Ouvrir le menu principal

Collégiale Saint-Agricol d'Avignon

collégiale située en Vaucluse, en France

Collégiale Saint-Agricol d'Avignon
Image illustrative de l’article Collégiale Saint-Agricol d'Avignon
Présentation
Nom local Saint-Agricol
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archevêché d'Avignon
Style dominant Roman et gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1980)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Blason département fr Vaucluse.svg Vaucluse
Commune Blason ville fr Avignon (Vaucluse).svg Avignon
Coordonnées 43° 56′ 57″ nord, 4° 48′ 17″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Collégiale Saint-Agricol d'Avignon

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Collégiale Saint-Agricol d'Avignon

Géolocalisation sur la carte : Avignon

(Voir situation sur carte : Avignon)
Collégiale Saint-Agricol d'Avignon

La Collégiale Saint-Agricol d'Avignon est une église bâtie au VIIe siècle par saint Agricol. Elle est située à Avignon et fut élevée au rang de collégiale par Jean XXII en 1321. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1980[1].

Elle est de style gothique.

HistoriqueModifier

 
Les armes du chapitre : une cigogne d'argent tenant dans son bec un serpent, évocation du miracle de saint Agricol (détail du Retable de Boulbon, 1450 - musée du Louvre).

La tradition attribue à saint Agricol, évêque d'Avignon entre 660 et 700, la construction d'une église à cet emplacement. Des fouilles au pied de la Collégiale ont d'ailleurs mis au jour des sépultures de cette époque, ainsi que des structures antiques. Après les ravages des Sarrasins, l'église est rebâtie par l'évêque Foulques II.

En 1321, le pape Jean XXII l'érige en collégiale, et finance une partie des travaux d'agrandissement[2].

Au XVe siècle, de nombreux travaux aménagement y sont apportés :

  • La nef est allongée, ce qui entraine l'annexion de la chapelle de l’Aumône de la Petite Fusterie (datant de 1391).
  • Construction de la façade actuelle
  • Construction du parvis et de l'escalier.

Après la Révolution française, la collégiale est restaurée en 1802, par l'évêque, qui la consacre cathédrale, en attendant la réhabilitation de la Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon.

ConstructionModifier

La façadeModifier

La façade est une création conjointe de 3 personnes : Antoine Colin de Lyon, Didier Millot de Toul et Antoine Carteron de Bourges. Le tympan, au-dessus du portail principal, est une œuvre polychrome du sculpteur lorrain Ferrier Bernard et date de 1488 - 1489.

Le clocherModifier

 
Clocher de Saint-Agricol

Simple tour carrée, le clocher est commencé en 1537 mais n'est achevé que de 1737 à 1746 lorsqu'il est rehaussé de deux étages par l'architecte avignonnais Joseph-Abel Mottard. Il a été restauré en 2012[3].

BâtimentModifier

 
Nef
 
Fonts Baptismaux

Les nefs latérales sont bordées, d'est en ouest, de dix chapelles :

  • six au nord:
    • Chapelle des "Pauvres Femmes", dont la construction fut financée par la famille Grilhet, en 1547; on y trouve le monument funéraire des Grilhet, et un autel en marbre polychrome avec deux anges adorateurs tous trois dus au ciseau de Jean-Baptiste II Péru.
    • Chapelle du Purgatoire, qui porta d'abord le nom de Notre-Dame de Lorette. Pompée Catelina, originaire de la ville de Réati en Italie, commandant de l'infanterie pontificale pour la ville d'Avignon et le Comtat Venaissin, mort en 1613 et fondateur des Pénitents noirs de la Miséricorde, y est enterré.
    • Chapelle Saint-Joseph,
    • Chapelle Sainte-Barbe, siège en 1650 de la confrérie du Saint-Sacrement dont les membres avaient en charge la Fabrique de la collégiale.
    • Chapelle Saint-Michel,
    • La Chapelle Sainte-Apollonie, ou des fonts baptismaux aujourd'hui, date de 1485 peu après l'agrandissement de l'église et reçut la dépouille de Jean de Chabert de Barbentane qui finança en partie la nouvelle façade extérieure. Les fonts baptismaux, en marbre, aux armes de saint Agricol (Cigogne et Serpent), sont une œuvre de Mariotty (1847),
  • quatre au sud :
    • Chapelle Sainte-Anne, construite en 1851
    • Chapelle de la Vierge, dite de Brantes, édifiée entre 1703 et 1707 sur les plans et sous la maîtrise d’œuvre de Jean Péru pour le compte de Pierre II de Bianco, marquis de Brantes, pour l'adoration du Saint-Sacrement; elle abrite, face à face, 2 tombeaux de la famille de Brantes pour Pierre Ier et Alexandre de Bianco, nobles florentins tous deux intendants du Trésor militaire et de la Porte du palais apostolique (grand-père et père de Pierre II), et trois statues remarquables : au centre sur l'autel une Vierge à l'Enfant d'Antoine Coysevox et sur chaque monument funéraire une sainte Élisabeth et un saint Jean-Baptiste dus à Jean Péru.
    • Chapelle du Saint-Crucifix, appelée dans un premier temps Notre-Dame de Pitié, puis Saint-Lazare,
    • Chapelle Saint-Agricol

MobilierModifier

  • Le maître-autel de style baroque, sculpté par Jean-Baptiste II Péru en 1767, qui renferme, dans une caisse de plomb, les reliques de saint Magne et celles de saint Agricol ;
  • Une Assomption , peinture sur bois de Simon de Châlons datée de 1539, au-dessus du maître-autel ;
  • Le monument funéraire des Doni réalisé en 1525 par le sculpteur Imbert Boachon pour le compte de Pierre de Doni, noble florentin, chevalier de l'ordre du Roi, ayant épousé en 1556 Jeanne de Baroncelli-Javon ;
  • Le grand orgue romantique[4], construit par Charles Spackmann Barker et Verschneider en 1862, et son buffet néo-gothique à trois tourelles surmontées de clochetons ;
  • Quelques toiles de Nicolas Mignard, dont une Piétà d'après le Carrache, et une Adoration des bergers ;
  • Une très belle copie par Philippe Sauvan du Saint Michel du Guide (Guido Reni).
  • Au revers de la façade, côté sud, épitaphe avec médaillon sculpté de l'architecte Pierre II Mignard, mort en 1725.
  • l'autel en marbre polychrome de la chapelle des "Pauvres femmes" avec ses deux anges adorateurs, œuvre de Jean-Baptiste II Péru en 1771 pour la chapelle des Bénédictines Sainte-Catherine.


maître-autel 
Assomption par Simon de Châlons 
orgue Backer & Verschneider 
tombeau des Doni 
autel de la chapelle des Pauvres Femmes 

Les clochesModifier

Le clocher datant des XVIe siècle et XVIIIe siècle est doté de quatre cloches de volée :

En savoir plusModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

Articles connexesModifier