Co-cathédrale du Saint-Nom-de-Jésus de Jérusalem

Cocathédrale du Saint-Nom-de-Jésus
Image illustrative de l’article Co-cathédrale du Saint-Nom-de-Jésus de Jérusalem
Entrée de la cathédrale
Présentation
Culte Catholicisme
Type Cocathédrale
Début de la construction 1862
Fin des travaux 1872
Style dominant style néogothique
Géographie
Pays Drapeau d’Israël Israël
Ville Jérusalem
Coordonnées 31° 46′ 40″ nord, 35° 13′ 38″ est
Géolocalisation sur la carte : Israël
(Voir situation sur carte : Israël)
Cocathédrale du Saint-Nom-de-Jésus

L'église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, construite au XIXe siècle, est la cocathédrale du patriarcat latin de Jérusalem. Sise à Jérusalem, en Terre sainte, elle abrite la chaire épiscopale du patriarche.

HistoriqueModifier

La cocathédrale de style néogothique a été construite de 1862 à 1872 à l'initiative du patriarche latin Mgr Giuseppe Valerga (1813-1872) et a été consacrée pour le vingt-cinquième anniversaire de sa consécration en tant que patriarche de Terre sainte, le . Elle peut accueillir 500 fidèles. Elle est surmontée d'un clocher. Elle a été restaurée entre 1986 et 1988.

Trois papes l'ont récemment visitée, lors de leur pèlerinage en Terre Sainte: Paul VI en 1964, Jean-Paul II en 2000, pour le grand jubilé de l'Année Sainte, et Benoît XVI en 2009.

ArchitectureModifier

 
Toiture et clocher de la cocathédrale du Très-Saint-Nom-de-Jésus
 
Détail du maître-autel
 
Statue de saint Pierre
 
Vitrail représentant l'Agneau pascal, entouré des symboles des Évangélistes, au-dessus du porche
 
Vitrail représentant la Résurrection du Christ

L'église est de plan basilical. Le maître-autel est flanqué à droite de l'autel du Saint-Sacrement[1], et à gauche de l'autel de Saint-Joseph, au nord[2]. Le maître-autel recouvert de feuilles d'or est l'œuvre de la Maison Poussielgue de Paris, d'après des dessins d'élèves de Viollet-le-Duc. L'empereur François-Joseph[3] en fut le donateur principal. Des statues sculptées par Désiré Froc-Robert dominent l'autel. Elles représentent saint Louis et la couronne d'épines, sainte Hélène, saint Jacques et saint Jean-Baptiste. Napoléon III a offert la représentation de la Vierge et de l'Enfant-Jésus à gauche.

PatrimoineModifier

  • On remarque au milieu du flanc droit l'autel de Notre-Dame des Douleurs, et en face de l'autre côté une réplique exacte de la statue de saint Pierre de la basilique Saint-Pierre de Rome, à côté de l'autel du Cœur Immaculé de Marie[4]. Cet autel est surmonté d'un tableau de la Vierge de l'école de Murillo et flanqué des statues des saints Cyrille et Méthode.
  • À droite de l'autel de Notre-Dame des Douleurs, se trouve l'autel du Saint-Esprit.
  • L'église est ornée de nombreuses statues et de vitraux dans le goût néogothique, issus de l'atelier Lorin de Chartres.
  • Le tableau au-dessus de l'autel du Saint-Esprit représentant la Pentecôte, avec la Vierge Marie entourée des apôtres, est remarquable. Les fresques des voûtes sont l'œuvre de Vincenzo Pacelli.
  • Le sol est recouvert d'un pavement de marbre blanc de Livourne (comme les marches des autels) entouré de pierre noire de la Mer Morte.
  • La chaire de bois de style néogothique est l'œuvre de la Maison Poussielgue et a été donnée par des fidèles parisiens.
  • L'orgue provient de la Maison Bassani, de Venise.
  • La crypte accueille plusieurs sépultures d'ecclésiastiques.

IllustrationsModifier

RéférencesModifier

  1. Plusieurs ecclésiastiques de la custodie y sont inhumés
  2. Mgr Valerga et Mgr Bracco y sont enterrés
  3. Dont on remarque les armoiries
  4. Offert par le baron Haussmann, fils spirituel de Mgr Valerga

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier