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Cornillon

commune française du département du Gard
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cornillon (homonymie).

Cornillon
Cornillon
Blason de Cornillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Pont-Saint-Esprit
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard Rhodanien
Maire
Mandat
Gérard Castor
2014-2020
Code postal 30630
Code commune 30096
Démographie
Population
municipale
922 hab. (2016 en diminution de 1,6 % par rapport à 2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 33″ nord, 4° 29′ 15″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 360 m
Superficie 15,58 km2
Localisation

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Cornillon
Liens
Site web cornillon.fr

Cornillon est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Hydrographie et reliefModifier

Article connexe : Cèze.

Le site de Cornillon se situe sur un piton rocheux, à 80 m environ. La place du Barry surplombe une très grande partie de la vallée de la Cèze.

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

ToponymieModifier

Occitan Cournihoun, Cournilhou, du roman Cornilhon, du bas latin Cornillo, Cornilio[1].

HistoireModifier

Article détaillé : Jarez.

Moyen ÂgeModifier

 
Blason des Roger de Beaufort

L'histoire de Cornillon est liée à celle de son château dont les origines remontent au XIIIe siècle. Les ruines du château et les maisons anciennes qui constituent le village témoignent encore de cette histoire riche. Au cours du XIVe siècle, une famille originaire du Limousin, devint propriétaire du château. Les Roger de Beaufort, déjà fieffés à Rosiers-d'Égletons dans la vicomté de Ventadour, grâce à la munificence de la papauté d'Avignon imposèrent leurs armoiries d’argent à une bande d’azur accolée de six roses de gueules en ourlé sur Cornillon et la vallée de la Cèze[2]. Avec l'aide financière de son frère Clément VI, Guillaume II Roger, comte de Beaufort acheta entre 1342 et 1352, les seigneuries de Cornillon, Vénéjan, de Portes et la Baronnie d’Anduze. La chapelle de Cornillon, dédiée à Saint-Martial de Limoges, fut transformée en une véritable salle au trésor pour abriter les richesses de Clément VI. On y trouvait une partie de sa vaisselle, dont soixante-six pièces en argent doré et deux-cent quarante et une pièces en argent blanc. S’y ajoutaient, selon l'inventaire publié par Jean-Pierre Papon, « des crucifix ornés de perles et pierres précieuses, des croix pectorales en or et en argent, des dizaines d’anneaux épiscopaux et pontificaux, deux reliquaires en argent doré dont l'un contient un morceau de la croix de Saint-André et l'autre des ossements de Saint-Thomas ». Il y avait aussi des patènes en or, des burettes en argent, des bagues et anneaux ornés de rubis, de saphirs et de pierres précieuses, des gemmes et des perles, des vêtements sacerdotaux, des vases sacrés, et surtout « une horloge ornée de pour pulser les heures » ainsi qu'une somme équivalent en argent à 139 970 livres[2].

Guillaume II testa le en son château de Cornillon, en faveur de son dernier fils Raymond de Beaufort, en lui donnant la moitié de la vicomté de Valernes, la seigneurie de Saint-Rémy-de-Provence, les châteaux de Marguerittes et de Cornillon en y ajoutant les mas de Saint-Mabille et de Vérune, propriétés viticoles sises sur ce dernier fief[2]. Une telle richesse ne pouvait qu'attirer les convoitises. Au début de 1382, les Tuchins, paysans pauvres et armés venus de la Haute Auvergne, descendirent vers la vallée du Rhône. Ils s'emparèrent, entre autres, du château de Cornillon et de son trésor. Guillaume III Roger de Beaufort, Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. Il commença par semer la terreur avant de pacifier le pays en expulsant les chefs tuchins. La paix fut signée en février 1383[2]. Raymond, le dernier demi-frère de Guillaume III, vicomte de Valernes et seigneur de Cornillon décéda en 1420. Sans enfant, il lègue une partie de ses fiefs aux fils d'un autre demi-frère, Marquès/Marquis Roger de Beaufort, marquis de Canilhac, un des fils cadets de Guillaume III. C’est à son cadet Louis de Canilhac que fut attribué Cornillon. La pierre tombale de Raymond de Beaufort où l’on voit gravée son effigie en pied, se trouve à Avignon, au musée du Petit Palais. Elle provient de l’église Saint-Martial d’Avignon où il avait été inhumé[2].

Époque moderneModifier

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la seigneurie de Cornillon appartenait à la famille de Sibert[3].

Révolution française et EmpireModifier

Époque contemporaineModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1961 André Bergeon    
1961 1965 André Colombet    
1965 1974 Aimé Couderc    
1974 1979 Lucienne Bouletin    
1979 1995 Marcel Pradier    
1995 En cours Gérard Castor SE Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 922 habitants[Note 1], en diminution de 1,6 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750721731919977963950894938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
936981930815801747731741672
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
614616579538552556551478460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
442432448538609689847937922
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Entreprises de l'agglomérationModifier

Secteurs d'activitésModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices civilsModifier

  • Le château appartient à la famille de Sibert depuis plus de trois siècles. Il a été transformé en théâtre mais il reste quand même accessible aux touristes. Il y a aussi cette fameuse gargouille dans la rue de la gargouille qui est toujours là depuis des siècles[8].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Édifices religieuxModifier

  • Ruine de l'ancienne église brûlée par les protestants, belvédère et sarcophages[8].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine culturelModifier

  • Cour du château restaurée et aménagée en lieu de spectacle[9].

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à la fasce losangée d'argent et de gueules[3].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 644, t.1
  2. a b c d et e « Les seigneurs de Cornillon au XIVe siècle », sur www.cornillon.fr (consulté le 9 mars 2015)
  3. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 66-67
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. a et b « Cornillon : cité d’histoire », sur www.cornillon.fr (consulté le 9 mars 2015)
  9. « Cour du château restaurée », sur www.cornillon.fr (consulté le 15 mars 2015)