Classe Perla

classe de sous-marins

Classe Perla
Image illustrative de l'article Classe Perla
Le sous-marin Berillo aux chantiers de Monfalcone.
Caractéristiques techniques
Type Sous-marin
Longueur 60,18 m
Maître-bau 6,45 m
Tirant d'eau 4,70 m
Déplacement En surface: 695 t
En immersion: 855 t
Propulsion 2 moteurs Diesel Fiat ou Tosi
2 moteurs électriques CRDA ou Marelli
2 hélices
Puissance Moteurs Diesel: 1 400 cv
Moteurs électriques: 800 cv
Vitesse 14 nœuds (25,9 km/h) en surface
7,5 nœuds (13,9 km/h) submergé
Profondeur 80 m
Caractéristiques militaires
Armement 1 canon de 100 mm
2 à 4 mitrailleuses AA Breda Mod. 31 de 13,2 mm (simple ou jumelées)
6 tubes lance-torpilles (4 AV et 2 ARR) de 533 mm
12 torpilles
Rayon d’action En surface: 5 200 miles à 8 nœuds
En immersion: 74 miles à 4 nœuds
Autres caractéristiques
Équipage 45 hommes
Histoire
Constructeurs CRDA
OTO
A servi dans Flag of Italy (1861-1946) crowned.svg Regia Marina
Période de
construction
1935-1936
Période de service 1936–1947
Navires construits 10
Navires perdus 6
Navires démolis 4

La classe Perla est une sous-classe de sous-marin de la Serie 600 construits pour la Regia Marina durant l'entre-deux-guerres.

Conception et descriptionModifier

Ce sont petits sous-marins de croisière dérivés de la série Sirena, pour lesquels ils subissent une légère augmentation du déplacement et de la distance parcourue grâce aux améliorations et à l'installation de nouveaux équipements de climatisation ; des équipements plus modernes sont également installés à bord, notamment un radiogoniomètre pouvant être contrôlé depuis l’intérieur du navire. Entre les bateaux construits à Monfalcone et ceux construites à La Spezia, il y a des différences extérieures, surtout à l'extrémité du massif[1].

En 1940 et 1942 respectivement, l'Iride et l'Ambra sont transformés pour le transport de véhicules d'assaut sous-marins de type S.L.C. (Siluro a Lenta Corsa)[1], par l'enlèvement du canon et plaçant des caissons étanches (4 sur l'Iris et 3 sur l'Ambra) sur le pont, à l'avant et à l'arrière du massif, également modifié et réduit en taille. Les bateaux de cette série donnent de bons résultats au cours du conflit, confirmant la validité de construction de la classe 600[1].

Navires de la classeModifier

Navire Constructeur Lancement Date de fin de carrière Fait
Ambra OTO 28 mai 1936 4 septembre 1944 Coulé par l'aviation Allié à Gênes
Berillo CRDA 14 juin 1936 2 octobre 1940 Coulé par les HMS Havock et HMS Hasty à environ 120 miles au nord de Sidi Barrani
Corallo CRDA 2 août 1936 13 décembre 1942 Coulé par le HMS Enchantress
Diaspro CRDA 5 juillet 1936 1er février 1948 Radié
Gemma CRDA 21 mai 1936 8 octobre 1940 Coulé par erreur par le sous-marin italien Tricheco
Iride OTO 30 juillet 1936 22 août 1940 Coulé dans le golfe de Bomba par un Swordfish du HMS Eagle
Malachite OTO 15 juillet 1936 9 février 1943 Coulé par le sous-marin néerlandais HNMS Dolfijn
Onice OTO 15 juin 1936 1er février 1948 Radié
Perla CRDA 3 mai 1936 9 juillet 1942 Capturé par les britanniques, transféré à la Grèce et démoli en 1954
Turchese CRDA 19 juillet 1936 1er février 1948 Radié

HistoriqueModifier

Ils prennent part à la guerre d'Espagne, au cours de laquelle l'Iride et l'Onice sont engagés pour quelques mois dans la marine nationaliste espagnole, qui les rebaptise Gonzales Lopez et Aguilar Tablada. En juin 1940, ils se trouvent tous en Méditerranée, à l'exception du Perla qui se trouve en mer Rouge, d'où il se rend avec d'autres bateaux à Bordeaux en mars-avril 1941, faisant ainsi la circumnavigation de l'Afrique avec deux approvisionnements en mer. Le submersible retourne en Italie en septembre de la même année.

Le plus grand succès remporté par les sous-marins de cette série contre les unités de guerre ennemies fut le naufrage du croiseur anglais HMS Bonaventure qui a lieu le au nord de Sollum par l'Ambra (commandante Arillo) en collaboration avec le Dagabur de la série Adua. L'Ambra lui-même mène avec succès une action de transport de véhicules d'assaut en décembre 1942 au centre du port d'Alger, au cours de laquelle quatre navires à vapeur sont détruits pour 20 000 tonnes[1].

Le bateau qui a effectué le plus d'activité est le Malachite avec 36 missions et 29 085 nautiques parcourus[1].

Cinq sous-marins de cette série sont perdus entre 1940 et 1943 à la suite d'actions ennemies ; l'un, le Pearl, est capturé le au large de Beyrouth après un combat en surface avec des unités navales adverses, à la fin duquel il n'a pas le temps de se saborder et il est abordé par la corvette anglaise HMS Hyacinth qui le prend en charge ; renommé P712, il est vendu en 1943 à la marine grecque où il sert jusqu'en 1947. L'Amber se saborde le , tandis que les trois autres sortent indemnes de conflit. Pendant la cobelligérance, l'Onice est transféré aux États-Unis où il mène des activités de formation sur la côte atlantique.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e « Bases Sous-Marines », sur www.u-boote.fr (consulté le 25 janvier 2019)

BibliographieModifier

  • Erminio Bagnasco, Submarines of World War Two, Annapolis, Maryland, Naval Institute Press, (ISBN 0-87021-962-6)
  • Conway's All the World's Fighting Ships 1922–1946, Greenwich, UK, Conway Maritime Press, , 456 p. (ISBN 0-85177-146-7)
  • Conway's All the World's Fighting Ships 1922–1947, Londres, Conway Maritime Press, , 456 p. (ISBN 0-85177-146-7)
  • Jürgen Rohwer, Chronology of the War at Sea 1939–1945 : The Naval History of World War Two, Annapolis, Maryland, Third Revised, , 532 p. (ISBN 1-59114-119-2)