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Convoi des 31 000

convoi du 24 janvier 1943

Le convoi des 31 000 est parti de Compiègne en France le à destination du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce convoi est appelé ainsi car les numéros des matricules des femmes déportées sont compris entre 31625 et 31854[1].

Il s'agit du premier et seul convoi mixte avec des femmes résistantes déportées vers le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau[2].

Sommaire

HistoriqueModifier

Le convoi dit des 31000[3],[4] du comprend 230 femmes[5],[6]. C'est le premier et le seul convoi mixte transportant des femmes de la Résistance dans le cadre de l'opération Nacht und Nebel (nuit et brouillard). 85 % des femmes sont résistantes et, pour moitié, des résistantes communistes (sur 230, 119 sont communistes[7]).

Le , les 230 femmes sont conduites à la gare de marchandises de Compiègne et montent dans les quatre derniers wagons à bestiaux. À Halle, les wagons hommes et femmes prennent des destinations différentes, les femmes sont dirigées vers Auschwitz et les hommes vers Sachsenhausen[2]. Elles arrivent le dans la soirée à Auschwitz et sont emmenées à pied au camp de Birkenau le lendemain.

Détention à AuschwitzModifier

Elles entrent dans le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau le en chantant La Marseillaise. Une grande partie d'entre elles meurent ou sont assassinées dans les premiers mois après leur arrivée, parfois le jour même. Une épidémie de typhus ainsi que les sélections pour les chambres à gaz font que sur 230, elles ne sont plus que 70 le [2]. À la suite du décès de Marie Thérèse Fleury, des rapports sur les conditions de détention des prisonnières politiques parviennent à la Croix Rouge via les familles des détenues, qui se plaignent en apprenant les premiers décès[7]. En , peut-être en raison de ces démarches entreprises auprès de la Croix Rouge[1], les détenues reçoivent la permission d'écrire à leur famille. Elles tentent de les renseigner en utilisant un langage codé, car les correspondances sont traduites en allemand et surveillées. Les prisonnières qui dévoilent leurs conditions de détention sont punies[7].

Le les détenues sont placées en quarantaine et leurs conditions de détention s'améliorent, diminuant le nombre de décès.

Le , un tract du Front National repris dans l'émission de Radio-Londres de Fernand Grenier évoque le transfert des prisonnières communistes à Auschwitz détenues auparavant au fort de Romainville.

Transfert à RavensbrückModifier

À partir de les détenues sont transférées à Ravensbrück. Elles sont placées dans le bloc "Nacht und Nebel", ce qui les exempte de fait des appels et du travail.

Des 230 du départ, seules 49 survivent, et sur les 20 Tourangelles déportées Hélène Fournier est la seule survivante. Les survivantes se donnent pour mission de témoigner sur le sort de leurs compagnes et doivent parfois annoncer la nouvelle du décès aux familles[2].

Hommage et postéritéModifier

 
Plaque commémorative au Fort de Romainville

Danielle Casanova fait partie de ce convoi[2], ainsi que Marie-Claude Vaillant-Couturier, Hélène Solomon-Langevin, Maï Politzer et Charlotte Delbo. Marie-Claude Vaillant-Couturier apporte son témoignage au procès de Nuremberg en 1946.

Ce convoi des 31000 inspire le livre de Charlotte Delbo[8],[9] Aucun de nous ne reviendra et celui de Caroline Moorehead Un train en hiver (A Train in Winter dans sa version originale en anglais)[3].

Le , pour le 60e anniversaire du convoi, une plaque commémorative est apposée sur le mur du Fort de Romainville, à droite du portail d'accès.

Un festival de théâtre amateur rend hommage en 2013 au convoi des 31000 à travers la pièce de Gérard Thévenin[10].

