Conque

coquille de mollusque utilisée comme instrument de musique à vent
Conque
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
l'appellation « Conque » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
Conque de Marsoulas, percée sur la pointe
Muséum de Toulouse

Taxons concernés

La conque est une coquille de divers mollusques gastéropodes qui est utilisée comme instrument de musique à vent. Après avoir percé la coquille d'un trou, sur la pointe ou sur un côté, l'instrumentiste y souffle pour produire des sons selon le même principe que la trompe de chasse ou la corne. C'est l'un des plus anciens instruments de musique qui nous soient parvenus, comme le montre l’exemplaire de la conque de Marsoulas du Magdalénien, conservé au Muséum de Toulouse[1].

Conque d'appel, antsiva. Madagascar. Etritonium gigas, percé sur le côté
Muséum de Toulouse

Noms locaux de conquesModifier

 
Conque japonaise, percée sur la pointe.

JeuModifier

Il est possible d'obtenir plusieurs tons en bouchant plus ou moins le pavillon avec la main où plusieurs doigts, ainsi que, sur certains modèles, des octaves et harmoniques. Certains modèles rares sont également dotés de perforations dans la spire du coquillage, obturées ou libérées par les doigts du sonneur, ce qui permet un jeu plus rapide et une plus grande variété de tons.

UsagesModifier

Traditionnellement, c'est un instrument en usage dans de nombreux rites religieux.

Certains musiciens actuels l'utilisent aussi tels Sébastien Llado, Jef Sicard ou Stéphane Belmondo (jazz) ou encore Patrick Vaillant (album La Bela Naissença), sans oublier le tromboniste de jazz Steve Turre et ses amis.

 
Steve Turre, 1976
Démonstration du son d'une conque
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Notes et référencesModifier

  1. « La campagne de fouilles de 1931 à Marsoulas, Tarté et Roquecourbère », Bégouën H. de, Russel J.T., 1933.

Articles connexesModifier