Couiza

commune française du département de l'Aude

Couiza
Couiza
Blason de Couiza
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Intercommunalité Communauté de communes du Limouxin
Maire
Mandat
Jacques Hortala
2020-2026
Code postal 11190
Code commune 11103
Démographie
Gentilé Couizanais
Population
municipale
1 118 hab. (2019 en diminution de 2,36 % par rapport à 2013)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 29″ nord, 2° 15′ 10″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 563 m
Superficie 6,77 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Haute-Vallée de l'Aude
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.paysdecouiza.com/fr/accueil

Couiza Écouter (Coisan Écouter en occitan) est une commune française, située dans le sud-ouest du département de l'Aude en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du massif des Corbières, un chaos calcaire formant la transition entre le Massif central et les Pyrénées. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Aude, la Sals, le ruisseau d'Antugnac. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « hautes Corbières ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Couiza est une commune rurale qui compte 1 118 habitants en 2019. Elle appartient à l'unité urbaine d'Espéraza. Ses habitants sont appelés les Couizanais ou Couizanaises.

Ses habitants sont les Couizanais.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château, classé en 1913.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Couiza est située au cœur de la haute vallée de l’Aude sur le Sals à 15 kilomètres de Limoux et à 12 km de Quillan. Elle jouxte le village de Montazels, séparée par l'Aude et la petite ville voisine d’Espéraza.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

Couiza se situe en zone de sismicité 3 (sismicité modérée)[2].

Voies de communication et transportsModifier

HydrographieModifier

 
L'Aude à Couiza.

Elle est drainée par l'Aude, la Sals et le ruisseau d'Antugnac, qui constituent un réseau hydrographique de 3 km de longueur totale[3],[Carte 1].

L'Aude, d'une longueur totale de 223,59 km, prend sa source dans la commune des Angles et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans le golfe du Lion à Fleury, après avoir traversé 73 communes[4].

La Sals, d'une longueur totale de 19,9 km, prend sa source dans la commune de Sougraigne et s'écoule d'est en ouest, puis vers le nord, puis à nouveau vers l'ouest. Elle traverse la commune et se jette dans l'Aude sur le territoire communal, après avoir traversé 5 communes[5]. Une crue remarquable de la Sals à Sals#Crues

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[6].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 813 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Granes », sur la commune de Granès, mise en service en 1991[11] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[12],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 718 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, mise en service en 1948 et à 31 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[15], à 14,1 °C pour 1981-2010[16], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[17].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Réseau Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : les « hautes Corbières »[19], d'une superficie de 28 398 ha, accueillant une avifaune riche et diversifiée : rapaces tels que les Busards, l'Aigle Royal, le Circaète Jean-le-Blanc, qui trouvent sur place des conditions favorables à la nidification et à leur alimentation du fait de l'importance des milieux ouverts[20].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 5] est recensée sur la commune[21] : les « pelouses du plateau de Rennes-le-Château » (738 ha), couvrant 3 communes du département[22] et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[21] : les « Corbières occidentales » (59 005 ha), couvrant 66 communes du département[23].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Couiza est une commune rurale[Note 7],[24]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[25]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Espéraza, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[I 2] et 4 684 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[I 3],[I 4]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 5],[I 6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (57 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,8 %), forêts (27 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,9 %), zones urbanisées (10,5 %), cultures permanentes (1,9 %)[26].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

ToponymieModifier

HistoireModifier

Couiza est très ancienne, elle attire très tôt de par sa position et la proximité du "fleuve Atax" (Strabon, Pline l'Ancien, Pomponius Mela) les Romains. Au Ier siècle apr. J.-C. un habitat se développe aux "Oliviers", au "Single" et vers "Gournet". Les "Oliviers" sont occupés du Ier siècle au IVe siècle apr. J.-C. Deux as dont l'un de Nerva (96-98) et l'autre de Dioclétien (284-305) découvert in situ, en témoignent. Les hauteurs environnantes sont préférées aux rives marécageuses de la Salz.

Mais des villae à vocation agricole s'implantent sur les rives de l'Aude et de la Salz, les colons préférant ces meilleures terres. Peut-être que l'origine du mot Couiza, est issu du nom d'un colon romain, Cupitius ou Cusius. Couiza (Couzanum, Coinsanum, Couissan, Couyzan, Couisan, Couvizan, Couyza, Couizan, Couiza) est à la croisée des voies de communication romaines : voie du Razès, des Corbières. Celles-ci seront utilisées jusqu'au Moyen Âge.
À l'époque carolingienne, l'évangélisation verra la construction vers le VIIIe siècle, de nombreuses églises et chapelles autour desquelles se regroupent les habitats. Des abbayes vont fleurir çà et là. Couizanum est cédé à la puissante abbaye de Lagrasse, qui fonde un prieuré dans la zone de l'actuelle église. On trouve sa trace dans l’histoire de l'Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse. Couiza est un carrefour important entre la haute-vallée de l'Aude, la plaine de Carcassonne et les Corbières occidentales, via Arques et Rennes-le-Château. Au fil des siècles, les religieux fortifient sommairement le bourg (XIIe siècle), en témoignent les termes toponymiques : rue de la Force (dérivé du latin forcia) que l'on relève également dans les registres d'enquêtes de l'Inquisition : "dans la force de Couiza" (administration du consolament à Raymond de Roquefeuil et sa mère, la dame de Niort). Le bourg se développe modestement par rapport aux villages et villes fortifiées des alentours et au XIIIe siècle, Couiza ne compte que quelques feux.

Lors de la guerre contre les cathares, les croisés s’en emparent et elle tombe entre les mains de Pierre de Voisins (qui devient également seigneur de Rennes-le-Château, de Coustaussa, d’Arques, d'Antugnac et autres lieux). Une "bataille de la Salz" est décrite par de nombreux auteurs du XIXe siècle, elle se serait déroulée dans les environs de "Gournet". Des vestiges d'armes furent découverts, mais rien ne prouve que ce sont les conséquences d'une bataille liée à cet épisode. Couiza, habitat isolé, a vu défiler de nombreux envahisseurs qui, du IVe au VIIIe siècle, ravagèrent et pillèrent les campagnes. La fin de la dynastie des Voisins coïncide avec la construction du château vers 1513 par l’alliance avec la famille de Joyeuse. Cette famille donnera d’importants personnages parmi les intendants du Languedoc. Guillaume de Joyeuse s'installe en 1562 au château de Couiza. Il est d'abord évêque d'Alet-les-Bains puis lieutenant-général en 1561 et maréchal en 1582. Il est aussi le chef de la ligue catholique et organise la lutte contre les Montmorency et les huguenots durant les guerres de Religions.

Couiza est à la fin du XIXe siècle et jusqu’aux années 1930 un bourg industriel actif centré sur la chapellerie. L'histoire de la chapellerie dans la vallée, débute à Bugarach. Les prisonniers issus de ce village, durant la guerre de Trente ans, ramenèrent de Pologne le savoir-faire. Puis, ils établissent la fabrique dans la vallée, bénéficiant ainsi d'une énergie naturelle apportée par l'Aude[27]

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Couiza est membre de la communauté de communes du Limouxin[28], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Limoux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[29].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Limoux, au département de l'Aude, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[28].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de la Haute-Vallée de l'Aude pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[28], et de la troisième circonscription de l'Aude pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[30].

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1989 Lucien Faure PS chef d'entreprise, conseiller général (1987-1992)
mars 1989 mars 2001 Guy Aurifeuille RPR Conseiller général (1992-1998), député suppléant de Daniel Arata (1993-1997)
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Brilleaud DVG  
mars 2008 En cours Jacques Hortala PS Conseiller général (1998-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32]. En 2019, la commune comptait 1 118 habitants[Note 8], en diminution de 2,36 % par rapport à 2013 (Aude : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5256276367508439829531 005985
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9309569201 0341 1321 0048869081 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0881 1981 0189121 2631 3561 2471 0911 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 1261 2971 3141 2591 2871 1941 1981 1911 147
2015 2019 - - - - - - -
1 1251 118-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

SportsModifier

Rugby à XV

ÉconomieModifier

RevenusModifier

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 488 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 1 033 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 530 [I 7] (19 240  dans le département[I 8]).

EmploiModifier

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 9] 9,4 % 13,2 % 11,7 %
Département[I 10] 10,2 % 12,8 % 12,6 %
France entière[I 11] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 520 personnes, parmi lesquelles on compte 69 % d'actifs (57,4 % ayant un emploi et 11,7 % de chômeurs) et 31 % d'inactifs[Note 10],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France.

La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 12]. Elle compte 400 emplois en 2018, contre 482 en 2013 et 515 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 303, soit un indicateur de concentration d'emploi de 131,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 38,2 %[I 13].

Sur ces 303 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 122 travaillent dans la commune, soit 40 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 77,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,6 % les transports en commun, 13,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Activités hors agricultureModifier

Secteurs d'activitésModifier

115 établissements[Note 11] sont implantés à Couiza au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 16].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 115
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
12 10,4 % (8,8 %)
Construction 4 3,5 % (14 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
43 37,4 % (32,3 %)
Activités financières et d'assurance 4 3,5 % (2,7 %)
Activités immobilières 3 2,6 % (5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
14 12,2 % (13,3 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
23 20 % (13,2 %)
Autres activités de services 12 10,4 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 37,4 % du nombre total d'établissements de la commune (43 sur les 115 entreprises implantées à Couiza), contre 32,3 % au niveau départemental[I 17].

EntreprisesModifier

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[35] :

  • Occit'alim, supérettes (1 343 k€)
  • Sabrifa SARL, fabrication de carton ondulé (1 278 k€)
  • SARL Des Ducs De Joyeuses, hôtels et hébergement similaire (745 k€)
  • Control Auto Haute Vallee De L'aude - Cahva, contrôle technique automobile (241 k€)
  • Thomas Le Jardinier, autres commerces de détail sur éventaires et marchés (52 k€)

AgricultureModifier

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région viticole »[36]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la viticulture (appellation et autre)[37].

1988 2000 2010
Exploitations 38 11 10
Superficie agricole utilisée (ha) 203 108 136

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 38 lors du recensement agricole[Note 14] de 1988 à 11 en 2000 puis à 10 en 2010[37], soit une baisse de 74 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 52 % de ses exploitations[39]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 203 ha en 1988 à 136 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 5 à 14 ha[37].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Château des ducs de Joyeuse, désormais transformé en hôtel.

Jean de Joyeuse, Chambrier et Connétable de France, premier gouverneur de Narbonne et lieutenant général en Languedoc fait bâtir cet édifice entre 1540 et 1550. Son fils Guillaume III assure la suite des travaux qui va connaître un siège en 1577 au cours des guerres de Religion entre protestants et catholiques. Au cours des siècles, le château a connu diverses utilisations. Longtemps abandonné, puis transformé en usine de teinture, avant de servir de centre de formation agricole, il est néanmoins très bien conservé. L'enceinte extérieure médiévale, flanquée de quatre tours, tranche avec la cour intérieure à l'architecture plus chargée de style Renaissance. Classé Monument historique, il est maintenant transformé en hôtel.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
D'azur à l'agneau pascal d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias De sinople aux trois billettes d'or posées et rangées en barre.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[18].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[38].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Couiza » sur Géoportail (consulté le 7 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

  1. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 d'Espéraza » (consulté le ).
  3. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Couiza » (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Aude » (consulté le ).
  9. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Couiza » (consulté le ).
  10. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans l'Aude » (consulté le ).
  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  13. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Couiza » (consulté le ).
  14. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  15. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  16. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Couiza » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans l'Aude » (consulté le ).

Autres sourcesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. « Fiche communale de Couiza », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  4. Sandre, « l'Aude »
  5. Sandre, « la Sals »
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