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Confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien

Gravure de l'amphithéâtre d'anatomie de Saint-Cosme à Paris en 1694 qui subsiste au 5, rue de l'École-de-Médecine

La confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien mise en place par saint Louis au XIIIe siècle, est la première association professionnelle de chirurgiens en France. Elle est dissoute après la fondation de l'académie royale de chirurgie en 1731.

HistoireModifier

Jusqu'au XIIIe siècle, la profession de chirurgien n'était pas clairement distinguée de celle de barbier. Elles étaient toutes deux considérées comme des métiers manuels nécessitant peu d'instruction et apprises le plus souvent en assistant un proche. Les médecins, au contraire, étaient tenus pour instruits, et détenteurs d'une culture livresque acquise au cours d'études poursuivies dans une école de médecine.

Jean Pitard, premier chirurgien de Saint Louis, en créant la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien, distingue les chirurgiens de « robe longue » qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d'exercer, des chirurgiens de « robe courte », ou barbiers chirurgiens, qui ne sont plus chargés que des interventions minimes.

La confrérie et son collège s'installent dans les dépendances de l'église Saint-Côme-Saint-Damien construite en 1255 à proximité du couvent des Cordeliers.

En 1437, les membres de la confrérie obtiennent le droit de suivre les cours des écoles de médecine[1].

De 1622 à 1666, le collège Saint-Côme accueille la Bibliothèque du roi.

En 1656, la confrérie des chirurgiens à robe longue fusionne avec la confrérie des barbiers, mais les activités de ces derniers sont limitées (raser, saigner et accoucher).

De 1691 à 1694, l'amphithéâtre d'anatomie de Saint-Cosme est construit, seul vestige du collège subsistant de nos jours, l'église Saint-Côme-Saint-Damien ayant été détruite en 1836.

En 1743, les deux confréries se séparent à nouveau.

En 1748, Louis XV crée l'Académie royale de chirurgie à la demande de son chirurgien Germain Pichault de La Martinière et la confrérie des chirurgiens de robe longue est dissoute.

En 1775, les chirurgiens emménagent au 12, rue de l'École-de-Médecine. Les bâtiments du collège Saint-Côme sont alors attribués à l'École royale gratuite de dessin et, de nos jours, à l'UFR d'anglais de l'université Sorbonne-Nouvelle[2].

MembresModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Thomas Nicolas Hurtaut et Pierre Magny, Dictionnaire de la ville de Paris et de ses environs, t. 2 : C-E, Paris, chez Moutard, , 792 p. (lire en ligne), p. 689.
  2. http://www.univ-paris3.fr/49210805/0/fiche___defaultstructureksup/&RH=1179925890675