Coolus

commune française du département de la Marne

Coolus
Coolus
L'église.
Blason de Coolus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne
Maire
Mandat
Pierre Charlet
2020-2026
Code postal 51510
Code commune 51168
Démographie
Gentilé Cooluats, Cooluates
Population
municipale
222 hab. (2018 en augmentation de 4,23 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 29″ nord, 4° 21′ 18″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 137 m
Superficie 13,18 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Châlons-en-Champagne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châlons-en-Champagne-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Coolus

Coolus (prononcé [kɔly]) est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

GéographieModifier

 
La Coole.
Communes limitrophes de Coolus
Villers-le-Château Compertrix
  Sarry
Cheniers Écury-sur-Coole

La commune se trouve sur le cours de la rivière Coole.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Coolus est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châlons-en-Champagne dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,7 %), forêts (5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,2 %), zones urbanisées (4,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

ToponymieModifier

Le lieu est attesté sous plusieurs formes anciennes : Coslus (869)[8] ; Coslud (1158) ; Cosluz (1180) ; Cooluz (1185) ; Corlus (1195) ; Collud (1253) ; Coullus (1308) ; Coulus (1383) ; Coelus (1384) ; Colux (1405) ; Colux (1405) ; Coolus (1508) ; Coulu (1636) ; Collus (1801). Le terme proviendrait du gaulois coslo- signifiant « coudrier, noisettier »[8].

HistoireModifier

On y a trouvé en 1873 le premier exemplaire d'un casque gaulois et romain, auquel le village a donné son nom. Il est depuis conservé au British Museum.[9],[10],[11],[12],[13],[14]

Macaire, chevalier de Coolus, vivait en 1189 et avant lui en 1173, Helwide, dame de Coolus, figurent parmi les bienfaiteurs du prieuré de Vinetz.

La famille Mathé acquit ce village dès le XVIe siècle, puis le partagea avec les Morel de Vitry-le-François auxquels avait succédé, en 1724, M. de Sailly. Bientôt M. Mathé acquit la totalité et le domaine passa par mariage à une branche de la maison de Gauville, famille originaire de Normandie et qui existait encore au XIXe siècle. Le château fut démoli en 1722 et ses matériaux employés aux réparations qu'on faisait alors à Toussaint. On en a rebâtit un peu après (détruit en 2009 par la communauté d'agglomération), que posséda encore la famille Le Rebours jusqu'au XXe siècle. Le baron Henri d'Halloy, époux Le Rebours, acheta le château en 1911. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands et les Anglais qui occupaient le terrain d'aviation d'Ecury-sur-Coole s'y installèrent successivement. La Cense de Beauregard existait sur cette paroisse, appartenant à la famille Lallemand de L'Estrée puis par mariage à la famille de Mordant de Massiac. C’est aujourd'hui un petit château moderne. L'église ne remonte pas au-delà du XVe siècle, date du chœur et d'une partie des transepts. Les nefs sont de la Renaissance. Leurs voûtes sont soutenues par de grosses colonnes rondes, à larges basses, avec de beaux chapiteaux polygonaux. La tour du clocher est carrée, avec ouvertures ogivales. Le 17 juin 1956, monseigneur Pierrard[15] devait procéder au baptême des cloches de l'église. Classé aux monuments historiques, le vitrail (XVIe siècle) situé dans le bras nord du transept représente la charité de saint Martin. Le procès-verbal de la visite épiscopale de 1724 reproche, comme vice dominant des habitants du village, la danse[16],[17].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Nicolas Hotelin    
1793 An III Claude Rémy   officier public et curé
An III An IV Jean-Baptiste Dominé   officier public et maître d'école
An IV An V Nicolas Hotelin   officier public
An V An VIII Jean-Baptiste Dominé   officier public et maître d'école
An VIII 1811 Eustache de Gauville    
1811 1815 Théodore Pein    
1815 1825 Charles Noël    
1825 1831 Alexandre de Mordant de Massiac[18]   Comte de Mordant, marquis de Massiac
Chevalier du Saint-Sépulcre
1831 1833 Barthélemy Blion    
1833 1837 Charles Athanase Ollivier    
1837 1860 Alexandre de Mordant de Massiac    
1860 1871 Eugène Beuzard    
1871 1879 Odoard Le Rebours    
1879 1884 Alfred Dominé    
1884 1896 Odoard Le Rebours    
1896 1900 Auguste Noël    
1900 1908 Charles Le Rebours    
1908 1912 Térence Billot    
1912 1935 Henri d’Halloy d’Hocquincourt    
1935 1977 Gaston Debin    
1977 1995 Robert Gérard DVD  
1995 2014 Michel Flot    
2014[19] En cours
(au 4 juillet 2014)
Pierre Charlet    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2018, la commune comptait 222 habitants[Note 3], en augmentation de 4,23 % par rapport à 2013 (Marne : −0,45 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
97104125105131159139149156
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
141136150144165143131135128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133132138117147138155152171
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
199189230223200226223223201
2017 2018 - - - - - - -
222222-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'azur à la colombe d'argent tenant en son bec un rameau d'olivier de sinople, à la champagne ondée de gueules sommée d'une divise ondée aussi d'argent, chargée de trois billettes d'or ordonnées 2 et 1.

Le blason de Coolus rappelle les armoiries de la famille d'AOUST, ancienne famille seigneuriale de Coolus. L'ondée rappelle ici la Coole qui vient se jeter dans la Marne à Coolus.

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

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SourcesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Lauran Toorians, « Place-names reflecting Gaulish *Coslo-dūnon: Coudun, Colembert and Heusden », Études celtiques, no 37,‎ (lire en ligne).
  9. Anne-Marie Ancien, « Le casque gaulois de Variscourt (Aisne) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 72, no 2,‎ , p. 60-64 (lire en ligne)
  10. Société académique de la Marne, Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, Châlons-sur-Marne, , 522 p. (lire en ligne), p. 160
  11. L. Morel, « Casque en bronze trouvé dans la rivière Marne à Coolus », La Champagne Souterraine,‎
  12. (en) Michael Simkins (ill. Ronald Embleton), The Roman Army from Caesar to Trajan, Osprey Publishing (no 46), , 48 p. (ISBN 9780850455281), p. 17-18
  13. Thierry Lejars, « L'armement des Celtes en Gaule du Nord à la fin de l'époque gauloise », Revue archéologique de Picardie,‎ , p. 96 (lire en ligne)
  14. Lionel Pernet, Armement et auxiliaires gaulois (IIe et Ier siècles avant notre ère), Monique Mergoil Montagnac, coll. « Protohistoire européenne » (no 12), (lire en ligne)
  15. Liste des évêques de Châlons-en-Champagne
  16. Édouard de Barthelemy - Diocèse Ancien de Châlons sur Marne, Histoire et Monuments - Tome II - PARIS chez Aubry - 1861
  17. Raymond Nominé - Châlons sur Marne et son arrondissement - Tome II - éditions Alan Sutton - 2004
  18. « Alexandre de Mordant de Massiac », Base de données généalogique, Roglo (consulté le ).
  19. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.