Listes de déportées du convoi des 31000Modifier

  • Jeanne Alexandre, née Borderie, dite Muguette, résistante FTPF, matricule 31779, morte le 8 mars 1943 de dysenterie au revier de Birkenau, elle est homologuée adjudant dans la Résistance intérieure française avec le statut de déportée résistante[11].
  • Marie Alizon, matricule 31777, membre du réseau Johnny, meurt au revier le 3 juin 1943 des suites d'une otite[12],[13].
  • Simone Alizon, matricule 31776, dite Poupette, sœur de Marie Alizon, survivante[7],[13].
  • Maria Alonso, dite Josée, matricule 31778, infirmière, résistante communiste, morte d'une double pneumonie à la mi-février 1943, est homologuée sergent dans la Résistance intérieure française[14],[15].
  • Hélène Antoine, née Demangeat, matricule 31775, meurt, selon le ministère des Anciens combattants « entre février et juin 1943 »[15].
  • Marie-Jeanne Bauer, née Gantou, matricule 31651, infirmière, résistante communiste, survivante. Son mari, Jean-Paul Bauer, est fusillé au Mont-Valérien le 23 mai 1942[16].
  • Gabrielle Bergin, née Richoux, matricule 31..., morte le 23 mars 1943[17].
  • Eugenia, dite Jeanne Beskine, matricule 31837, prise lors de la « course » du 10 février 1943 et morte au block 25 quelques jours plus tard[18].
  • Antoinette Besseyre, née Tressard, survivante, matricule 31763, homologuée adjudant dans la Résistance intérieure française[19].
  • Antoinette Bibault, matricule 31771, soupçonnée d'avoir dénoncé des membres de la Résistance, est morte le 5 ou le 6 février 1943 pendant la nuit. Son mari, arrêté avec elle, est mort à Mauthausen[19].
  • Félicienne Bierge, née Pintos, matricule 31734, résistante communiste, survivante. Son mari, Raymond Bierge, est fusillé à Souge le 21 septembre 1942[20].
  • Rose Blanc, dite Rosette, matricule 31652, présidente de l'Union des Jeunes Filles de France, elle contracte le typhus et meurt en avril 1943[21].
  • Claudine Blateau, née Pinet, matricule 31737, survivante, homologuée soldat de 2e classe dans la Résistance intérieure française[22].
  • Yvonne Blech, née Vauder, résistante communiste, matricule 31..., entre de son plein gré au revier et meurt de dysenterie le 11 mars 1943[22].
  • Emma Bolleau, née Laumondais, matricule 31806, mère d'Hélène Bolleau, arrêtée alors qu'elle apporte un colis à sa fille, elle meurt de dysenterie le 20 mars 1943[23].
  • Hélène Allaire, née Bolleau[7], survivante, matricule 31807, résistante communiste, fille d'Emma Bolleau[24].
  • Josée Bonenfant, matricule 31848, arrêtée parce que son époux cache des armes pour les FTP, elle meurt fin février 1943[25].
  • Yvonne Bonnard, matricule supposé 31607, meurt le 7 avril 1943 selon le registre, en février 1943 selon les rescapées[26].
  • Yvonne B., née T., femme d'un fermier prisonnier de guerre, ne révélant pas sa grossesse par peur de voir sa liaison avec un autre homme découverte, elle est prise pendant le « course » du 10 février 1943 et meurt le 12[7].
  • Léona Clémence Bouillard, née Raveau, matricule 31..., résistante communiste, est morte lors d'un appel dans les premiers jours au camp[27].
  • Alice Boulet, née Paris, matricule 31..., résistant communiste, est morte de la dysenterie début mars 1943[27].
  • Hélène Brabander, matricule 31695, est admise au revier atteinte du typhus et y meurt le 23 mai 1943 selon l'acte de décès, le 12 ou le 13 mai selon les survivantes[28].
  • Sophie Brabander, matricule 31694, ne réussit pas le test de sélection de la « course » du 10 février 1943, est transférée au block 25, qui sert d'antichambre aux chambres à gaz, et y est morte le 22 février 1943[28].
  • Georgette Bret, née Fourcade, matricule 31747, résistante communiste, est morte du typhus le 20 mai 1943. Son mari, Robert Bret est fusillé à Songe le 24 octobre 1941[29].
  • Simone Victorine Brugal, née Pichon, matricule 31705, est morte à Birkenau au début de février 1943[29].
  • Marcelle Bureau, matricule 31..., résistante communiste, est morte après plusieurs jours de délire lié au typhus le 16 avril 1943[29].
  • Alice Cailbault, née Gardelle, résistante FTP, matricule 31738, est morte le 8 ou 9 mars 1943. Ses parents reçoivent un avis officiel d'Auschwitz[30].
