Clitoris

organe de l'appareil reproducteur féminin
Clitoris
Schéma du clitoris de la femme (en rose) et structures adjacentes.
Détails
Système
Vascularisation
Artère dorsale du clitoris (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Drainage veineux
Innervation
Embryologie
Tubercule génital (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Comprend
Identifiants
Nom latin
ClitorisVoir et modifier les données sur Wikidata
MeSH
A05.360.319.887.436
Nom MeSH
Clitoris
TA98
A09.2.02.001Voir et modifier les données sur Wikidata
TA2
3565Voir et modifier les données sur Wikidata
FMA
9909Voir et modifier les données sur Wikidata
Référence anatomique Gray
Sujet
270
Page
1266

Le clitoris, terme latin issu du Grec ancien κλειτορίς, "clef" ou "fermoir", est un organe exclusivement féminin. Il appartient au système reproducteur des amniotes mais il peut disparaître au cours du développement embryonnaire. Le clitoris est issu de la même structure que le pénis qui est donc son homologue. Il est présent chez tous les mammifères, dont l'homo sapiens, et chez certains sauropsides. Il est généralement possédé en un unique exemplaire. Il peut être au nombre de deux, par exemple pour les squamates.

Sa morphologie et son positionnement par rapport aux autres organes génitaux sont variables selon l'espèce animale. Chez la femme, ses parties externes sont le gland et le capuchon du clitoris. Il se prolonge à l'intérieur du corps par les corps caverneux du clitoris et les bulbes du vestibule. Il est situé à l'intérieur de la vulve, protégé sous les grandes lèvres et positionné au bas du mont du pubis. Il est rejoint par les petites lèvres. L'anatomie du clitoris des autres animaux est généralement mal connue, mais chez les mammifères, elle semble suivre un modèle approchant.

Le clitoris est, chez la femme, un organe très sensible, car fortement innervé, dont la seule fonction est de procurer du plaisir lorsqu'il est stimulé. Il en est de même pour les quelques espèces animales pour lesquels la physiologie de cet organe a été interrogé. Pour la femme, sa stimulation peut conduire à l'orgasme.

La principale pathologie le concernant est le syndrome d’excitation génitale persistante. Le clitoris est éventuellement l'objet de modifications anatomiques intentionnelles ou non. Elles peuvent par exemple avoir lieu à cause de mutilations génitales féminines — pour replacer les femmes dans une situation de subordination à l’ordre masculin —, d'une transition de genre ou bien être réalisées sous la forme de piercings génitaux.

La connaissance sur le clitoris des femmes ne commence réellement à émerger dans la littérature scientifique qu'à partir du XVIe siècle. Un temps perçu dans les sociétés occidentales comme responsable de nombre de maux féminins et donc volontiers excisé, il devient après la Seconde Guerre Mondiale un symbole du féminisme. Son anatomie et sa physiologie sont encore méconnus du grand public.

Étymologie modifier

Le mot clitoris est un terme latin inventé dans les années 1610. Il trouve probablement son origine dans le Grec ancien κλειτορίς (kleitoris), "clef" ou "fermoir", peut-être dérivé du verbe κλείειν (kleiein), "gainer" ou "fermer"[1],[2],[3]. Ce terme ferait référence au fait qu'il soit recouvert par les petites lèvres[2], ou indiquerait qu'il est perçu comme la clef pour ouvrir l'accès au sexe féminin, désigné comme une porte[3].

D'autres étymologies ont été proposées. Clitoris serait une dérivation d’un mot *κλείτωρ qui serait à rapprocher de κλειτύς, qui signifie « coteau, colline », ce qui le rattacherait de la racine de κλίνω, « incliner »[2],[3].

Outre κλειτορίς[4], les Grecs ont également utilisé les termes nymphē, un usage figuré, littéralement "mariée, charmante jeune femme" ou kystho-korone, littéralement "couronne du vagin"[2].

L'Oxford English Dictionary indique que la forme abrégée « clit » ("clito" en français), dont la première occurrence a été constatée aux États-Unis, est utilisée sous forme imprimée depuis 1958 : jusque-là, l'abréviation courante était « clitty »[5].

Dans la littérature médicale et sexologique, le clitoris peut être dénommé organe bulbo-clitoridien, ou faussement, complexe clitoridien ou clitoris-urétro-vaginal[6],[7]. Le clitoris est parfois appelé « pénis féminin » ou pseudo-pénis[7] et le terme clitoris est couramment utilisé pour désigner le gland seul[8].

Développement embryonnaire et homologie modifier

 
Étapes du développement des organes génitaux externes chez l'humain.
 
Homologie du pénis et du clitoris humain.

Chez les amniotes, le développement embryonnaire des organes génitaux dépendants du sexe commence avec le développement de trois structures appariées, les gonflements cloacaux antérieur et postérieur et le tubercule génital (en), une structure indifférenciée. Les hormones sexuelles, les estrogènes ou la testostérone dirigent le développement des organes génitaux respectivement féminins ou masculins[9],[10]. Les bourgeons génitaux issus du tubercule génital, se situent dans l'entrée du cloaque. Soit ils restent séparés pour former une paire d'hémiclitoris ou d'hémipénis chez les squamates, soit ils fusionnent pour former l'appareil érectile que sont le clitoris ou le pénis chez les crocodiles, les oiseaux (lorsque le pénis est présent), les tortues et les mammifères[10]. Le clitoris est présent chez tous les amniotes mais selon les espèces peut disparaître au cours du développement embryonnaire[11]. Le clitoris, quelque soit sa forme, est homologue au pénis[11].

Parmi les squamates, la différenciation sexuelle résulte soit de la génétique — par exemple les chromosomes sexuels —, soit de conditions environnementales — par exemple la température —, soit d'une combinaison des deux[10].

La différenciation sexuelle des mammifères est déterminée par le spermatozoïde qui porte un chromosome X (femelle) ou Y (mâle). Le système reproducteur se développe à partir de deux structures différentes — initialement présentes chez tous les embryons —, les canaux de Müller pour les voies féminines, les canaux de Wolff pour les masculines[9],[12],[13]. Les gonades primordiales se différencient en ovaires sauf s'il y a activation du gène SRY sur le chromosome Y. Chez l'humain, la différenciation des organes génitaux externes commence vers la dixième semaine[12],[13].

Pour l'espèce humaine, le gland et le corps du clitoris se forment à partir des mêmes tissus qui deviennent le gland et la tige du pénis. Cette origine embryonnaire partagée rend ces deux organes homologues, c'est-à-dire qu'ils sont des versions différentes de la même structure. Les replis uro-génitaux restent ouverts et deviennent les petites lèvres pour l'embryon féminin, se rejoignent autour d'une gouttière et forment la partie terminale de l'urètre, qui traverse le pénis, chez l'individu masculin. Les bourrelets génitaux fusionnent à leurs deux extrémités pour devenir les grandes lèvres féminines, fusionnent en totalité pour former le scrotum masculin où migreront ultérieurement les testicules. Pour la femme, l'orifice du sinus uro-génital devient le vestibule vulvaire, dans lequel viennent s’ouvrir le vagin et l’urètre[6],[13].

Le clitoris présente un capuchon qui est l'équivalent du prépuce du pénis, qui recouvre le gland. Il possède également une tige qui est attachée au gland. Les corps caverneux masculins sont homologues aux corps caverneux clitoridiens, le corps spongieux est homologue aux bulbes vestibulaires situés sous les petites lèvres, le scrotum est homologue aux grandes lèvres et le raphé périnéal est homologue aux petites lèvres[6],[13],[14],.

Anatomie modifier

Le clitoris est un organe exclusivement féminin, présent chez les mammifères femelles, et qui procure du plaisir lorsqu'il est stimulé. Il s'agit de sa seule fonction[15],[16]. L'anatomie du clitoris a fait l'objet de peu d'études chez les non-humains au contraire de celle du pénis[17] alors que des milliers d'espèces animales en sont pourvues[18].

Anatomie chez la femme modifier

 
Vulve avec la partie visible du clitoris et les parties situées sous la peau.

Le clitoris fait partie de l'appareil génital féminin externe mais la plupart de ses composants ne sont pas apparents[6]. De même origine embryonnaire que le pénis, le clitoris présente une structure homologue[6].

Le clitoris comprend deux réseaux neurovasculaires distincts. L’un est formé de deux corps caverneux fusiformes, entourés d’une tunique albuginée. L’autre est constitué de deux corps spongieux tumescents entourés d’une fine tunique. Ces deux réseaux, sont connectés fonctionnellement par un plexus veineux, la pars intermedia (en)[6].

Réseau des corps caverneux modifier

  • Corps caverneux
 
Les muscles du périnée féminin.

Les corps caverneux ou piliers, au nombre de deux, sont insérés chacun séparément sur les faces inférieures et antérieures des branches ischio-pubiennes du bassin osseux[6]. Ils sont entourés d'une albuginée puis par les muscles ischio-caverneux[6]. Cette paire de régions de tissu érectile en forme d'éponge s'engorge de sang pendant l'érection clitoridienne[19], tout comme les corps caverneux du pénis[20].

Les corps caverneux se rejoignent en avant de la symphyse pubienne, formant ainsi un V, et sont en communication vasculaire[6]. Ils sont adjacents aux bulbes vestibulaires[6]. À leur point de réunion, les corps caverneux forment le corps du clitoris dont il est distingué différentes parties. Le corps ascendant du clitoris long d’environ 1 cm est poursuivi par un angle vers le bas et l’avant, dénommé genou ou coude du clitoris[6]. Il se prolonge ensuite par le corps descendant, long d’environ 3 cm, aussi appelé hampe ou tige du clitoris. Le genou du clitoris est relié à la symphyse pubienne par un ligament suspenseur. Le corps du clitoris est, comme les piliers, recouvert d’une albuginée, puis par une gaine, le fascia du clitoris[6].

Les extrémités des corps caverneux se terminent en pointes et semblent être ancrées par un ligament dans le gland du clitoris[6].

  • Gland
 
Extrémité visible du clitoris humain.
1 : capuchon - 2 : gland - 3 : petites lèvres.

Le gland clitoridien, fortement innervé, est positionné à l'extrémité supérieur du corps clitoridien[19]. Issu des petites lèvres vaginales, le gland clitoridien est la seule partie émergée du clitoris[16]. Il prend la forme d'une calotte[19]. Il est de forme très variable et de couleur rosée chez la jeune femme, quelle que soit la couleur de la peau[21], plus rouge chez la femme non ménopausée, et généralement plus terne voire bleu-gris chez la femme ménopausée[DL 1]. Ces différences de couleur sont la conséquence de variations dans la vascularisation[DL 1].

Il mesure généralement entre 4 et 6 mm de long pour en moyenne 5 mm de diamètre[16]. Les dimensions du gland n'ont aucun rapport avec la taille ou le poids, l'usage d'un contraceptif ou la ménopause, mais varient selon l'appartenance ethnique, et augmentent avec la grossesse[DL 2].

Le gland clitoridien est homologue du gland masculin[21]. Le corps clitoridien s'engorge de sang lors de l'excitation sexuelle, érigeant le gland clitoridien mais les recherches sont contradictoires quant à savoir si le gland est composé ou non de tissu érectile[19],[8].

On estime que le gland clitoridien, ou l'ensemble du clitoris, compte 8 000, voire 10 000 ou plus, terminaisons nerveuses sensorielles[22]. Elles pourraient être deux fois moindres ou en nombre identique pour le gland ou l'ensemble du pénis, les sources étant contradictoires[C 1],[DL 3]. En tenant compte de leur taille différente, le gland clitoridien est extrêmement plus sensible que le gland du pénis[DL 3].

  • Capuchon clitoridien
 
Le capuchon clitoridien présente une variation anatomique normale en termes de taille et d'apparence chez les femmes adultes. En position debout et les jambes fermées, il peut être entièrement recouvert par les grandes lèvres chez certaines, prononcé et visible chez d'autres.

Le gland est recouvert à sa base par le tissu des petites lèvres[23]. Il l'est également aux deux tiers par le capuchon clitoridien, à peau lisse et sans poil, qui forme à sa partie inférieure un prépuce. Ce repli d'une longueur moyenne de 3 cm glisse facilement sur le gland. Il en voile habituellement les faces latérales et supérieures à l’état de repos, les protégeant des contacts[16]. Faisant saillie à l'avant de la commissure des lèvres, il est partiellement formé par la fusion de la partie supérieure des plis externes des petites lèvres de la vulve qu'il sépare[DL 4]. Il existe une grande variabilité dans le recouvrement du gland par le capuchon, allant de complètement couvert à entièrement exposé[24].

  • Frein

Le frein clitoridien, aussi appelé frein vulvaire[25] ou bien frein des lèvres de la vulve[26], est un frein, c'est-à-dire une bande de tissus[27]. Située juste au-dessus du vestibule vulvaire, elle est formée par l'insertion des petites lèvres dans la partie postérieure du gland. Sa forme est variable[DL 5]. Le frein clitoridien est homologue du frein pénien chez les hommes[27]. La fonction principale du frein est de maintenir le clitoris dans sa position[27].

Réseau des bulbes vestibulaires modifier

Les bulbes vestibulaires sont des structures tumescentes faite de corps spongieux[6]. De forme ovoïde, ils mesurent de 3 à 5 cm de long[6]. Leur taille peut dépendre de l'âge et de l'œstrogénisation[19].

Les bulbes vestibulaires sont situés de part et d'autre de l'orifice vaginal. Ils se rejoignent entre le méat urétral et le corps du clitoris, formant la commissure bulbaire[6]. Leur parties antérieures sont connectées au genou et corps du clitoris par la pars intermedia (en) qui comporte un riche réseau veineux[6]. Leur partie postérieure est au contact des glandes vestibulaires majeures (ou glandes de Bartholin)[6]. Les bulbes sont entourés en haut par le diaphragme urogénital, et en bas et latéralement par le muscle bulbo-spongieux[6]. Un résidu de tissu embryonnaire pourrait également relier le corps du clitoris à la commissure bulbaire, mais la question est controversée[6].

Les bulbes du vestibule sont l'équivalent du corps spongieux masculin mais contrairement à celui-ci ils n'encerclent pas complètement l'urètre[19].

Innervation et vascularisation modifier

Le clitoris présente d'innombrables terminaisons nerveuses, issues d'embranchements du nerf dorsal du clitoris ce qui lui procure une extrême sensibilité[28]. Leur intégrité est essentielle au fonctionnement du système clitoridien[28],[29].

Le nerf dorsal du clitoris est une branche terminale du nerf pudendal. Il croise la face médiale du ligament suspenseur du clitoris, puis se distribue dans les corps caverneux et spongieux du clitoris, où il assure la liaison entre les système nerveux sympathique et parasympathique et les corps érectiles du clitoris. Le nerf dorsal se retrouve ensuite dans la peau et la muqueuse du gland et du capuchon du clitoris, ainsi que dans la partie supérieure des petites lèvres de la vulve[28].

Taille modifier

Selon une revue de la littérature, le clitoris mesure en moyenne 10 à 12 cm dont 5 à 7 cm pour son corps (gland compris), 6 cm pour les piliers, 4,5 cm pour les bulbes et 5 mm pour le gland[30]. Mais de nombreuses femmes ont un clitoris plus grand que la moyenne, par exemple celles qui ont une variation du développement sexuel comme l'hyperplasie congénitale des surrénales, ou une partie des femmes ayant un syndrome des ovaires polykystiques. Le fait d'avoir un clitoris plus grand que la moyenne (ayant parfois l'aspect d'un petit pénis) est généralement une variation naturelle du développement sexuel et n'occasionne pas de problème de santé[31]. L'exposition in utero à des polluants dits perturbateurs endocriniens masculinisant pourrait expliquer certains cas de pseudohermaphrodisme et de clitoris anormalement grands, y compris chez l'animal (par exemple, certaines femelles d'Ours blanc, dans l'Arctique où la chaine alimentaire peut concentrer de tels polluants, présentent des méga-clitoris)[32].

Anatomie chez les autres animaux modifier

Au moins 10 000 espèces animales possèdent un clitoris[18] dont la totalité des mammifères[33]. Il a également été mis en évidence chez des sauropsides : des oiseaux comme les ratites[K 1], des espèces d'oiseaux dont le mâle possède un pénis, les tortues, les crocodiles et d'autres reptiles[34],[10]. Malgré tout, il y a peu d'études détaillées sur l'anatomie du clitoris chez les non-humains au contraire de celle du pénis[10],[17]. Chez les mammifères, le clitoris présente, contrairement au pénis, un large éventail de variations structurelles et positionnelles[9].

Mammifères modifier

Les mammifères actuels sont divisés en deux sous-classes, les prototheriens et les theriens. Les recherches sur le clitoris n'ont pratiquement concerné que les animaux de la sous-classe theria.

  • Positionnement

La plupart des animaux ne possèdent qu'un seul clitoris[9] mais chez les marsupiaux, les femelles ont deux utérus et deux vagins et peuvent avoir deux clitoris[K 2]. Dans la sous-classe de mammifère des thériens, à l'origine, le corps du clitoris était situé à l'extrémité caudale d'un canal génital tubulaire. Cet état s'est maintenu chez plusieurs espèces d'euthériens, notamment chez les xénarthres. Le corps du clitoris semble avoir été repositionné vers un emplacement plus profond dans le canal génital chez les laurasiathériens[9].

Dans le vivant actuel, le clitoris peut être traversé par le canal génital ou en être séparé tout en lui restant associé. Dans le premier cas, le corps du clitoris est situé à l'intérieur du canal génital (ex : éléphants, lamantin d'Amazonie)[9]. Dans le deuxième cas, il est localisé sur son bord (ex : primates) ou à l'extérieur de celui-ci (ex : rongeurs, talpidés)[9]. Lorsque l'urètre ne rejoint pas le vagin, comme chez de nombreux rongeurs, il peut traverser le clitoris dont le corps et le gland sont exposés. Il en est de même parmi quelques espèces de mammifères où le canal génital traverse le clitoris[9].

  • Dimension et forme externe

Le corps du clitoris est long et fort chez les lagomorphes (lapin, lièvre) et à peine moins développé chez les carnivores[35]. Le clitoris est épais mais bien plus court en proportion chez les équidés (chevaux, ânes, zèbres), grêle mais relativement long chez les ruminants (bovins, ovins, caprins…) et les porcins (porc, sanglier…)[35]. Des mesures des organes génitaux des moutons ont montré que la taille du corps du clitoris n'a pas d'impact sur les échecs de reproduction au contraire de la longueur du vagin[36].

Lorsqu'il est traversé par l'urètre (ex : lémuriens, tarsiers[K 3], cétacés[37]) ou le vagin (ex : hyène tachetée), le clitoris est hypertrophié[9]. Les espèces concernées ne sont pas étroitement apparentées et ce type de structure clitoridienne résulte de plusieurs évolutions indépendantes[9]. L'allongement du clitoris jusqu'à la longueur du pénis mâle s'observe également dans divers autres clades sans que l'urètre ou le canal génital soit incorporé, par exemple chez les atèles[9]. Au sein de quelques espèces, la similitude avec le pénis est particulièrement visible. Il en est ainsi pour les taupes[38] ou la hyène tachetée[39]. Pour cette dernière, le clitoris, d'une longueur moyenne extérieure de plus de 17 cm, est complété par des grandes lèvres gonflées par deux boules graisseuses. Le tout est alors assez ressemblant avec le sexe du mâle ce qui rend ainsi la distinction entre les sexes de cette espèce très difficile[39].

L'étendue de la bifurcation du corps du pénis est ordinairement analogue à l'étendue de la bifurcation du corps du clitoris[9]. La partie externe du clitoris peut être recouverte de petites épines. Elles sont situées à la base chez le fossa[40], au sommet du clitoris chez la hyène tachetée[39]. Le gland du clitoris est recouvert d'un capuchon chez beaucoup d'espèces. Chez la taupe, le capuchon est particulièrement large[9]. D'après une étude phylogénétique, une structure bipartite du gland clitoridien semble être caractéristique des premiers groupes de mammifères thériens (marsupiaux, afrotheria et xenarthra), et est absente dans tous les autres clades eutheriens. Elle est donc probablement ancestrale chez les thériens et perdue chez les boreoeutheriens[9].

  • Parties internes
 
Systèmes reproducteurs mâles (à gauche) et femelles (à droite) de la hyène tachetée. AG, glande anale ; B, vessie ; BU, bulbe de l'urètre ; CC, corps clitoridien ; CG, glandes de Cowper ; CP, corps du pénis ; CS, corps spongieux ; FT, tube utérien ; GC, gland clitoridien ; GP, gland du pénis ; LA, muscle élévateur de l'anus ; O, ovaire ; P, pénis ; Pr, prépuce ; R, rectum ; RC, muscle rétracteur du clitoris ; RL, ligament utérien ; RP, muscle rétracteur du pénis ; S, scrotum ; T, testicule ; UCG, canal urogénital ; Ur, urètre ; Ut, Utérus ; VD, conduit déférent.

Généralement, lorsque le pénis du mâle d'une espèce comporte un os pénien, le clitoris de la femelle possède un os clitoridien[9], par exemple parmi certaines espèces des ordres des chiroptères, des primates (ex : atèles, cebus), des rongeurs (ex : loutre et lapin), des carnivores (ex : fossa)[41],[42],[40],[K 4], des échidnés[43]. Au sein d'une clade, lorsque l'évolution entraîne une perte de l'os pénien chez plusieurs espèces, en raison de la plus petite taille de l'os clitoridien, il y a une disparition de celui-ci chez un nombre encore plus grand d'espèces[9].

La présence et les caractéristiques des parties internes du clitoris sont moins bien documentées. Majoritairement, les corps caverneux réunis ne forment qu'un seul corps clitoridien. Dans tous les cas, les corps caverneux et le corps du clitoris sont situés ventralement le long de l'urètre. À l'intérieur de l'animal, les corps caverneux se poursuivent sous la forme d'une paire de racines séparées qui s'étendent le long des os du pubis en direction de l'ischion. Ces racines s'attachent au muscle ischio-caverneux lui-même fixé au bassin[9]. La paire de corps spongieux forme des bulbes à la base du corps du clitoris et construit le gland à son extrémité. Le muscle bulbo-spongieux fait le tour de la base de la tige clitoridienne et est supposé maintenir la pression sanguine[9].

Les études anatomiques plus précises sont rares. Il a été démontré que chez la sourie, la taupe et la hyène tachetée comme chez la femme, l'organisation tissulaire des corps caverneux du clitoris est essentiellement similaire à celle du pénis[17],[38],[44], que le clitoris du dauphin est très proche de celui de la femme[45], que chez le chat, le dauphin et la hyène tachetée, l'innervation du clitoris est aussi issue du nerf pudendal[44],[45],[46].

Sauropsides modifier

L'hémiclitoris est un organe très mal connu souvent perçu comme vestigial, faute peut-être de suffisamment de recherches[10]. Les hémiclitoris, lorsque présents, et les hémipénis des squamates sont pairs et symétriques pour chaque individu. Ils sont chez les lézards composés d'un sommet, d'un sillon et d'une région basale. Ils présentent un tissu épithélial kératinisé plus fin qu'ailleurs sur le corps, une épaisse couche de tissu conjonctif lâche au-dessous et enfin une couche de tissu musculaire lisse et un muscle écarteur dans la région médiane centrale de chaque lobe. Au contraire de l'hémipénis, l’hémiclitoris ne dispose pas de cartilage et le tissu épithélial est plus fin. Il est aussi généralement plus petit[10]. La présence d'hémiclitoris chez les serpents n'est pas claire. La position attendue serait en arrière du cloaque, au centre de la queue, au milieu des glandes odoriférantes positionnées latéralement[10].

La présence d'un clitoris est attestée chez certaines espèces de ratites[47] dont les autruches[48]. Le clitoris est absent chez les autres oiseaux adultes bien qu'il soit présent au cours de leur développement[11] et n'a pas été observé pour certaines espèces de tortues[49]. Pour d'autres espèces de tortue, il est très variable en taille et en forme, rendant la distinction entre mâle et femelle très difficile[49]. Il se situe sur la paroi médio-ventrale de leur cloaque[11]. Au sein des crocodiles, le clitoris, positionné sur la face ventrale du cloaque, comporte un tissu érectile et une innervation bien développée[11].

Le niveau de sensibilité et l'étendue des voies neuronales des nerfs est inconnue chez les squamates[10].

Physiologie modifier

Activité sexuelle chez la femme modifier

Généralités modifier

La physiologie détaillée du clitoris est encore mal connue[50]. Le clitoris de la femme est la principale région du corps à l'origine des apprentissages du comportement sexuel[51]. Il est la principale région à l'origine du plaisir sexuel, et la principale à procurer l'orgasme[52]. Les activités sexuelles stimulant le clitoris font partie des activités préférées des femmes[53]. Pour toutes ces raisons, le clitoris est la région du corps la plus stimulée au cours des activités sexuelles[51]. Lorsqu'il est stimulé sexuellement, le clitoris peut provoquer l'excitation sexuelle de la femme. La stimulation sexuelle, y compris l'excitation, peut résulter d'une stimulation mentale, d'une stimulation manuelle — par un ou une partenaire sexuel, par la masturbation —, d'une position sexuelle, de l'utilisation de jouets sexuels. Elle peut conduire à l'orgasme[54]. Pour les femmes comme pour les hommes, la zone cérébrale associée aux parties génitales est située près de celle de la hanche[55].

Stimulation modifier

La stimulation clitoridienne directe implique une stimulation physique de l'anatomie externe du clitoris, c'est-à-dire le gland, le capuchon et le corps externe[56]. La stimulation des petites lèvres, en raison de leur connexion externe avec le gland et le capuchon, peut avoir le même effet que la stimulation clitoridienne directe[57],[58]. Bien que ces zones puissent également recevoir une stimulation physique indirecte pendant l'activité sexuelle, par exemple en cas de frottement avec les grandes lèvres (lèvres extérieures)[C 1],[59], la stimulation clitoridienne indirecte est plus communément attribuée à la pénétration vaginale[60]. Lors de cette dernière, beaucoup de femmes stimulent également leur clitoris[57]. La pénétration anale peut également stimuler indirectement le clitoris par les nerfs sensitifs partagés, en particulier le nerf pudendal. Celui-ci donne naissance aux nerfs anaux inférieurs et se divise en deux branches terminales : le nerf périnéal et le nerf dorsal du clitoris[61],[62].

 
Le nerf pudental chez la femme.

En raison de la grande sensibilité du gland, la stimulation directe n'est pas toujours agréable ; au contraire, la stimulation directe du capuchon ou des zones proches du gland est souvent plus agréable, la majorité des femmes préférant l'utilisation du capuchon pour stimuler le gland ou faire rouler le gland entre les bords des lèvres pour un toucher indirect[C 1],[63],[64],[65]. Il est également courant que les femmes apprécient que le corps du clitoris soit doucement caressé de concert avec l'encerclement occasionnel du gland clitoridien[C 1]. Cela peut se faire avec ou sans pénétration manuelle du vagin[66] tandis que d'autres femmes aiment que toute la zone de la vulve soit caressée[C 1]. Contrairement à l'utilisation de doigts secs, la stimulation par des doigts bien lubrifiés, soit par une lubrification vaginale, soit par un lubrifiant personnel, est généralement plus agréable pour l'anatomie externe du clitoris[C 2],[67],[68].

La position externe du clitoris ne permettant pas une stimulation directe par la pénétration sexuelle. Une stimulation externe du clitoris en position du missionnaire provient généralement de la zone de l'os pubien, du mouvement des aines lorsqu'elles sont en contact. Ainsi, certains couples peuvent adopter la position du chevauchement ou la technique de l'alignement coïtal afin de maximiser la stimulation clitoridienne[GBO 1],[69]. Les couples lesbiens peuvent pratiquer le tribadisme pour une stimulation clitoridienne ample ou une stimulation clitoridienne mutuelle pendant le contact avec l'ensemble du corps[C 3],[70],[59]. Il est également possible de presser le pénis dans un mouvement glissant ou circulaire contre le clitoris (coït intercrural), ou de le stimuler par le mouvement contre une autre partie du corps[GBO 2]. Certains types de jouet sexuel sont adaptés à la stimulation du clitoris[66]. D'autres femmes le stimulent à l'aide d'un oreiller ou d'un autre objet inanimé, d'un jet d'eau provenant du robinet d'une baignoire ou d'une douche, ou en fermant les jambes[66],[71].

Conséquences de l'excitation modifier

 
Première image 3D d'un clitoris en érection avec les organes adjacents que sont l'utérus et la vessie, créée par Helen O'Connell à l'aide de l'IRM.

Lors de l'excitation sexuelle, le clitoris et l'ensemble des organes génitaux se gonflent et changent de couleur car les tissus érectiles se remplissent de sang (vasocongestion), et l'individu ressent des contractions vaginales[72],[73]. Les muscles ischio-caverneux et bulbo-spongieux, qui s'insèrent dans les corps caverneux, se contractent et compriment la veine dorsale du clitoris (la seule veine qui draine le sang des espaces des corps caverneux), et le sang artériel continue à couler régulièrement et, n'ayant aucun moyen de s'écouler, remplit les espaces veineux jusqu'à ce qu'ils deviennent turgescents et engorgés de sang. C'est ce qui conduit à l'érection clitoridienne[74],[75],[76].

Les réactions physiologiques du clitoris dépendent du système nerveux autonome, qui est activé par les stimuli sexuels. Le système nerveux sympathique entraîne une constriction des vaisseaux sanguins du clitoris, tandis que le système nerveux parasympathique entraîne la dilatation de ces vaisseaux. L'engorgement sanguin durant l'excitation sexuelle provoque la dilatation des parties internes et externes du clitoris[77].

Le gland clitoridien double de diamètre lors de l'excitation et de la stimulation ultérieure et devient moins visible car il est recouvert par le gonflement des tissus du capuchon clitoridien[72]. Le gonflement protège le gland du contact direct qui, à ce stade, peut être plus irritant qu'agréable[65]. À ce moment, le clitoris est plus sensible aux stimuli érotiques[78]. La vasocongestion finit par déclencher un réflexe musculaire, qui expulse le sang qui était piégé dans les tissus environnants, et conduit à l'orgasme[79].

Peu de temps après l'arrêt de la stimulation, surtout si l'orgasme a été atteint, le gland redevient visible et reprend son état normal[80], avec quelques secondes (généralement 5 à 10) pour reprendre sa position normale et 5 à 10 minutes pour retrouver sa taille initiale[73]. Si l'orgasme n'est pas atteint, le clitoris peut rester engorgé pendant quelques heures, ce que les femmes trouvent souvent inconfortable[81]. En outre, le clitoris est très sensible après l'orgasme, ce qui rend toute stimulation supplémentaire initialement douloureuse pour certaines femmes[72],[82].

Orgasme clitoridien et orgasme vaginal modifier

Pendant longtemps, les travaux des sexologues et médecins ont différenciés voire opposés l'orgasme clitoridien à l'orgasme vaginal[83]. Si de fait, 70 à 80 % des femmes ont besoin d'une stimulation clitoridienne directe (manuelle, orale ou autre friction concentrée contre les parties externes du clitoris) pour atteindre l'orgasme[84],[85],[86], c'est avant tout en raison de la grande sensibilité du clitoris et plus particulièrement de son gland. Les travaux scientifiques récents semblent montrer l'existence d'une zone du vagin où la stimulation peut conduire à l’orgasme[83].

D'une zone spécifique de sensibilité dans le vagin baptisée point G en 1981, les modèles s'orientent désormais vers le concept d'une unité anatomophysiologique comprenant le clitoris qui entre en contact, par les corps caverneux, avec la paroi vaginale antérieure lors des mouvements de va-et-vient qui lui permettent de se gonfler. Cette unité comprendrait donc aussi la paroi vaginale susdite et les ligaments à l'intérieur de celle-ci. Cette dernière est richement innervée et vascularisée et sa muqueuse comprend du tissu érectile pseudo-caverneux. La participation simultanée de toutes ces structures serait à l'origine de l'orgasme féminin, quelque soit son point d'origine[83].

Activité sexuelle chez les autres animaux modifier

Chez les mammifères, le mâle peut porter sa langue sur la vulve de la femelle à des fins de stimulation sexuelle des deux partenaires. « Le contact oral-génital est un préliminaire régulier à la copulation chez plusieurs mammifères, mais l'établissement de ce fait n'a pas de valeur explicative directe de la fellation et du cunnilingus chez l'humain »[87]. Chez des chauve-souris de l'espèce pteropus giganteus, le mâle pratique le cunnilingus avant et après le coït. Les raisons de cette pratique sont encore mal cernées[88].

Les rapports sexuels sont également pratiqués hors des périodes de conception par différentes espèces. Chez les bonobos et les dauphins, par exemple, ils sont connus pour être agréables pour les femelles. Ils peuvent participer à l'établissement et au maintien des liens sociaux. Chez les grands dauphins, les femelles se frottent mutuellement le clitoris à l'aide de leur museau, de leurs nageoires pectorales ou de leur nageoire caudale[45].

Les comportements éventuels amenant à la stimulation des hémiclitoris des squamates et l'influence de la stimulation sur le comportement de la femelle sont inconnus[10]. Il a cependant été démontré chez l'alligator américain que lors de la pénétration, le pénis repose directement sur haut du clitoris, en ayant la possibilité de le stimuler[11].

L'érection du clitoris peut avoir un rôle social. Chez le saïmiri commun, le clitoris s'érige lors des démonstrations de domination, ce qui influence indirectement le succès reproductif[89]. Parmi les hyènes tachetées, le reniflage ou le léchage de la région anogénitale est pratiqué en guise de salut et pour renforcer les liens sociaux[90].

Les femelles hyènes tachetées urinent, copulent et mettent bas par le clitoris (ou pseudo-pénis), puisque l'urètre et le vagin sortent par le gland clitoridien[91]. En outre, le clitoris est situé plus haut sur le ventre que le vagin chez la plupart des mammifères[92]. Toutes ces caractéristiques rendent l'accouplement laborieux pour le mâle et la coercition sexuelle vaine[91]. Après la mise bas, le pseudo-pénis est étiré et ses parois relâchées et réduites, avec un orifice élargi aux lèvres fendues[93]. La conformation tortueuse du clitoris entraîne une très forte mortalité des femelle lors de leur première mise bas (15 %) et des premiers-nés (60 %)[92].

Pathologies modifier

 
Clitoris atteint de clitoromégalie.

Une exposition aux androgènes supérieure à la moyenne peut aboutir à une clitoromégalie, une affection rare[94],[95].

Certaines femmes, de tous âges, sont atteintes d’une maladie rare connue sous le nom de « syndrome d’excitation génitale persistante » (SEGP) ou PSAS pour « Persistent Sexual Arousal Syndrome ». La prévalence de cette maladie dans la population est estimée entre 0,6 et 3 %. Ce syndrome entraîne une excitation génitale spontanée, persistante, incontrôlable, indésirable ou intrusive chez la femme, sans rapport avec aucun sentiment de désir sexuel. Elle peut s'étaler de plusieurs heures à plusieurs jours, voire plusieurs mois, être continue ou intermittente. Le clitoris est le principal point de localisation des symptômes[96],[97]. Le syndrome d’excitation génitale persistante peut occasionnellement être associé à un clitorisme, une maladie douloureuse et chronique très rare, qui consiste en une érection permanente du clitoris[98]. Concernant le syndrome, les sensations peuvent être accompagnées d'orgasmes incontrôlables et/ou d'un nombre excessif d'orgasmes. La masturbation ou la pénétration vaginale sont souvent utilisés pour atténuer les symptômes. Les situations de déclenchement sont extrêmement variables et les voies thérapeutiques testées le sont tout autant[96],[97].

Certains cas de cancer peuvent nécessiter une clitoridectomie, c'est-à-dire une ablation partielle ou totale du clitoris[99].

Aucune information sur les pathologies touchant le clitoris des autres animaux n'est disponible.

Modifications anatomiques chez la femme modifier

Les modifications du clitoris peuvent être intentionnelles ou non. Elles peuvent avoir lieu à cause de mutilations génitales féminines, être pratiquées sur des enfants intersexes, mais également dans le cadre d'une transition de genre (transition hormonale ou chirurgie de réattribution sexuelle), ou bien être réalisées sous la forme de piercings génitaux. Elles peuvent résulter d'une anomalie congénitale de l'appareil génital, de la prise de stéroïdes anabolisants.

Piercing modifier

 
Piercing vertical du capuchon du clitoris

Ce que l'on appelle souvent « perçage du clitoris » est le perçage du capuchon clitoridien. Celui-ci est plus courant que le perçage du corps du clitoris[100]. Le perçage est réalisé pour des considérations esthétiques, sexuelles ou comme un moyen d'expression pour "récupérer son corps" après un évènement traumatique[100]. Des complications sont enregistrées pour la moitié des personnes concernées. Le perçage peut engendrer des lésions aux tissus et des infections. Le piercing peut aussi être avalé par le partenaire et provoquer l'étouffement, occasionner des saignements après l'acte sexuel ou un percement du préservatif[101].

Les piercings du capuchon clitoridien prennent généralement la forme de piercings verticaux et, dans une moindre mesure, de piercings horizontaux. Le premier augmente sensiblement la stimulation sexuelle car il entre en contact avec le gland alors que le second est essentiellement esthétique[100],[102].

Le triangle est un piercing horizontal très profond juste en-dessous du capuchon clitoridien, derrière le clitoris lui-même et son réseau de nerfs. Il nécessite une grande expertise et n'est pas adapté à la morphologie de toutes les femmes. Il est considéré comme étant celui qui provoque la plus intense stimulation du clitoris durant la pénétration[100],[102].

Le piercing du corps du clitoris, verticalement ou horizontalement, traverse une zone très sensible et n'est pas conseillé à toutes les femmes. Le clitoris doit être suffisamment grand et le percement doit être fait par un expert en raison des risques graves de dommages au nerfs[102].

Transition de genre modifier

Les personnes trans assignées femme à la naissance qui prennent des hormones ou d'autres médicaments dans le cadre d'une transition de genre connaissent généralement une croissance clitoridienne spectaculaire. Sous l'effet de la testostérone, la partie externe du clitoris grandit de quelques centimètres, jusqu'à devenir un dicklit ou phalloris[103].

Les désirs individuels et les difficultés de la phalloplastie (construction d'un pénis) conduisent souvent à conserver les organes génitaux d'origine avec le clitoris hypertrophié comme analogue du pénis (métaïdoïoplastie)[104],[105],[106]. La métoidioplastie est une alternative à la phalloplastie car elle permet de conserver les sensations sexuelles du clitoris[104],[105],[106].

La chirurgie de réattribution sexuelle nécessite, pour les femmes trans en transition, entre autres, la construction d'un néo-clitoris lors d'une clitoroplastie. Cette intervention peut aussi être regroupée avec d'autres sous le terme de vaginoplastie[107],[108].

Anomalie de forme modifier

La chirurgie est employée pour corriger la taille du clitoris dans le cadre d'une clitoroplastie de réduction ou, moins invasive, de récession. Ainsi, les femmes atteintes de clitoromégalie, une hypertrophie anormale du clitoris, considérée comme une anomalie congénitale de l'appareil génital, peuvent y faire appel[109]. Il en est de même des personnes intersexes atteintes d'hyperplasie congénitale des surrénales, qui souhaitent une anatomie féminine jugée normale[99].

L'utilisation de stéroïdes anabolisants par les culturistes et d'autres athlètes peut entraîner une hypertrophie significative du clitoris, parallèlement à d'autres effets masculinisants sur leur corps[110],[111].

Mutilations modifier

 
Personne avec une circoncision du clitoris et d'une grande partie des lèvres vaginales.

La clitoridectomie et l'excision sont des mutilations génitales dont la première attestation avérée est issue d'un papyrus égyptien du IIe siècle av. J.-C.. Ces mutilations sont dans le monde contemporain essentiellement pratiquées en Afrique sub-saharienne et dans quelques régions du Proche-Orient, notamment au Yémen, et de l’Asie du Sud-Est comme l'Indonésie et la Malaisie. Elles peuvent se perpétuer dans les pays d'immigration. Elles sont un moyen pour réduire le corps des femmes à leur capacité de reproduction et replacer les femmes dans une situation de subordination à l’ordre masculin en leur ôtant l'organe "viril" qu'est le clitoris, équivalent de la verge. La clitoridectomie fut utilisée en Europe au XIXe siècle et aux États-Unis jusqu'à la fin des années 1960 comme remède à l'onanisme féminin et à l’hystérie. En 2016, l’Unicef estimait qu'au moins 200 millions de femmes et de filles étaient mutilées dans le monde[112].

Selon la classification de 2007 de l'OMS, la clitoridectomie consiste en l'ablation partielle ou totale du capuchon et/ou du gland du clitoris. L'excision est définie comme l'ablation des petites lèvres généralement accompagnée de l'ablation du gland du clitoris et éventuellement de l'ablation des grandes lèvres. La ponction, l'incision et le percement du clitoris ou des lèvres, la cautérisation du clitoris et des tissus qui l'entourent sont aussi attestés. Une réparation chirurgicale est possible[112].

Les complications immédiates après la pratique d'une mutilation génitale concernant ou non le clitoris sont des saignements excessifs et des rétentions d’urine, des inflammations et des problèmes de cicatrisation. Les femmes mutilées sont plus sujettes aux infections et problèmes urogénitaux. Elles ressentent beaucoup plus souvent des douleurs lors des rapports sexuels, ont une satisfaction sexuelle amoindrie, des risques obstétricaux plus importants après accouchement, présentent un taux plus élevé de troubles psychologiques[112].

Les chirurgies de réassignation sexuelle des nouveau-nés intersexués, qui se sont développées à partir des années 1950, et qui concernent potentiellement le clitoris sont également qualifiées de mutilations sexuelles[112].

Société et culture humaines modifier

Antiquité et Moyen Âge modifier

Les textes savants de l'antiquité et du Moyen Âge ne mentionnent pas le clitoris de façon précise[113]. L'anatomie génitale externe féminine est négligée sous l'autorité « masculine » des grands auteurs tels qu'Aristote ou Galien. L'homme est l'être de référence, parfait et complet, tendu vers l'extérieur par ses genitalia, alors que la femme est inférieure par ses parties génitales incomplètes et intériorisées. De plus les organes génitaux ne sont pas décrits en eux-mêmes, mais toujours selon une finalité ou une utilité. Pour les savants de cette période, le grand problème est celui de la « génération » (la reproduction du vivant), et pour cela trois mots principaux d'anatomie génitale féminine sont utilisés : matrix, vulva, semen[114].

Le plaisir ou la jouissance sont mentionnés, mais de façon marginale (en tant qu'appétit servant à la génération). Hippocrate, dans De la génération, évoque le plaisir féminin par « frottement des parties génitales » pour dire que, dans le coït, le plaisir féminin est moins intense que celui de l'homme, mais qu'il dure plus longtemps[115].

Le savoir antique, transmis en Occident médiéval par les textes arabes, reste imprécis, avec des mots dont le sens est variable selon les auteurs. Dans la mentalité médiévale, le sens ou la réalité d'un mot est dans son étymologie symbolique (selon Isidore de Séville) pas dans son rapport à une réalité précise. Par exemple, selon les auteurs, le terme matrix peut désigner l'utérus, ou l'ensemble ovaires-utérus, ou le col utérin-vagin. Il s'agit d'expliquer le mécanisme de la génération, et non de donner une description anatomique précise[116].

Chez Soranos d'Éphèse, le terme landica, et dans des textes arabes le terme bazr (transcrit en badadera ou batharum) pourraient renvoyer au clitoris (par exemple chez Albucasis mentionnant l'hypertrophie clitoridienne), mais selon le contexte ils pourraient aussi renvoyer aux petites lèvres[116].

En Occident médiéval, à partir du XIIe siècle, l'idée-force d'Aristote et de Galien, clairement énoncée dans le Canon d'Avicenne s'impose : il existe une similitude inverse des organes mâles et femelles. L'homme est la norme positive externe, et la femme sa valeur négative imparfaite interne. Les « testicules de la femme » (appellation des ovaires jusqu'au XVIIe siècle) sont plus petits que ceux de l'homme, l'enveloppe de la matrice est l'équivalent du scrotum, le col utérin et le vagin sont la verge, et des éléments de la vulve l'équivalent du prépuce[117].

La plupart des descriptions s'arrêtent à « l'ouverture vers l'extérieur », car l'extérieur est le propre du mâle. Ce n'est pas le clitoris, mais l'hypertrophie du clitoris qui apparait dans les textes chirurgicaux (Guy de Chauliac, Henri de Mondeville) notamment sous le terme de tentigo, ce qui peut correspondre à des cas d'hermaphrodisme ou d'intersexuation. Dans d'autres contextes, le terme tentigo parait correspondre aussi bien au clitoris qu'au passage de l'urine[118],[119].

Selon Danielle Jacquart, il serait naïf de déduire de l'absence d'une description du clitoris ou de son imprécision, une ignorance totale de la sensibilité féminine, de la part des médecins, « mais il est vrai que pendant des siècles la science anatomique et l'expérience vécue ne se sont pas rencontrées »[120].

Cette expérience vécue se trouverait dans des textes non médicaux mentionnant la masturbation féminine, des pratiques homosexuelles, par exemple dans les pénitenciels[121] ou des passages allusifs d'amour courtois comme l'assag[122].

De la Renaissance au XIXe siècle modifier

C’est au XVIe siècle que la littérature médicale reconnaît l’existence du clitoris pour la première fois. En 1545 Charles Estienne identifie le clitoris auquel il attribue des fonctions urinaires[8]. Il donne lieu à des querelles : Realdo Colombo[123], qui enseigne la chirurgie à l’université de Padoue en Italie, publie en 1559 un ouvrage intitulé De re anatomica dans lequel il décrit le « siège du plaisir féminin », « un organe si joli et tellement utile ». Son successeur à Padoue, Gabriele Falloppio (qui donnera son nom aux trompes de Fallope) affirme qu’il était le premier à découvrir le clitoris en 1561[124]. À la même époque, le réputé Vesalius (prédécesseur de Colombo et de Falloppio) décrit les organes reproducteurs des femmes, mais est opposé à la normalité du clitoris, qu'il attribue à une déformation hermaphrodite[125]. En 1573, Jacques Daléchamps, médecin français justifie la clitoridectomie par une malformation hermaphrodite, à laquelle il faut ajouter sa lecture d'Aétios d'Amida et la confusion entre les mots : nymphe, nymphotomia et clitoris[126]. Le mot cleitoris apparaît en 1575 dans la langue française sous la plume d'Ambroise Paré dans la première édition de ses Œuvres[127]. Il sera ensuite supprimé dans la réédition de 1585[128].

Au XVIIe siècle, un anatomiste danois (Bartholin ?) réfute les deux déclarations de découverte du clitoris, en avançant que celui-ci était déjà bien connu par la médecine depuis le IIe siècle. En 1668, Regnier de Graaf, médecin anatomiste de Delft, croit être le premier à se pencher sur la chose. Il décrit la prostate féminine et les bulbes clitoridiens du vestibule[129],[130]. À partir de Regnier de Graaf, le mot « clitoris » s'impose pour désigner cet organe[129],[131],[132],[133].

Caspar Bartholin le Jeune (1655-1738), médecin anatomiste de l'université de Copenhague, détaille les glandes de Bartholin appelées maintenant glandes vestibulaires[134].

En 1751, Julien Offray de La Mettrie, médecin philosophe français, écrit L'Art de jouir, une apologie de la volupté, évoquant le bouton de rose. En 1760, Samuel Tissot, médecin suisse, dénonce vigoureusement la masturbation clitoridienne dans L'Onanisme. Dissertation sur les maladies produites par la masturbation.

Robert Bourguignon, chirurgien assistant de Dominique-Jean Larrey, lui-même chirurgien de Napoléon, exécute plusieurs ablations de clitoris le considérant comme une excroissance tumorale bénigne.[réf. nécessaire]

En 1828, le docteur Doussin-Dubreuil publie Des égaremens secrets ou de l’onanisme chez les personnes du sexe[135], dans lequel il réprouve la masturbation féminine.

À partir de 1830 jusqu'aux années 1960, environ, notamment dans les pays protestants (Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis…), inspirés par une prohibition morale (justifiée par des travaux tels ceux de Samuel Tissot), certains médecins pratiquent l'excision pour soigner les glands du clitoris trop proéminents ou des pratiques masturbatoires (jugées déviantes à l'époque), mais également pour lutter contre la lascivité, la nymphomanie ou l'hystérie. Parallèlement, d'autres médecins se contentent de prodiguer la masturbation clitoridienne pour soulager ces trois derniers maux[136]. En France, par exemple, les médecins Thésée Pouillet (1849-1923), Pierre Garnier (1819-1901) ou Paul Broca (1824-1880) préconisent l'excision pour lutter contre l'onanisme[137].

En 1840, le médecin Charles Négrier publie ses Recherches anatomiques et physiologiques sur les ovaires dans l'espèce humaine. Il dissocie l'orgasme féminin de l'ovulation et de la procréation en décrivant le cycle menstruel.

 
Clitoris disséqué par Kobelt en 1844.

En 1844, le Dr Georg Ludwig Kobelt, professeur d'anatomie à l'université de Fribourg-en-Brisgau, publie Les organes voluptueux mâles et femelles de l'homme et de certains mammifères[138], où il décrit avec précision les deux sexes, dont le clitoris, y compris ses ligaments suspenseurs[139].

En 1865, Isaac Baker Brown (en), médecin gynécologue anglais, président de la Medical Society of London (en), préconise la clitoridectomie (excision) comme traitement de l'épilepsie, de la catalepsie et de l’hystérie, sans le consentement ou la compréhension de la patiente ou de sa famille[140],[141]. En 1875, Edouard Van Beneden, embryologiste, professeur de zoologie à l'université de Liège, met au jour le mécanisme de la fécondation de l'ovule par les spermatozoïdes. Le clitoris est déclaré « organe inutile ». En 1876, Oskar Hertwig, professeur de zoologie à l'université d'Iéna, publie Das Werden der Organismen, eine Widerlegung der Darwinschen Zufallslehre (L'Évolution des organismes, réfutation des Voyages aléatoires de Darwin), où il décrit la rencontre de l'ovule et du spermatozoïde engendrant le fœtus. Le courant « ovuliste » bannit, quasiment, le clitoris des manuels d’anatomie jusqu'en 1998, et la masturbation clitoridienne, de la bienséance jusqu'à 1968.

En 1880, Alexander Skene, médecin professeur de maladies de la femme au Long Island College Hospital (en), détaille les glandes de Skene[142].

Du XXe siècle à nos jours modifier

Les croyances médicales et scientifiques sur la sexualité ont été longuement et profondément influencées par Sigmund Freud et la psychanalyse. Au début du XXe siècle, pour Freud, la femme, frustrée de l'absence de pénis, utilise lorsqu'elle est petite fille le clitoris, un pénis miniature et organe sexuel "amputé", comme une forme de compensation. La pénétration masculine révèle à la femme sa véritable sexualité. En déplaçant son centre de gravité sexuel du clitoris au vagin, elle accède à la sexualité d'adulte et prouve sa maturité sexuelle, donc sa féminité. Cette école de pensée a abouti à l'idée qu'une femme frigide est une femme qui n'a pas d'orgasmes vaginaux[83].

