Commanderie d'Auvignac

commanderie située en Charente, en France

Commanderie d'Auvignac
Présentation
Fondation Drapeau de l'Ordre du Temple Templiers XIIe siècle
Reprise Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers 1312
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Province historique Saintonge
Département Charente
Commune Barbezieux-Saint-Hilaire
Coordonnées 45° 30′ 58″ nord, 0° 10′ 50″ ouest[1]
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Commanderie d'Auvignac
Géolocalisation sur la carte : Charente
(Voir situation sur carte : Charente)
Commanderie d'Auvignac

La commanderie Saint-Jean d'Auvignac est une commanderie hospitalière d'origine templière, située à Barbezieux-Saint-Hilaire, en Charente, au sud-ouest d'Angoulême. Il n'en reste actuellement plus aucun vestige.

HistoriqueModifier

Dès la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle, les Templiers possédaient à Auvignac un moulin, mentionné dans le cartulaire de Barbezieux. La construction d'une maison ou d'une chapelle n'est pas encore attestée[2]. Auvignac dépendait peut-être de la commanderie de Viville, située à trois kilomètres.

Le Vignac, avec son église Saint-Jean d'Auvignac, était une des 25 paroisses de la châtellenie de Barbezieux[3],[4],[5]. Selon d'autres, la commanderie aurait succédé à la paroisse, supprimée au milieu du XIIe siècle[5], et les Templiers y auraient alors implanté une maison, reprenant aussi l'église[6].

Lors de l'enquête pontificale de 1373, Auvignac, qui était passée aux Hospitaliers de Saint-Jean lors de la dissolution de l'ordre du Temple au concile de Vienne, était un membre de la commanderie du Deffend, au Tâtre[2].

Auvignac a eu à souffrir de la guerre de Cent Ans et ses deux moulins à eau furent détruits.

Au XVe siècle, Auvignac fut rattaché avec le Deffend et les trois autres membres de cette dernière (commanderie de Viville, Guizengeard et la Lande) à la commanderie des Épeaux.

Une visite de 1673 mentionne que la chapelle était en mauvais état et que sa cloche avait disparu. La messe était alors faite par le curé de Viville.

Sous l'Ancien Régime, ce sont les officiers de la maison du Tâtre qui exerçaient les droits de haute, moyenne et basse justice, possédés par l'ordre de Malte à Auvignac[2].

Dans la première partie du XVIIIe siècle, la chapelle Saint-Jean est desservie tour à tour par le curé de Lagarde, celui de la Magdeleine, voire par un Cordelier de Barbezieux[6]. En 1718, le prieur d'Aquitaine payait encore 100 livres par an au curé de Lagarde pour sa desserte[2] et elle dépendait encore en 1789 de la commanderie des Épeaux[5].

À la Révolution, la chapelle et les biens de la commanderie ont été vendus comme biens nationaux[7].

DescriptionModifier

La carte de Cassini du XVIIIe siècle indique cette commanderie au Vignac, dans le nord de la commune de Barbezieux[8]. Charles Daras s'appuyant sur le cartulaire de Barbezieux la mentionne sur la paroisse de Saint-Hilaire, actuellement commune associée, et Robert Favreau la localise plus précisément à Loubignac[5],[7].

Il ne reste en tout cas aucun vestige[5], mais on pouvait encore trouver dans les années 1980 quelques pierres et le bénitier de la chapelle probablement détruite à la Révolution, aux alentours de la ferme actuelle du Vignac[2].

Commandeurs templiersModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a b c d et e Legras 1983, p. 132 ; Jack Bocar, « Département de la Charente », sur www.templiers.net, (consulté le 3 avril 2016)
    Extrait de l'ouvrage d'Anne-Marie Legras sur www.templiers.net
  3. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300), , 426 p. (lire en ligne), p. XLIV, LXIV, LXV, 142
    Mentions de Vignac et Auvignac
  4. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne)
  5. a b c d et e « Commanderie de templiers puis d'hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem Saint-Jean », notice no IA00041382, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 61
  7. a et b Charles Daras, Les Templiers en Charente, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1954), 117 p. (lire en ligne), p. 77
  8. Carte de Cassini sous Géoportail

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier