Concerto pour violon numéro 2 de Mendelssohn

concerto de Mendelssohn

Concerto pour violon no 2 en mi mineur
Opus 64 (MWV O 14)
Image illustrative de l’article Concerto pour violon numéro 2 de Mendelssohn

Genre Concerto
Nb. de mouvements 3 (attacca)
Musique Félix Mendelssohn
Durée approximative Env. 30 minutes
Dates de composition Débuté en 1838 et achevé à l'automne 1844
Dédicataire Ferdinand David
Création
Gewandhaus de Leipzig
Interprètes Ferdinand David,
Orchestre du Gewandhaus de Leipzig,
dirigé par Niels Gade
Représentations notables
Fichiers audio
I - Allegro molto appassionato
II - Andante
III - Allegretto non troppo

Le Concerto pour violon no 2 en mi mineur, opus 64 (MWV O 14), second concerto pour violon composé par Mendelssohn, figure dans le répertoire pour violon de la musique romantique allemande du XIXe siècle comme une œuvre de première importance. Esquissé en 1838, il fut achevé en 1844.

HistoireModifier

 
Ferdinand David

Cette œuvre avait été offerte par Mendelssohn à l'illustre violoniste Ferdinand David[1]. Sa première interprétation eut lieu au Gewandhaus de Leipzig le par David lui-même, sous la direction du compositeur danois Niels Gade car Mendelssohn, trop faible, ne pouvait assister à l'audition. Cependant, le de la même année, une nouvelle exécution sera redonnée, dirigée cette fois par son auteur, et toujours interprétée par David. Le succès fut immense.

Le concerto fut exécuté de nouveau le , joué cette fois par le jeune Joseph Joachim, violoniste hongrois et protégé de Mendelssohn.

AnalyseModifier

Rattaché par son sens de la mesure et la clarté de l'orchestration au classicisme, il en dépasse les limites par la qualité et la richesse foisonnante de son inspiration mélodique pour servir avec éclat le romantisme allemand. La manière dont Mendelssohn renonce à la traditionnelle exposition orchestrale en faisant commencer le concerto par le soliste est nouvelle à cette époque. Bien des interprètes en ont fait leur morceau de prédilection. Son exécution dure entre 25 et 30 minutes, et est composée de trois mouvements enchaînés :

  1. Allegro molto appassionato en mi mineur (environ 13 minutes)
  2. Andante en ut majeur (environ 8 minutes)
  3. Allegretto non troppo - Allegro molto vivace en mi majeur (environ 6 minutes)

La partition est écrite pour violon solo et un orchestre symphonique classique, composé de deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, deux cors, deux trompettes, des timbales et des cordes (deux pupitres de violons, altos, violoncelles et contrebasses)[2].

Allegro molto appassionatoModifier

Thème du premier mouvement :

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Dans le premier mouvement, le contraste entre le premier thème, qui se présente comme une sorte de chanson mais vibre de ferveur (appassionato), et le second, rêveur (tranquillo), produit une impression romantique.

AndanteModifier

Thème du deuxième mouvement :

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Le deuxième mouvement, un andante de coupe tripartite, est une typique « romance sans paroles ».

Allegretto non troppo - Allegro molto vivaceModifier

Thème d'ouverture de l'Allegro molto vivace :

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Le troisième mouvement est caractérisé par des traits capricieux et pittoresques, qui adoptent un ton qui rappelle sa musique du Ein Sommernachtstraum.

Cette œuvre compte aujourd'hui, avec les concertos de Bach, Mozart, Beethoven, Paganini, Bruch, Brahms, Tchaïkovsky, Bartók et Berg, parmi les plus belles pages concertantes pour violon.

Au cinémaModifier

Le premier mouvement de ce concerto, adapté et réorchestré par Éric Lévi, est utilisé dans le générique de fin du film Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré.

C'est également ce morceau qu'interprètent Géraldine Nakache dans L'Ex de ma vie de Dorothée Sebbagh (2014), et Daniel Auteuil dans le film Rémi sans famille réalisé par Antoine Blossier (2018).

Utilisé également dans Un illustre inconnu de Matthieu Delaporte sorti en 2014.

Repères discographiquesModifier

AnnexesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Mendelssohn dans une lettre à Ferdinand David, écrite en 1838, lui dit : « J'aimerais t'écrire un concerto pour violon l'hiver prochain. J'en ai un en mi mineur en tête, et son début ne me laisse pas en paix. »
  2. Steinberg 1998.

BibliographieModifier

Liens externesModifier