Plusieurs travaux vont par la suite battre en brèche ces théories. La publication par Alfred Kinsey en 1953 d'une étude épidémiologiques sur la sexualité des femmes mettant en évidence le rôle de l'orgasme clitoridien fait la une des grands magazines américains. Il montre également l'importance de la masturbation féminine, passée sous silence jusqu'alors. En 1966, convaincus par l'observation de quelque 10 000 orgasmes observés auprès de presque 700 sujets féminins et masculins de tous âges, William Howell Masters et Virginia Eshelman Johnson défendent l'idée qu'il n'existe qu'un seul type d'orgasme qui part du clitoris et s'étend ensuite au vagin. Par la suite, Shere Hite, dans des rapports parus en 1976 et 1987, affirme cette fois la suprématie de l'orgasme clitoridien. Sa dernière publication se fonde sur une enquête menée auprès de 1844 femmes[83].

Ces avancées scientifiques sont d'un grand secours pour les féministes qui cherchent à en finir avec la sexualité sous le diktat des hommes. Dans les années 1990, le combat féministe devient moins virulent et les femmes s'autorisent à considérer leur vagin comme une autre zone de plaisir. Le point G est le support d'un nouveau féminisme et engendre débat médiatique et phénomènes de mode. Les médias diffusent l'idée fausse qu'une femme ne peut être véritablement une femme tant qu'elle n'a pas trouvé son point G, ce qui engendre des excès pseudo-médicaux et un sentiment d'échec chez de nombreuses personnes[83].

En 1998, Helen O’Connell, urologue au Royal Melbourne Hospital (en), publie un article : Anatomical relationship between uretha and clitoris[143] où elle redécouvre et approfondit[8] les travaux oubliés du Dr Georg Ludwig Kobelt. En effet, au cours d'une opération de la prostate, ses pairs lui avaient bien montré le nerf érecteur chez l'homme. Mais, elle n'avait pas trouvé de représentation de tels nerfs, chez la femme, dans les manuels d'anatomie à sa disposition[144],[145],[146] (notamment le Gray's Anatomy, édition 1948).

En 2009, Odile Buisson, gynécologue, et Pierre Foldes, urologue à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, utilisent la sonographie pour explorer le clitoris et l'orgasme féminin[147]. « The G-spot could be explained by the richly innervated clitoris », le point G peut être expliqué par la riche innervation du clitoris […] et ses relations anatomiques avec la paroi antérieure du vagin. Ils montrent également la turgescence des bulbes (clitoridiens) du vestibule (entourant l'entrée du vagin). C'est la première fois que le clitoris est échographié[148].

Cette nouvelle notion anatomique que l’on doit au Dr Helen O’Connell (Royal Melbourne Hospital – Australie) en 1997 remet en cause la classification fort décriée entre femme « clitoridienne » et « vaginale » car la stimulation vaginale entraînerait automatiquement une stimulation des bras profonds du clitoris.

En 2016, la chercheuse française en sociologie des sciences et vulgarisation scientifique Odile Fillod crée une représentation en trois dimensions de l'organe bulbo-clitoridien. S'appuyant sur la littérature scientifique disponible, elle réalise un premier modèle avec l'aide du fab lab Carrefour numérique de la Cité des sciences[149]. L'objet est d'abord destiné à apparaître dans une vidéo de la plateforme pédagogique Matilda[150] au sein d'un cours de Sciences de la vie et de la Terre.

Par la suite, Odile Fillod met à disposition le fichier permettant la reproduction du modèle par imprimante 3D. Son intention est de favoriser une représentation égalitaire des corps et des sexualités[151].

 

En 2017 est édité en France le premier manuel scolaire présentant un schéma anatomique correct du clitoris[152]. C'est la maison d'édition Magnard, dans le manuel de Sciences de la Vie et de la Terre s'adressant aux classes de 4e qui propose pour la première fois une représentation complète de l'organe.

Isabelle Magnard, la directrice adjointe de la maison d'édition explique que le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes avait attiré son attention sur cette lacune, en 2014[153]. Avant 2017, le clitoris était soit absent des schémas, soit représenté uniquement par son gland. Le collectif SVT égalité, composé de professionnels de l'éducation luttant contre les représentations discriminatoires salue l'initiative[152]. De son côté, la maison d'édition Magnard assure que ce choix n'est pas militant[153]. À la rentrée 2019, à l'occasion de la refonte des programmes de SVT de Seconde et de Première, cinq éditeurs sur sept représentent le clitoris dans son intégralité dans leur manuel de Seconde[154].

Au Québec, les manuels scolaires du secondaire ont emboîté le pas. Les maisons d'édition CEC (manuel Origines, 2019), Grand Duc (manuel Molécules, 2020) et Chenelière Éducation (manuel Satellites, 2021) présentent toutes correctement l'organe[155], mais le clitoris ne fait pas partie des cours d'éducation sexuelle[156].

Dans une étude publiée en 2019, un questionnaire a été administré à des étudiants de troisième cycle en sciences de l'éducation afin de retracer le niveau de leurs connaissances concernant les organes du système reproducteur féminin et masculin. Les auteurs ont rapporté qu'environ les deux tiers des étudiants n'avaient pas donné de nom aux organes génitaux féminins externes, comme le clitoris et les lèvres, même après que des photos détaillées leur eurent été fournies[157].

 
Clitoris géant du lancement des Créatives à Genève en 2018.

Art contemporain modifier

En 2012, l’artiste conceptuel et photographe américaine Sophia Wallace lance son projet d’exposition virale nommé Cliteracy : 100 Natural Laws, le premier terme étant un mot-valise composé de « clitoris » et « litteracy »[158]. Ce programme artistique pluridisciplinaire vise à une meilleure connaissance du corps féminin et plus particulièrement du clitoris. Les installations comprennent notamment la première sculpture anatomiquement correcte du clitoris. Sophia Wallace souhaite ainsi briser les tabous associés aux organes génitaux féminins et féminisés[159]. En 2016, elle se positionne à nouveau contre l'obscurantisme entourant la sexualité féminine avec le projet Over and Over and Over[160].

En septembre 2017, l'artiste belge Laurence Dufaÿ expose à Bruxelles une sculpture géante d'un clitoris de deux mètres et demi afin de lutter contre son invisibilisation dans l'espace public, que l'artiste assimile à une « excision intellectuelle »[161].

Le clitoris est mis à l'honneur lors du festivulve qui a lieu une fois par an, depuis 2018, à Montréal, au Québec : « La révolution vulvienne est arrivée et elle est clitoridienne ! »[162].

Voir aussi modifier

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Bibliographie modifier

Filmographie modifier

  • Le Clitoris, court métrage d'animation de Lori-Malépart Traversy inspiré de l'œuvre de Jean-Claude Piquard La Fabuleuse Histoire du clitoris, 2016[163],[164]

Liens externes modifier

Notes et références modifier

  • (en) Janell L. Carroll, Sexuality Now: Embracing Diversity, Boston, Cengage Learning, , 672 p. (ISBN 978-0-495-60274-3)
  1. a b c d et e Carroll 2009, p. 110-112, 252.
  2. Carroll 2009, p. 264
  3. Carroll 2009, p. 272
  • (en) Jerrold S. Greenberg, Clint E. Bruess et Sara B. Oswalt, Exploring the Dimensions of Human Sexuality, Burlington, Jones & Bartlett Publishers, , 824 p. (ISBN 978-1-4496-4851-0, lire en ligne), p. 259
  1. Kotpal 2014, p. 383, 393-394.
  2. Kotpal 2014, p. 520.
  3. Kotpal 2014, p. 493.
  4. Kotpal 2014, p. 744.
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