  • Germaine Cantelaube, née Charles, matricule 31740, est morte de la dysenterie au revier le 31 mars 1943[30].
  • Yvonne Carré, née Calmels, matricule 31760, est morte de la gangrène au début de mars 1943[30].
  • Danielle Casanova, née Périni, matricule 31655, chirurgienne-dentiste, épouse de Laurent Casanova, est morte du typhus le 9 mai 1943 et décorée de la Légion d'honneur à titre posthume[31].
  • Hélène Castera, née Vervin, matricule 31719, est morte de la dysenterie début mars 1943[32].
  • Yvonne Cavé, née Richard, matricule 31..., est morte d'engelures aux jambes après le vol de ses chaussures[33].
  • Camille Champion, née Chuat, matricule 31656, est morte du typhus en avril 1943[32].
  • Christiane Charua, dite Cécile, matricule 31650,membre des FTP survivante[32],[34].
  • Marie Chaux, née Sapin, lève la main pendant un appel pour rejoindre les personnes âgées et est exécutée entre le 3 et le 8 février 1943[35].
  • Marguerite Chavaroc, née Boucher, matricule 31796, est morte de dysenterie le 12 mars 1943[36].
  • Marie-Louise Colombain, née Méchain, dite Marilou, matricule 31853, membre des FTP, survivante[37].
  • Marguerite Corringer, née Helleringer, matricule 31657, résistante communiste, survivante[37].
  • Renée Cossin, née Raquet, matricule 31830, résistante communiste, est morte au revier en avril 1943[37].
  • Suzanne Costantin, née Boineau, matricule 31765, battue à mort par les gardes, elle agonise toute une nuit et meurt au revier le 31 mars 1943[38].
  • Yvonne Courtillat, née Le Maguer, matricule 31..., est morte peu après l'arrivée au camp[37].
  • Sylviane Coupet, matricule 31804, est morte en août 1943[39].
  • Jeanne Couteau, matricule 31772, est morte au revier début avril 1943[37].
  • Madeleine Damous, née Demiot, matricule 31690, résistante des FTP, est morte d'érysipèle au revier vers le 15 mars 1943[37].
  • Vittoria Daubeuf, née Nenni, dite Viva, matricule 31635, résistante communiste, est morte d'influenza selon l'acte de décès (elle était atteinte du typhus) le [40].
  • Simone David, née Noyer, matricule 31658, est morte du typhus fin mai 1943[41].
  • Madeleine Dechavassine, matricule 31639, résistante communiste, survivante[40].
  • Charlotte Decock, née Dauriat, matricule 31756, survivante[42].
  • Alida Delassale, née Charbonnier, matricule 31659, survivante[43].
  • Rachel Deniau, matricule 31773, membre d'une réseau d'aide au passage de la ligne de démarcation, est morte au revier début mars 1943[44].
  • Madeleine Dissoubray, dite Jacqueline, matricule 31660, résistante FTP, survivante[40],[45].
  • Madeleine Doiret, dite Mado, matricule 31644, survivante, aidera Charlotte Delbo à chercher des informations pour son livre[46],[47].
  • Aimée Doridat, née Godefroy, dite Manette, matricule 31767, résistante communiste, survivante[48].
  • Charlotte Douillot, née Merlin, matricule 31762, mère de Rolande Vandaële et soeur de Henriette L'Huillier, est morte de la dysenterie le 11 mars 1943[49].
  • Germaine Drapron, née Lagarde, matricule 31809, résistante communiste, survivante, homologuée soldat de 2e classe dans la Résistance intérieure française[50].
  • Marie Dubois, née Corot, matricule 31693, tenancière d'un café à Saint-Denis servant de lieu de réunion et de boîte à lettre pour la Résistance, lève aussi la main pendant le même appel que Marie Chaux et est emmenée par un médecin SS. Elle meurt au block 25 le 10 février 1943[51].
  • Marie-Louise Ducros, née Dudon, dite Maman Loulou, matricule 31746, est morte de la dysenterie le 28 février 1943[52].
  • Charlotte Dudach, née Delbo, matricule 31661, survivante, écrit plusieurs ouvrages sur le convoi[53].
  • Elisabeth Dupeyron, née Dufour, matricule 31731, est morte gazée le 15 novembre 1943 car malade du typhus, homologuée adjudant-chef dans la Résistance intérieure française[54].
  • Marie-Jeanne Dupont, dite Lili, matricule 31703, survivante[50].
  • Charlotte Dupuis, dite Mauricette, matricule 31751, est morte de la dysenterie au revier le 8 mars 1943, survivante, homologuée sergent dans la Résistance intérieure française et titulaire de la médaille militaire[50].
  • Noémie Durand, née Lesterp, matricule 31727, est prise à la « course » du 10 février 1943 et est emmenée à la chambre à gaz le 22 février suivant[55].
  • Simone Eiffes, matricule 31764, est morte du typhus en mai 1943[56].
  • Yvonne Emorine, née Lachaume, matricule 31662, résistante du Front national, est morte au revier le 26 février 1943[57].
  • Anne-Marie Epaud, née Machefeux, dite Annette, matricule 31724, elle est jetée au block 25 après avoir donné de l'eau à un autre détenue et envoyée à la chambre à gaz le 22 février 1943[58].
  • Gabrielle Ethis, née Papillon, matricule 31625, est morte dans les premier jours au camp[59].
  • Rachel Fernandez, née Lesterp, matricule 31723, est morte de la dysenterie le 1er mars 1943[60].
  • Lucienne Ferre, née Proux, dite Annie, matricule 31722, soupçonnée d'avoir dénoncé des membres de la Résistance, est morte de gelures aux pieds le 5 mars 1943[61].
  • Yvette Feuillet, matricule 31663, membre du Front national, est morte du typhus au revier le 8 juillet 1943[62].
  • Marie-Thérèse Fleury, née Naudin, matricule 31839, est morte, selon un télégramme officielle, au revier d'un problème cardiaque, homologuée sous-lieutenant de la Résistance intérieure française[63].*
  • Rosa-Michelle Floc'h, dite Rosie, matricule 31854, est la plus jeune du convoi et meurt au revier de Birkenau début mars 1943[64].
  • Hélène Fournier, née Pellault, matricule 31793, seule survivante tourangelle du convoi[63].
  • Marcelle Fuglesang, matricule 31826, membre d'un réseau d'évasion pour prisonnier, est morte début mars 1943, récipiendaire de la Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance française et de la Légion d'honneur[65].
  • Marie Louise Gabb, née Thomas, matricule 31..., est, selon Charlotte Delbo, morte à l'arrivée du train le 27 janvier 1943 et, selon les registres officiels, le 16 février 1943[66].
  • Madeleine Galesloot, née Van Hyfte, matricule 31643, membre du Front national, est morte de la dysenterie en mars 1943[63].
  • Lucie Gallois, matricule 31849, membre des FTP, est morte selon les registres officiels le 25 mai 1943[67].
  • Suzanne Gascard, née Leblond, matricule 31811, résistante communiste, est morte de la dysenterie fin février 1943[68].
  • Laure Gatet, matricule 31833, biochimiste membre de la Confrérie Notre-Dame, est morte de la dysenterie vers le 15 février 1943[69].
  • Raymonde Georges, née La Margueresse, matricule 31..., membre de l'Organisation spéciale, est morte de la dysenterie début mars 1943[70].
  • Sophie Gigand, née Richet, matricule 31844, résistante communiste, est prise à la « course » du 10 février et est morte au block 25, le titre de déportée politique lui est attribué en 1955[71].
  • Andrée Gigand, matricule 31845, fille de Sophie Gigand, est morte peu après son arrivée au camp de Birkenau[72].
  • Yolande Gili, née Pica, matricule 31743, membre des FTP, sœur d'Aurore Pica, survivante[73].
  • Renée Girard, matricule 31632, membre du Front national, est morte fin avril 1943[74].
  • Germaine Girard, matricule 31..., est morte selon Charlotte Delbo en mars 1943 et le 24 mai 1943 selon l'administration du camp[75].
  • Olga Godefroy, née Camus, matricule 31766, résistante communiste, est morte le 26 février 1943 après avoir reçu un coup de bâton qui lui a brisé la colonne vertébrale[76].
  • Marcelle Gourmelon, dite Paulette, matricule 31753, membre des FTP, est morte du typhus en juillet 1943[77].
  • Franciska Goutayer, dite Cica, matricule 31780, dénoncée par Antoinette Bibault, est morte au revier début avril 1943[78].
  • Claire Grandperret, née Bergöend, matricule 31..., est morte d'un érysipèle au revier le 1er mars 1943[79].
  • Claudine Guerin, matricule 31664, une des plus jeune du convoi morte du typhus le 25 avril 1943[80].
  • Aminthe Guillon, matricule 31729, résistante FTPF, belle-mère d'Yvette Guillon, est prise à la « course » le 10 février 1943, meurt au block 25 le 26 février 1943[81].
  • Yvette Guillon, née Sardet[82], matricule 31730, résistante FTPF, belle-fille d'Aminthe Guillon, est morte le 16 mars 1943, d'une « septicémie phlégmoneuse » selon l’acte de décès du camp[83].
  • Jeanne Guillot, née Guivarch, matricule 31631, est morte à Birkenau[78].
  • Adrienne Hardenberg, née Coston, dite Lisette, matricule 31..., est morte selon l'administration du camp le 25 juin 1943, homologuée adjudant dans la Résistance intérieure française[84].
  • Hélène Hascoet, matricule 31755, est morte au revier le 9 mars 1943 d'une piqûre euthanasique par un médecin SS[85].
  • Adélaïde Hautval, matricule 31802, médecin et psychiatre alsacienne, affectée au block 10 du docteur Carl Clauberg, refuse de continuer les expériences médicales sur les femmes juives et réussit à s'enfuir du block en se faisant passer pour morte, survivante. Elle reçoit la Légion d'honneur en décembre 1945[78].
  • Marthe dit « Violette » Hebrard, née Guay, matricule 31..., résistante communiste, est morte en avril 1943[86].
  • Lucette Herbassier, née Magui, matricule 31781, est morte de la dysenterie au mois de mars 1943[87].
  • Jeanne Herschtel, matricule 31..., juive mais arrêtée sur dénonciation pour une autre raison, est morte en février 1943[88].
  • Jeanne Hervé, matricule 31768, soupçonnée d'avoir dénoncé des membres de la Résistance, est morte vers le 15 février 1943 d'une néphrite[88].
  • Marguerite Houdart, née Hudelaine, matricule 31..., est morte vers le 10 mai 1943 du typhus[88].
  • Jeanne Humbert, née Larcher, matricule 31..., est morte fin mars 1943 après avoir été sélectionnée pour la chambre à gaz[88].
  • Anna Jacquat, née Karpen, matricule 31827, membre d'une organisation qui vient en aide aux prisonniers évadés, est morte, selon l'administration du camp, vers mars 1943 de « maux d'estomac »[89].
  • Germaine Jaunay, née Mouzé, matricule 31782, tante de Rachel Deniau, est morte au revier le 5 avril 1943[90].
  • Marie-Louise Jourdan, née Bonnot, matricule 31665, est morte du typhus en avril 1943[91].
  • Suzanne Juhem, matricule 31759, s'étant évadé de son travail en Allemagne, est morte au revier entre le 11 et le 15 mars 1943[88].
  • Irina Karchewska, née Byczeck, matricule 31698, arrêtée pour avoir caché des Polonais chez elle, est morte de la dysenterie le 30 avril 1943[88].
  • Emilia Kérisit, dite Léa, matricule 31783, infirmière, coopère souvent avec Jeanne Goupille dans les réseaux d'aide aux personnes clandestines, est assommée par une autre détenue en avril 1943 et meurt des suites de la blessure le 25 mai 1943[92].
  • Karolina Konefal, matricule 31707, arrêtée avec Anna Nizinska, est morte de froid en mars 1943[93].
  • Eugénie Korzeniowska, matricule 31700, est prise à la « course » du 10 février 1943 à cause de sa coxalgie et meurt au block 25[93].
  • Marguerite Kotlerewsky, née Urgon, matricule 31814, après avoir retrouvé sa fille parmi les déporté juif du camp, elle se laisse mourir et meurt finalement le 26 février 1943[93].
  • Lina Kuhn ou Kuhne, matricule 31795, membre du réseau Johnny, est morte début mars 1943[93].
  • Georgette Lacabanne, née Réau, matricule 31717, héberge des résistants, est morte le 8 mars 1943[94].
  • Madeleine Laffitte, née Guitton, dite Michèle, matricule 31666, résistante communiste, est morte de la dysenterie fin novembre 1943, homologuée sergent de la Résistance intérieure française[95].
  • Gisèle Laguesse, née Lung, matricule 31667, membre du Front national, est morte au revier le 11 mars 1943[96].
  • Léa Lambert, née Durbeck, matricule 31821, résistante de l'OCM, est morte en mars 1943[97].
  • Thérèse Lamboy, née Gady, matricule 31800, survivante[98].
  • Fabienne Landy, matricule 31784, membre du Front national, est morte le 25 février 1943 d'une pemphigus selon le médecin SS du camp[93].
  • Lucienne Langlois, dite Betty, infirmière, survivante, homologuée sergent dans la Résistance intérieure française. Officier de la Légion d'honneur, titulaire de la médaille militaire, de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme, de la médaille de la Résistance française et de la Croix du combattant volontaire de la Résistance[99].
  • Berthe Lapeyrade, née Lescure, matricule 31721, membre du Front national, est battue à mort dans les marais par un SS[100].
  • Suzanne Lasne, dite Josette, matricule 31..., membre des FTPF, est morte le 14 mars 1943[101].
  • Fernande Laurent, née Liéval, matricule 31748, cache des aviateurs anglais et est dénoncée par Germaine Chevalier qui fera de la prison pour ça après la guerre, survivante[101].
  • Marcelle Laurillou, née Mardelle, matricule 31..., dénoncée par une femme dénommée Email et fusillée à la Libération, est morte de la dysenterie vers le 20 avril 1943[102].
  • Louise Lavigne, née Amand, dite Nayette, matricule 31669, membre du Front national, est morte vers le 25 mars 1943, battue à mort par un SS pour certaines rescapées, du typhus pour d'autres[103].
  • Marcelle Lemasson, née Béziau, matricule 31670, résistante communiste, survivante[104].
  • Elisabeth Le Port, matricule 31786, enseignante, dénoncée par un de ses élèves, est morte de la dysenterie le 14 mars 1943 au revier[3].
  • Marguerite Lermitte, née Joubert, résistante communiste, est morte fin février 1943, d'une entérite aiguë selon l'administration du camp[105].
  • Marie Lesage, matricule 31671, résistante communiste, est morte dans la première semaine de février 1943 selon Charlotte Delbo, le 19 mars 1943 selon l'acte de décès du camp[106].
  • Sophie Licht, née Schaub, matricule 31803, peut-être arrêtée sur dénonciation, est morte du typhus au début d'avril 1943[107].
  • Yvonne Llucia, matricule 31704 ?, est morte le 21 avril 1943 selon l'administration du camp[108].
  • Simone Loche, née Fougère, matricule 31672, résistante communiste, survivante, homologuée soldat de 2e classe dans la Résistance intérieure française[109].
  • Alice Loeb, matricule 31829, chimiste, est morte de la dysenterie après l'appel, le soir du 21 février 1943[109].
  • Louise Loquet, née Le Du, matricule 31828, résistante communiste, est morte peu après l'arrivée du convoi selon Charlotte Delbo, le 10 avril 1943 selon l'acte de décès du camp[110].
  • Yvonne Louriou, matricule 31835, courrier pour la Résistance, est morte d'érysipèle le 8 mars 1943[109].
  • Louise Losserand, née Marié, dite Louisette, matricule 31757, membre des FTPF, survivante, homologuée soldate de 2e classe dans la Résistance intérieure française[109].
  • Henriette L'Huillier, née Merlin, matricule 31688, sœur de Charlotte Douillot et tante de Rolande Vandaële, est morte du typhus le 23 ou 24 mai 1943[50].
  • Louise Magadur, matricule 31673, résistante communiste, survivante, homologuée caporal dans la Résistance intérieure française[109].
  • Suzanne Maillard, née Potet, matricule 31..., membre du Front national, est morte du typhus mi-avril 1943[109].
  • Lucie Mansuy, née Caccia, matricule 31648, résistante communiste, survivante[111].
  • Yvette Marival, née Champion, matricule 31..., résistante communiste, est morte dans les premiers jours au block 14[109].
  • Luz Martos, née Goni, matricule 31..., arrêtée avec son époux, s'est laissée mourir début février 1943[112].
  • Germaine Maurice, matricule 31788, vient en aide aux prisonniers évadés, est morte d'une pneumonie au revier de Birkenau le 23 février 1943[113].
  • Henriette Mauvais, née Caillot, matricule 31674, résistante communiste, survivante[114].
  • Olga Melin, née Méru, matricule 31708, imprimeuse, est tuée dans un bombardement à Mauthausen le 21 mars 1945[115].
  • Angèle Mercier, matricule 31..., résistante FTPF, est morte début mars 1943[116].
  • Georgette Messmer, née Lyet, dite Jo, matricule 31818 membre d'un réseau d'évasion, est morte de la dysenterie début avril 1943[117].
  • Suzanne Meugnot, matricule 31..., arrêtée avec Anna Sabot, est morte la première semaine de février 1943[117].
  • Marthe Meynard, née Brillouet, matricule 31675, membre d'un réseau d'évasion, survivante, homologuée adjudant dans la Résistance intérieure française[118].
  • Lucienne Michaud, dit Nicole, matricule 31726, membre du Front national, survivante, homologuée sous-lieutenant dans la Résistance intérieure française[117].
  • Renée Michaux, dite Marcelle, matricule 31676, membre du Front national, est morte de la dysenterie vers le 15 avril 1943[117].
  • Simone Miternique, née Brunet, matricule 31709, morte au début de sa détention à Auschwitz[119],[2].
  • Viva Nenni, née à Ancône le 31 octobre 1915, matricule 31635, morte du typhus à Birkenau[120].
  • Anna Nizinska, matricule 31702, arrêtée avec Karoline Konefal, est morte vers mars 1943[88].
  • Marie-Élisa Nordmann-Cohen, ingénieur chimiste et docteur en chimie, élève de Paul Langevin, déportée à Auschwitz, matricule 31687, survit à la déportation (sa mère n'y survit pas), secrétaire du conseil scientifique du CEA, puis assistante à l'Université d'Orsay et épouse de Francis Cohen, décédée en 1993.
