Conrad de Lichtenberg

Conrad de Lichtenberg
Image illustrative de l’article Conrad de Lichtenberg
Gisant de Conrad de Lichtenberg
Biographie
Naissance vers 1240
Lichtenberg
Décès
Strasbourg
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque de Strasbourg
Autres fonctions
Fonction religieuse
Fonction laïque
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Conrad de Lichtenberg est un évêque de Strasbourg né vers 1240 et mort le . Il fut évêque de Strasbourg de 1273 à 1299.

Vue du tombeau de l'évêque Conrad de Lichtenberg et de l'intérieur de l'ancienne chapelle de saint Jean Baptiste

BiographieModifier

Conrad est né en 1239 ou 1240 au château de Lichtenberg, il est le fils de Louis de Lichtenberg, avoué de l’abbaye de Neuwiller et de la ville de Strasbourg et de Adelheit. Il devient chanoine du Grand chapitre de Strasbourg à seulement treize ans, avec l’aide du pape Innocent IV, qui intervient pour que Conrad puisse prendre la place de son frère Simund, récemment décédé. Avant même 1263, il est également recteur d’Oberhoffen, prévôt de Surbourg, chanoine du chapitre cathédral de Metz, puis à partir de 1263 chantre du Grand chapitre de Strasbourg[1].

À la suite du décès de l’évêque Henri de Geroldseck le , Conrad est élu au siège épiscopal. Il a probablement été consacré au printemps 1274 par l’archevêque de Mayence à l’occasion du deuxième concile de Lyon[2]. Le il dédicace la nef de la cathédrale de Strasbourg[3].

Avant même son accession à l’épiscopat, Conrad de Lichtenberg est un fidèle soutien du roi Rodolphe de Habsbourg, qu’il soutien militairement à de nombreuses reprises. Il s’empare ainsi à la demande du roi du château de Durlach en 1279 et participe à ses côté au siège du château du Girsberg en 1289. Après la mort de Rodolphe, il soutien les prétentions du fils de celui-ci, Albrecht, contre Adolphe de Nassau, ce qui l’amène en 1293 à s’emparer de Colmar, de Haguenau, du château de Sermersheim et de celui de Crax, près de Mittelbergheim[4]. Il est finalement forcé de rendre hommage à Adolphe, mais ses relations avec le nouveau roi sont orageuses et il repart en guerre contre lui en 1298 en s’emparant du château de Kientzheim, juste avant le mort d’Adolphe à la bataille de Göllheim le [5].

Bien que de nature belliqueuse (il meurt des suites d'une blessure reçue à la guerre), il ne néglige pas ses devoirs d'évêque. On lui doit la construction de la façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, réalisée par Erwin Von Steinbach et le château du Wasenbourg à Niederbronn.

En Conrad de Lichtenberg quitte Strasbourg à la tête de l’armée épiscopale pour porter secours à son beau-frère Egon von Freiburg, qui assiège la ville de Fribourg, en révolte contre lui. C’est là que Conrad est gravement blessé lors d’une sortie des assiégés et il meurt quelques jours plus tard le [1]. Il est enterré dans la chapelle Saint-Jean Baptiste de la cathédrale de Strasbourg et sa tombe sera dotée quelques années plus tard d’un tombeau monumental avec un gisant[6].

Au château familial de Lichtenberg, il fait construire le logis seigneurial, dont demeurent aujourd'hui les caves transformées en casemates au XIXe siècle.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Rieger 2000, p. 121.
  2. Rieger 2000, p. 122.
  3. « L'église cathédrale ; §45, p. 2 » (consulté le 25 août 2012)
  4. Rieger 2000, p. 125.
  5. Rieger 2000, p. 126.
  6. Rieger 2000, p. 128.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (de) Manfred Krebs, Konrad III. von Lichtenberg, Bischof von Strassburg (1273-1299), Selbstverlag des Instituts, Frankfurt a. M., 1926, 84 p.
  • Théodore Rieger, « Un grand évêque sur le trône de Strasbourg. Conrad de Lichtenberg (+1299), le prélat, le seigneur et le bâtisseur », Bulletin de la cathédrale de Strasbourg, no 24,‎ , p. 121-130
  • Louis Spach, Une charte de l'évêque Conrad de Lichtenberg, Dannbach, Strasbourg, 1841, 8 p. (tiré à part de L'Alsace)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier