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Le Conseil d'en-haut est le nom donné au Conseil d'État, ou Conseil des Affaires, sous Louis XIV et Louis XV. Il était appelé ainsi parce qu'il siégeait au premier étage du château de Versailles, à proximité de la chambre royale.

À l'origine, au Conseil d'En-Haut siègent les princes de sang, duc et pairs, maréchaux de France, chancelier, contrôleur général des finances et ministres d'État[1].

Louis XIV en fait un conseil restreint où ne siègent qu'entre trois et six membres, qui portent le titre de ministres d'État. L'accession au Conseil d'en-haut est soumise à la décision royale ; personne n'y entre de droit. Les délibérations y sont secrètes, et il n'est pas tenu de procès-verbal des réunions. Le Conseil suit le roi dans tous ses déplacements.

Sous le règne de Louis XIV, le Conseil d'en-haut jouit d'une grande influence, et généralement le roi se conforme aux avis qui y sont donnés. Sous le règne de Louis XV, le Conseil d'en-haut joue un grand rôle jusqu'en 1726, date à laquelle Louis XV fait part au Conseil de son intention de gouverner seul. Il tiendra cependant compte de l'avis de ses conseillers.

Notes et référencesModifier

  1. André Corvisier, La France de Louis XIV, ordre intérieur et place en Europe, SEDES 1979, p.233

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