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Coulon (Deux-Sèvres)

commune française du département des Deux-Sèvres
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Coulon.

Coulon
Coulon (Deux-Sèvres)
Le quai Louis-Tardy, embarcadère pour la « Venise verte ».
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Frontenay-Rohan-Rohan
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Niortais
Maire
Mandat
Michel Simon
2014-2020
Code postal 79510
Code commune 79100
Démographie
Population
municipale
2 264 hab. (2016 en augmentation de 2,03 % par rapport à 2011)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 27″ nord, 0° 35′ 02″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 81 m
Superficie 29,79 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-coulon.fr

Coulon est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine. C'est un haut lieu touristique du marais poitevin, la capitale de la « Venise verte », c'est-à-dire sa partie orientale également connue sous le nom de « marais mouillé », par opposition au « marais desséché ».

GéographieModifier

 
L'angélique est à la base de confiseries et pâtisseries régionales.

Au cœur du « marais mouillé », arrosée par la Sèvre niortaise, entourée de conches et de rigoles – plus larges – ainsi que de terres inondables plusieurs mois par an, la localité en partage la flore (peupliers, frênes, iris sauvages, angéliques) et la faune (vaches, moutons, ragondins...). Commune de la communauté d'agglomération du Niortais.

Les marais de la commune de Coulon (situés entre le Canal du Grand Coin et la rive droite de la Sèvre Niortaise) sont très peu utilisés par les barques des touristes : les embarcadères proposant des tours en barque depuis le centre bourg naviguent dans les conches et rigoles des Marais de Magné et Sansais.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Colunus en 869[1],Colonna en 989,Colongia en 944, Colums en 1154, Coluns en 1156[1].

HistoireModifier

Âge du bronze et Age du FerModifier

Les recherches archéologiques témoignent de l'ancienneté du peuplement avant l'occupation romaine. Elles ont notamment permis de découvrir, successivement:

  • deux pirogues celtiques (au lieu-dit Gué de la Grange en 1868[2]),
  • un crochet à viande (au lieu-dit Thorigné en 1880[3]),
  • un cimetière, des sarcophages gallo-romains et quatre petits bronzes de Constantin (au lieu-dit Gué de la Grange en 1883[2]),
  • un important village néolithique (au lieu-dit Coteau de Montigné fouillé par Jean Pierre Pautreau en 1978-1980[4]),
  • des sarcophages mérovingiens (au sud de l'Eglise en 1969[2]),
  • un char funéraire datant de l'âge du bronze (découvert lors d'un nettoyage d'un fossé en 1984, des fouilles en 1985 a permis de situer l'abattage d'arbres entre 1036 et 1000 avant J.-C[5]),
  • une ferme gallo-romaine (au lieu-dit les Grands Champs, fouilles réalisées par l'INRAP fin 2011[6]).

Période RomaineModifier

Une voie romaine, allant de Saintes à Angers[7], coupait la Sèvre Niortaise au Gué de la Grange à 1km environ du bourg actuel[8], d'ou le nom de la RD123 "Route de Gué Romain".

On ne sait pas si un pont a été construit, mais lors des fouilles de 1868, on trouvais 2 pilotis distants de 50 mètres (un moulin ou une sorte d'écluse?[9])

Moyen age et les Chrétiens.Modifier

On retrouve à Ste Maigrine un pilier qui proviendrait d'une ancienne chapelle[10] détruite vers la révolution. Deux autres chapelles existait à Nozière et Sainte Catherine. L'Eglise de la Sainte Trinité situé dans le Bourg de Coulon, a été fondée vers 830, puis reconstruite au XI° siècle en style Romans.

Plusieurs batailles et invasions ont eu lieu:

Vers 730: Bataille de Benet avec un camp retranché sur la butte de Champ Moireau (Camp des Maures)[11].

Vers 843: Invasions Normandes[12].

Vers 1242: Bataille de St Louis contre les Barons Poitevins[13].

Puis les Guerres de Religions: de nombreux protestants se sont cachés dans les roselières du Marais.

Aménagement du Marais MouilléModifier

Les premiers aménagements du marais mouillé de Coulon ont commencés avec Napoléon Ier qui prend en 1808 un décret d'aménagement de la Sèvre Niortaise: elle a été redressé au niveau du bourg. Puis avec Louis-Philippe Ier qui ordonne de creuser de nombreux canaux dans le marais mouillé dont l'ouverture de la Rigole de la rive droite, dont la section du Mazeau à la Sèvre, au-dessous de Coulon, a été achevée en 1859.

Politique et administrationModifier

Un arrêté préfectoral du 26 février 1973 effectif au 1er mars 1973 associa Sansais à la commune de Coulon qui prit alors le nom de Coulon-Sansais mais un arrêté préfectoral du 1er décembre 1980 effectif le 1er janvier 1981 défit cette association et chacune des deux communes reprit son administration et son nom.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
André Chatelet    

(décès)
Louis Tardy    
Pierre Valaud   Premier adjoint, maire ad interim
André Cramois
Gendre de Louis Tardy
  Conseiller d’État
Maurice Moinard PS  
Pierre Rousseau[15]   Retraité du secteur bancaire
Jacques Rousseau    
Michel Grasset DVG  

(décès)
Albert Cheminet DVG  
En cours Michel Simon DVG Directeur de la Niortaise des Eaux
7e vice-président de la CA du Niortais (2014 → )
Réélu en 2014[16]

Politique environnementaleModifier

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[17].

DémographieModifier

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Coulon, cela correspond à 2004, 2009, 2014[18], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, etc.) sont des estimations légales.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3928751 4181 5071 4801 6011 6521 7311 755
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8141 7751 8101 7521 7401 7771 7491 7851 753
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6481 6421 5831 4061 4441 4711 4701 4561 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 4081 4611 9751 6601 8702 0742 1802 2112 250
2016 - - - - - - - -
2 264--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

 
Promenade en barque au départ de Coulon.

Coulon a longtemps vécu avant tout de l'élevage et d'une agriculture à cycle court. Aujourd'hui la localité s'appuie principalement sur le tourisme, comme en témoignent hôtels, restaurants et chambres d'hôtes qui accueillent plusieurs mois par an un grand nombre de visiteurs, seuls ou en groupes. C'est le principal point de départ de la région pour les traditionnelles promenades en barques plates – localement dénommées « batais » –, avec ou sans batelier-guide, mais on peut également la découvrir en louant des bicyclettes ou en empruntant un petit train.

Le village a fait partie de l'association « Les Plus Beaux Villages de France » jusqu'en janvier 2009. Depuis le 14 octobre 2015, Coulon est devenue une « Petite cité de caractère ».

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
La Maison du Marais poitevin sur la place de la Coutume.
 
L'église de la Sainte-Trinité.
  • Maison du Marais poitevin : ancienne résidence des percepteurs du droit coutumier (d'où son nom précédent de « Maison de la Coutume ») qui prélevaient des taxes sur les marchandises transportées sur la Sèvre niortaise par les bateliers, afin d'entretenir les voies d'eau. Cette « Grande Coutume de Sèvres » instaurée dès le XIVe siècle, s'ajoutait au droit de quai, « le rivage » levé dans chacun des nombreux petits ports des différents villages maraîchins. Cette maison accueille aujourd'hui un écomusée.
  • Port de la Coutume avec sa libellule (oeuvre de Brigitte Belaud)
  • Église de la Sainte-Trinité : fondée en 830 par les moines de Charroux, l'église a été plusieurs fois reconstruite[21], à l'époque carolingienne, puis à l'époque romane. Restaurée au XVe siècle après la guerre de Cent Ans, elle a été incendiée en 1569. Au moment de la révocation de l'Édit de Nantes, 158 protestants y ont abjuré leur foi. Les autres se sont réfugiés dans le marais ou ont choisi l'émigration. Pendant la Révolution elle a été utilisée comme grange à foin, puis partiellement reconstruite au XIXe siècle. La façade sud de l'église (à droite sur la photo ci-contre) est dotée d'une sorte de "tour de guet" dont l'usage n'est pas connu et non pas d'une chaire extérieure comme décrit trop souvent (l'abbé Loth, qui fut curé de Coulon de 1912 à 1929, dans ses bulletins paroissiaux, comme dans ses autres écrits, qui bien sûr connaissait bien son église et son histoire n'a jamais mentionné l'existence d'un "prêchoir extérieur"[22]) D'autres arguments viennent en contradiction de l'utilisation en tant que prêchoir : au pied de cette tour se trouvait avant, l'ancien cimetière et le jardin de la cure.

Cette église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [23].

  • Quai Louis-Tardy
  • Ruelle du Faisan (faisant partie d'une douzaine de venelles piétonnes avec puits, pompes et passages à travers les maisons)
  • Sites mégalithique : deux sites ont été fouillés à Montigné en 1978 et aux Grands Champs en 2011 (sur un troisième site a été retrouvée une roue de char funéraire en bronze au Champ du Maréchal, maintenant exposée dans le musée du Donjon a Niort[24] et sur un quatrième à Thorigné a été retrouvé un crochet à viande)
  • Centre socioculturel du Marais (ancienne maison-auberge sur le port de la Coutume)
  • Logis de Glandes (des écrits du XIII° parlent d'une seigneurie de Glandes). Actuellement on y retrouve plusieurs bâtiments dont un pigeonier. Certaines pièces architecturales "anciennes" peuvent être observés (meurtrière, linteau sculpté...)
  • Château de la Perrine
  • Logis de Maurepas (avec un pigeonnier visible depuis la route ou le chemin de halage)
  • La "Maison aux volets bleus": visible depuis la route des bords de la Sèvre Niortaise à Coulon, mais la maison est sur une parcelle de la commune de Sansais.
  • Les bords de la Sèvre Niortaise: le chemin de halage rive droite a été réhabilité pour la pratique du vélo entre Coulon, Magné et le centre ville de Niort.
  • Ecole Publique de Coulon (construite en 1934[25])
  • La Sotterie, avec une écluse, différents barrages (point de rencontre de plusieurs canaux) c'est le point de départ des chemins de randonnées a travers les marais. Mais aussi on y trouve une auberge et de multiples petites maisonnettes servant de résidence secondaires avec un accès à une conche depuis le jardin.
  • Le pont d'Irleau (pont des révérences) avant la construction de ce pont en 1929, il avait été construit une passerelle métallique en 1888. Cette ancienne passerelle métallique a été démontée pour être reconstruite quelques centaines de mètres plus en aval, entre la commune du Mazeau et Irleau.
  • Ancienne laiterie (rénovée par le parc du Marais Poitevin) qui est maintenant occupée par une conserverie et une brasserie. Durant l'été s'y déroule diverses animations.

