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Cormoranche-sur-Saône

commune française du département de l'Ain

Cormoranche-sur-Saône
Cormoranche-sur-Saône
Mairie de la commune.
Blason de Cormoranche-sur-Saône
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Vonnas
Intercommunalité Communauté de communes de la Veyle
Maire
Mandat
Yves-Augustin Chappelon
2014-2020
Code postal 01290
Code commune 01123
Démographie
Gentilé Cormoranchois, Cormoranchoise
Population
municipale
1 118 hab. (2016 en augmentation de 5,08 % par rapport à 2011)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 30″ nord, 4° 49′ 55″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 211 m
Superficie 9,85 km2
Localisation

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Cormoranche-sur-Saône
Liens
Site web cormoranche.fr

Cormoranche-sur-Saône est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le territoire, bordé par la Saône, accueille la base de loisirs du lac de Cormoranche.

Les habitants sont les Cormoranchois et les Cormoranchoises[1].

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Cormoranche dans l'Ain et le canton de Vonnas.

Cormoranche-sur-Saône est située dans la région naturelle de la Bresse près de la région de la Dombes. À la frontière entre l'Ain et la Saône-et-Loire formée par la Saône, la commune est localisée au sud-ouest du canton de Vonnas, dans l'arrondissement de Bourg-en-Bresse du département de l'Ain.

Elle se situe à 9 km à au sud-est de Mâcon, à 37 km à l'ouest de Bourg-en-Bresse, à 65 km au nord de Lyon et à 408 km au sud de Paris.

La population est dispersée dans plusieurs hameaux qui sont très proches les uns des autres. Seul Arciat, hameau situé près des bords de Saône est isolé des autres. Le Luisant, Cornet, Chapelan, la Roseraie, Noaillat et les Jaillets font partie de ses hameaux qui sont situés en périphérie du bourg.

Communes limitrophesModifier

Points extrêmesModifier

HydrographieModifier

 
La Saône près du pont d'Arciat.

À l'ouest de la commune, la Saône fait office de frontière avec le département de Saône-et-Loire. En amont de la rivière, Cormoranche se partage l'île Damprun avec Grièges.

La Saône n'est pas le seul cours d'eau de Cormoranche. L'Avanon qui se jette dans la Saône forme une frontière entre le village et Garnerans. Au nord de ce ruisseau, le Creusençon se jette lui dans la même rivière.

En plus des cours d'eau, on y trouve deux plans d'eau. Le lac de Cormoranche, intégrée à une base de loisirs prisée des touristes, est séparée en deux par une digue. La plus petite partie, celle située au sud, est réservée aux baigneurs tandis que celle du nord est réservée aux pêcheurs, aux pédalos et aux sportifs pratiquant la voile. Près de ce lac, au lieu-dit la Mouille, un plan d'eau, reliée à la Saône, se situe près d'une carrière.

ClimatologieModifier

Le climat de Cormoranche-sur-Saône est un climat tempéré à légère tendance continentale. Sa proximité avec Mâcon lui confère les données climatiques de la ville-préfecture qui sont les suivantes pour la période entre 1981 et 2010.

Relevés Mâcon 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3,5 6 10 13,5 15,5 15 11,5 8 3,5 1 7,5
Température moyenne (°C) 2 4,5 8 11 15 19 21 20,5 17 12 7 3,5 12
Température maximale moyenne (°C) 5,5 8 12 16 20 24 27 26 22 16,5 10 6 16
Ensoleillement (h) 61,9 91,5 154,9 182 212,9 245,3 267,7 242,4 185,6 116,9 70,3 50,5 1 881,9
Précipitations (mm) 59 53 49 75 88 75,5 71 72 79,5 85,5 84 70 861,5
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[2]
           
Température
minimale
Température
maximale
Hauteur de
précipitations
Nombre de jours
avec précipitations
Durée
d’ensoleillement
Nombre de jours avec
bon ensoleillement
7,4 °C 16,1 °C 859,3 mm 113,9 j 1881,9 h 73,25 j

Voies de communication et transportsModifier

 
Axes de communication.

Réseau routierModifier

 
Route D51a avec le pont d'Arciat.
  • La route départementale D 51 est l'axe de communication principal de la commune puisqu'il traverse le bourg. Au nord, les automobilistes peuvent se diriger vers Mâcon et Saint-Laurent-sur-Saône. Au sud, la voie se termine au carrefour giratoire de la route D 933, au lieu-dit les Jaillets.
  • La route départementale D 51b traverse une petite partie de la commune à au nord et permet de rejoindre Grièges ainsi que Pont-de-Veyle.
  • La route départementale D 96 débute au bourg près de l'église. Elle continue en direction du sud-ouest et se dirige vers Cruzilles-lès-Mépillat. La route D 933 sépare cette route en deux tronçons distants de 500 mètres.
  • La route départementale D 96b débute au carrefour giratoire où terminait la route D 51. Elle permet de rejoindre la commune voisine de Bey.

Aucune autoroute ne traverse la commune bien qu'il en existe trois à proximité.

Voies ferroviairesModifier

 
La gare.

Au début du XXe siècle, avec l'exploitation du réseau des tramways de l'Ain, la commune était traversée par la ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes longue de 81 km. Elle longeait la ligne PLM[3] et desservait la gare de la commune. Avant 1940, ce réseau ferroviaire ferma et fut remplacé par un service de transport par cars.

Aujourd'hui, on ne trouve plus qu'une voie ferrée traversant Cormoranche. La ligne à grande vitesse Paris - Lyon - Marseille traverse le nord-ouest de la commune avant de se diriger vers Grièges puis la retraverse une deuxième fois dans le sud-est. La gare de Mâcon-Loché-TGV, au sud-ouest de Mâcon, est desservie par quelques TGV Paris - Marseille et Paris - Genève.

Cependant, la commune ne profite pas que de cette ligne ferroviaire. La ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-Alpes[4]. Une gare pour les TER Rhône-Alpes est située à proximité : la gare de Pont-de-Veyle installée à Crottet. De plus, la ligne traditionnelle Paris - Marseille via Dijon passe à Mâcon. La gare de Mâcon-Ville, est desservie par des TER Dijon - Mâcon - Lyon et quelques TGV reliant le nord-est de la France à la Méditerranée.

Transport fluvialModifier

La Saône, qui marque la frontière ouest du département de l'Ain, est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée. Mâcon possède un port fluvial. La Saône est aussi appréciée pour le tourisme fluvial.

Transport aérienModifier

Transports en communModifier

 
Arrêt sur la place de la mairie.

La commune est reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr[5]. Deux arrêts y sont installés et sont desservis par la ligne 114 (Sens Belleville - Mâcon et sens Mâcon - Belleville). Un arrêt est près de la mairie (Arrêt Place de la mairie) et l'autre est situé le long de la route départementale RD933 (Arrêt RD933 - Les Jaillets).

ToponymieModifier

Origine du nomModifier

Cormoranche vient de Curtis Molingas[6]. Curti vient du latin cohors, cohortis, qui signifie enclos, cours d´une ferme, basse-cour. Au Moyen Âge, il désignait un ensemble d'exploitations regroupées géographiquement et souvent placée sous l'autorité d'un seigneur.

Anciens nomsModifier

 
Panneau d'entrée du village.

La première trace du village date de la fin du Xe siècle[7], dans le cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, sous le nom de Cormolingias. La même source donne Cormarenchia au début du XIe siècle et Cormerenchia à la fin du siècle. En 1173, Cormarenc est cité alors que la commune est nommée en 1279 sous le nom de Cormarenchi. À la fin de ce siècle, on trouve des références à Cormarenchia. Dès 1548, un pancarte des droits de cire fait référence à Cormarenchy. Dans un de ses ouvrages sur la Bresse, Guichenon nous apprend qu'au milieu du XVIe siècle, le village était nommé Cormarenche. Un siècle plus tard, Cormoranches est le nom pour se référer au village bressan vers 1656 selon les visites pastorales, on trouve aussi la variante Cormaranches en 1670 dans l'enquête Bouchu.

Enfin, en 1757, Cormaranches devient Cormaranche avant de devenir Cormoranche à la fin du siècle. Elle prend temporairement le nom de Cormoranche-Bey suite à l'absorption de Bey qui sera rétabli en 1817. En 1908[8], le complément -en-Saône est ajouté au nom de la commune afin de faire le lien entre le village et la rivière. Ce complément fut aussi ajouté afin d'éviter la confusion avec le village de Cormaranche-en-Bugey, commune localisée dans l'Ain.

HistoireModifier

 
Niveau des crues de la Saône à Arciat. L'indication du haut est celle de la crue de 1840, celle du bas est celle de 1955.
  • En 1601, après la fin de la guerre franco-savoyarde qui se termine par le Traité de Lyon, Cormoranche appartient à la France avec l'acquisition de celle-ci de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex. Elle est par la suite intégrée à la province bourguignonne.
  • Entre 1790 et 1795, Cormoranche était une municipalité du canton de Pont-de-Veyle, et dépendait du district de Châtillon-les-Dombes.
  • En 1796, la commune absorbe Bey et prend le nom de Cormoranche-Bey[8], les deux communes sont rétablies en 1817.
  • La Saône fait souvent l'objet de crues qui inondent régulièrement les prairies du val de Saône. Deux d'entre elles furent particulièrement marquantes. La plus importante date de 1840 où les eaux ont atteint près de deux mètres et demi de hauteur au hameau d'Arciat. Une autre date de 1955 où les eaux ont atteint un peu moins de deux mètres au même endroit.

