Condécourt

commune française du département du Val-d'Oise

Condécourt
Condécourt
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Michel Finet
2020-2026
Code postal 95450
Code commune 95170
Démographie
Gentilé Condécourtois, Condécourtoises
Population
municipale
551 hab. (2018 en diminution de 4,34 % par rapport à 2013)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ nord, 1° 57′ 00″ est
Altitude 65 m
Min. 37 m
Max. 127 m
Superficie 6,94 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vauréal
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Condécourt
Liens
Site web https://condecourt.fr/

Condécourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

GéographieModifier

La commune de Condécourt, limitrophe des Yvelines, se trouve dans le périmètre du parc naturel régional du Vexin Français, à 6 km environ au nord-est de Meulan. Essentiellement rurale, son espace urbain représente 5 % de son territoire qui est irrigué par l'Aubette de Meulan, petite rivière affluent de rive droite de la Seine.

Les communes limitrophes sont Gaillon-sur-Montcient à l'ouest, Tessancourt-sur-Aubette au sud-ouest, Évecquemont au sud, Menucourt au sud-est, Sagy au nord-est et Longuesse au nord.

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Voies de communication et transportsModifier

La commune est desservie par la route départementale D 28 dont le tracé suit la vallée de l'Aubette. Cette route à deux voies supporte un trafic de transit, notamment de poids-lourds, très important entre les pôles de Cergy-Pontoise et Mantes-la-Jolie. Un projet de voie rapide autoroutière devant s'y substituer existe depuis de nombreuses années mais est très contesté.

Le sentier de grande randonnée GR1 traverse la commune. Il se prolonge vers Sagy au nord et Tessancourt-sur-Aubette au sud.

UrbanismeModifier

L'habitat est groupé dans le bourg implanté le long de celle-ci, ainsi que dans le hameau de Villette situé plus au sud, à mi-chemin entre Condécourt et Tessancourt-sur-Aubette.

TypologieModifier

Condécourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

ToponymieModifier

HistoireModifier

La localité est habitée depuis l'antiquité gauloise et fut la patrie du général de Grouchy.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[7], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1801 à 1967 du canton de Marines de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, la ville intègre le canton de Vigny[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Pontoise.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dixième circonscription du Val-d'Oise.

IntercommunalitéModifier

La commune, initialement membre de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[9].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Paul Behot DVD  
mars 2008[10] En cours
(au 15 décembre 2020)
Michel Finet   Réélu pour le mandat 2020-2026[11],[12]

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 551 habitants[Note 3], en diminution de 4,34 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
416364383350380337347356329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
344326335300277271263298294
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
286265249240258243218215261
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
275341378511532486531537568
2017 2018 - - - - - - -
556551-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église, façade occidentale.

La commune compte deux monuments historiques sur son territoire[16] :

  • église Saint-Pierre-ès-Liens, inscrite depuis le [17] : elle remonte, dans ses parties les plus anciennes, à la fin du XIe siècle : il s'agit de la base du clocher avec ses arcades en plein cintre retombant sur des impostes décorés de dents-de-scie, et sa voûte d'arêtes. Cette travée n'est pas visible depuis l'extérieur, car englobée dans des constructions plus récentes. Le premier étage du clocher octogonal est lui aussi d'un style roman archaïque, et ne devrait pas être antérieur au tout début du XIIe siècle. Le second étage, plus simple, a été ajouté à la période gothique. Globalement, l'église Saint-Pierre-ès-Liens est d'une architecture assez simple, avec un seul niveau d'élévation, et se caractérise par la juxtaposition de quatre espaces carrés issues de quatre campagnes de construction distinctes, à savoir la nef rustique du XVIIIe siècle ; la base du clocher déjà signalée ; le chœur gothique du second quart du XIIIe siècle ; et la travée droite de la chapelle de la Vierge, au nord du clocher. Cette chapelle se termine par une abside en hémicycle, dont la corniche, les contreforts et les fenêtres évoquent le tout début de la période gothique, tandis que les chapiteaux et les clés de voûte correspondent plutôt au début du XIIIe siècle, ce qui pourrait indiquer une interruption du chantier. La voûte à trois branches d'ogives constitue une autre particularité. Ce sont la chapelle et le clocher qui font l'intérêt architectural de l'église, qui se singularise en outre par son plan[18] ;
  • château de Villette, au hameau du même nom, classé en 1942[19] : rénové à la fin des années 2010[20],[21], il possède un parc répertorié à l'Inventaire général du patrimoine culturel par le biais du pré-inventaire des jardins remarquables[22].

On peut également signaler :

  • lavoir couvert, boulevard du Nord : son bassin est à ciel ouvert, alors que l'emplacement dédié aux lavandières d'un côté du bassin dispose d'un abri, avec des murs sur trois côtés et un toit en appentis ;
  • lavoir du hameau de Villette : ancien lavoir couvert, assez vaste, alimenté par une source sous un petit arc dans un mur latéral. Le toit et sa charpente manquent aujourd'hui.

Personnalités liées à la communeModifier

Ont demeuré au château de Villette :

Condécourt au cinéma et à la télévisionModifier

Le repas et la soirée du mariage du film Pièce montée de Denys Granier-Deferre, tourné en 2009, se déroulent au château de Villette[23].

Le château de Villette également a servi pour l'adaptation film Da Vinci Code, comme plusieurs autres films[20].

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Communes limitrophes de Condécourt » sur Géoportail..
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le ), p. 14-15.
  10. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  11. Réélu pour le mandat 2014-2020: « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le ).
  12. « Conseil municipal - séance du 26 mai 2020 - Procès-verbal » [PDF], Comptes-rendus des conseils municipaux, sur https://condecourt.fr (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Condécourt », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Église Saint-Pierre-ès-Liens », notice no PA00080032, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Condécourt, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 102-103.
  19. « Château de Villette », notice no PA00080031, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. a et b Joseph Canu, « Le château de Da Vinci Code se refait une beauté : Situé à Condécourt, dans le Vexin, le château de Villette, édifice classé au titre des Monuments historique, construit entre 1663 et 1669, sera bientôt comme neuf. Les détails », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. Guillaume Picon et Bruno Ehrs (Phot.), Château de Villette : Fastes d'un décor à la française, Paris, Flammarion, coll. « Styles et Design », , 248 p. (ISBN 9782081414259, présentation en ligne).
  22. « Jardin du château de Villette », notice no IA95000009, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Article journal Le Parisien du 20/05/2009