Personnalités liées à la communeModifier

SportsModifier

MarathonModifier

Coulon est le lieu de départ et d'arrivée du "Maraisthon", événement sportif annuel au mois de juin, qui comporte plusieurs courses pédestres, dont un marathon dans le marais Poitevin[26].

Rallye du MaraisModifier

Tous les dernier week-end de Juin, se déroule en fin de soirée un défilé déguisé d'équipages en canoë sur la Sèvre Niortaise. Ses équipes vont ensuite parcourir toute la nuit les conches du marais entre Coulon, Sansais et Magné à la recherche d'indices tout en résolvant des énigmes. Cette épreuve est unique en France, organisé par le club du Canoë-Kayak Niortais cette manifestation existe depuis 1973[27].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Étienne Clouzot, Les marais de la Sèvre Niortaise et du Lay du Xe à la fin du XVIe siècle, H. Champion, 1804, 282 p.
  • Perceau, Louis, 1883-1942., Contes du Marais poitevin, la Geste, dl 2017 (ISBN 9782367466910 et 2367466912, OCLC 1018394357, lire en ligne), récits sur Coulon et ses environs au début du XXe siècle, (ce sont les Contes de la Pigouille).

FilmographieModifier

  • Coulon, Venise verte, film documentaire de Cristian Renazeau, 2006 (DVD)  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 649, (ISBN 2600028838)
  2. a b et c « Histoire - Ville de Coulon », sur www.ville-coulon.fr (consulté le 7 septembre 2019)
  3. Gaetan Brossard, « Sainte Macrine – Sainte Colombe – Sainte Pezenne (2/4) | geneablog79 » (consulté le 7 septembre 2019)
  4. Jean-Pierre PAUTREAU, « Le Coteau de Montigné à Coulon », Groupe Vendéen d'études Préhistoriques,‎ (lire en ligne)
  5. Jacques Briard, « J.-P. Pautreau 1036 avant J.-C. Coulon », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 92, no 4,‎ , p. 420–420 (lire en ligne, consulté le 7 septembre 2019)
  6. « Coulon (79), ferme gauloise et vestiges carolingiens au bout des truelles - Archéologie poitevine », sur adane.canalblog.com, (consulté le 7 septembre 2019)
  7. Maurice Marsac, « Découverte aérienne d'une voie antique au Nord-Est du Golfe des Pictons », Norois, vol. 97, no 1,‎ , p. 169–174 (DOI 10.3406/noroi.1978.3683, lire en ligne, consulté le 7 septembre 2019)
  8. Tabaries de Grandsaignes, Les deux Pirogues monoxyles (lire en ligne), p. 770
  9. Edmond Roy, Description d'armes et d'objets divers trouvés dans la Sèvre Niortaise
  10. « Sainte Maigrine », sur histoirecoulon.centerblog.net
  11. « Histoire de la commune », sur www.mairie-benet.fr (consulté le 7 septembre 2019)
  12. « Invasions », sur histoirecoulon.centerblog.net
  13. « Bataille de St Louis contre les Barons Poitevins », sur histoirecoulon.centerblog.net
  14. Liste des maires de Coulon de 1794 à aujourd'hui
  15. « Décès d’un ancien maire de Coulon (79), M. Pierre Rousseau : le devoir accompli », Actualités Coulon Marais Poitevin,‎ (lire en ligne)
  16. « Michel Simon réélu », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  17. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2017.
  18. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 3 avril 2012)
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. Notice no IA79001187, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Recherche réalisée par Messieurs Jacky CARRIO,Jean-Louis GIBAULT et Madame Maryse COURSAUD, auteurs d'un livre paru sur COULON
  23. Notice no PA00101223, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Bulletin de la Société préhistorique française »
  25. « L'Ecole publique de Coulon », sur histoirecoulon.centerblog.net
  26. [1]
  27. « Le Rallye du Marais | Canoë Kayak Niortais » (consulté le 7 septembre 2019)