Politique et administrationModifier

Maires de la communeModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Paul De Saint-Jean    
2001 2008 Georges Gallay PS  
2008 En cours Yves-Augustin Chappelon LR Cadre - Réélu en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Localisation des communes jumelées.

La communauté de communes du canton de Pont-de-Veyle dont la commune fait partie est jumelée avec la commune de Straubenhardt localisée dans le Bade-Wurtemberg (  Allemagne) à la porte nord de la Forêt-Noire entre Karlsruhe et Pforzheim. Après quelques échanges entre associations en 1999, le jumelage entre Straubenhardt et le canton de Pont-de-Veyle a été concrétisé par la signature de la Charte lors de la grande fête organisée au Château de Pont-de-Veyle en 2000[9].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 1 118 habitants[Note 1], en augmentation de 5,08 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7491 0861 077915975996926912926
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
902893863807778746721728730
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
744752791730706653636637683
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6706687528317809041 0091 0641 118
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune possède une école publique de la petite section jusqu'au CM2 qui accueille aussi les élèves de Bey.

Avant la rentrée 2016, les élèves de cette école passant en 6e étaient dirigés au collège George-Sand de Pont-de-Veyle dont le lycée de secteur est le lycée Lamartine, situé à Mâcon dans la région bourguignonne. Suite à la construction d'un nouveau collège à Montceaux, le collège de secteur est désormais le collège Bel-Air situé à Thoissey dont le lycée de secteur est le lycée Aiguerande localisé à Belleville-sur-Saône.

SportsModifier

 
Entrée de la base de loisirs.
  • Deux stades de football dont un réservé aux plus jeunes accueillent les rencontres de l'ES Cormoranche qui possèdent des équipes de U7, U9, U11, U13 et de seniors. Pour les jeunes du niveau U15 à U19, ils évoluent au FC Veyle Saône, anciennement JS Canton de Pont-de-Veyle.
  • Le lac de Cormoranche est un lieu privilégié pour les baigneurs en été ainsi que pour les pratiquants de sports nautiques. Pendant toute l'année, le lieu est prisé des promeneurs et des cyclistes. Il fut créé durant les années 1980 suite aux travaux de la ligne TGV qui nécessitaient l'extraction de terre.

MédiasModifier

  • Le journal le Progrès propose une édition locale aux communes de l'Ain. Il paraît du lundi au dimanche et traite des faits divers, des évènements sportifs et culturels au niveau local, national, et international.
  • Le Journal de Saône-et-Loire est un quotidien proposant les actualités de Saône-et-Loire ainsi que celle de la rive gauche de la Saône.
  • Le journal Voix de l'Ain est un hebdomadaire publié les vendredis qui propose des informations locales pour les différentes régions du département de l'Ain.
  • La chaîne France 3 Rhône Alpes Auvergne est disponible dans la région.

NumériqueModifier

Depuis 2012[13], la commune dispose du très haut débit avec la fibre optique grâce au réseau publique de fibre optique LIAin régi par le syndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain.

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église romane Saint-Didier[14] date du XIe siècle et a une voute en cul-de-four.
  • Le château de Montportail fut construit au XVIIe siècle sous la direction du Chambellan du roi de Sardaigne. Il servait de relais de chasse entre Paris et la Sardaigne et comportait une chapelle Sainte-Catherine. Détruit vers 1930, il ne reste que deux vestiges, un bâtiment carré appelé Belvédère et le portail d'entrée.
  • Face à l'église, on trouve une fontaine où jaillit un jet d'eau au centre.
  • La maison Rozier et un ancien prieuré du XIIe siècle, on le trouve sur la place de l'église.
  • Le pont d'Arciat : le 11 septembre 2010, le nouveau pont d'Arciat entre Crêches-sur-Saône et Cormoranche-sur-Saône est inauguré. Ce pont d'une longueur de 263 m est construit en béton-acier.
  • Au cimetière, un monument honore les soldats de la commune tombés au combat
  • Sur la place du foyer rural, on trouve un monument en l'honneur des hommes qui se sont voués à la France durant les grands conflits du XXe siècle.

Zones naturelles protégéesModifier

 
Les prairies au hameau d'Arciat.

Les prairies inondables du val de Saône sont classées zone protégée depuis 1994[15].

GastronomieModifier

Les spécialités culinaires sont celles de la région bressane, c'est-à-dire la volaille de Bresse, les gaudes, la galette bressane, les gaufres bressanes, la fondue bressane[16].

La commune se situe dans l'aire géographique de l'AOC Volailles de Bresse[17].

La commune viticole de Cormoranche-sur-Saône a l'autorisation de produire le vin IGP Coteaux de l'Ain (sous les trois couleurs, rouge, blanc et rosé)[18].

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à la bande ondée d’argent chargé d’une bande ondée d’azur, accompagnée en chef d’un lion d’hermine et en pointe d’une volute de crosse d’or[19].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier