Classe Arras

classe de navires

Classe Arras
Image illustrative de l'article Classe Arras
L'aviso Tahure, de classe Arras.
Classe Amiens
Caractéristiques techniques
Type Aviso
Longueur 75 m
Maître-bau 8,7 m
Tirant d'eau 3,2 m
Déplacement 850 tonnes (standard)
Propulsion 2 turbines à engrenages Parsons
2 chaudières Normand ou Du Temple
Puissance 5 000 ch
Vitesse 19 à 20 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 2x1 canon de 138 mm (ou 145 mm)
1 canon de 75 mm
4 mitrailleuses de 12,7 mm
Rayon d’action 3 000 milles à 11 nœuds
(185 tonnes de charbon ou 200 tonnes de mazout)
Autres caractéristiques
Équipage 4 officiers, 99 marins
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Commanditaire Marine nationale
Date début commande mai 1918
Période de
construction
1917 - 1920
Période de service 1918 - 1946
Navires construits 30
Navires prévus 43
Navires préservés 0

La classe Arras (ou classe Amiens) était une grande série d'avisos français, aviso de 1re classe, construite avant la fin de la Première Guerre mondiale.

Commandé en mai 1918 et portant des noms des villes alors sur la ligne de front, trente unités furent construites sur les quarante-trois prévues initialement sur divers chantiers navals français. Les autres furent annulées dès la fin du conflit.

CaractéristiquesModifier

L’aviso Arras a été construit avec une silhouette ressemblant à celle d’un cargo pour tromper les commandants de sous-marins, sur le modèle des bateaux pièges Q-ships des Britanniques qui sont camouflés en navires marchands.

Les chaudières fonctionnaient avec une réserve de 200 t de mazout, sauf les Craonne, Liévin, Montmirail, Mondement, Baccarat et Béthune qui chauffaient avec 185 t de charbon.

ServiceModifier

Durant l'entre-deux-guerres, six ont été prêtés par la Marine Nationale à la Compagnie générale aéropostale sur la ligne d'aviation France-Amérique du Sud.

Ce sont les avisos Belfort, Épernay, Lunéville, Péronne, Revigny à partir de novembre 1927 et Reims en 1928. Ils sont alors démilitarisés et leurs coques sont peinte en noir avec un liston blanc, leurs sont superstructures sont blanches. Le 8 aout 1930, l'Épernay est détruit par un incendie à Natal (Brésil). Rayé des listes, il est démoli en 1934. Les cinq autres sont restitués en 1931, et remplacés par des avisos spécialement étudiés pour les remplacer.

Un total de 19 unités fut retiré avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et en 1939, onze avisos[1], en dépit de leur âge avancé étaient encore en service pour des missions d'escorte et de défense côtière :

  • le Vauquois fut coulé le par une mine, avant l'armistice du  ;
  • cinq tombèrent entre les mains de la marine britannique : Amiens, Arras, Belfort, Coucy, Épinal. Ils devinrent des bâtiments-bases des FNFL ;
  • les autres servirent sous le gouvernement de Vichy : le Calais et le Lassigny restent en réserve, le Tahure s'illustra lors de la seule victoire de la marine de Vichy à la bataille de Ko Chang contre la Thaïlande, le Ypres (ex-Dunkerque) et Les Éparges sont sabordés par les Allemands.

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Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier