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Confession d'un commissaire de police au procureur de la république

film sorti en 1971
Confession d'un commissaire de police au procureur de la république
Titre original Confessione di un commissario di polizia al procuratore della repubblica
Réalisation Damiano Damiani
Scénario Damiano Damiani
Salvatore Laurani
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre film policier
Durée 108 minutes
Sortie 1971

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Confession d'un commissaire de police au procureur de la république (titre original : Confessione di un commissario di polizia al procuratore della repubblica) est un film italien réalisé par Damiano Damiani et sorti en 1971.

SynopsisModifier

L'action de déroule à Palerme, au début des années 1970, avec plusieurs flash back dans les années 1960, expliquant la prise de conscience du personnage principal. Celui-ci, le commissaire Bonavia essaie depuis une dizaine d'années de mettre hors d'état de nuire Ferdinando Lomunno, un promoteur immobilier criminel dont la liste de méfaits est très longue.

Grâce à son influence et ses connexions haut placées parmi les élus politiques, le malfrat s'en sort toujours face à la justice. Estimant qu'il ne sera jamais possible de mettre fin aux activités illégales de Lomunno, Bonavia commence par faire libérer un tueur psychopathe, Li Puma, qui a un compte personnel à régler avec le bandit, certain que celui-ci sera abattu dès que le tueur sera sorti de l'asile psychiatrique où il est enfermé. Mais l'attentat échoue, car Lomunno semble avoir été prévenu et Li Puma meurt dans la fusillade, après avoir néanmoins abattu trois de ses gardes du corps.

Entre alors en scène le substitut du procureur, Traini, un jeune magistrat qui vient d'être nommé à Palerme dont il n'est pas originaire. Dans une scène d'introduction on comprend qu'il est juif (il installe une Ménorah dans son salon) et que sa mère, une femme très connue a été discrètement internée en psychiatrie en Suisse à Lausanne.

Bonavia, voyant l'honnêteté mais aussi la candeur de Traini, décide de lui « déballer » son projet. Il a vu comment Lomunno a fait assassiner un syndicaliste qu'il estimait, Giampaolo Rizzo, et comment il a réussi à se construire puissance et impunité en corrompant le Maire, le député, et les principaux hauts-fonctionnaires chargés de l'urbanisme. Écœuré, certain que la Justice est impuissante, Bonavia a décidé de faire tuer Lomunno et annonce qu'il recommencera. Traini est révolté par ce comportement qu'il réprouve et ordonne à Bonavia de le laisser faire et d'utiliser la voie légale. Bonavia décide de donner sa chance à Traini car il dispose d'un témoin, Serena Li Puma, sœur du tueur Li Puma, qui a vécu longtemps avec Lomunno et connait tous ses secrets. Lomunno ayant tenté de faire assassiner celle-ci, Bonavia la cache dans un endroit connu de lui seul. En même temps, apprenant qu'il a été mis sur écoute, il parvient à faire mettre sur écoute Traini lui-même, par son adjoint Michele Gammino, afin de devancer ses actions et mettre Serena à l'abri, car il n'a pas confiance dans la police ou les carabiniers.

Malheureusement, Traini se rend compte que Bonavia l'a fait espionner, et, furieux, il ordonne son arrestation. Bonavia rejoint alors Lomunno et l'abat de sa main. Des amis de Lomunno retrouvent Serena et la tuent, puis font disparaitre son corps.

Emprisonné, Bonavia explique à Traini qu'il sera sans doute assassiné en prison. Il apprend par Traini la mort de Serena et que lorsqu'elle l'a appelé pour lui révéler où elle était, celui-ci se trouvait avec son supérieur, le Procureur Général Malta.

Anéanti par cette nouvelle, Traini se précipite chez Malta, alors que Bonavia est poignardé à mort par un détenu.

Malta comprend que Traini sait tout, mais affecte de ne pas comprendre, tandis que Traini se rend compte de l'ampleur de la corruption et surtout de sa propre impuissance.

CommentairesModifier

Le mot « Mafia » ou son dérivé « mafioso » ne sont jamais prononcés dans le film.

Assez caractéristique du cinéma italien « politique » des années 1970, le film est assez prenant, mouvementé et vif, ce qui fait oublier les invraisemblances de l'intrigue et surtout des dialogues un peu trop démonstratifs et théâtraux[réf. nécessaire] [Subjectif]

De façon surprenante, cependant, ce film de série se révèle prophétique par rapport aux évènements qui vont avoir lieu en Sicile dans les années suivantes, marquées par l'assassinat du général Carlo Alberto dalla Chiesa en 1982, et des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino en 1992, des procès géants et finalement de l'opération Mains propres (1992-1993) qui mettra fin au système politique italien basé sur le bipartisme (Démocratie Chrétienne, alliée au Parti Socialiste, et Parti communiste).

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Liens externesModifier