +3
4   Jamaïque 0 3 0 0 3 1 12 -11

Australie   1 - 2   Italie Stade du Hainaut, Valenciennes
13:00
Kerr   22e (1 - 0)   56e Bonansea
  90+5e Bonansea (  Cernoia)
Spectateurs : 15 380
Arbitrage :   Melissa Borjas
Arbitre vidéo :   Carlos del Cerro Grande
De Vanna   76e Rapport   21e Gama
  63e Girelli
  69e Cernoia

Brésil   3 - 0   Jamaïque Stade des Alpes, Grenoble
15:30
(Alves  ) Cristiane   15e
(Alves  ) Cristiane   50e
Cristiane   64e
(1 - 0) Spectateurs : 17 668
Arbitrage :   Riem Hussein
Arbitre vidéo :   Bastian Dankert
Formiga   58e
Daiane   82e
Rapport   17e Plummer

Australie   3 - 2   Brésil Stade de la Mosson, Montpellier
18:00
(  Logarzo) Foord   45+1e
(  Carpenter) Logarzo   58e
Mônica   66e (csc)
(1 - 2)   27e (pén.) Marta
  38e Cristiane (  Debinha)
Spectateurs : 17 032
Arbitrage :   Esther Staubli
Arbitre vidéo :   Bastian Dankert
Rapport   85e Andressa
  87e Luana

Jamaïque   0 - 5   Italie Stade Auguste-Delaune, Reims
18:00
(0 - 2)   12e (pén.) Girelli
  25e Girelli (  Giugliano)
  46e Girelli (  Giugliano)
  71e Galli (  Boattin)
  81e Galli (  Giugliano)
Spectateurs : 12 016
Arbitrage :   Anna-Marie Keighley
Arbitre vidéo :   Danny Makkelie
Schneider   12e
Shaw   59e
Rapport

Jamaïque   1 - 4   Australie Stade des Alpes, Grenoble
21:00
(  Shaw) Solaun   49e (0 - 2)   11e Kerr (  Gielnik)
  42e Kerr (  Gorry)
  69e   83e Kerr
Spectateurs : 17 402
Arbitrage :   Katalin Kulcsar
Arbitre vidéo :   José Maria Sanchez
Plummer   71e Rapport   76e van Egmond

Italie   0 - 1   Brésil Stade du Hainaut, Valenciennes
21:00
(0 - 0)   74e (pén.) Marta Spectateurs : 21 669
Arbitrage :   Lucila Venegas
Arbitre vidéo :   Carlos del Cerro Grande
Bartoli   15e Rapport   13e Letícia Santos
  90+4e Kathellen

Groupe DModifier

L'Angleterre et le Japon, favorites de ce groupe D, ont connu des difficultés à tenir leur rang tout en assurant l'essentiel. Tandis que les Three Lionesses sont difficilement venues à bout de l'Écosse (2-1), le Japon est contraint au match nul par une équipe argentine irréprochable en défense (0-0). La seconde journée voit le Japon s'imposer difficilement contre l'Écosse (2-1), tandis que l'Angleterre ne l'a emporté un peu plus tard dans la soirée que d'une courte tête face à des Argentines héroïques défensivement (1-0, but de Jodie Taylor à la 61e minute de jeu), la gardienne Correa ayant notamment repoussé un penalty de l'attaquante anglaise Nikita Parris peu avant la demi-heure de jeu[70]. Les Anglaises assurent néanmoins leur qualification avec deux victoires en autant de rencontres disputées, de même que le Japon, assuré a minima d'être parmi les quatre meilleurs troisièmes.

Lors de l'ultime journée, le Japon, qui avait besoin d'une victoire pour terminer en tête du groupe tandis que l'Angleterre pouvait se contenter mathématiquement d'un match nul, est battu par son adversaire d'un soir (0-2) ; en raison d'une excellente première mi-temps des Three Lionesses, ces dernières ont aussi su profiter de leur supériorité sur le plan physique ainsi que de la maladresse des Nadeshiko dans le dernier geste pour s'adjuger la première place du groupe et réaliser un sans-faute, le Japon terminant à la seconde place du groupe. Dans l'autre match, l'Écosse, déjà défaite à deux reprises, pensait avoir réalisé le plus dur en menant 3-0 à la 69e minute, mais les Argentines réaliseront une remontada en inscrivant 3 buts dans les 16 dernières minutes de la partie, dont un penalty à retirer dans les arrêts de jeu du match suite à une consultation de la VAR pour une position avancée de la gardienne écossaise qui n'avait pas au moins un pied sur sa ligne[71]. Dernière du groupe avec un point et plus mauvaise défense du groupe avec 7 buts encaissés, l'Écosse est éliminée. L'Argentine, qui avait besoin d'inscrire un quatrième but pour se qualifier et même chiper la seconde place aux Japonaises grâce à un meilleur goal-average, est finalement troisième avec 2 points et ne parvient pas à finir parmi les quatre meilleurs troisièmes, les rencontres Cameroun/Nouvelle-Zélande du groupe E et Thaïlande/Chili du groupe F disputées le lendemain ne s'étant pas conclues sur des scores de parité[71].

Classement du groupe D
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Angleterre 9 3 3 0 0 5 1 +4
2   Japon 4 3 1 1 1 2 3 -1
3   Argentine 2 3 0 2 1 3 4 -1
4   Écosse 1 3 0 1 2 5 7 -2

Angleterre   2 - 1   Écosse Stade de Nice, Nice
18:00
Parris   14e (pén.)
(Kirby  ) White   40e
(2 - 0)   79e Emslie (  Evans) Spectateurs : 13 188
Arbitrage :   Jana Adámková
Arbitre vidéo :   Felix Zwayer
Rapport   43e Beattie
  47e Docherty

Argentine   0 - 0   Japon Parc des Princes, Paris
18:00
(0 - 0) Spectateurs : 25 055
Arbitrage :   Stéphanie Frappart
Arbitre vidéo :   Clément Turpin
Rapport   38e Shimizu
  45+1e Sugita
  85e Iwabuchi

Japon   2 - 1   Écosse Roazhon Park, Rennes
15:00
(Endo  ) Iwabuchi   23e
Sugasawa   37e
(2 - 0)   88e Clelland Spectateurs : 13 201
Arbitrage :   Lidya Tafesse Abebe
Arbitre vidéo :   Massimiliano Irrati
Sameshima   3e Rapport   36e Corsie

Angleterre   1 - 0   Argentine Stade Océane, Le Havre
21:00
(Mead  ) Taylor   62e (0 - 0) Spectateurs : 20 294
Arbitrage :   Qin Liang
Arbitre vidéo :   Felix Zwayer
Moore   45+2e Rapport   39e Cometti
  69e Barroso

Japon   0 - 2   Angleterre Stade de Nice, Nice
21:00
(0 - 1)   14e White (Stanway  )
  84e White (Carney  )
Spectateurs : 14 319
Arbitrage :   Claudia Umpierrez
Arbitre vidéo :   Carlos del Cerro Grande
Rapport

Écosse   3 - 3   Argentine Parc des Princes, Paris
21:00
(  Cuthbert) Little   19e
(  Weir) Beattie   49e
Cuthbert   69e
(1 - 0)   74e Menéndez (  Ippolito)
  79e (csc) Alexander
  90+4e (pén.) Bonsegundo
Spectateurs : 28 205
Arbitrage :   Ri Hyang-ok
Arbitre vidéo :   Bastian Dankert
Cuthbert   85e
Weir   86e
Alexander   90+3e
Rapport   75e Larroquette

Groupe EModifier

L'entrée en matière des deux favorites du groupe E, le Canada ainsi que les Pays-Bas, est relativement délicate. Les hôtes du Mondial 2015 et médaillées de bronze aux Jeux olympiques 2012 et 2016 ne l'emportent que sur la plus petite des marges face au Cameroun (1-0, but de Kadeisha Buchanan juste avant la mi-temps). Les championnes d'Europe 2017 s'imposent sur le même score le lendemain face à la Nouvelle-Zélande dans les arrêts de jeu du match.

Canadiennes et Néerlandaises se montrent toutefois plus convaincantes lors de la deuxième journée. Les Pays-Bas écartent le Cameroun 3-1, tandis que le Canada dispose de la Nouvelle-Zélande sur le score de 2-0. Avec 6 points au compteur, tandis que Néo-Zélandaises et Camerounaises n'ont pas encore inscrit le moindre point, la qualification pour les huitièmes de finale est assurée.

Lors de l'ultime journée des phases de groupe, les Pays-Bas, qui n'avaient besoin que d'un point pour terminer en tête grâce à un plus grand nombre de buts marqués, frappent un grand coup en battant le Canada (2-1). Dans l'autre rencontre, le Cameroun réussit un petit exploit en battant les Néo-Zélandaises (2-1), notamment grâce à un doublé décisif d'Ajara Nchout (dont un but à la fin du temps additionnel de la partie, compensant l'égalisation contre son camp d'Aurelle Awona un quart d'heure plus tôt. Grâce à cette victoire surprise décrochée in extremis, le Cameroun termine parmi les quatre meilleurs troisièmes et retrouve les huitièmes de finale pour sa deuxième participation à une phase finale d'un Mondial féminin comme 4 ans plus tôt[72].

Classement du groupe E
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Pays-Bas 9 3 3 0 0 6 2 +4
2   Canada 6 3 2 0 1 4 2 +2
3   Cameroun 3 3 1 0 2 3 5 -2
4   Nouvelle-Zélande 0 3 0 0 3 1 5 -4

Canada   1 - 0   Cameroun Stade de la Mosson, Montpellier
21:00
(Beckie  ) Buchanan   45e (1 - 0) Spectateurs : 10 710
Arbitrage :   Ri Hyang-ok
Arbitre vidéo :   Massimiliano Irrati
Rapport   37e Ngo Ndoumbouk
  74e Enganamouit

Nouvelle-Zélande   0 - 1   Pays-Bas Stade Océane, Le Havre
15:00
(0 - 0)   90+2e Roord Spectateurs : 10 654
Arbitrage :   Edina Alves Batista
Arbitre vidéo :   Carlos del Cerro Grande
Rapport

Pays-Bas   3 - 1   Cameroun Stade du Hainaut, Valenciennes
15:00
(van de Sanden  ) Miedema   41e
Bloodworth   48e
(Beerensteyn  ) Miedema   85e
(1 - 1)   43e Onguéné (Feudjio  ) Spectateurs : 22 423
Arbitrage :   Casey Reibelt
Arbitre vidéo :   Paolo Valeri
Rapport   14e Manie
  37e Ngo Mbeleck
  68e Feudjio

Canada   2 - 0   Nouvelle-Zélande Stade des Alpes, Grenoble
21:00
(  Prince) Fleming   48e
Prince   79e
(0 - 0) Spectateurs : 14 856
Arbitrage :   Yoshimi Yamashita
Arbitre vidéo :   José Maria Sanchez
Rapport

Pays-Bas   2 - 1   Canada Stade Auguste-Delaune, Reims
18:00
(  Spitse) Dekker   54e
(  van Lunteren) Beerensteyn   75e
(0 - 0)   60e Sinclair (  Lawrence) Spectateurs : 19 277
Arbitrage :   Stéphanie Frappart
Arbitre vidéo :   Felix Zwayer
Dekker   23e
Roord   90e
Rapport   38e Buchanan
  80e Quinn

Cameroun   2 - 1   Nouvelle-Zélande Stade de la Mosson, Montpellier
18:00
(  Leuko) Nchout   57e
Nchout   90+5e
(0 - 0)   80e (csc) Awona Spectateurs : 8 009
Arbitrage :   Kateryna Monzul
Arbitre vidéo :   Massimiliano Irrati
Takounda   69e Rapport   68e Green

Groupe FModifier

Le déroulement du groupe F est marqué par un carton : lors de leur premier match, les États-Unis, championnes du monde en titre et grandes favorites de la compétition, écrasent la Thaïlande 13-0, grâce notamment à un quintuplé d'Alex Morgan[73]. Peu de temps avant, les Suédoises étaient venus à bout des Chiliennes 2-0 grâce à deux buts inscrits en toute fin de deuxième période, après que le match ait été interrompu à cause d'un violent orage[74].

Lors de leur deuxième match, les États-Unis et la Suède poursuivent leur sans-faute en battant respectivement le Chili 3-0 et la Thaïlande 5-1, ce qui leur permet de se qualifier pour les huitièmes de finale. Les deux formations s'affrontent ensuite dans un match ayant pour seul enjeu la première place du groupe. Les États-Unis s'imposent 2-0, grâce un premier but de Horan après seulement 2 minutes 40 de jeu (le but le plus rapide de la compétition) puis un autre en seconde période par Heath, accordé après utilisation de la VAR. Au terme d'un premier tour maîtrisé, les Américaines terminent premières de leur groupe devant les Suédoises[75].

Le dernier match du groupe voit le Chili battre la Thaïlande 2-0, un score insuffisant pour le Chili qui devait s'imposer 3-0 afin de faire partie des quatre meilleures troisième qualifiés pour les huitièmes de finale[76]. Les Chiliennes ont notamment raté un penalty à la 86e minute de jeu, le tir de Francisca Alejandra Lara s'étant écrasé sur la barre transversale. Outre l'élimination des Sud-Américaines, cela a également eu comme conséquence un huitième de finale plus âpre pour l'équipe de France, qui a hérité du Brésil mais qui aurait pu retrouver le Cameroun en cas de qualification chilienne (le Brésil aurait alors affronté l'Allemagne).

Classement du groupe F
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   États-Unis 9 3 3 0 0 18 0 +18
2   Suède 6 3 2 0 1 7 3 +4
3   Chili 3 3 1 0 2 2 5 -3
4   Thaïlande 0 3 0 0 3 1 20 -19
Chili   0 - 2   Suède Roazhon Park, Rennes
18:00
(0 - 0)   83e Asllani
  90+4e Janogy (  Anvegård)
Spectateurs : 15 875
Arbitrage :   Lucila Venegas
Arbitre vidéo :   Christopher Beath
Guerrero   78e
López   90e
Rapport   67e Eriksson

États-Unis   13 - 0   Thaïlande Stade Auguste-Delaune, Reims
21:00
(O'Hara  ) Morgan   12e
(Morgan  ) Lavelle   20e
(Mewis  ) Horan   32e
(Rapinoe  ) Mewis   50e
(Horan  ) Morgan   53e
Mewis   54e
(Mewis  ) Lavelle   56e
(Press  ) Morgan   74e
(Lloyd  ) Rapinoe   79e
(Rapinoe  ) Morgan   81e
(Morgan  ) Pugh   85e
(Dunn  ) Morgan   87e
(Morgan  ) Lloyd   90+2e
(3 - 0) Spectateurs : 18 591
Arbitrage :   Laura Fortunato
Arbitre vidéo :   Mauro Vigliano
Rapport   72e Dangda

Suède   5 - 1   Thaïlande Stade de Nice, Nice
15:00
(  Rubensson) Sembrant   6e
Asllani   19e
Rolfö   42e
(  Eriksson) Hurtig   81e
Rubensson   90+6e (pén.)
(3 - 0)   90+1e Sugngoen (  Dangda) Spectateurs : 9 354
Arbitrage :   Salima Mukansanga
Arbitre vidéo :   Felix Zwayer
Rapport   45e Dangda
  90+5e Chinwong

États-Unis   3 - 0   Chili Parc des Princes, Paris
18:00
Lloyd   11e
(  Davidson) Ertz   26e
(  Davidson) Lloyd   35e
(3 - 0) Spectateurs : 45 594
Arbitrage :   Riem Hussein
Arbitre vidéo :   Clément Turpin
Horan   23e
Long   88e
Rapport   76e Lara
  80e Huenteo
  90+4e Galaz

Suède   0 - 2   États-Unis Stade Océane, Le Havre
21:00
(0 - 1)   3e Horan (  Rapinoe)
  50e (csc) Andersson
Spectateurs : 22 418
Arbitrage :   Anastasia Pustovoitova
Arbitre vidéo :   Danny Makkelie
Jakobsson   87e Rapport   59e O'Hara

Thaïlande   0 - 2   Chili Roazhon Park, Rennes
21:00
(0 - 0)   48e (csc) Boonsing
  80e Urrutia (  López)
Spectateurs : 13 567
Arbitrage :   Anna-Marie Keighley
Arbitre vidéo :   Paolo Valeri
Sornsai   59e
Boonsing   85e
Rapport

Désignation des meilleurs troisièmesModifier

ClassementModifier

Les quatre meilleures équipes classées troisièmes de leur poule sont repêchées pour accéder au tour suivant et compléter ainsi le tableau des huitièmes de finale. Pour les désigner, un classement est effectué en comparant les résultats de chacune des six équipes :

Règles de départage :

  1. plus grand nombre de points obtenus ;
  2. meilleure différence de buts ;
  3. plus grand nombre de buts marqués ;
  4. le fair-play (1 point pour un avertissement non suivi d'une expulsion, 3 pour le second avertissement dans un même match entraînant une expulsion, 4 pour une expulsion directe, 5 pour un avertissement suivi plus tard d'une expulsion directe) ;
  5. Tirage au sort.
Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1   Brésil (groupe C) 6 3 2 0 1 6 3 +3
2   Chine (groupe B) 4 3 1 1 1 1 1 0
3   Cameroun (groupe E) 3 3 1 0 2 3 5 -2
4   Nigeria (groupe A) 3 3 1 0 2 2 4 -2
5   Chili (groupe F) 3 3 1 0 2 2 5 -3
6   Argentine (groupe D) 2 3 0 2 1 3 4 -1
  • Équipes qualifiées
  • Distribution des meilleures troisièmes en huitièmes de finaleModifier

    Puisque quatre des six groupes placent une troisième équipe dans le tableau final, les différentes combinaisons formées par les groupes de provenance des équipes qualifiées servent à les répartir contre les premiers des groupes A à D (voir tableau final ci-dessus), comme suit :

    Appariements des huitièmes de finale en fonction des groupes d'origine des repêchés du premier tour
    Groupes d'origine
    des meilleurs 3e
    Adversaires de
    [1A]   France [1B]   Allemagne [1C]   Italie [1D]   Angleterre
    A B C D [3C]   Brésil [3D]   Argentine [3A]   Nigeria [3B]   Chine
    A B C E [3C]   Brésil [3A]   Nigeria [3B]   Chine [3E]   Cameroun
    A B C F [3C]   Brésil [3A]   Nigeria [3B]   Chine [3F]   Chili
    A B D E [3D]   Argentine [3A]   Nigeria [3B]   Chine [3E]   Cameroun
    A B D F [3D]   Argentine [3A]   Nigeria [3B]   Chine [3F]   Chili
    A B E F [3E]   Cameroun [3A]   Nigeria [3B]   Chine [3F]   Chili
    A C D E [3C]   Brésil [3D]   Argentine [3A]   Nigeria [3E]   Cameroun
    A C D F [3C]   Brésil [3D]   Argentine [3A]   Nigeria [3F]   Chili
    A C E F [3C]   Brésil [3A]   Nigeria [3F]   Chili [3E]   Cameroun
    A D E F [3D]   Argentine [3A]   Nigeria [3F]   Chili [3E]   Cameroun
    B C D E [3C]   Brésil [3D]   Argentine [3B]   Chine [3E]   Cameroun
    B C D F [3C]   Brésil [3D]   Argentine [3B]   Chine [3F]   Chili
    B C E F [3E]   Cameroun [3C]   Brésil [3B]   Chine [3F]   Chili
    B D E F [3E]   Cameroun [3D]   Argentine [3B]   Chine [3F]   Chili
    C D E F [3C]   Brésil [3D]   Argentine [3F]   Chili [3E]   Cameroun
  • Combinaison réalisée
  • Phase à élimination directeModifier

    Tableau finalModifier

      Huitièmes de finale   Quarts de finale   Demi-finales   Finale
                                 
      , 21 h, Nice     , 21 h, Le Havre     , 21 h, Lyon     , 17 h, Lyon
     
        Norvège (t. a. b.) 1 (4)
     
        Australie 1 (1)  
        Norvège 0
      , 17 h 30, Valenciennes
          Angleterre 3  
        Angleterre 3
      , 21 h, Paris
        Cameroun 0  
        Angleterre 1
      , 21 h, Le Havre
          États-Unis 2  
        France (a. p.) 2
      , 21 h, Lyon
        Brésil 1  
        France 1
      , 18 h, Reims
          États-Unis 2  
        Espagne 1
      , 15 h, Valenciennes
        États-Unis 2  
        États-Unis 2
      , 18 h, Montpellier
          Pays-Bas 0
        Italie 2
       
        Chine 0  
        Italie 0
      , 21 h, Rennes
          Pays-Bas 2  
        Pays-Bas 2
      , 18 h 30, Rennes
        Japon 1  
        Pays-Bas (a. p.) 1
      , 17 h 30, Grenoble
          Suède 0  
        Allemagne 3
       
        Nigeria 0   Troisième place
        Allemagne 1
      , 21 h, Paris , 17 h, Nice
          Suède 2  
        Suède 1   Angleterre 1
       
        Canada 0     Suède 2
     

    Huitièmes de finaleModifier

    Allemagne   3 - 0   Nigeria Stade des Alpes, Grenoble
    17:30
    (  Magull) Popp   20e
    Däbritz   27e (pén.)
    Schüller   82e
    (2 - 0) Spectateurs : 17 988
    Arbitrage :   Yoshimi Yamashita
    Arbitre vidéo :   Carlos del Cerro Grande
    Popp   32e
    Huth   57e
    Rapport   26e Nwabuoku
      61e Oparanozie
      82e Ajibade

    Lors du premier huitième de finale, l'Allemagne dispose facilement du Nigéria à Grenoble sur le score de 3-0. Bien que fébriles en début de rencontre, les doubles championnes du monde se montrent efficaces en inscrivant deux buts en première période, par l'intermédiaire d'Alexandra Popp sur corner et de Sara Däbritz sur penalty. En seconde période, les Nigériannes tentent de revenir mais sans succès. Sur un ballon perdu, les Allemandes inscrivent même un troisième but en fin de match par Lea Schüller[77].


    Norvège   1 - 1 ap   Australie Stade de Nice, Nice
    21:00
    (  Sævik) Herlovsen   31e (1 - 0, 1 - 1, 1 - 1)   83e Kellond-Knight Spectateurs : 12 229
    Arbitrage :   Riem Hussein
    Arbitre vidéo :   Felix Zwayer
    Minde   53e
    Utland   96e
    Risa   105+2e
    Rapport   104e Kennedy
    Graham Hansen  
    Reiten  
    Mjelde  
    Engen  
    Tirs au but
    4 - 1
      Kerr
      Gielnik
      Catley

    Le deuxième huitième de finale entre la Norvège et l'Australie est longtemps indécis. Bousculées par les Australiennes dans les 20 premières minutes, les Norvégiennes se reprennent ensuite et ouvrent le score par l'intermédiaire d'Isabell Herlovsen. En seconde période, les Norvégiennes ne parviennent pas à inscrire un second but pour se mettre à l'abri et sont finalement rejointes en toute fin de match par les Australiennes sur un corner direct d'Elise Kellond-Knight. En prolongations, les deux équipes ne parviennent pas à marquer et doivent se départager aux tirs au but. La Norvège l'emporte finalement, 4 tirs au but à 1, après les ratés des Australiennes Kerr et Gielnik[78].


    Angleterre   3 - 0   Cameroun Stade du Hainaut, Valenciennes
    17:30
    (  Duggan) Houghton   14e
    (  Bronze) White   45+4e
    (  Duggan) Greenwood   58e
    (2 - 0) Spectateurs : 20 148
    Arbitrage :   Qin Liang
    Arbitre vidéo :   Bastian Dankert
    Rapport   4e Leuko
      90+10e Takounda

    Le troisième huitième de finale voit les Anglaises battre logiquement les Camerounaises sur le score de 3-0. Dominatrices dans la possession, les Anglaises ouvrent le score sur un coup-franc indirect de Stephanie Houghton puis doublent la mise par Ellen White sur un centre de la lyonnaise Lucy Bronze. En seconde période, les Camerounaises croient réduire l'écart par Ajara Nchout, mais le but est finalement annulé pour hors-jeu après utilisation de la vidéo. Alex Greenwood parachève finalement le succès anglais en inscrivant un troisième but après une combinaison sur corner[79].


    France   2 - 1 ap   Brésil Stade Océane, Le Havre
    21:00
    (  Diani) Gauvin   52e
    (  Majri) Henry   107e
    (0 - 0, 1 - 1, 1 - 1)   63e Thaisa Spectateurs : 23 965
    Arbitrage :   Marie-Soleil Beaudoin
    Arbitre vidéo :   Massimiliano Irrati
    Renard   36e Rapport   45+2e Tamires
      70e Formiga
      82e Beatriz
      101e Kathellen

    Le quatrième huitième de finale voit la France battre difficilement le Brésil 2-1 après prolongation. Après une première période pauvre en occasions, les Bleues ouvrent le score en seconde période par l’intermédiaire de Valérie Gauvin après un débordement et un centre de Kadidiatou Diani. Les Brésiliennes égalisent peu de temps après par Thaisa. Les deux équipes ne parviennent pas ensuite à se départager et sont contraintes de jouer les prolongations. Sur un contre, les Brésiliennes ont l’occasion de prendre l’avantage mais la défenseure française Griedge Mbock sauve le ballon sur sa ligne, avant qu’Amandine Henry ne marque le but victorieux sur un coup-franc tiré par Amel Majri[80]. À cette occasion les médias français et brésiliens tracent le même parallèle : à treize années d'écart, une victoire française en Coupe du monde face au Brésil grâce à un coup-franc excentré et une reprise de Henry. En quart de finale de la Coupe du monde 2006, le coup-franc avait été tiré par Zinédine Zidane, et le but de la victoire marqué par Thierry Henry[81].


    Espagne   1 - 2   États-Unis Stade Auguste-Delaune, Reims
    18:00
    (  García) Hermoso   9e (1 - 1)   7e (pén.)   75e (pén.) Rapinoe Spectateurs : 19 633
    Arbitrage :   Katalin Kulcsar
    Arbitre vidéo :   Danny Makkelie
    Paredes   85e Rapport   37e Rapinoe

    Le cinquième huitième de finale devait déterminer qui des Etats-Unis et de l'Espagne affronterait la France en quart de finale. Les Américaines, tenantes du titre, démarrent fort et obtiennent rapidement un penalty sur un débordement de Tobin Heath. Megan Rapinoe le transforme, mais trois minutes plus tard, les Espagnoles réagissent et égalisent par Jennifer Hermoso, qui profite d'un mauvais dégagement de la gardienne américaine. Malgré une possession largement en faveur des Américaines (58%), le match s'équilibre ensuite. A un quart de l'heure de la fin, les Etats-Unis obtiennent cependant un deuxième penalty suite à une faute dans la surface de Virginia Torrecilla sur Rose Lavelle. Megan Rapinoe le transforme et permet aux Etats-Unis de s'imposer finalement 2-1[82],[83].


    Suède   1 - 0   Canada Parc des Princes, Paris
    21:00
    (  Asllani) Blackstenius   55e (0 - 0) Spectateurs : 38 078
    Arbitrage :   Kate Jacewicz
    Arbitre vidéo :   José Maria Sanchez
    Rolfö   45e
    Asllani   68e
    Rapport   85e Buchanan

    Le sixième huitième de finale entre la Suède et le Canada est longtemps indécis. Après une première période pauvre en occasions, la rencontre s'anime en seconde période. Sur une ouverture de Kosovare Asllani, Stina Blackstenius ouvre le score pour la Suède en devançant la gardienne canadienne. Les Canadiennes réagissent ensuite et obtiennent un penalty, après utilisation de la vidéo, suite à une main d'Asllani dans sa surface. Janine Beckie le frappe mais le ballon est détourné par la gardienne suédoise Hedvig Lindahl. Le score ne bouge plus par la suite et les Suédoises se qualifient pour les quarts de finale[84].


    Italie   2 - 0   Chine Stade de la Mosson, Montpellier
    18:00
    Giacinti   15e
    (  Guagni) Galli   49e
    (1 - 0) Spectateurs : 17 032
    Arbitrage :   Edina Alves Batista
    Arbitre vidéo :   Mauro Vigliano
    Rapport

    Le septième huitième de finale entre l'Italie et la Chine est disputé. Le début de match est dominé par les Italiennes qui ouvrent logiquement le score après un quart d'heure de jeu par Valentina Giacinti. Les Chinoises réagissent et ont l'occasion d'égaliser sur un coup-franc tiré par Wang Shuang, mais le ballon heurte le poteau. Mises sous pression par les Chinoises, les Italiennes gardent néanmoins leur avantage au score jusqu'à la mi-temps. En seconde période, les Italiennes reprennent possession du ballon et doublent rapidement la mise par Aurora Galli. Malgré plusieurs tentatives, les Chinoises ne parviennent pas à revenir par la suite. Plus efficaces que leurs adversaires et solides défensivement, les Italiennes se qualifient pour les quarts de finale[85].


    Pays-Bas   2 - 1   Japon Roazhon Park, Rennes
    21:00
    (  Spitse) Martens   17e
    Martens   90+1e (pén.)
    (1 - 1)   43e Hasegawa (  Iwabuchi) Spectateurs : 21 076
    Arbitrage :   Melissa Borjas
    Arbitre vidéo :   Christopher Beath
    Rapport   89e Kumagai

    Le dernier huitième de finale voit les Pays-Bas battre difficilement le Japon 2-1 au terme d'un match animé. Après avoir touché le poteau après cinq minutes de jeu, les Néerlandaises ouvrent le score par Lieke Martens qui reprend un corner frappé par Daniëlle van de Donk. Bien que dominées dans le jeu, les Japonaises réagissent aussitôt par l'intermédiaire de Yuika Sugasawa</