Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir guerre du Yémen.

Le conflit sud-yéménite est un conflit armé opposant le gouvernement du Yémen et le mouvement du Sud depuis 2009[1].

Sommaire

ChronologieModifier

2009-2016Modifier

Depuis 2017Modifier

 
Situation à Aden après la bataille d'Aden.

Le , le président Abdrabbo Mansour Hadi limoge le gouverneur d'Aden Aïdarous al-Zoubaïdi et le ministre d'État Hani ben Brik[2]. Le , des milliers de séparatistes sudistes manifestent à Aden[3]. Le , les deux dirigeants déchus proclament une autorité parallèle pour diriger le Yémen du Sud, le Conseil de transition du Sud[4],[5],[6]. Al-Zoubaïdi devient président du Conseil présidentiel, tandis que Hani ben Brik devient vice-président[6]. De fait le Yémen comprend alors quatre gouvernements différents[6].

En octobre 2017, la création d'un parlement sudiste est annoncée[7].

Le , dix membres d'Al-Islah, dont des explosifs ont été retrouvés chez eux, sont arrêtés à Aden après un attentat ayant coûté la vie à un prédicateur pro-émirati[8]. Le a lieu la séance inaugurale de l'Assemblée nationale sudiste, au cours de laquelle Ahmed Saïd ben Brik est élu président et Anis Yossouf Ali Louqman vice-président de cette chambre parlementaire[9].

Le , le Conseil de transition du Sud adresse un ultimatum de sept jours au président Abdrabbo Mansour Hadi pour limoger le gouvernement d'Ahmed ben Dagher et le remplacer par un gouvernement de technocrates, sans quoi il nommerait son propre gouvernement[10].

Le , peu après l'expiration de l'ultimatum, les séparatistes prennent le contrôle du siège du gouvernement[11]. Le 30 janvier, les forces fidèles au STC contrôlent la quasi totalité de la ville[12]. En fin de journée, les combats cessent, après une médiation de la coalition[13]. À l'issue de ces négociations, les séparatistes rendent trois bases militaires à l'armée, et lèvent le siège du palais présidentiel al-Maachiq[14].

Le , le Conseil de transition du sud lance un appel au « soulèvement pacifique »[15].

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Tracker: Unrest in Southern Yemen » (consulté le 4 mars 2016)
  2. Saudi Research & Marketing (uk) Ltd, « Four Ministers Appointed, One Dismissed by Presidential Order in Yemen - ASHARQ AL-AWSAT English », sur ASHARQ AL-AWSAT English (consulté le 2 mai 2017)
  3. « Les séparatistes du Sud font planer le spectre d'une partition du Yémen - France 24 », sur France 24 (consulté le 16 mai 2017)
  4. ome, « Yémen: des opposants créent une autorité parallèle », sur Le Figaro (consulté le 11 mai 2017)
  5. AFP, « Yémen: les deux camps rivaux rongés par les divisions », sur Libération, (consulté le 16 mai 2017)
  6. a b et c Jean-Philippe Rémy, Dans le sud du Yémen, la tentation de la sécession, Le Monde, 3 août 2017.
  7. « UAE-backed Yemen body inaugurates National Assembly », sur Middle East Monitor (consulté le 20 novembre 2017)
  8. « Yémen : 10 membres d'un parti islamiste arrêtés à Aden après un attentat », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 12 octobre 2017)
  9. « Southern National Assembly holds first session in Aden », sur Middle East Monitor (consulté le 22 janvier 2018)
  10. Reuters Editorial, « Southern Yemen separatists want Saudi-backed government overthrown », sur U.S. (consulté le 22 janvier 2018)
  11. « Yémen : des séparatistes s'emparent du siège du gouvernement à Aden », sur Europe 1 (consulté le 28 janvier 2018)
  12. « Yémen : les forces séparatistes prennent le contrôle d'Aden », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 30 janvier 2018)
  13. Acil TABBARA avec AFP, « Les Sudistes prennent le dessus à Aden, mais ne veulent pas la sécession - Acil TABBARA avec AFP », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 30 janvier 2018)
  14. « Yémen: le Premier ministre promet d'oeuvrer à une "réconciliation nationale" », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 7 février 2018)
  15. « Yémen : des séparatistes appellent à un soulèvement dans le sud », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 3 octobre 2018)

Articles connexesModifier