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Convoi des 31 000

convoi du 24 janvier 1943

Le convoi des 31 000 est parti de Compiègne en France le à destination du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce convoi est appelé ainsi car les numéros des matricules des femmes déportées sont compris entre 31625 et 31854[1].

Il s'agit du premier et seul convoi mixte avec des femmes résistantes déportées vers le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau[2].

Sommaire

HistoriqueModifier

Le convoi dit des 31000[3],[4] du comprend 230 femmes[5],[6]. C'est le premier et le seul convoi mixte[2] transportant des femmes de la Résistance dans le cadre de l'opération Nacht und Nebel (nuit et brouillard) . 85 % des femmes sont résistantes et, pour moitié, des résistantes communistes (sur 230, 119 sont communistes[7]).

Le , les 230 femmes sont conduites à la gare de marchandises de Compiègne et montent dans les quatre derniers wagons à bestiaux. À Halle, les wagons hommes et femmes prennent des destinations différentes, les femmes sont dirigées vers Auschwitz et les hommes vers Sachsenhausen[2]. Elles arrivent le dans la soirée à Auschwitz et sont emmenées à pied au camp de Birkenau le lendemain.

Détention à AuschwitzModifier

Elles entrent dans le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau le en chantant La Marseillaise. Une grande partie d'entre elles meurent ou sont assassinées dans les premiers mois après leur arrivée, parfois le jour même. Une épidémie de typhus ainsi que les sélections pour les chambres à gaz font que sur 230, elles ne sont plus que 70 le [8]. À la suite du décès de Marie Thérèse Fleury, des rapports sur les conditions de détention des prisonnières politiques parviennent à la Croix Rouge via les familles des détenues, qui se plaignent en apprenant les premiers décès[7]. En , peut-être en raison de ces démarches entreprises auprès de la Croix Rouge[1], les détenues reçoivent la permission d'écrire à leur famille. Elles tentent de les renseigner en utilisant un langage codé, car les correspondances sont traduites en allemand et surveillées. Les prisonnières qui dévoilent leurs conditions de détention sont punies[7].

Le les détenues sont placées en quarantaine et leurs conditions de détention s'améliorent, diminuant le nombre de décès.

Le , un tract du Front National repris dans l'émission de Radio-Londres de Fernand Grenier évoque le transfert des prisonnières communistes à Auschwitz détenues auparavant au fort de Romainville.

Transfert à RavensbrückModifier

À partir de les détenues sont transférées à Ravensbrück. Elles sont placées dans le bloc "Nacht und Nebel", ce qui les exempte de fait des appels et du travail.

Des 230 du départ, seules 49 survivent, et sur les 20 Tourangelles déportées Hélène Fournier est la seule survivante. Les survivantes se donnent pour mission de témoigner sur le sort de leurs compagnes[8] et doivent parfois annoncer la nouvelle du décès aux familles.

Hommage et postéritéModifier

 
Plaque commémorative au Fort de Romainville

Danielle Casanova fait partie de ce convoi[8], ainsi que Marie-Claude Vaillant-Couturier, Hélène Solomon-Langevin, Maï Politzer et Charlotte Delbo. Marie-Claude Vaillant-Couturier apporte son témoignage au procès de Nuremberg en 1946.

Ce convoi des 31000 inspire le livre de Charlotte Delbo[9],[10] Aucun de nous ne reviendra et celui de Caroline Moorehead Un train en hiver (A Train in Winter dans sa version originale en anglais)[3],[7].

Le , pour le 60e anniversaire du convoi, une plaque commémorative est apposée sur le mur du Fort de Romainville, à droite du portail d'accès.

Un festival de théâtre amateur rend hommage en 2013 au convoi des 31000 à travers la pièce de Gérard Thévenin[11].

Listes de déportées du convoi des 31000Modifier

  • Jeanne Alexandre, née Borderie, dite Muguette, résistante FTPF, matricule 31779, morte le 8 mars 1943 de dysenterie au revier de Birkenau, homologuée adjudant dans la Résistance intérieure française, statut de déportée résistante[12].
  • Marie Alizon, membre du réseau Johnny, matricule 31777, morte au revier le 4 juin 1943 des suites d'une otite[7],[13],[14].
  • Simone Alizon, matricule 31776, dite Poupette, sœur de Marie Alizon[7],[13].
  • Maria Alonso, dite Josée, matricule 31778, infirmière, résistante communiste, morte d'une double pneumonie à la mi-février 1943[15].
  • Michelle Bastien, née le , est transférée à Romainville enceinte. Sa fille Christiane Lauthelier et elle sont retirées du convoi des 31 000, Michelle Bastien est déportée après la naissance à Ravensbrück, et survit à la déportation[16].
  • Yvonne B., morte pendant la course de sélection du 10 février 1943, originaire d'Indre et Loire, femme d'un fermier prisonnier de guerre, elle ne révèle pas sa grossesse par peur de voir sa liaison avec un autre homme découverte[7].
  • Marie-Jeanne Bauer, née Gantou, matricule 31651, infirmière, résistante communiste, survivante (son mari, Jean-Paul Bauer, est fusillé au Mont-Valérien le 23 mai 1942)[17].
  • Félicienne Bierge, née Pintos le 9 juin 1914, matricule 31734, résistante communiste, survivante (son mari, Raymond Bierge, est fusillé à Souge le 21 septembre 1942)[18].
  • Jeanne Beskine, dite Eugenia, matricule 31837, morte le 12 février 1943 au block 25[19].
  • Antoinette Bibault, soupçonnée d'avoir dénoncé des membres de la Résistance[7].
  • Rose Blanc, dite Rosette, matricule 31652, présidente de l'Union des Jeunes Filles de France, elle contracte le typhus et meurt en avril 1943[20].
  • Hélène Allaire, née Bolleau[7], survivante, fille d'Emma Bolleau, matricule 31807[21].
  • Emma Bolleau, née Laumondais, matricule 31806, mère d'Hélène Bolleau, elle est arrêtée alors qu'elle apporte un colis à sa fille et meurt de dysenterie le 20 mars 1943[22].
  • Yvonne Bonnard, matricule supposé 31607, meurt le 7 avril 1943 selon le registre, en février 1943 selon les rescapées[23].
  • Hélène Brabander, matricule 31695, est admise au revier, est atteinte du typhus et y meurt le 23 mai 1943 selon l'acte de décès, le 12 ou le 13 mai selon les survivantes[24].
  • Sophie Brabander, matricule 31694, ne réussit pas le test de sélection de la course du 10 février 1943, est transférée au bloc 25, qui sert d'antichambre aux chambres à gaz, et y est morte le 22 février 1943[24],[7].
  • Léona Bouillard, originaire des Ardennes, morte lors du second appel après son arrivée à Birkenau[7].
  • Danielle Casanova, chirurgien-dentiste, épouse de Laurent Casanova, morte du typhus le 9 mai 1943[25]
  • Yvonne Cavé, morte d'engelures aux jambes après le vol de ses chaussures[7].
  • Cécile Charua, le cygne d'Enghien, survivante, matricule 31650[7],[26].
  • Marguerite Chavaroc, née Bauché, matricule 31796, meurt de dysenterie le 12 mars 1943[27].
  • Marie Chaux, originaire de Chalon-sur-Saône, lève la main pendant un appel pour rejoindre les personnes âgées et est exécutée[7].
  • Sylviane Coupet, née le 15 août 1925, matricule 31804, fille d'un sous-officier de l'armée coloniale, morte en août 1943[28].
  • Suzanne Costantin, née Boineau, matricule 31765, battue à mort par les gardes, elle agonise toute une nuit et meurt au revier le 31 mars 1943[7],[8],[29].
  • Charlotte Decock[7], survivante, devient cuisinière à Raisko.
  • Charlotte Delbo[7], matricule 31661, survivante, écrivain, femme de lettres, a témoigné de la déportation, décédée en 1985[30]
  • Madeleine Dissoubray (Odru de son nom de femme mariée), matricule 31660, institutrice et conseillère d'orientation, décédée en 2012[31]
  • Madeleine Doiret, de son nom d'épouse Perriot, dite Mado, matricule 31644, survivante, aidera Charlotte Delbo à chercher des informations pour son livre[32],[7],[8],[33],[34].
  • Rachel Deniau, matricule 31773, née le 1er mai 1899 à la Croix-de-Bléré, factrice[35].
  • Aimée Doridat, née Godefroy, de Nancy, communiste, matricule 31767, libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945[36].
  • Marie Dubois, tenancière de café à Saint-Denis, servant de lieu de réunion et de boîte à lettre pour la Résistance, lève aussi la main pendant le même appel que Marie Chaux et est emmenée par un médecin SS[7].
  • Elisabeth Dupeyron, née Dufour, le 25 août 1914 à Lormont, Bordeaux, matricule 31731, morte gazée à Auschwitz après avoir contracté le typhus[7],[37].
  • Anne-Marie Machefaux, dite Annette Epaud, née le 14 novembre 1900 à La Rochelle, matricule 31724, Juste parmi les nations pour avoir donné de l'eau à une détenue du bloc 25, morte gazée à Auschwitz[7],[38].
  • Lucienne Ferre, soupçonnée d'avoir dénoncé des membres de la Résistance[7].
  • Marie-Thérèse Fleury, décédée au revier d'un problème cardiaque d'après le registre officiel, la nouvelle de sa mort parvient par télégramme à son mari Emmanuel Fleury[7].
  • Rosa Floch, née le 15 septembre 1925, la plus jeune du convoi, morte au revier de Birkenau début mars 1943[39].
  • Hélène Fournier, seule survivante tourangelle du convoi, décédée en 1994
  • Marie Louise Gabb, née Thomas le 24 mars 1891 à Amboise[40] et morte le 16 février 1943[7].
  • Thérèse Gady (épouse Lamboy, puis Leopold), matricule 31800, (1918-2012)[41], interviewée dans le documentaire de Michaël Prazan La passeuse des Aubrais (2016).
  • Laure Gatet, née Laure Constance Pierrette Gatet le 19 juillet 1913 à Boussac-Bourg (Creuse), pharmacienne et biochimiste matricule 31833, morte de dysenterie autour du 25 février 1943 à Auschwitz.
  • Andrée Gigand, née le 4 mars 1921 à Ressons-le-Long, fille de Sophie, matricule 31845, morte peu après son arrivée au camp de Birkenau[7].
  • Sophie Gigand, née Richet le 17 avril 1897 à Beaurevoir, matricule 31844, épouse d'Alphonse Gigand, membre du Parti communiste, arrêtée pour faits de résistance, morte rapidement, le titre de déportée politique lui est attribué en 1955[42].
  • Olga Godefroy, née Camus, de Nancy, communiste, morte le 26 février 1943 après avoir reçu un coup de bâton qui lui a brisé la colonne vertébrale[43].
  • Francisca Goutayer, dite Cica, matricule 31780, serveuse au Restaurant Parisien à Tours, dénoncée par Antoinette Bibault, morte au revier de Birkenau en avril 1943[44].
  • Jeanne Claire Granperret, née Bergoend, matricule supposé 31770, morte à la suite d'un érysipèle au revier aux côtés de Marie-Jeanne Pennec[45].
  • Aminthe Guillon, née Auger le 7 juin 1884 à Courbillac, résistante FTPF, épouse de Prosper Guillon, fusillé à Souge le 21 septembre 1942, matricule 31729, prise à la « course » le 10 février 1943, meurt au Block 25 le 26 février 1943[46].
  • Yvette Guillon, née Sardet le 26 mai 1911 à Saint-Médard[47], matricule 31730, belle-fille d'Aminthe Guillon, résistante FTPF, meurt le 16 mars 1943, d'une « septicémie phlégmoneuse » selon l’acte de décès du camp (son mari, Jean Guillon, fait partie des fusillés à Souge du 21 septembre 1942)[48].
  • Adélaïde Hautval, médecin et psychiatre alsacienne, affectée au bloc 10 du docteur Carl Claubert, refuse de continuer les expériences médicales sur les femmes juives et réussit à s'enfuir du bloc en se faisant passer pour morte, décédée en 1988[7].
  • Jeanne Herschtel, née le 5 novembre 1911, juive, supposée arrêtée sur dénonciation, morte en février 1943[49].
  • Jeanne Hervé, soupçonnée d'avoir dénoncé des membres de la Résistance[7].
  • Germaine Jaunay, matricule 31782, née Mouzé le 12 octobre 1898 à Francueil, au lieu-dit « La Bergerie », tante de Rachel Deniau, morte au revier de Birkenau à l'âge de 53 ans[50].
  • Marie-Louise Jourdan, née Bonnot, matricule 31665, morte du typhus en avril 1943[51].
  • Emilia Kérisit, dite Léa, matricule 31783, née Baliteau le 30 juillet 1895 à Jaunay-Clan, infirmière, coopère souvent avec Jeanne Goupille dans les réseaux d'aide aux personnes clandestines, arrêtée le 23 septembre 1942, atteinte du typhus en avril, assommée par une tortionnaire en avril 1943, meurt des suites de la blessure[52] le 25 mai 1943.
  • Gisèle Kotlerewsky, déportée de Drancy, battue à mort par un SS, fille de Marguerite Kotlerewsky[7].
  • Marguerite Kotlerewsky, internée au bloc 26, déportée de Drancy, mère de Gisèle, cesse de se nourrir après le meurtre de sa fille[7].
  • Léa Lambert, née Durbeck le 9 avril 1892 à Rocroi, résistante de l'OCM, morte en mars 1943[53].
  • Berthe Lapeyrade, s'écroule d'épuisement dans les marécages et est battue à mort à coups de pelle par un SS.
  • Marcelle Laurillou, née Mardelle le 19 novembre 1914 à Perrusson, dénoncée par une femme dénommée Email, morte de dysenterie le 20 avril 1943 à Birkenau[54].
  • Louise Amand, née Lavigne, dite Anaïse ou Nayette, matricule 31669, meurt aux environs du 25 mars 1943 à Birkenau[55].
  • Christiane Lauthelier, née Dupont, née le 16 avril 1943 à Paris (Ve arr.), militante communiste et institutrice[56],est retirée après sa naissance au Val de Grâce du convoi des 31 000[57]. Sa mère Marcelle Bastien est déportée[16].
  • Marcelle Lemasson, née Béziau, survivante, matricule 31670, elle contracte le typhus mais survit[58].
  • Elisabeth Le Port, matricule 31786, née le 9 avril 1919 à Lorient, Morbihan, enseignante, dénoncée par une de ses élèves[3], morte de dysenterie le 14 mars 1943 à l'âge de 24 ans au revier de Birkenau, une plaque commémorative est apposée par la suite dans sa classe à Saint-Christophe-sur-le-Nais[59].
  • Germaine Maurice, matricule 31788, née le 8 mai 1918 à Vou, morte d'une pneumonie au revier de Birkenau le 23 février 1943[60].
  • Olga Melin, née Méru, matricule 31708, imprimeuse, tuée dans un bombardement à la libération des camps en 1945.
  • Marthe Meynard, née Brillouet, survivante, matricule 31675[61].
  • Simone Miternique, née Brunet, matricule 31709, morte au début de sa détention à Auschwitz[62],[8].
  • Viva Nenni, née à Ancône le 31 octobre 1915, matricule 31635, morte du typhus à Birkenau[63].
  • Marie-Élisa Nordmann-Cohen, ingénieur chimiste et docteur en chimie, élève de Paul Langevin, déportée à Auschwitz, matricule 31687, survit à la déportation (sa mère n'y survit pas), secrétaire du conseil scientifique du CEA, puis assistante à l'Université d'Orsay et épouse de Francis Cohen, décédée en 1993.
  • Madeleine Normand, née Plantevigne, matricule 31678, fermière, meurt sous les coups d'une stubova le 23 février 1943.
  • Yvonne Noutari, née Moudoulaud, matricule 31718, ouvrière dans une fabrique de bottes, meurt à Mauthausen après un bombardement, le 22 mars 1945[64],[65]
  • Anne-Marie Ostrowska, née Borsch, matricule 31801, morte dans les marécages fin mars ou début avril 1943[66]
  • Madeleine Passot (en) (Madeleine Jégouzo), dite Betty Langlois, matricule 31668[7], compagne de Lucien Dorland, épouse par la suite Mathurin Jégouzo, décède à Paris en 2009[67],[68],[69],[70],[71].
  • Marie Jeanne Pennec, matricule 31817, gérante d'une crémerie à Montreuil, survivante, internée en psychiatrie en 1949[72].
  • Aurore Pica, morte de soif à Auschwitz[7].
  • Germaine Pican, déportée, survivante, conseillère et sénatrice communiste de 1946 à 1948, décédée en 2001.
  • Paulette Prunières, née Parent, dite Pépée, matricule 31654, secrétaire, survivante, décédée en 1989[73].
  • Maï Politzer, sage-femme, épouse du philosophe et résistant Georges Politzer, fusillé en 1942, décédée du typhus à Auschwitz le 6 mars 1943[74],[75].
  • Germaine Renaudin, née Perraux, matricule 31716, survivante, perd par la suite un rein, puis un sein, décédée d'un cancer généralisé en 1968[76],[77].
  • Marguerite Richier, veuve, mère de sept enfants[78].
  • Odette Richier, fille de Marguerite Richier[79].
  • Armande Richier, fille de Marguerite Richier[80].
  • Suzanne Roze, née Clément le , matricule 31681, morte à Auschwitz le 1er mars 1943[81],[82].
  • France Rondeaux, morte du typhus[83].
  • Raymonde Sergent, matricule 31790, née Delalande le 18 août 1903 à Saint-Martin-le-Beau, restauratrice au Café Hôtel de l'Union, morte le 30 avril 1943 au revier de Birkenau. Elle est la dernière des Tourangelles assistée par Hélène Fournier dans ses derniers moments. Une rue porte son nom à Saint-Martin-le- Beau. Elle est décorée à titre posthume de la médaille de la Résistance Française, de la médaille militaire, de la médaille de la déportation et de la Croix de Guerre avec palmes[84].
  • Simone Sampaix, survivante, matricule 31758, fille de Lucien Sampaix[85],[86].
  • Raymonde Salez, dite Mounette, née le 6 mai 1919, aux Lilas, Seine-Saint-Denis, morte le 4 mars 1943 à Auschwitz, matricule 31645, entonne la Marseillaise en entrant dans le camp de Birkenau[7].
  • Henriette Schmidt, matricule 31699, née le 2 octobre 1912 à Essert, morte le 14 ou le 15 mars 1943 au revier de Birkenau[87],[33].
  • Hélène Solomon-Langevin, fille de Paul Langevin et Jeanne Desfosses, épouse du physicien et résistant Jacques Solomon, fusillé en 1942, matricule 31684, ayant survécu à la déportation, devenue par la suite députée communiste à l'Assemblée de 1945 à 1946, puis bibliothécaire au CNRS, remariée à André Parreaux, décédée en 1995[88].
  • Marguerite Stora, née Battais, matricule 31805, morte au revier d'Auschwitz le 9 mars 1943 selon le registre[89].
  • Andrée Tamisé, battue à mort à Auschwitz[7].
  • Joséphine Umido, née Bizarri, dite Mado, matricule 31848, meurt le 11 mars 1943[90].
  • Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel, épouse de Paul Vaillant-Couturier, survivante du camp d'Auschwitz, députée communiste de 1945 à 1973, décédée en 1996.
  • Jacoba Van der Lee[7], morte pendant la course de sélection du 10 février 1943 organisée en représailles de la reprise de Stalingrad par les Russes le 2 février[7].
  • Alice Varailhon, reçoit un coup de feu par un SS pour avoir brandi la poupée d'une petite fille défunte et meurt le jour même[91].
  • Alice Viterbo, née Lumbroso, matricule 31822, cantatrice, conduite au block 25, après être tombée dans la neige avec sa jambe de bois, sa jambe de bois reste visible par ses compagnes du bloc 26 trois semaines après sa mort dans la neige[7],[1],[8].

