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Colette Lequien
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Biographie
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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 94 ans)
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Colette Lequien, née le et morte le , est une altiste française.

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BiographieModifier

FormationModifier

Alors qu'elle est enfant, son père médecin et épris de violon l'incite à pratiquer un instrument de musique[1]. Elle débute des leçons de piano mais elle se tourne rapidement vers le violon qu'elle préfère. À l'âge de onze ans, elle commence la pratique du violon au Conservatoire de Versailles avec le professeur M. Roberval, obtenant le deuxième prix de violon en 1936[2], puis elle étudie l'alto dans la classe d'André Jouvensal. À dix-neuf ans, elle intègre, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse (CNSM), dans la classe de Maurice Vieux et y obtient un premier prix d'alto en 1942[3],[4]. Elle travaille également avec Pierre Pasquier et Gabriel Bouillon.

AltisteModifier

Dès décembre 1943, elle se produit à la salle de l'École normale de musique de Paris[4]. Sa carrière d'altiste débute dans l'orchestre Pasdeloup, un des rares orchestres à cette époque à accepter des femmes. Elle fait partie ensuite de nombreux orchestres de chambre en tant qu'alto-solo : l'orchestre Louis de Froment, l'orchestre Maurice Héwit, l'orchestre Oubradous... Elle joue par ailleurs dans des brasseries. Elle intègre le Quatuor à cordes Sonia Lovis (1944-1947) ainsi que le quatuor féminin de Paris (1949–1953). En février 1947, alors qu'elle doit partir en tournée au Portugal avec l'orchestre féminin Ars Rediviva, elle annule sa réservation d'avion au dernier moment et échappe au crash du vol près de Lisbonne[5] qui décime l'orchestre (huit musiciens sont tués).

Elle participe à des sessions d'enregistrement de musique de variétés et de films avec des compositeurs tels que Michel Legrand et Georges Delerue. Une de ses plus longues et belles expérience de chambriste est sa participation au quintette Marie-Claire Jamet[6] (avec Marie-Claire Jamet à la harpe, Christian Lardé à la flûte, José Sanchez puis Hervé le Floch au violon et Pierre Degenne au violoncelle)[7].

En février 1947, elle se produit au centre culturel de la Société des concerts du conservatoire, où elle interprète le quatuor en ré pour flûtes et cordes de Mozart ainsi que les Commentaires sur de très anciens thèmes espagnols du musicien cubain Joaquín Nin[8].

ProfesseureModifier

Parallèlement à sa carrière musicale, elle enseigne l'alto d'abord au Conservatoire de Versailles puis à l'École normale de musique de Paris et au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris à partir de 1971 jusqu'en 1987[8],[3],[9]. Elle y a notamment pour élèves Michel Michalakakos[10], Pierre Lénert[11],[12] et Jean-Baptiste Brunier[13].

Elle est secrétaire générale de l'Association des anciens élèves et élèves des conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse[14].

Fin de vieModifier

Elle meurt le 21 janvier 2015 à l'âge de 94 ans, dix jours après le décès de son mari, le peintre Pierre Potet. Un hommage sous forme de concert lui est rendu en novembre 2015 par le Conservatoire de Paris[15].

« L'association des élèves et anciens élèves du Conservatoire de Paris, créée il y a cent ans, rend hommage à Colette Lequien, disparue en janvier 2015. Secrétaire générale de l'association pour laquelle elle s'est beaucoup engagée, musicienne et professeur d'alto, figure du Conservatoire et du monde musical, Colette Lequien n'a eu de cesse d'accompagner les artistes formés par le Conservatoire[3]. »

FamilleModifier

Sa nièce, Isabelle Lequien, est également une altiste renommée. Elle a été élève dans la classe d'alto de sa tante au CNSM de Paris où elle a obtenu un premier prix en 1985 et enseigne au Conservatoire de Boulogne-Billancourt[16].

Ouvrage pédagogiqueModifier

Colette Lequien publie un ouvrage pédagogique intitulé Gammes journalières et arpèges pour alto, éd. Gérard Billaudot (1971)[17] (OCLC 971852033)

DiscographieModifier

Colette Lequien a enregistré des disques sur des labels tels que Calliope, EMI, Erato, Harmonia Mundi, Philips et Valois[7]. De nombreux extraits figurent sur Gallica, « BnF Collection sonore »[18],[19].

Notes et référencesModifier

  1. « Entretien avec Colette Lequien », sur Amis de l'alto,
  2. « Comoedia / rédacteur en chef : Gaston de Pawlowski », sur Gallica, (consulté le 16 janvier 2019)
  3. a b et c « Communiqué de l'AMOPA suite au décès de Colette Lequien » [PDF].
  4. a et b « Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris »,
  5. Fiche du crash du Douglas C-47A-30-DK (DC-3C) d'Air France le 1/02/1947 près de Lisbonne
  6. « Quintette Marie-Claire Jamet », sur data.bnf.fr (consulté le 9 janvier 2019)
  7. a et b (en) Colette Lequien sur Discogs
  8. a et b https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9603135r/f12.image
  9. https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&page=1&query=(gallica%20adj%20%22Colette%20Lequien%22)
  10. « Biographie Michel Michalakakos » (version du 4 juillet 2011 sur l'Internet Archive)
  11. « Rapport de recherche », sur rapportgallica.bnf.fr (consulté le 1er octobre 2018)
  12. « Biographie de Pierre Lenert », sur paganinicaprices.net (consulté le 6 juin 2018)
  13. https://sites.google.com/site/violonaltovioloncellecb1/oeuvres-pour-alto
  14. http://assocnsmd.fr/category/hommages/
  15. « Concert hommage à Colette Lequien », sur conservatoiredeparis.fr
  16. « Biographie d'Isabelle Lequien sur le site de l'association des anciens élèves du CNSM de Paris » (consulté le 7 juin 2018)
  17. « Bibliographie de la France », sur rapportgallica.bnf.fr.
  18. « Votre recherche - "Colette Lequien" : 15 résultats - Gallica », sur gallica.bnf.fr (consulté le 16 janvier 2019)
  19. « Votre recherche - Lequien Colette : 6 résultats - Gallica », sur gallica.bnf.fr (consulté le 16 janvier 2019)
  20. Debussy, Sonate pour flûte, alto et harpe (extraits) disponible sur Gallica
  21. Milhaud, Les rêves de Jacob (extraits) disponible sur Gallica
  22. Diapason, Dictionnaire des disques et des compacts : guide critique de la musique classique enregistrée, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », 1990, 3e éd., xiv-1076 p. (ISBN 2-221-05660-4, OCLC 868546991, notice BnF no FRBNF34951983), p. 757 : « Trois œuvres de premier plan servie par d'excellents artistes. »

Liens externesModifier