  • Madeleine Normand, née Plantevigne, matricule 31678, fermière, meurt sous les coups d'une stubova le 23 février 1943.
  • Yvonne Noutari, née Moudoulaud, matricule 31718, ouvrière dans une fabrique de bottes, meurt à Mauthausen après un bombardement, le 22 mars 1945[121],[122]
  • Anne-Marie Ostrowska, née Borsch, matricule 31801, morte dans les marécages fin mars ou début avril 1943[123]
  • Madeleine Passot (en) (Madeleine Jégouzo), dite Betty Langlois, matricule 31668[7], compagne de Lucien Dorland, épouse par la suite Mathurin Jégouzo, décède à Paris en 2009[124],[125],[126],[127],[128].
  • Marie Jeanne Pennec, matricule 31817, gérante d'une crémerie à Montreuil, survivante, internée en psychiatrie en 1949[129].
  • Aurore Pica, matricule 31742, sœur de Yolande Gili, est morte de soif le 28 avril 1943[130].
  • Germaine Pican, déportée, survivante, conseillère et sénatrice communiste de 1946 à 1948, décédée en 2001.
  • Henriette Pizzoli, née Papillon, matricule 31626, est morte du typhus début juin 1943[131].
  • Paulette Prunières, née Parent, dite Pépée, matricule 31654, secrétaire, survivante, décédée en 1989[132].
  • Maï Politzer, sage-femme, épouse du philosophe et résistant Georges Politzer, fusillé en 1942, décédée du typhus à Auschwitz le 6 mars 1943[133],[134].
  • Germaine Renaudin, née Perraux, matricule 31716, survivante, perd par la suite un rein, puis un sein, décédée d'un cancer généralisé en 1968[135],[136].
  • Marguerite Richier, veuve, mère de sept enfants[137].
  • Odette Richier, fille de Marguerite Richier[138].
  • Armande Richier, fille de Marguerite Richier[139].
  • Suzanne Roze, née Clément le , matricule 31681, morte à Auschwitz le 1er mars 1943[140],[141].
  • France Rondeaux, morte du typhus[142].
  • Raymonde Sergent, matricule 31790, née Delalande le 18 août 1903 à Saint-Martin-le-Beau, restauratrice au Café Hôtel de l'Union, morte le 30 avril 1943 au revier de Birkenau. Elle est la dernière des Tourangelles assistée par Hélène Fournier dans ses derniers moments. Une rue porte son nom à Saint-Martin-le- Beau. Elle est décorée à titre posthume de la médaille de la Résistance Française, de la médaille militaire, de la médaille de la déportation et de la Croix de Guerre avec palmes[143].
  • Simone Sampaix, survivante, matricule 31758, fille de Lucien Sampaix[144],[145].
  • Raymonde Salez, dite Mounette, née le 6 mai 1919, aux Lilas, Seine-Saint-Denis, morte le 4 mars 1943 à Auschwitz, matricule 31645, entonne la Marseillaise en entrant dans le camp de Birkenau[7].
  • Henriette Schmidt, matricule 31699, née le 2 octobre 1912 à Essert, morte le 14 ou le 15 mars 1943 au revier de Birkenau[146],[147].
  • Hélène Solomon-Langevin, fille de Paul Langevin et Jeanne Desfosses, épouse du physicien et résistant Jacques Solomon, fusillé en 1942, matricule 31684, ayant survécu à la déportation, devenue par la suite députée communiste à l'Assemblée de 1945 à 1946, puis bibliothécaire au CNRS, remariée à André Parreaux, décédée en 1995[148].
  • Marguerite Stora, née Battais, matricule 31805, morte au revier d'Auschwitz le 9 mars 1943 selon le registre[149].
  • Andrée Tamisé, battue à mort à Auschwitz[7].
  • Joséphine Umido, née Bizarri, dite Mado, matricule 31848, meurt le 11 mars 1943[150].
  • Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel, épouse de Paul Vaillant-Couturier, survivante du camp d'Auschwitz, députée communiste de 1945 à 1973, décédée en 1996.
  • Jacoba Van der Lee[7], morte pendant la course de sélection du 10 février 1943 organisée en représailles de la reprise de Stalingrad par les Russes le 2 février[7].
  • Rolande Vandaële, matricule 31761, fille de Charlotte Douillot et nièce de Henriette L'Huillier, survivante[50].
  • Alice Varailhon, reçoit un coup de feu par un SS pour avoir brandi la poupée d'une petite fille défunte et meurt le jour même[151].
  • Alice Viterbo, née Lumbroso, matricule 31822, cantatrice, conduite au block 25, après être tombée dans la neige avec sa jambe de bois, sa jambe de bois reste visible par ses compagnes du bloc 26 trois semaines après sa mort dans la neige[7],[1],[2].


  • Michelle Bastien, née le , est transférée à Romainville enceinte. Sa fille Christiane Lauthelier et elle sont retirées du convoi des 31 000, Michelle Bastien est déportée après la naissance à Ravensbrück, et survit à la déportation[152].

Notes et référencesModifier

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  142. « Mémoire Vive – Francine, dite  »France » RONDEAUX de MONTBRAY (31… ?) », sur www.memoirevive.org (consulté le 23 janvier 2019)
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  144. « SIMONE SAMPAIX - Portrait de Résistante - vidéo Dailymotion », sur Dailymotion, (consulté le 20 novembre 2016)
  145. « Mémoire Vive – Simone SAMPAIX – 31758 », sur www.memoirevive.org (consulté le 20 novembre 2016)
  146. « Mémoire Vive – Henriette SCHMIDT, épouse Carré, épouse Heussler – 31699 », sur www.memoirevive.org (consulté le 23 janvier 2019)
  147. Gelly, Violaine., Charlotte Delbo (ISBN 9782213663128 et 2213663122, OCLC 827785898, lire en ligne)
  148. « Hélène Solomon, née Langevin épouse Parreaux – 31684 », sur le site Mémoire vive.
  149. « Mémoire Vive – Marguerite STORA, née Battais – 31805 », sur www.memoirevive.org (consulté le 20 novembre 2016)
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  151. « Mémoire Vive – Alice VARRAILHON – 31810 », sur www.memoirevive.org (consulté le 23 janvier 2019)
  152. « BASTIEN Marcelle [ épouse MICHEA] », Maitron (consulté le 23 janvier 2019)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Charlotte Delbo, Aucun de nous ne reviendra, Éditions Gonthier SA Genève, coll. « Femmes » (réimpr. 1970, 1979, 1995 (aux éditions de Minuit)) (1re éd. 1965)
  • Charlotte Delbo, Le convoi du 24 janvier, éditions de Minuit,
  • Violaine Gelly et Paul Gradvohl, Charlotte Delbo, éditions Fayard, (ISBN 9782213663128)
  • Caroline Moorehead (trad. Cindy Colin Kapen), Un train en hiver : Le train des femmes pour Auschwitz, Le Cherche midi, (ISBN 9782749135298)

Article connexeModifier

Liens externesModifier