Notes et référencesModifier

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  2. a b et c « Le convoi du 24 Janvier 1943 dit convoi des 31000 », sur http://www.tousbanditsdhonneur.fr/ (consulté le 15 janvier 2017)
  3. a b et c (en) Diane Leach, « Riding Into a Nightmare: 'A Train in Winter' », PopMatters,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2016)
  4. Patrick Marnham, « Clearing the Fog », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne, consulté le 9 octobre 2016)
  5. Sylvie Poulliquen, Femmes de l'ombre en tourraine, France, 37260 Monts, PCBO éditions, (ISBN 978-2-35042-050-9)
  6. john phelan, « The Women of Convoy 31000. », (consulté le 9 octobre 2016)
  7. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai et aj Caroline Moorehed, Un train en hiver, Le Cherche Midi, , 592 p. (ISBN 978-2-266-25872-2)
  8. a b c d e f et g Charlotte Delbo, Le convoi du 24 janvier, éditions de Minuit, (ISBN 978-270-730-2908)
  9. Thibault Marconnet, « Charlotte Delbo (1913-1985) : Une vie une oeuvre », (consulté le 9 octobre 2016)
  10. Cité Philo, « Charlotte Delbo - Partie 1 », (consulté le 9 octobre 2016)
  11. Jerome MARCK, « FESTIVAL FESTHEA 2013 (8) LE CONVOI DES 31000 », (consulté le 9 octobre 2016)
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  28. Sylviane COUPET - 31804, memoirevive.org
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  33. a et b Gelly, Violaine., Charlotte Delbo (ISBN 9782213663128 et 2213663122, OCLC 827785898, lire en ligne)
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  35. « Mémoire Vive – Rachel DENIAU – 31773 », sur www.memoirevive.org (consulté le 20 novembre 2016)
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  37. « Mémoire Vive – Élisabeth DUPEYRON, née Dufour – 31731 », sur www.memoirevive.org (consulté le 19 décembre 2017)
  38. « Mémoire Vive – Anne-Marie »Annette », »Nénette » EPAUD, née Machefaux – 31724 », sur www.memoirevive.org (consulté le 19 décembre 2017)
  39. http://www.memoirevive.org/rosa-michelle-dite-rosie-floch-31854/
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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Charlotte Delbo : Aucun de nous ne reviendra, Éditions Gonthier SA Genève, collection Femmes, publiée sous la direction de Colette Audry, 1965. Réédition : Les Éditions de Minuit, 1970, 1979, 1995
  • Violaine Gelly et Paul Gradvohl, Charlotte Delbo, éditions Fayard, 2013, (ISBN 9782213663128)
  • Caroline Moorehead : Un train en hiver - Le train des femmes pour Auschwitz, traduit par Cindy COLIN KAPEN, Le Cherche midi, 2014 (ISBN 9782749135298)

Article connexeModifier

Liens externesModifier