Claude-François de Lezay-Marnésia

militaire et poète français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Lezay-Marnésia.
Claude-François de Lezay-Marnésia
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
BesançonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
François Gabriel de Lezay-Marnézia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Marie-Claudine de Nettancourt-Vaubecourt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Adrienne de Lezay-Marnésia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Claude-François-Adrien, marquis de Lezay-Marnésia, né à Metz le et mort le à Besançon, est un militaire, agriculteur et poète utopiste français d'origine Lorraine.

BiographieModifier

Claude-François-Adrien naît à Metz (Siège des Trois-Évêchés actuellement Moselle) le [1]. Son père François Gabriel, marquis de Lezay-Marnésia, était capitaine au régiment de Navarre. Sa mère, fille d'un chambellan du duc Léopold, était une femme de lettres et d'esprit. Claude-François de Lezay-Marnésia a rédigé les articles « Voleur » (XVII, 451) et « Manstupration » (masturbation) (X, 51) pour l’Encyclopédie de Diderot.

De son mariage avec Marie-Claudine-Marguerite de Nettancourt, morte en 1793 à Londres, il a eu trois enfants :

  • Albert (1772-1857), qui sera préfet du Rhône de 1817 à 1822


Après avoir servi comme capitaine d’un régiment du Roi, Claude-François de Lezay-Marnésia se retira dans son château de Saint-Julien, près Lons-le-Saunier, et s’adonna à l’agriculture en même temps qu’aux lettres et aux sciences. Ce fut un novateur. Bien avant la Révolution, il abolit la corvée, demanda la suppression des taxes féodales et une répartition égale des impôts entre toutes les classes.

En 1788, il publia un Mémoire pour le peuple français.

Député de la noblesse aux États-généraux de 1789, il fut l'un des premiers à quitter la Chambre du second Ordre pour se joindre au Tiers-État.

Au mois de mai 1790, il se rendit en Amérique dans le cadre du projet de la compagnie du Scioto qu’il avait monté avec l'économiste écossais William Playfair. En 1792, après l’échec de celle-ci, il rentra en France mais il fut bientôt arrêté et incarcéré à Besançon.

Mis en liberté après le 9 thermidor, il se vit exiler au temps du Directoire et trouva refuge en Suisse, dans le pays de Vaud, notamment auprès de Mme de Montolieu. Avec le Consulat, il revint à Besançon où il mourut peu de temps après.

PublicationsModifier

  • L’Heureuse famille, conte moral, 1766
  • Plan de lecture pour une jeune dame, 1784 Texte en ligne
  • Le Bonheur dans les campagnes, 1785
  • Essai sur la nature champêtre, en vers, avec des notes, 1787
  • Lettres écrites des rives de l’Ohio, 1800 Texte en ligne
  • Letters Written from the Banks of the Ohio, éd. Benjamin Hoffmann, trad. Alan J. Singerman, Pennsylvania State University Press, 2017.
  • Les Paysages ou essais sur la nature champêtre, poème, 1800
  • Apelle et Campaspe ou l’empire des arts, ballet héroïque, v. 1800

Notes et référencesModifier

  1. Émile Auguste Bégin : Biographie de la Moselle: Histoire par ordre alphabétique de toutes les personnes nées dans ce département, Volume 2, Metz, 1829 (pp. 539-542)
  2. Paul Montarlot, « Les émigrés de Saône-et-Loire », Mémoires de la Société éduenne, vol. 45,‎ , p. 39-44

SourcesModifier

  • Marc Le Goupils, La Revue de Paris, t. 3, Paris, Bureau de la Revue de Paris, mai-, p. 314
  • Émile Auguste Bégin : Biographie de la Moselle: Histoire par ordre alphabétique de toutes les personnes nées dans ce département, Volume 2, Metz, 1829 ( p. 539-542 )

Liens externesModifier