Ouvrir le menu principal

Comité révolutionnaire
اللجنة الثورية
Logo de l'organisation
Carte de l'organisation

Devise : « انتصار, إرادة, شعب
(Victoire, Volonté, Peuple) »

Situation
Région Yémen
Création
Type Autorité gouvernementale rebelle de transition
Siège Sanaa (Yémen)
Organisation
Effectifs 5 membres
Président Mohammed Ali al-Houthi
Organisations affiliées Houthis

Site web http://www.sabanews.net/fr/

Le Comité révolutionnaire (arabe : اللجنة الثورية) est une institution exécutive transitoire, non reconnue par la communauté internationale et proclamée le au Yémen par les Houthis, lors de la guerre civile yéménite. Le Comité révolutionnaire est composé de cinq membres[1].

HistoriqueModifier

L'annonce de sa création a lieu le , environ deux semaines après la démission du président Abdrabbo Mansour Hadi, intervenue après la prise de Sanaa par les Houthis[2]. Ensuite, les négociations sont suspendues jusqu'au samedi 7 février[3]. Pourtant, deux jours plus tôt, un accord est soutenu par neuf factions politiques fut trouvé. Ali Nasser Mohamed était pressenti pour diriger ce Conseil présidentiel[4].

Cependant, le , par une déclaration constitutionnelle, les Houthis, lors d'une réunion au cours de laquelle ont participé des personnalités comme les ministres de la Défense et de l'Intérieur du gouvernement démissionnaire, ont annoncé l'instauration de ce Conseil présidentiel, chargé de diriger la transition pour une durée de deux ans, contre un an comme initialement prévu[5]. Aussi, les Houthis annoncent la dissolution de Chambre des députés et le remplacement par un Conseil national de 551 membres, chargé de nommer les membres du Conseil présidentiel, qui à son tour nomme un nouveau gouvernement[6]. Enfin, ils prévoient d'élargir le Conseil consultatif et de le rebaptiser Conseil populaire de transition[7]. Mohammed Ali al-Houthi prend le pouvoir[8].

Les États-Unis ont dénoncé la mise en place de ce conseil alors que le Conseil de coopération du Golfe a dénoncé un « coup d'État »[9].

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon demande le retour du président déchu[10]. De leur côté, les Houthis décident de reprendre le dialogue[11].

Le , un accord est trouvé pour conserver la Chambre des députés et de lui adjoindre une nouvelle chambre[12]. Les Houthis déclarent qu'il s'agit d'une « révolution »[13].

Le après que la démission de Hadi ait été refusée par le Parlement et alors qu'il était en résidence surveillée à Sanaa, il prend la fuite vers Aden, ville du sud du pays[14] et devenue par la suite capitale de facto[15]. Il déclare qu'il demeure le président en exercice, après avoir renoncé à démissionner, et déclare que les actions des Houthis étaient « nulles et non avenues »[16],[17]. Le jour-même, il déclare vouloir déplacer le dialogue à Aden[18]. Le lendemain 22 février, il rencontre des dirigeants politiques et militaires du sud du pays[19].

Le , dans une lettre adressée au Parlement, il renonce officiellement à démissionner[20]. Le jour-même, il demande aux membres du gouvernement démissionnaire de le rejoindre à Aden[20]. En réaction, les Houthis le qualifient de « fugitif » et promettent de le juger[21]. Cette décision est rejetée par les Houthis, alors qu'elle fait l'objet de nombreuses interprétations juridiques[22].

Ce Comité révolutionnaire se compose aussi de Mahmoud al-Soubeihi, ministre de la Défense et de Jalal al-Roweichan, ministre de l'Intérieur, qui sont reconduits dans leurs postes[23]. Après la défection d'al-Soubeihi en faveur du président Hadi, qui venait de revenir sur sa démission, Hussein Nagui Khairan est nommé ministre de la Défense[24], tandis qu'al-Roweichan devient président du Comité suprême de sécurité[25]. Un autre membre du comité est Talal Aklan[26]. Le vice-président du Comité est Naef Ahmed al-Qanis[27].

Le , Mohammed Ali al-Houthi annonce la poursuite des tractations pour la formation d'un Conseil présidentiel et d'un gouvernement d'union nationale[28].

En septembre 2015, les Houthis proposent de former un gouvernement avec le Parti Baas syrien et le parti chiite al-Haqq[29]. Le Congrès général du peuple refuse de faire partie de ce gouvernement[29].

Le , le Conseil politique suprême est formé par les Houthis et le Congrès général du peuple[30].

Le 15 août, le Comité révolutionnaire transmet solennellement le pouvoir au Conseil politique suprême[31]. Cependant, le Comité révolutionnaire conserve l'essentiel des pouvoirs sur les zones que les Houthis contrôlent[32].

Notes et référencesModifier

  1. « Yemeni Revolutionary Committees Issue Constitutional Declaration » (consulté le 24 décembre 2015)
  2. « Accord sur un conseil présidentiel de transition au Yémen », sur boursorama.com, (consulté le 5 février 2015)
  3. « Au Yémen, les discussions sur une sortie de crise suspendues », sur lemonde.fr, (consulté le 7 février 2015)
  4. « Yemeni Factions To Set Up Interim Presidential Council », sur Al Akhbar English (consulté le 18 août 2016)
  5. « Yémen : le Parlement dissous, les miliciens chiites s'organisent », sur lemonde.fr, (consulté le 7 février 2015)
  6. « Yémen : la milice chiite dissout le Parlement », sur lepoint.fr, (consulté le 7 février 2015)
  7. http://www.rfi.fr/moyen-orient/20150220-accord-conseil-transition-yemen-houthis-chiites-ansarullah-sanaa/
  8. « Yémen: la milice chiite consolide son emprise sur le pouvoir », sur nouvelobs.com, (consulté le 7 février 2015)
  9. « Yémen: les miliciens chiites défendent leur coup de force », sur nouvelobs.com, (consulté le 7 février 2015)
  10. « Le président du Yémen doit être rétabli (ONU) », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 février 2015)
  11. « Yémen: menacés d'isolement, les miliciens chiites acceptent de renouer le dialogue », sur nouvelobs.com, (consulté le 8 février 2015)
  12. « Accord entre groupes rivaux pour un conseil transitoire au Yémen », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 16 février 2016)
  13. http://yemenobserver.com/front-page/1208-houthis-start-three-day-conference-in-capital.html
  14. « Yemen : l'ex-président parvient à quitter sa résidence assiégée à Sanaa », sur leparisien.fr (consulté le 24 décembre 2015)
  15. Le Point, magazine, « Le Yémen écartelé entre deux capitales, Aden et Sanaa », sur Le Point (consulté le 24 décembre 2015)
  16. « Yemen's Hadi declares Houthi power grab illegal » (consulté le 24 décembre 2015)
  17. http://www.liberation.fr/monde/2015/02/21/yemen-le-president-hadi-defie-les-houthis-apres-avoir-fui-sanaa_1207431
  18. « Yémen/crise: Hadi veut transférer le dialogue hors de Sanaa » (consulté le 24 décembre 2015)
  19. « Yemen's Hadi meets with country's governors in Aden », sur Middle East Eye (consulté le 24 décembre 2015)
  20. a et b « Yémen: le président revient sur sa démission » (consulté le 24 décembre 2015)
  21. « Yémen-Les Houthis qualifient le président Hadi de "fugitif" », sur Challenges (consulté le 24 décembre 2015)
  22. « President or fugitive? Houthis reject Hadi’s letter to Parliament », sur Yemen Times (consulté le 24 décembre 2015)
  23. « February 2015 » (consulté le 30 novembre 2015)
  24. « Houthis appoint new defense minister », sur Yemen Times (consulté le 30 novembre 2015)
  25. « New Supreme Security head appointed after Al-Subaihi’s escape », sur Yemen Times (consulté le 30 novembre 2015)
  26. « Aklan rencontre Représentant résident du Haut Commissariat aux droits de l'homme » (consulté le 25 décembre 2015)
  27. « Foreign Minister Meets Yemeni Supreme Revolutionary Committee » (consulté le 24 décembre 2015)
  28. « Al-Houthi : Un conseil présidentiel bientôt formé agency », (consulté le 30 novembre 2015)
  29. a et b « Yemen’s GPC say refuse to participate in Houthi unity government », sur Middle East Monitor - The Latest from the Middle East (consulté le 29 mars 2016)
  30. « Yemen's Houthis, ousted leader formalize alliance », (consulté le 30 juillet 2016)
  31. « Cérémonie de la réception du pouvoir entre le Comité révolutionnaire suprême et le Conseil politique suprême à Sana'a » (consulté le 15 août 2016)
  32. « Yemen in Crisis », sur Google Books (consulté le 9 janvier 2018)