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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir condition.

La condition masculine décrit la place des hommes dans l'organisation sociale comme dans ses représentations culturelles. Pendant masculin de la condition féminine, la notion de condition masculine regroupe les problématiques que l'aspect physiologique, psychologique, social, légal, économique, culturel ou sexuel rendent spécifiques aux hommes.

La préoccupation d'une amélioration de la condition masculine fonde des mouvements tels que le masculinisme, la libération des hommes, ou l'hominisme.

HistoireModifier

Si l'anthropologue Odile de Roynette déplore que la condition masculine eut été un thème trop absent des études précédant le vingtième siècle, elle note la catégorisation presque médicale qui fut employée à la fin du XIXe siècle pour juger de l'aptitude d'un homme à partir à la guerre. Son perçu est que les attributs physiques masculins caractérisent le conscrit capable de contrôle sur les flots de sang, là où périodiquement la femme se doit de les subir. Au yeux de la chercheuse ce pouvoir exclusivement masculin créa une fracture entre les hommes et les femmes, celles-ci étant écartées progressivement des champs de guerre alors que jusque-là elles avaient encore eu leur place au front dans des fonctions logistiques ou de combat. La fin de la première guerre mondiale attribua un statut de héros viril aux hommes faisant œuvre de sacrifice, jusque sur des stèles érigées en leur honneur et cachant une réalité bien plus sombre, faite de souffrance physique pour l'homme agonisant et de larmes pour son épouse qui le pleurs. Mais cette perception de l'homme plus humain que héros, meurtri et traumatisé fut aussi exploitée pour donner aux désordres psychiques des rescapés des conflits guerriers un facteur de virilité justifiant la place de l'homme au front[1].

Description de la condition masculine dans la littératureModifier

La littérature donne accès à une forme de représentation de l'homme et de la condition masculine. De héros d'épopée à personnage en crise, la description de l'homme montre une évolution historique[2]. À propos du roman Le Rouge et le Noir, Gilles Aerts remarque : "Il semble que l'homme soit quantitativement plus violent que la femme parce qu'il est plus exposé à la violence, en tant que bourreau et vïctime, à cause des rôles que lui dévolue la société traditionnelle décrite ici. En bref, la condition masculine, qu'elle soit sociale, économique ou politique, conditionne l'individu mâle à l'agressivité, à la violence."[3]. Au XXe siècle, la Première Guerre mondiale puis Seconde Guerre mondiale changent durablement la vision de la condition masculine. Ce changement est particulièrement visible dans la littérature française de la première moitié du XXe siècle où l'homme est représenté comme fragile ou souffrant[4], ce qu'Éric Zemmour explique par l'humiliation de la guerre de tranchées[5].

DroitModifier

La discrimination fondée sur le sexe est illégale dans de nombreux pays. Même en cas d'égalité des sexes établie dans la loi ou la constitution, il existe souvent des us et coutumes, voire des mesures, qui confèrent des « droits » ou des « privilèges » aux hommes ou aux femmes.

EuropeModifier

Ainsi, si la Constitution Européenne spécifie en son article II-81 qu' « est interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe (...) », elle précise pourtant en son article II-83 - spécifique à l'égalité entre femmes et hommes - que « le principe de l’égalité n’empêche pas le maintien ou l’adoption de mesures prévoyant des avantages spécifiques en faveur du sexe sous-représenté.»[6]

Certaines mesures parfois présentées comme « positives », excluent donc les hommes de leur champs d'application. Cela peut concerner par exemple les moyens de transport[7],[8],[9],[10], les places de parking[11].

En France, à la suite de l'affaire Jacqueline Sauvage un projet de loi proposait de modifier la loi sur la légitime défense pour en exclure le critère de riposte immédiate en cas de violences conjugales, mais excluait les victimes hommes de son champ d'application. La loi n'a jamais vu le jour[12],[13].

AsieModifier

En Chine et en Corée du Nord des places de parking sont exclusivement réservées aux femmes. Elles sont plus larges et disposent d'une signalisation plus voyante[14].

CritiquesModifier

Ces mesures ont été souvent dénoncées, avec comme argument soit que cela constituerait une discrimination à l'encontre des hommes[15] soit que cela conforterait les clichés de la femme fragile ou maladroite[16],[17].

Représentations usuellesModifier

Sondages sur les stéréotypesModifier

Un sondage IPSOS a été dévoilé en décembre 2015 concernant la représentation qu'avaient les français à propos du viol, parmi les items de ce sondage un certain nombre sont relatifs aux stéréotypes concernant les hommes[18]. Ainsi il a été relevé que parmi les personnes sondées :

  • 66 % pensent que les hommes auraient une sexualité plus simple que celle des femmes ;
  • 63 % pensent qu'il est plus difficile pour un homme de maîtriser son désir sexuel que pour une femme ;
  • 76 % pensent qu'il existe des événements de la vie qui ne seraient pas ressentis comme violents par les hommes alors qu'ils le seraient par les femmes ;
  • 43 % ne sont pas persuadés qu'un homme puisse être victime de viol.

Un sondage réalisé par le groupe Grandes Écoles au Féminin a établi que sur un panel de 4 035 personnes interrogées[19] :

  • 42 % pensent que les hommes veulent privilégier leur carrière professionnelle ;
  • 39 % pensent que les hommes sont attirés par le pouvoir.

MythesModifier

Mythes concernant les pratiques sexuellesModifier

  • Les hommes voudraient prendre l'initiative d'une rencontre sentimentale. Or selon un sondage Match.com mené en Amérique auprès de 5 600 hommes et femmes à propos d’amour et de sexe, 90 % des hommes déclarent être d’accord qu’une femme fasse le premier pas.
  • Les hommes ne diraient jamais non à une aventure sexuelle. Or d'après Zhana Vrangalova, chercheuse spécialisée dans la sexualité « Comme beaucoup de traits de personnalité, par exemple être extraverti, l’intérêt pour les relations sans lendemain varie considérablement chez les hommes et les femmes. Certains hommes ne sont pas du tout intéressés par cette sexualité libre. Certains le sont à certains moments de leur vie »
  • Les hommes n'auraient pas d'horloge biologique. Or l’anthropologue Helen Fisher répond à cela que « Les deux personnes forment un couple à elles deux, obligatoirement : les deux tombent amoureux, les deux veulent avoir des enfants – surtout avant 40 ans – et les deux veulent les élever ».
  • Avoir des grands pieds signifierait avoir un grand pénis. En l'absence d'étude scientifique, le docteur Stephen Snyder spécialisé dans les relations sexuelles y voit surtout une légende urbaine.
  • Les hommes n'aimeraient pas s'engager. La chercheuse Helen Fisher répond : « Les hommes veulent introduire leur partenaire dans leur groupe d’amis et leur famille plus tôt que les femmes. Ils recherchent l’affection aux yeux des autres et sont prêts à évoluer plus tôt que les femmes ». Pour Andrea Syrtash(en) « ceci dépend d'où l’homme en est personnellement (...) en fin de compte, nous avons besoin de nous rappeler que nous ne devrions jamais avoir à convaincre une autre personne de notre propre valeur ».
  • Les hommes ne pourraient pas simuler un orgasme. Pour le docteur Snyder l'homme en est parfaitement capable, mais ce mythe lui mettrait une pression supplémentaire pendant l'acte.
  • Il serait facile pour les hommes d’atteindre l’orgasme. Pour le docteur Snyder, si les femmes ont plusieurs manières d'atteindre l'orgasme pendant une relation sexuelle, l'homme n'a aucun moyen d'auto-excitation. « Certains hommes ont juste un seuil plus haut pour atteindre l’orgasme » chose que nombre de femmes ignoreraient. 26 % des hommes ayant un tel problème auraient moins de 40 ans.
  • Les hommes penseraient au sexe toutes les 7 secondes. Or une étude réalisée en 2011 aurait fait ressortir que les sujets masculins âgés de 18 à 25 ans y penseraient 19 fois par jour[20].

Mythes concernant les hommes victimes de violsModifier

Article détaillé : Mythes sur le viol.
  • Les hommes ne seraient pas vulnérables. Or les gens oublient parfois que les jeunes garçons peuvent être faibles et vulnérables face à des malfaiteurs, qui sont souvent plus forts et peuvent utiliser n'importe quel moyen[21]. Un homme adulte peut aussi ne pas pouvoir se défendre, ou avoir peur de le faire. Il peut aussi être manipulé, ou être sous l'emprise de drogue ou d'alcool.
  • Une érection impliquerait le consentement. Or Roy J. Levin et Willy Van Berlo ont écrit dans un article dans le Journal of Clinical Forensic Medicine (« Revue de la médecine légale clinique ») qu'une stimulation génitale légère ou du stress peuvent provoquer une érection « même sans la présence de stimulation sexuelle ». Une érection ne veut donc pas dire que l'homme est consentant. Les hommes peuvent avoir des érections même dans des situations sexuelles traumatiques ou douloureuses[21]. Similairement à la réponse érectile féminine, la réponse érectile masculine est involontaire[22],[23], ce qui veut dire que l'homme n'a pas besoin d'être excité pour avoir une érection et qu'une stimulation mécanique est tout ce qui est nécessaire. Un homme peut aussi avoir une érection par peur ou par intimidation, surtout si la personne est plus âgée ou est une figure d'autorité[24].
  • Les hommes seraient moins traumatisés. Or beaucoup d'études montrent que les effets long termes sont très néfastes pour les deux sexes, et que les hommes sont peut-être plus affectés à cause de la stigmatisation sociale et de l'incrédulité entourant leur victimisation[21]. Eogan et Richardson notent que les hommes tendent à ressentir une colère plus intense que les femmes, et que les deux sexes traversent des sentiments de détresses similaire après un viol.
  • Subir un viol aurait un impact sur l'orientation sexuelle. Or les experts ne pensent pas que les abus sexuels jouent un rôle significatif dans l'orientation sexuelle plus tard. Des recherches par Jane Gilgun, Judith Becker et John Hunter indiquent que même si beaucoup de malfaiteurs ont été eux-mêmes victimes d'abus sexuels, la majorité des victimes ne deviennent pas des malfaiteurs dans leur adolescence[21].
  • Un homme violé par une femme serait chanceux. La coordinatrice de "Ontario Coalition of Rape Crisis Centres" (La coalition d'Ontario des centre de crise du viol) Nicole Pietsch a indiqué que les hommes victimes font face à des barrières, notamment un mythe qui voudrait qu'un homme violé par une femme ne peut que l'avoir voulu. Dans ce cas, le public pourra dire que la victime est chanceuse, en caractérisant l'expérience comme positive même si elle ne l'est pas du tout[25].

Représentation du statut de victime masculineModifier

Le statut de victime masculine reste de l'ordre du tabou[26],[27].

Violences conjugalesModifier

En France, les premières enquêtes nationales qui ont tenté de dresser un bilan statistique des violences conjugales en France datent de 2000, elles ne recensaient alors que les victimes féminines[28]. Si au Canada, l'Enquête Sociale générale (ESG) a évalué les victimes des deux sexes dès 1999, en France, c'est seulement en 2007 qu'une évaluation quantitative des hommes violentés a été produite une première fois par l'Observatoire national de la délinquance. La violence féminine, notamment à l'égard des hommes, restant de l'ordre du "tabou social"[29].

Certains auteurs déplorent la prévalence d'une doctrine qui réduit invariablement les problèmes sociaux à une dialectique manichéenne où les femmes sont des victimes et les hommes des oppresseurs, à l'exclusion d'importantes autres variables systémiques[c 1],[c 2],[c 3],[c 4],[c 5],[c 6],[c 7],[c 8] ,[c 9],[c 10] ,[c 11],[c 12],[c 13],[c 3]. Un pionnier de la recherche sur la violence conjugale comme Murray A. Straus, par exemple, déplore[c 14] l'obstruction politique et intellectuelle qu'a entrainée, au cours de 30 dernières années, la prédominance de la théorie féministe explicative de la violence conjugale. À la suite de Graham-Kevan[c 15], Straus observe que malgré une masse écrasante de recherche empiriques contraires (« fully documents overwhelming evidence »), les milieux politiques continuent à croire à l'axiome féministe voulant que la domination patriarcale (« "patriarcha dominance" theory of partner violence ») soit l'explication primale de la violence conjugale.

Selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, qui a réalisé des statistiques à partir des plaintes déposées, 149 000 hommes et 398 000 femmes ont été victime de violence dans le cadre du couple[30]. 25 des 146 décès liés aux violences conjugales ont été provoqués par des femmes en 2013. La reconnaissance[31] et surtout la prise en charge des hommes battus reste problématique[32].

Agressions sexuellesModifier

Article détaillé : Viol des hommes.

En France, contrairement au Canada où le viol sur les hommes et les garçons fait l'objet d'une ample communication de la part de l’État[33],[34], les statistiques, études et plaquettes informatives spécifiquement dédiées aux hommes victimes de viol resteraient très peu nombreuses en France, voire totalement absente concernant toute communication spécifiquement orientée vers les victimes homme[35]. De plus, aucun centre d’accueil de victime en France ne serait dédié aux victimes hommes, contrairement au Royaume-Uni ou à l'Allemagne. Les associations qui aident les victimes de viol, telles que Collectif féministe contre le viol, Stop violences femmes ou encore SOS femmes, tendraient à exclure par leur nom les hommes, même si elles leur sont ouvertes[36].

On notera que sur internet, on trouve un grand nombre d'associations d'aide aux victimes de harcèlements sexuels au travail, mais aucune ne serait dédiée exclusivement aux hommes victimes[37].

La condition masculine au XXIe siècleModifier

JusticeModifier

Pour un même fait, les hommes sont plus souvent présumés coupables là où les femmes bénéficient plus souvent de relaxe[38]. De plus, pour un même fait, les hommes condamnés le sont plus souvent à de la prison ferme là où les femmes obtiennent plus souvent de la prison avec sursis[38],[38]. Les femmes bénéficieraient d'une image de victime, mais pas les hommes[38];

Dans les affaires de divorce, si d'après Gérard Réverend, président de l'association Les papas=les mamans, à peine 1 père sur 5 (20 %) demande à avoir la résidence principale de son enfant, en 2009 selon le ministère de la Justice seulement 1 enfant sur 12 (8 %) est confié au père[39]. D'après Marc Juston, juge aux affaires familiales à Tarascon, « les juges ne sont pas contre les pères » mais restent dans un « schéma où il est acquis que la mère doit garder son enfant et que le père doit se battre pour obtenir davantage »[39].

Dans les affaires de violences conjugales, selon l'ONDRP quand 10 femmes victimes sur 100 déposent plainte, seuls 3 hommes victimes sur 100 osent se tourner vers la justice[40].

Santé & TravailModifier

Dans la majorité des pays, en moyenne les hommes vivent quelques années de moins que les femmes. Cela s'expliquerait par plusieurs raisons : d'abord les hommes seraient plus exposés aux conditions de travail pénibles que les femmes[41], de plus ils seraient plus touchés par les accidents du travail[38]. Les hommes subiraient plus de pressions sur le lieu de travail, où l'on considèrerait qu'il est normal qu'ils finissent tard ou qu'ils travaillent à temps plein. Les hommes seraient victimes de remarques sexistes lorsqu'il est question de leur statut de père au sein de leur emploi. Ainsi Noam Leandri, président de l'Observatoire des Inégalités note que « Peu d'hommes prennent un congé paternité et lorsqu'ils le font, cela peut être perçu de manière négative. » Une étude effectuée par des scientifiques démontrerait que les hommes victimes de harcèlement sexuel seraient plus enclins aux troubles psychologiques que les femmes victimes[42]

Il faut noter que les violences conjugales subies par les hommes sont beaucoup plus souvent physiques que sexuelles, de plus la grande majorité des hommes subissent l'emprise de leur partenaire de vie du moment[43]. Le tabou des violences sexuelles au travail serait plus important chez les hommes que chez les femmes : les hommes seraient 4 fois plus nombreux à cacher les agressions dont ils y sont victimes que les femmes[44].

SuicideModifier

Selon le rapport sur le suicide de l'OMS en 2017, en France le taux de suicide chez les hommes est de 19 sur 100 000, soit trois fois le taux pour les femmes, qui est à 5,9 pour 100 000, selon ce même rapport[45]. Les hommes commettraient deux fois moins de tentatives de suicide que les femmes, mais ils réussiraient à mettre fin à leurs jours dans trois fois plus de cas que les femmes[46]. Les études longitudinales montreraient que 15 % des patients déprimés décèdent par suicide.

SalairesModifier

Si en France une différence de revenus entre les hommes et les femmes est généralement attribuée aux discriminations[47], d'après plusieurs études celle-ci serait liée à la présence d'un enfant dans le foyer familial. Ainsi

  • en 2012 un rapport de l'OCDE établit qu'en France la différence de salaires entre femmes et hommes travaillant à temps plein dans la tranche 25-44 ans était quasiment nulle lorsque aucun enfant n'était présent dans la famille[48]. La différence s'établissait alors à 13 % en défaveur des femmes-mères par rapport au hommes-pères lorsqu'un ou plusieurs enfants étaient présents dans le foyer.
  • En 2016 le cabinet Glassdoor spécialisé sur le marché de l’emploi établit que à poste égal la différence de salaires entre femmes et hommes est quasiment nulle (0,4 %) lorsque aucun enfant n'est présent dans la cellule familiale. En revanche, les femmes qui ont eu au moins un enfant gagnent 12,4 % de moins que les hommes[49].

Cette différence de revenus pourrait s'expliquer par un choix de priorité de couple où la mère se sentirait naturellement en devoir de sacrifier du temps de travail en le dédiant à son enfant, le père se devant alors de compenser le manque de revenus par un surcroît de temps passé au travail. L'auteur et sociologue américain Warren Farrell propose ainsi dans son livre Why men earn more ? une liste de 25 choix professionnels (e.g. le temps de travail, la dangerosité du métier, les missions à l'étranger...) qui expliquent l'écart salarial constaté[50]. Cette perception coïnciderait avec les difficultés que rencontrent les hommes pour faire valoir au travail leur statut et leurs droits de père[38].

Échec scolaireModifier

Les garçons sont beaucoup plus souvent en échec scolaire principalement dans les milieux défavorisés. Les statistiques montrent que les filles durant leur scolarité lisent plus vite et mieux que les garçons, redoublent beaucoup moins qu’eux à tous les niveaux du système éducatif, échouent moins dans l’obtention de qualifications, ont plus de mentions à tous les examens et diplômes, du second degré comme du supérieur[51].

Dans un pays comme la France, où le sexe n'a pas été pris compte comme facteur nécessitant une pédagogie différenciée, trois fractures apparaissent entre filles et garçons :

  • la mauvaise maîtrise des cinq étapes de la tâche scolaire (énoncé, accomplissement, relecture, correction éventuelle, finalisation de l’exercice), beaucoup de garçons s'arrêtant à la deuxième étape; cela pourrait être dû aux stéréotypes fonctionnant encore dans les familles et dans la société, les filles effectuant très tôt de nombreuses petites tâches à la maison ;
  • l'absence de rites de passage au moment de la sortie de l'enfance qui pousse les garçons à en trouver par d'autres moyens notamment la désobéissance; les filles vivent dans leur corps ce moment avec les règles ;
  • l'absence d'identification avec des référents masculins; les professions qui interviennent autour de l’enfance et de l’adolescence, comme celles qui sont en prise avec le quotidien de la population, se sont massivement féminisées; la majorité des métiers masculins en dehors de pompiers et policiers sont des métiers invisibles situés loin des territoires d’habitation ; on a là un risque de division du travail entre métiers humains et techniques qui n'est pas pris en compte dans les campagnes d'égalité quand il s'agirait de promouvoir les métiers de soin auprès des garçons[51].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Sources primairesModifier

  • Belfort Bax,The Legal Subjection of Men, 1896
  • Michel Leiris, L'Âge d'homme, Gallimard, 1939
  • David Thomas, Not Guilty : The Case in Defense of Men, William Morrow and Co., New York, 1993
  • Catherine Valabregue, La Condition masculine, Payot, 1968
  • Éric Zemmour, Le Premier Sexe, Denoël, 2006
  • Patrick Guillot, La Misandrie, histoire et actualité du sexisme anti-homme, GES, 2010
  • Patrick Guillot, Quand les hommes parlent, Le Souffle d'Or, 2002
  • Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a deux sexismes. De Varly, 2018

Sources universitairesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

La condition masculine est un phénomène de société tangible comme en témoigne l'activité associatif et culturelle consacrée à ce sujet.

Associations de soutien à la condition masculineModifier

  • SOS Hommes Battus « Aide aux Hommes Victimes de Violences Conjugales et aux femmes violentes au sein du couple »
  • SOS-Papa « Nous avons droit à nos deux parents »
  • GES Groupe d'études sur leS sexismeS

Sites Web de soutien à la condition masculineModifier

ArticlesModifier

RéférencesModifier

  1. Fattah A. (1981)La victimologie : entre les critiques épistémologiques et les attaques idéologiques. Déviance et société, 5 (5) p. 71-92
  2. Dutton, D.G. (2010) The gender paradigm and the architecture of anti-science. Partner Abuse, 1 (1), 5-25.
  3. a et b Dutton, D. G., Hamel, J., & Aaronson, J. (2010). The gender paradigm in family court processes: Re-balancing the scales of justice from biased social science. Journal of Child Custody, 7(1), 1–31.
  4. Leduc Francine (2005) À quoi servent les paradigmes Dominants et quelles en sont les conséquences pour la pratiques? Un exemple dans le domaine familiale... Intervention, no 122, p. 195-204
  5. Straus, M. A. (1998). The controversy over domestic violence by women: A methodological, theoretical, and sociology of science analysis. Paper presented at Claremont Symposium on Applied Social Psychology, Claremont, CA. « « In the mid-1970s my colleagues a-scovery that women physically assaulted partners in marital, cohabiting, and dating relationships as often as men assaulted their partners (Steinmetz, 1978; Straus, 1997; Straus, Gelles, & Steinnietz, 1980). This finding caused me and my formcr colleague, Suzanne Steinmetz, to be excommunicated as feminists.» p 18 »
  6. Dutton, D. G. & Nicholls, T. L. (2005). The gender paradigm in domestic violence research and theory: the conflict of theory and data. Aggression and Violent Behavior, 10, 680-714.
  7. Straus, M. A. (2005). Women's violence toward men is a serious social problem. In D. R. Loseke, R. J. Gelles, & M. M. Cavanaugh (Eds.), Current Controversies on Family Violence, 2nd Edition, (p. 55-77). Thousand Oaks, CA: Sage.« «One of the reasons social scientists and the public at large are willing to accept a single-cause approach advocated by feminists is the recognition of and indignation by most social scientists over past and continuing oppression and discrimination against women. As a result, there is a tendency to accept almost anything that will change this aspect of society Liberal social scientists tend deliberately to close their eyes to excesses and incorrect statements by feminists because they do not want to undermine feminist efforts to bring about a more equitable society. Thus, avowedly feminist scholars have suppressed data on violence by women. Social scientists I know who do not claim to be feminists have also published only the part of their data that shows violence by men.» p. 70 »
  8. Straus, M. A. (2006). Future research on gender symmetry in physical assaults on partners. Violence Against Women, 12, 1086-1097. « « In the light of evidence from about 200 studies showing gender symmetry in perpetration of partner assault, research can now focus on why gender symmetry is predominant and on the implications of symmetry for primary prevention and treatment of partner violence. Progress in such research is handicapped by a number of problems: (1) Insufficient empirical research and a surplus of discussion and theory, (2) Blinders imposed by commitment to a single causal factor theory—patriarchy and male dominance—in the face of overwhelming evidence that this is only one of a multitude of causes, (3) Research purporting to investigate gender differences but which obtains data on only one gender, (4) Denial of research grants to projects that do not assume most partner violence is by male perpetrators, (5) Failure to investigate primary prevention and treatment programs for female offenders, and (6) Suppression of evidence on female perpetration by both researchers and agencies.» p. 1086 »
  9. Straus, M. A. (2007). Processes explaining the concealment and distortion of evidence on gender symmetry in partner violence. European Journal of Criminal Policy Research, 13, 227-232.« « Although there are many causes of the persistence of the patriarchal dominance focus, I believe that the predominant cause has been the efforts of feminists to conceal, deny, and distort the evidence. Moreover, these efforts include intimidation and threats, and have been carried out not only by feminist advocates and service providers, but also by feminist researchers who have let their ideological commitments overrule their scientific commitments.» p 227-28 »
  10. Gelles, R. J. (2007). The politics of research: The use, abuse, and misuse of social science data - the case of intimate partner violence. Family Court Review, 45, 42-51.
  11. Graham-Kevan, N. (2007). Domestic violence: Research and implications for batterer programmes in Europe. European Journal of Criminal Policy & Research, 13, 213-225.« «The European Union is in the early stages of developing policy and practice guidelines for dealing with domestic violence offenders. There is a real danger, however, that that policy and practice is going to be shaped by political lobbyists rather than academic literature and evidence-based practice. Feminist advocates control the curriculum of domestic violence perpetrator programmes in the US and more recently in the UK and proscribe treatments that do not conform to their conceptualisation of domestic violence. Feminist advocates conceptualise domestic violence as unilateral male-to-female violence enacted to control and dominate women, supported by the patriarchal beliefs and systems of the wider society. Academic support for this theory is lacking, however, and scientifically sound evaluations find that programmes based on this philosophy have little or no effect on recidivism. Empirical literature suggests that domestic violence is not a unitary phenomenon and that perpetrators are a heterogeneous group whose treatment should match their crimingenic needs and risk.» Abstract p.213 »
  12. Straus, M. A. (2009). Current controversies and prevalence concerning female offenders of intimate partner violence. Why the overwhelming evidence of partner physical violence by women has not been perceived and is often denied. Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma, 18, 1-19.
  13. Dutton, D. G., Corvo, K. N., & Hamel, J. (2009). The gender paradigm in domestic violence research and practice part II: The information website of the American Bar Association. Aggression and Violent Behavior, 14, 30-38.
  14. Straus, M. A. (2007). Processes explaining the concealment and distortion of evidence on gender symmetry in partner violence. European Journal of Criminal Policy Research, 13, 227-232.
  15. Graham-Kevan, N. (2007). Domestic violence: Research and implications for batterer programmes in Europe. European Journal of Criminal Policy & Research, 13, 213-225.

Autres référencesModifier

  1. https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2002-3-page-85.htm
  2. La condition masculine dans la littérature française sur Google Livres - Krystyna Modrzejewska, Wydawn Uniwersytetu Opolskiego, 2005
  3. La Condition Masculine dans Le Rouge et le Noir, Thèse de Gilles Aerts, The University of British Columbia, 1987
  4. Theses.fr : La condition masculine dans le roman français de l'entre-deux-guerres : le temps des vacillements, par Marjolaine Forest - Thèse de doctorat en Lettres modernes, Soutenue à Lyon 2, 2004
  5. Mais où est passée la virilité ? - Le Figaro Santé, 15 octobre 2011
  6. http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/root/bank_mm/dossiers_thematiques/referendum_2005/3tce.pdf
  7. https://www.voyages-sncf.com/services-train/intercites-confort-tranquilite-nuit
  8. La proposition d'une compagnie aérienne pour lutter contre le "manspreading" - Le Figaro Madame, 8 août 2017
  9. Allemagne : des wagons réservés aux femmes dans les trains - Valeurs Actuelles, 29 mars 2016
  10. Malaisie: des wagons pour les femmes - Le Figaro, 28 avril 2010
  11. Des places de parking réservées aux femmes - Le Figaro Madame, 4 août 2015
  12. Un projet de loi pour les femmes battues sans légitime défense - La Voix du Nord, 15 janvier 2016
  13. Affaire Sauvage : "L'opinion publique se réveille brutalement" - La Voix du Nord, 29 janvier 2016
  14. https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/05/un-parking-pour-femmes-avec-des-places-de-stationnement-plus-larges_1287554_3216.html
  15. http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/actions-en-cours/campagne-pour-la-desexuation-des-places-de-parking-2016/
  16. http://www.aufeminin.com/news-societe/allemagne-des-places-de-parking-reservees-aux-femmes-font-polemique-s1514919.html
  17. http://madame.lefigaro.fr/societe/des-places-de-parking-reservees-aux-femmes-une-mesure-sexiste-040815-97667
  18. https://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/campagne2016/2016-Resultats-Enquete-Ipsos-Les-Francais-et-les-representations-sur-le-viol.pdf
  19. http://www.clesdusocial.com/les-stereotypes-de-sexe-legitiment-les-inegalites-professionnelles-entres-femmes-et-hommes
  20. http://www.cosmopolitan.fr/,8-mythes-sur-les-hommes-qu-il-faut-arreter-de-croire,1917881.asp
  21. a b c et d http://www.malesurvivor.org/facts/
  22. (en) Philip M. Sarrel et William H. Masters, « Sexual molestation of men by women », Archives of Sexual Behavior, vol. 11, no 2,‎ , p. 82–88 (PMID 7125884, DOI 10.1007/BF01541979)
  23. (en) « Male Rape », The National Center for Victims of Crime, (consulté le 12 mars 2006)
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